A VOIR OU REVOIR ! La sélection des programmes TV du CLIC France (archives)

Le Centenaire du Bauhaus; « Les petits secrets des grands tableaux »: « La dame à la Licorne », vers 1500″; « Les enfants de Cro-Magnon », « Marina Abramovic – L’art de l’écoute »; « Centre Pompidou – Ceci n’est pas un musée »; « Pierre Soulages »; « Hans Hartung, la fureur de peindre »; « Merce Cunningham – La danse en héritage »; « L’enfer de Dante », « les comédies musicales », « le musée du Prado », « Mapplethorpe », « les fresques », « Egon Schiele et Basquiat », « l’île aux musée de Berlin », « l’art primitif », Art et scandales, de nouveaux petits secrets des grands tableaux … le CLIC France sélectionne chaque semaine des programmes TV diffusés sur ARTE ou France Télévisions.

DOCUMENTAIRES

. Metropolis « Le centenaire du Bauhaus » (ARTE, 44 min, jusqu’au 19/01/2020)

Il y a un siècle, Walter Gropius fondait à Weimar le Bauhaus. Retour sur un mouvement novateur, qui associa architecture, design et arts appliqués. Avec notamment un sujet sur le rôle qu’ont joué les femmes au sein du mouvement, et un gros plan sur Tel-Aviv, où un ensemble de 4 000 bâtiments ont été construits dans les années 1930 selon les principes du Bauhaus.

Les femmes du Bauhaus
Le Bauhaus a-t-il pratiqué l’égalité homme-femme ? Pas vraiment. « Là où il y a de la laine, il y a aussi une femme… », se moquait Oskar Schlemmer, une des figures du mouvement. Walter Gropius, son fondateur, cantonnait ses étudiantes aux classes de tissage. Une série télévisée de Lars Kraume rend hommage aux femmes artistes qui se sont battues pour leurs droits au Bauhaus.

Tel Aviv et le Bauhaus
À Tel-Aviv, l’influence du Bauhaus s’affiche encore au travers d’un ensemble de 4 000 bâtiments, construits dans les années 1930 selon ses principes. Que reste-t-il aujourd’hui de cette utopie architecturale ?

Das Totale Tanz Theater
Avec son projet de « théâtre total », Walter Gropius souhaitait entraîner le spectateur au centre de l’action scénique. Oskar Schlemmer, lui, voulait mêler danse et géométrie. Grâce à la réalité virtuelle, les rêves de ces deux figures du Bauhaus deviennent réalité dans une installation intitulée Das Totale Tanz Theater.

Design, luxe et dépouillement
Le Bauhaus ambitionnait de créer un mobilier accessible à tous, fonctionnel et sans fioritures. Or, ses créations sont devenues des incontournables du design et des objets de luxe. Aux antipodes des idéaux du Bauhaus ?

Pour une ville ouverte !
Immeubles sinistres, autoroutes urbaines, les aberrations urbanistiques n’épargnent personne, pas même les figures du Bauhaus comme Walter Gropius. Débat sur les errements de certains architectes.

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • « Les petits secrets des grands tableaux: « Francfort, le port de l’Ouest », 1916, Kirchner » (ARTE, 27 min, jusqu’au 22/01/2020)

Au milieu de la Grande Guerre qui met l’Europe à feu et à sang, Ernst Ludwig Kirchner (1880-1938), l’un des chefs de file de l’expressionnisme allemand, est en convalescence dans un sanatorium et peint Francfort, le port de l’Ouest. Le tableau, composition géométrique aux couleurs vives et aux lignes anguleuses qui rappellent la gravure sur bois, représente le port industriel de Francfort-sur-le-Main.

Au milieu de la Grande Guerre qui met l’Europe à feu et à sang, Ludwig Kirchner (1880-1938), l’un des chefs de file de l’expressionisme allemand, est en convalescence dans un sanatorium et peint Francfort, le port de l’Ouest. Le tableau, composition géométrique aux couleurs vives et aux lignes anguleuses qui rappellent la gravure sur bois, représente le port industriel de Francfort-sur-le-Main. En 1916, l’Allemagne industrieuse est tout à l’effort de guerre et ses fils meurent dans les tranchées de Verdun. « J’ai toujours cette impression de carnaval sanglant« , écrit Kirchner. L’œuvre entière du peintre est le miroir de la période violente et tourmentée vécue par son pays, du crépuscule prussien jusqu’à l’aube nazie.

