A l’heure où la planète se préoccupe enfin de la biodiversité et que la nature ou les plantes deviennent des valeurs montantes, le numérique est un outil idéal pour développer la pédagogie et favoriser les échanges autour des végétaux. Retour sur 3 initiative numériques très écolo !

  • Et si la plante idéale existait…

Jusqu’au 5 mai 2013, Science Animation, en partenariat avec l’Institut Klorane, fondation d’entreprise pour la protection et la valorisation du patrimoine végétal, propose une exposition interactive et participative à l’Espace EDF Bazacle de Toulouse. Et si la plante idéale existait… invite le visiteur à s’interroger sur la notion de biodiversité.

A la fois scientifique et créative, l’exposition offre un large panel d’activités diverses, à l’image de la diversité naturelle. On trouve par exemple un cabinet de curiosités végétales, où le visiteur-explorateur  découvre des plantes étonnantes telles que des plantes aux vertus médicinales utilisées pour guérir le cancer ou pour les inflammations,  des plantes à la résistance particulièrement développée dans les milieux extrêmes, des végétaux à la croissance exceptionnelle, etc. L’atelier d’expérimentation invite à une exploration pratique de l’univers des plantes, l’ensemble étant complété par des conférences, projections ou encore des balades, pour parfaire l’initiation ou le désir d’approfondissement sur le sujet.

Si la plante idéale existe, elle ne peut être unique, mais propre à chaque individu. L’exposition propose donc au public d’apporter sa contribution en postant sur le site web de l’exposition une photo accompagnée d’un commentaire pour partager sa vision personnelle de la plante idéale. Celle-ci est alors intégrée à l’exposition qui s’enrichit et évolue au fil du temps, telle une plante qui se développe.

  • Les Herbonautes

Dans le cadre du programme E-ReColNat, le Muséum national d’Histoire Naturelle de Paris a numérisé son Herbier. Le potentiel du numérique en matière de construction participative lui ont donné l’idée de lancer «Les Herbonautes». Ce site Internet propose aux amateurs de plantes de participer à la création d’une base de données scientifique à partir des millions de photos des plantes de l’herbier du musée.

Toutes les informations rentrées par les internautes sont évidemment croisées et recoupées avant d’être validées par le musée. Les contributeurs de cet herbier collaboratif peuvent donc être des férus de sciences naturelles mais aussi des curieux qui, sans posséder de grandes compétences en botanique, mènent leur propre enquête pour participer au projet. Ils doivent alors s’atteler à une «mission». Les missions regroupent entre 250 et 2 500 photos de plantes qui répondent à une question scientifique. L’herbonaute choisit alors une plante dans une mission et y apporte des informations, telles que le pays, la région, la date de découverte, les botanistes qui l’ont récoltée, la localisation, etc.

Six missions sont actuellement en cours et ouvertes aux contributions (Suivez Benjamin Balansa, Fleurs des champs, Fruits exotiques !, Les Ficus, L’herbier Fenoul et Juste le pays…) auxquelles sont associés 14 à 109 membres. Quatre missions sont achevées, ce qui représente 56 000 contributions, et une page est dédiée aux missions futures.

Pour le musée d’histoire naturelle, ces données récoltées par les Herbonautes sont « des éléments précieux pour améliorer la connaissance de la biodiversité et de sa dynamique : cela peut notamment aider à mesurer l’érosion de la diversité végétale, ce qui est important dans le contexte de crise d’extinction actuelle ».

  • Une appli pour identifier les fleurs sauvages 

Le Burke Museum de Seattle, dédié à l’histoire naturelle et à la culture, a récemment lancé une application appelée « Washington Wildflower » (le Burke Museum est un musée d’État de Washington situé sur le campus de l’Université de Washington à Seattle).

Cette appli permet d’identifier et d’obtenir des informations sur plus de 870 espèces de fleurs sauvages, arbustes, et plantes grimpantes des états de Washington, Oregon, Idaho et de la Colombie-Britanique.

Compatible avec les terminaux iOS, Android et Kindle Mobile, l’appli s’adresse aux simples amateurs de fleurs sauvages comme aux experts. Bien que principalement destinée à être un outil d’identification des plantes pour les promeneurs, elle fournit également des informations sur la biodiversité des régions, les familles végétales et les termes botaniques.

Une fois téléchargée, l’application ne nécessite pas de connexion Internet, ce qui permet de l’utiliser n’importe où. L’application étant développée par l’Université de Washington, une partie des recettes provenant de l’application est attribuée à la protection et l’exploration des espèces végétales dans la région.

Auteur : Carole Heulin

Date de première publication: 26/04/2013