En 2021, la Cité des Sciences propose Renaissances, une exposition d’un nouveau type, en 3 volets

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Au premier semestre 2021, la Cité des sciences et de l’industrie propose une nouvelle offre d’exposition, en trois temps. Si l’exposition Renaissances ouvre ses portes le 15 juin 2021 – en fonction des conditions sanitaires –, elle est précédée le 6 avril par la mise en ligne d’une version numérique audacieuse et, depuis le 18 février, par la sortie d’un recueil de nouvelles inédites pour les jeunes lecteurs.

Cette exposition d’un nouveau type utilise des dispositifs narratifs et prospectifs inédits. Le recours à la fiction permet de déclencher chez chaque visiteur des émotions fortes, comme de libérer ses imaginaires. Le cheminement oscille ainsi entre une immersion dans des scénarios de mondes possibles et des pauses réflexives, invitant à l’introspection.

Ce projet tri-dimensionnel s’inscrit dans la ligne éditoriale: Sociétéscience/Les mutations de notre monde, qui regroupe les expositions qui s’intéressent aux évolutions de la science et de la technologie ainsi qu’à leur impact sur nos vies individuelles et collectives. « Elles offrent donc un champ privilégié aux sciences sociales et aux grandes questions de société ».

« Dans une actualité marquée par une crise d’une ampleur sans précédent, Renaissances ouvre un nouveau chapitre de l’exploration du monde contemporain entreprise par la Cité des sciences et de l’industrie. Exposition inédite, réalisée en partenariat scientifique avec l’Université Paris Dauphine – PSL, Renaissances invite le visiteur à s’aventurer dans les futurs possibles, en partant des défis, désormais bien connus, sur lesquels alerte sans relâche la communauté scientifique. Les réponses à ces défis sont devant nous: elles génèrent des débats mais aussi des espoirs et des inquiétudes, contribuant à dessiner un nouvel imaginaire de l’avenir. Cet imaginaire, tout à la fois individuel et collectif, est le sujet et la matière de Renaissances, qui s’attache à interroger nos représentations en faisant appel à la puissance de la fiction. L’exposition propose pour ce faire au visiteur trois expériences, de vie comme de pensée, en le plongeant dans trois environnements différents, en 2023, 2029 puis 2045. Enfin, pour la première fois, le public découvrira le jumeau numérique d’une exposition avant son ouverture physique, manière pour l’établissement d’expérimenter une nouvelle combinaison de l’expérience sur site et de l’expérience à distance » explique Bruno Maquart, président d’Universcience.

  • Un « parcours » en 3 étapes

L’exposition Renaissances existe en deux versions – numérique dès avril 2021 puis physique en juin 2021.

L’une comme l’autre questionne les rapports au présent et à l’avenir au moyen d’une immersion dans trois univers fictionnels, correspondant à trois temps : 2023, 2029 et 2045. La parole est donnée, en contre-point, à des scientifiques et à des spécialistes issus d’horizons variés. Le visiteur, tour à tour joueur, décideur, influenceur, co-constructeur ou penseur, est ainsi mis en position d’analyser ses émotions pour mieux appréhender ses représentations du monde à venir.

Dès l’entrée, l’exposition Renaissances confronte le public à un état des lieux. La mise en scène originale des données recueillies par l’étude scientifique «La grande accélération» menée par Will Steffen, climatologue et chimiste américain, met en exergue l’urgence de la situation actuelle et impacte immédiatement le visiteur.

  • 2023 – Imaginaires et forêts

En plein bouleversement planétaire, l’imaginaire collectif nous emmène le plus souvent en forêt.

Projeté en 2023 dans un décor ad hoc, le visiteur est invité à un exercice de survie en forêt. À l’aide d’une application mobile, il est confronté à plusieurs défis: faire du feu, construire un abri, trouver de l’eau et de la nourriture. L’expérience est également adaptée dans la version numérique de l’exposition.

Une première pause réflexive donne la parole à des experts, qui explicitent les mythes liés à l’imaginaire de cet «appel de la forêt». À quel besoin répond l’engouement pour les stages de survie ? Comment comprendre et interpréter le survivalisme ?

  • 2029 – Imaginaires et apocalypses

Dans la salle de projection placée au cœur de l’exposition comme dans la version numérique, le public est transporté en 2029 au cœur d’une seconde fiction: face à une situation d’urgence née d’un effondrement, que faire? Collectif ou individualiste, pessimiste ou optimiste, égoïste ou altruiste, chacun éprouve ici son comportement au regard des enjeux moraux et vitaux mis en jeu.