Réalisation : Clément Cogitore

Pays : France

Année : 2015

  • « Les petits secrets des grands tableaux« Le printemps », 1482, Sandro Botticelli » (ARTE, 27 min, jusqu’au 22/01/2020)

Dans la Florence du Quattrocento, berceau de la Renaissance, Sandro Botticelli, peintre préféré de Laurent de Médicis, dit le Magnifique, signe une majestueuse allégorie du printemps (vers 1482). Cet hymne à la beauté célèbre un prince qui a choisi d’unir l’art et la science pour hisser sa cité au-dessus de toutes les autres.

Réalisation : Clément Cogitore

Pays : France

Année : 2015

  • Les petits secrets des grands tableaux: « La dame à la Licorne », vers 1500″ (ARTE, 27 min, jusqu’au 22/01/2020)

« La dame à la licorne », oeuvre anonyme du début du XVIe siècle, est un ensemble mystérieux et envoûtant de six tapisseries, considéré comme l’un des chefs-d’oeuvre de l’art occidental. Métaphore du désir, célébration des cinq sens humains et d’un sixième sens spirituel et humaniste, le fantasme de la licorne magique annonce la fin du Moyen Âge français.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2015

  • « Les enfants de Cro-Magnon » (ARTE, 53 min, jusqu’au 22/01/2020)

Qui était l’homme de Cro-Magnon, l’ »Homo sapiens » européen ? Proche de nous physiquement, l’homme de Cro-Magnon l’était aussi mentalement, comme en atteste cette enquête scientifique sur le mystère des grottes ornées.

On ignore tout de sa cosmologie, et en l’absence d’écriture, rien ne nous est parvenu de sa manière d’envisager le monde. Pourtant, les peintures rupestres témoignent de sa pensée structurée et de ses questionnements existentiels. Le graphisme s’y révèle si abouti qu’il pourrait s’agir d’œuvres d’artistes professionnels ou d’hommes liés à un groupe social précis et libérés des obligations de la chasse. Peut-être les peintres de cette époque comptaient-ils même des femmes parmi eux. Avec la participation de grands chercheurs tels que Jean Clottes, Marcel Otte ou Hubert Reeves, ce documentaire plonge dans le mystère des grottes ornées.

Réalisation : Peter Anger

Pays : France, Belgique

Année : 2018

. « Marina Abramovic – L’art de l’écoute » (ARTE, 53 min, jusqu’au 24/01/2020)

En mars 2019, l’Alte Oper de Francfort a accueilli un projet artistique inédit : une semaine durant, la plasticienne Marina Abramovic a investi les lieux, pour proposer à quelque 2 000 individus d’explorer de nouvelles manières d’entendre et de vivre la musique…

Partant du principe que le flot constant de stimuli auquel nous sommes confrontés nous empêche de percevoir les choses les plus simples mais aussi les plus importantes, l’artiste serbe a mis au point la « méthode Abramovic » qui, grâce à des exercices de plusieurs heures, a permis de préparer le public à un concert francfortois de haut vol, en présence notamment de la violoniste allemande Carolin Widmann, du violoncelliste franco-allemand Nicolas Altstaedt ou encore du pianiste turc Fazil Say.

Extrait du documentaire:

L’occasion de revenir également sur la longue carrière de l’artiste, véritable phénomène de la pop culture depuis, entre autres, sa performance poignante The Artist is Present : en 2010, durant trois mois, elle est restée quotidiennement assise pendant sept heures et demie sans manger, boire ou se lever – un exploit d’endurance mentale et physique.

Réalisation : Andreas Gräfenstein

Avec : Lynsey Peisinger, Marina Abramovic et Fazil Say

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • « Centre Pompidou – Ceci n’est pas un musée » (ARTE, 52 min, jusqu’au 13/01/2020)

Le Centre Georges-Pompidou fête cette année ses 40 ans. Comment l’utopie des origines habite-t-elle, encore aujourd’hui, cette incroyable machine culturelle ? Retour sur quatre décennies de succès.

Il abrite l’un des plus grands musées d’art moderne du monde, à la tête d’une collection majeure, regroupant des œuvres de 1900 à nos jours, l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam), fondé par Pierre Boulez, une gigantesque bibliothèque publique (la BPI), des galeries d’expositions temporaires, des salles de spectacle et de cinéma. Appelé familièrement « Beaubourg », le paquebot a pris pied dans le quartier des Halles sous l’impulsion du président Pompidou, qui rêvait à Paris d’un lieu « qui soit à la fois un musée et un centre de création, où les arts plastiques voisineraient avec la musique, le cinéma, les livres, la recherche audiovisuelle« . Avant son inauguration, en 1977, l’esthétique des architectes Renzo Piano et Richard Rogers a suscité une polémique épique. Mais une fois le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou lancé, son succès ne s’est plus démenti. Laboratoire d’expériences sensorielles (sonores, visuelles, audiovisuelles) brassant pratiques artistiques (peinture, sculpture avec le fonds Brancusi, graphisme, design, poésie, danse…) et publics multiples, ce fleuron des institutions culturelles françaises donne à découvrir une avant-garde en perpétuel bouillonnement.

Modèle unique ?
Donnant la parole à des artistes (Annette Messager, Giuseppe Penone, Daniel Buren…) ainsi qu’à ceux qui ont fait ou font l’institution (Claude Mollard, son premier secrétaire général, Serge Lasvignes, son actuel président, Frank Madlener, le directeur de l’Ircam…), ce film revisite quatre décennies d’inventivité. Alors que le marché de l’art flambe, que les musées internationaux se livrent une concurrence féroce et que les dotations publiques diminuent, il invite à réfléchir à un modèle unique qui, à l’image du Louvre, fait désormais vivre sa « marque » hors de Paris, avec le Centre Pompidou-Metz, et à l’étranger, à Málaga, Shanghai et Bruxelles.

Réalisation : Jean-Marc Gosse

Pays : France

Année : 2016

  • « Pierre Soulages » (ARTE, 52 min, jusqu’au 13/01/2020)

À plus de 100 ans, Pierre Soulages, qui peint toujours, s’impose comme une légende vivante de l’art contemporain. Retour sensible sur le parcours et l’oeuvre, vibrante de lumière, du maître de « l’outrenoir ».

Vers 4 ou 5 ans, alors qu’il traçait allègrement des traits noirs sur une feuille blanche, le petit Pierre Soulages expliquait : « Je fais de la neige. » Une anecdote entrée dans les annales familiales de ce géant – 1,90 mètre – de l’art abstrait qui, l’esprit alerte et la mémoire fraîche, peint toujours. Né le 24 décembre 1919 à Rodez, Soulages grandit entouré de femmes aimantes – une mère et une sœur aînée –, et arpente avec la même curiosité éblouie les forêts aveyronnaises et les ateliers d’artisans de sa cité, qui lui inspireront sa fameuse technique au brou de noix. À l’adolescence, la découverte de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, chef-d’œuvre de l’art roman, qu’il éclairera des décennies plus tard de ses merveilleux vitraux aux couleurs vacillantes, fonde sa vocation avant qu’il ne s’impose, par sa fulgurante modernité, dès les années 1950, comme l’une des figures majeures de l’art contemporain, de Paris à New York. Toujours accompagné de son épouse Colette, rencontrée sur les bancs des Beaux-Arts de Montpellier, cet inlassable explorateur de « l’outrenoir » et de ses lumières avoue pourtant « attendre d’oser » lorsqu’il peint, en quête, comme au premier jour, d’ »inattendu« .