À plusieurs reprises, le récit est soumis au choix du public. Par le vote, concerté ou non, raisonné ou émotionnel, l’action progresse dans des directions différentes, vers quatre dénouements possibles.

La seconde pause réflexive analyse la peur de la fin du monde. L’imaginaire apocalyptique, puissant outil de compréhension de l’Humanité, permet-il de verbaliser ses émotions? Qu’est-ce qu’un effondrement ? Doit-on parler d’un ou de plusieurs effondrements possibles ?

  • 2045 – Imaginaires et résiliences

Chez lui comme dans l’exposition in situ, le visiteur se laisse transporter en 2045, dans une fiction sonore de 28 minutes. Son scénario évoque les capacités de résilience de l’humanité et conduit chacun à se projeter dans un des futurs possibles.

La troisième pause réflexive porte sur les capacités d’adaptation et de réaction. Qu’est-ce que la résilience? Quels rôles jouent la connaissance, la science et la technologie dans la projection d’un avenir souhaitable? Le low tech, la décroissance, sont-ils les solutions? Qui doit agir: les individus, les collectivités, les politiques ?

L’introspection se prolonge par un film éclairant les bouleversements mondiaux liés à la pandémie de de la Covid-19.

Un questionnaire complète la visite. Optimiste ou pessimiste, actif ou passif… face au futur, en répondant aux questions, chaque visiteur appréhende son propre profil. Enfin, en exprimant sa vision de l’avenir par un poème, un dessin ou un texte, le visiteur est invité à définir les contours du « mot de la fin ».

  • Un recueil de nouvelles inédites pour jeunes lecteurs

Le premier étage du dispositif tri-média a été lancé le 18 février 2021.

Le recueil « Renaissances, 6 histoires qui réinventent le monde » édité chez Syros comporte 6 histoires jeunesse sur 334 pages pour assouvir la curiosité des jeunes lecteurs et les faire rêver. Le livre est vendu en ligne sur la boutique de la Cité des Sciences et ailleurs, au prix de 14,95€.

Co-édité par la Cité des sciences et de l’industrie, le livre Renaissance a réuni Nadia Coste, Yves Grevet, Florence Hinckel, Christophe Lambert, Jérôme Leroy et Nathalie Stragier : six grands noms de la science-fiction jeunesse dans des histoires accessibles dès 13 ans.

« Des histoires qui s’inscrivent dans un futur proche, mais tous dans des univers possibles qui sont autant de lueurs d’espoir, loin des dystopies. »

Feuilleter un extrait du livre.

  • Autour de l’exposition

De nombreux événements seront organisés autour de l’exposition.

. Conférences autour de Renaissances

. 25 mars à 19h: Ma planète demain ! A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, en duplex avec le Sénégal. En présence d’experts et d’acteurs de terrain. En partenariat avec l’IRD.

. 22 mai à 14h30: l’engagement de la génération Greta. En hommage à Bernard Stiegler En présence d’experts et de lycéens.

. 27 mai à 19h Ma planète demain ! Journée mondiale de la biodiversité, en duplex avec Madagascar. En présence d’experts et d’acteurs de terrain. En partenariat avec l’IRD.

. 3 juin à 14h Ma première conférence. À destination des 6-8 ans, avec Lisa Garnier, écologue.

À partir de septembre 2021, la thématique « Récits » explorera l’anthropocène et la science-fiction.

  • Un thème audacieux et 3 productions originales

. Parution du livre le 18 février 2021.
. Sortie du jumeau numérique le 6 avril 2021.
. Ouverture de l’exposition à la Cité des sciences et de l’industrie le 15 juin 2021 (sous réserve des conditions sanitaires).
Tous publics, à partir de 12 ans. Trilingue: français, anglais et espagnol.

Informations pratiques

Exposition en ligne : 3,90 € (tarif unique). Gratuit pour les abonnés.

Exposition sur place : 12 €, 9 € (tarif réduit aux moins de 25 ans, étudiants, 65 ans et plus, enseignants, familles nombreuses) Gratuit pour les moins de 2 ans, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires des minimas sociaux, les personnes handicapées et leur accompagnateur.

SOURCE: Cité des sciences et de l’industrie (CP)

PHOTOS: (c) Cité des sciences et de l’industrie

PHOTO CAROUSEL: (c) Cité des sciences et de l’industrie

Date de première publication: 10/03/2021

La Cité des sciences et de l’industrie est membre du Clic France.

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