Énergie hypnotique
Portrait sensible de l’artiste à l’impressionnante allure, le documentaire pénètre au cœur de son œuvre au noir, dont la lumière et la matière, filmées en gros plan, vibrent ici d’une énergie hypnotique. Délicatement, Stéphane Berthomieux lève le voile sur les mystères d’un artiste mythique, qui a accepté qu’on lui consacre un musée à Rodez à la seule condition qu’il s’agisse d’un « lieu vivant, ouvert aux autres, et non d’un mausolée« . Guidée par la voix de Dominique Blanc, la déambulation, poétique et savante, croise aussi la parole d’amateurs, de Jean-Michel Jarre au philosophe Alain Badiou, conquis par son « invention radicale« , en passant par Jean-Luc Barrié, le recteur de la cathédrale de Rodez, profondément touché par les imperfections assumées du peintre.

Réalisation : Stéphane Berthomieux

Pays : France

Année : 2017

. « Hans Hartung, la fureur de peindre » (ARTE, 52 min, jusq’au 15/01/2020)

Le peintre français d’origine allemande Hans Hartung (1904-1989) était obsédé par le pouvoir évocateur des taches et par la qualité du geste pur, aussi rapide que l’éclair. Plongée dans l’oeuvre foisonnante d’un précurseur de l’art abstrait, à l’occasion de la rétrospective du musée d’Art moderne de Paris.

Obsédé par le pouvoir évocateur des taches, et la qualité d’un geste pur, aussi rapide que l’éclair, Hans Hartung (1904-1989) s’enthousiasme dès ses débuts pour l’expressionnisme. Si ce courant marque sa peinture, ce passionné d’astronomie au tempérament solitaire se distingue aussi par sa rigueur mathématique. À partir des années 1930, il réalise ses toiles en reportant point par point, selon la technique de mise au carreau, des petits formats exécutés sur papier. Après la Seconde Guerre mondiale, le peintre allemand, qui sera naturalisé français, réinvente de nouveau son style. D’innombrables aquarelles, dessins, gouaches et photographies, traversés par les thèmes du cosmos et de la nature, témoignent de son œuvre prolifique, saluée en 1960 par le grand prix international de peinture de la Biennale de Venise.

Génie créatif

À l’occasion d’une rétrospective que lui consacre le musée d’Art moderne de la Ville de Paris, du 11 octobre 2019 au 1er mars 2020, ce documentaire retrace le parcours mouvementé de Hans Hartung, de son existence de misère à sa vie solaire dans sa villa-atelier d’Antibes. Nourri d’extraits de ses mémoires et d’étonnantes archives – dont de savoureuses séquences de l’artiste à l’œuvre face à ses gigantesques toiles –, ce film révèle le génie créatif d’un peintre méconnu.

Extrait du documentaire:

Réalisation : Romain Goupil

Pays : France

Année : 2019

  • « Merce Cunningham – La danse en héritage » (ARTE, 56 min, jusqu’au 16/01/2020)
Comment faire vivre l’héritage chorégraphique de Merce Cunningham, monstre sacré disparu, comme Pina Bausch, en 2009 ? Un documentaire poignant sur la fragilité de la danse et la difficulté de sa transmission.

Toujours en mouvement, il a révolutionné la danse contemporaine. Danseur et chorégraphe américain, Merce Cunningham (1919-2009) a enchaîné les créations avant-gardistes en associant, à la manière d’un Diaghilev, les plus grands artistes de son temps : Andy Warhol, Robert Rauschenberg, Jasper Johns ou encore John Cage pour la musique. D' »Antic Meet » (1958) à « CRWDSPCR », qu’il conçoit en 1993 à l’aide d’un ordinateur, ses pièces mêlent audace et humour. Mais comment préserver ce patrimoine exprimé par les corps le temps d’un spectacle ? Avant sa mort, pour éviter le chaos de la succession Martha Graham, il a laissé un « testament ».


Héritage

Marie-Hélène Rebois a suivi les derniers mois d’existence de la compagnie avant sa dissolution et la prise en main de l’héritage par le Merce Cunningham Trust. Une ultime tournée dans cinquante villes du monde, avant « the last show » à New York le 31 décembre 2011. Entre hommage vibrant, expériences et réflexion sur la transmission, danseurs et acteurs de la compagnie se confient avec émotion et envisagent l’avenir. L’occasion aussi de découvrir le projet des Dance Capsules, un espace numérique contenant une documentation complète du maître. Œuvres du répertoire avec vidéos, enregistrements sonores, images et plans des décors, notes et entretiens avec les danseurs et le personnel artistique : une structure aussi souple et innovante qu’une de ses danses.

Réalisation : Marie-Hélène Rebois

Pays : France

Année : 2011

  • « Gershwin, le classique américain » (ARTE, 53 min, jusqu’au 17/01/2020)

Au travers de quatre de ses plus grandes oeuvres, « Rhapsody in Blue », « Concerto in F », « Un Américain à Paris » et « Porgy and Bess », portrait de George Gershwin, un autodidacte timide mais sûr de son génie, disparu en 1937 à l’âge de 38 ans.

En juillet 1925, le Time Magazine consacre sa couverture à celui qu’il présente comme le plus grand compositeur national : George Gershwin. De par ses origines modestes et la popularité de sa musique, irriguée par le swing et le jazz, cet autodidacte de 26 ans, fils d’immigrants juifs ayant fui la Russie des pogroms, incarne une nouvelle et séduisante version du rêve américain. Avec son frère aîné et parolier, Ira, ils sont les auteurs de dizaines de chansons fredonnées d’un bout à l’autre du pays, et peaufinées parfois avec le jeune danseur Fred Astaire. Mais c’est sa Rhapsody in Blue, subtile combinaison de jazz et de classique, écrite en cinq semaines en 1924, qui a consacré ce jeune homme timide et bravache à la fois, aussi sûr de son génie qu’assoiffé de reconnaissance. Avec cette œuvre orchestrale novatrice, il a été le premier compositeur de Broadway à tenter une incursion dans l’univers fermé de la grande musique…

Séduisants paradoxes
À l’aide d’émouvantes archives, commentées par des spécialistes, Jean-Frédéric Thibault retrace chronologiquement la vie brève de George Gershwin, qui sera emporté prématurément par une tumeur au cerveau, en 1937. Ce portrait swingant s’articule autour de quatre de ses compositions les plus importantes : Rhapsody in Blue, donc, mais aussi Concerto in FUn Américain à Paris et Porgy and Bess. Chacune a bousculé les codes de son temps et suscité la polémique, mais aussi récolté un succès public immédiat. Ce fut le cas de Porgy and Bess, qui a déstabilisé le cénacle de l’opéra avec son casting exclusivement noir – une déclaration de guerre délibérée de George Gershwin à la ségrégation – et sa tonalité jazzy. Une musique follement inventive, aussi paradoxale, inclassable et séduisante que son auteur.

Réalisation : Jean-Frédéric Thibault

Pays : France

Année : 2018

  • « Une nuit à Florence  – Trésors de la Renaissance » (ARTE, 52 min, jusq’au 05/01/2020)

Un fabuleux voyage nocturne à travers la Florence des Médicis, à la découverte de ses chefs-d’oeuvre et de ses hauts lieux, du prodigieux musée des Offices à la basilique San Lorenzo en passant par le merveilleux et peu accessible corridor de Vasari.

Au XVe siècle, une ère nouvelle débute à Florence, qui transformera l’Italie puis l’Europe tout entière : la Renaissance. À la faveur d’une promenade nocturne, ce documentaire nous entraîne dans un voyage unique à travers la ville des Médicis, où les destins de ces grands mécènes ont croisé ceux d’artistes de renom, comme Botticelli, Léonard de Vinci, Michel-Ange ou Raphaël. Du musée sis dans la maison de famille de Michel-Ange au mystère d’une fresque disparue de Léonard de Vinci, du prodigieux musée des Offices à la basilique San Lorenzo en passant par le merveilleux et peu accessible corridor de Vasari – le passage jadis secret reliant le Palazzo Vecchio au Palazzo Pitti, au-dessus de l’Arno –, Florence dévoile ses trésors.

Réalisation : Gabrielle Cipollitti

Pays : Italie

Année : 2016

  • « Le Tintoret et la nouvelle Venise » (ARTE, 53 min, jusq’au 06/01/2020)

Né il y a cinq siècles (en 1518 ou 1519) et mort en 1594 à Venise, l’une des plus libérales et prospères cités de la péninsule italienne, restée fidèle au pape, le peintre le Tintoret se démarque de ses aînés Michel-Ange, Raphaël et Titien (dont il fut l’élève) par son esprit rebelle, son goût pour l’esquisse et les compositions bibliques, spirituelles, poétiques et dynamiques.

À une époque où la Réforme luthérienne se répand dans toute l’Europe, ses fresques et ses toiles ont orné les plus beaux édifices vénitiens, du palais des Doges à la basilique San Giorgio Maggiore en passant par la Scuola Grande di San Marco, l’une des plus riches confréries de la ville. C’est au métier de son père, teinturier, que Jacopo Robusti doit son surnom de « Tintoretto », le Tintoret en français. Né il y a cinq siècles (en 1518 ou 1519) et mort en 1594 dans l’une des plus libérales et prospères cités de la péninsule italienne, restée fidèle au pape, le peintre se démarque de ses aînés Michel-Ange, Raphaël et Titien – dont il fut l’élève – par son esprit rebelle, son goût pour l’esquisse et les compositions bibliques, spirituelles et poétiques, à la dynamique quasi cinématographique.

Avant-gardiste

Poussant les portes des églises et des palais vénitiens, ce documentaire captivant met en perspective la vie du Tintoret, l’un des plus grands peintres de la Renaissance italienne tardive, avec son époque. Historiens de l’art, commissaires d’exposition et artistes, notamment le peintre espagnol Jorge R. Pombo, pointent le caractère avant-gardiste de son œuvre, redécouverte par les impressionnistes au XIXe siècle.

Réalisation : Erminio Perocco

Pays : Allemagne

Année : 2019

Page web d’ARTE

  • « Une nuit à Pompéi » (ARTE, 52 min, jusq’au 09/01/2020)

Le journaliste et historien italien Alberto Angela fait revivre la cité romaine à la veille de l’éruption qui l’a anéantie, il y a près de deux mille ans.

Vulgarisateur fameux en Italie pour ses émissions télévisées, le journaliste et historien Alberto Angela, auteur, entre autres, du best-seller Les trois jours de Pompéi, fait revivre les cités romaines détruites par l’éruption du Vésuve, en l’an 79 de notre ère : Pompéi, bien sûr, dont les ruelles, les monuments et les villas fabuleusement préservés attirent chaque année quelque trois millions de touristes, mais aussi Herculanum, distante d’une vingtaine de kilomètres sur le littoral et plus proche du Vésuve, qui dormit durant dix-sept siècles sous une épaisse couche de boue volcanique.


Mystères

Guidant le spectateur de trésor en trésor, Alberto Angela décrit le quotidien, les rites et les coutumes de la Rome antique à la faveur d’une déambulation qui ressuscite les dernières heures de Pompéi. De lieux méconnus en étapes incontournables, comme la villa des Mystères, avec ses fresques magnifiques dépeignant peut-être un culte dionysiaque fermé aux profanes, il décrit les phases successives de la catastrophe, connues notamment grâce à Pline le Jeune, témoin oculaire de l’éruption à l’âge de 18 ans. Les scènes de la vie romaine sobrement reconstituées, mais aussi la simulation numérique (notamment de la colonne de fumée et de cendres qui précéda les torrents de lave et culmina jusqu’à 32 kilomètres de hauteur) illustrent les propos de ce « passeur » passionné.

Réalisation : Gabriele Cipollitti

Présentation : Alberto Angela

Pays : Italie, France

Année : 2019

  • « Joséphine Baker – Première icône noire » (ARTE, 52 min, jusqu’au 11/01/2020)

Chanteuse, danseuse et comédienne : Joséphine Baker avait tous les talents. Adulée en Europe, elle se heurtera au racisme de l’Amérique ségrégationniste, son pays natal. Serti de superbes archives, le récit du destin hors du commun de la première star noire et de ses combats.

La marche pour les droits civiques, à Washington, demeure « le plus beau jour de [sa] vie« . En ce 28 août 1963, vêtue de l’uniforme de la France libre, Joséphine Baker est la seule femme à s’exprimer, aux côtés de Martin Luther King, devant une foule mêlant Blancs et Noirs. Ce discours est l’aboutissement d’une vie de succès mais aussi de brimades et de luttes. Enfant pauvre du Missouri, Joséphine fuit, à 13 ans, la famille de Blancs qui la traite en esclave pour suivre une troupe de théâtre. Après une incursion dans le music-hall à New York, elle saisit au vol la proposition d’un producteur qui monte un spectacle à Paris. Avec son animation et sa plus grande tolérance, la Ville lumière la conquiert. Ses habitants, et bientôt toute l’Europe, s’entichent de cette tornade scénique, dont l’ébouriffante danse et les multiples talents (chant, danse, comédie) collent à la frénésie des Années folles.

Espionne pour la Résistance
À une époque où l’on exhibe les « indigènes » comme des bêtes de foire, Joséphine devient l’objet d’une sincère adulation mais aussi de fantasmes coloniaux peu reluisants. Ses tournées américaines ravivent en outre les traumatismes de l’enfance : elle se fait refouler des hôtels et la critique la prend de haut. Quant à la communauté noire, elle l’accuse de n’avoir rien fait pour les siens. Désemparée, la star comprend qu’elle trouvera sa voie dans l’engagement politique. La guerre de 1940 lui en donne l’opportunité. Avec courage, Joséphine Baker entre dans la Résistance en qualité d’espionne. Puis, en 1951, à l’occasion d’une tournée en Floride, elle exige l’ouverture des salles de concert au public noir, et dénonce le racisme ambiant au point de s’attirer les représailles du FBI.

Nourri d’extraits parfois poignants de ses mémoires, d’entretiens et d’un riche fonds d’archives, où la star apparaît débordante d’énergie et toujours souriante – elle aimait donner le change –, puis plus sereine à mesure qu’elle trouve sa voie, ce film brosse l’émouvant portrait de la première icône noire.

Réalisation : Ilana Navaro

Pays : France

Année : 2017

. « Toulouse-Lautrec, l’insaisissable » (ARTE, 53 min, jusqu’au 18/12/2019)

Ses portraits de prostituées et de danseuses de cabaret sont parmi les plus cotés au monde. Plongée dans l’oeuvre d’Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), un visionnaire au trait éblouissant, à la faveur d’une exposition au Grand Palais à Paris.

Peintre ambitieux, dessinateur et brillant affichiste, Henri de Toulouse-Lautrec, ami de Van Gogh et inspiré par Degas et Manet, a chroniqué son époque avec une insatiable gourmandise. L’aristocrate albigeois raffiné, encombré d’un handicap et d’un corps disgracieux, excelle précocement dans l’art pour imposer son style, résolument moderne. Avide de tout, ce génie du trait, qui fréquente artistes et intellectuels, capte sur le vif, et avec panache, les battements de cœur de la vie parisienne et de la scène montmartroise fin de siècle, saisissant visages et corps en mouvement dans des cadrages audacieux, alors que s’inventent le cinéma et la photographie. Des cabarets de Pigalle aux maisons closes, cet observateur caustique et provocateur jette un regard plein de passion et d’humanité sur les femmes qu’il croise. Réinventant la lithographie, ce précurseur des avant-gardes du XXe siècle ouvre aussi la voie à la publicité moderne.

Peintre de la condition humaine
Plongeant dans l’œuvre profonde et prolifique – malgré une vie brève (1864-1901) – de Toulouse-Lautrec, ce documentaire retrace le parcours d’un artiste visionnaire à la liberté farouche, maître de l’autodérision, qui croqua avec une tendre compassion ouvrières et filles aux mœurs légères, pour mieux dévoiler, derrière les fêtes tourbillonnantes et les paillettes, l’immense solitude de la condition humaine.

Extrait du documentaire : 

Réalisation : Gregory Monro

Pays : France

Année : 2018

Page web d’ARTE

  • « Pierre Soulages » (ARTE, 52 min, jusqu’au 21/12/2019)

À 97 ans, Pierre Soulages, qui peint toujours, s’impose comme une légende vivante de l’art contemporain. Retour sensible sur le parcours et l’oeuvre, vibrante de lumière, du maître de « l’outrenoir ».

Vers 4 ou 5 ans, alors qu’il traçait allègrement des traits noirs sur une feuille blanche, le petit Pierre Soulages expliquait : « Je fais de la neige. » Une anecdote entrée dans les annales familiales de ce géant – 1,90 mètre – de l’art abstrait qui, l’esprit alerte et la mémoire fraîche, peint toujours. Né le 24 décembre 1919 à Rodez, Soulages grandit entouré de femmes aimantes – une mère et une sœur aînée –, et arpente avec la même curiosité éblouie les forêts aveyronnaises et les ateliers d’artisans de sa cité, qui lui inspireront sa fameuse technique au brou de noix. À l’adolescence, la découverte de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, chef-d’œuvre de l’art roman, qu’il éclairera des décennies plus tard de ses merveilleux vitraux aux couleurs vacillantes, fonde sa vocation avant qu’il ne s’impose, par sa fulgurante modernité, dès les années 1950, comme l’une des figures majeures de l’art contemporain, de Paris à New York. Toujours accompagné de son épouse Colette, rencontrée sur les bancs des Beaux-Arts de Montpellier, cet inlassable explorateur de « l’outrenoir » et de ses lumières avoue pourtant « attendre d’oser » lorsqu’il peint, en quête, comme au premier jour, d’ »inattendu« .

Énergie hypnotique
Portrait sensible de l’artiste à l’impressionnante allure, le documentaire pénètre au cœur de son œuvre au noir, dont la lumière et la matière, filmées en gros plan, vibrent ici d’une énergie hypnotique. Délicatement, Stéphane Berthomieux lève le voile sur les mystères d’un artiste mythique, qui a accepté qu’on lui consacre un musée à Rodez à la seule condition qu’il s’agisse d’un « lieu vivant, ouvert aux autres, et non d’un mausolée« . Guidée par la voix de Dominique Blanc, la déambulation, poétique et savante, croise aussi la parole d’amateurs, de Jean-Michel Jarre au philosophe Alain Badiou, conquis par son « invention radicale« , en passant par Jean-Luc Barrié, le recteur de la cathédrale de Rodez, profondément touché par les imperfections assumées du peintre.

Réalisation : Stéphane Berthomieux

Pays : France

Année : 2017

. « Léonard de Vinci : le chef-d’oeuvre redécouvert » (ARTE, 91 min, jusqu’au 31/12/2019)

Au fil d’une enquête conviant historiens de l’art et restaurateurs, ce documentaire captivant se penche sur une « Vierge au fuseau » dont la paternité pourrait être attribuée à Léonard de Vinci.

Original ou copie ? Huile sur bois, La Vierge au fuseau est un tableau de petit format sur lequel la Vierge, drapée de bleu, tient contre son sein l’enfant Jésus, le regard élevé vers la croix que forme l’extrémité d’un fuseau. Le tableau, dont il existe plusieurs versions, notamment une exposée en Écosse, est-il de la main de Léonard de Vinci ? Datée du début du XVIe siècle,on en perd la trace pendant trois cents ans, jusqu’à sa réapparition sur le marché de l’art au début du XIXe. Passée depuis entre les mains de plusieurs collectionneurs, l’œuvre a longtemps été considérée comme une copie de grande qualité produite au sein de l’atelier dirigé par le maître de la Renaissance. Confiée par son actuel propriétaire à la restauratrice Cinzia Pasquali, qui a notamment signé la restauration de La Sainte Anne de Léonard de Vinci pour le Louvre, elle a fait l’objet pendant près de trois ans d’un patient travail de nettoyage, puis d’une « réintégration » méticuleuse de ses éléments manquants ou altérés. Une restauration placée sous la supervision d’experts de l’Opificio delle Pietre Dure de Florence, et de Vincent Delieuvin, conservateur en charge de la peinture italienne du XVIe siècle au Louvre, et co-commissaire de la grande exposition consacrée à Léonard de Vinci cet automne au grand musée parisien.

Au tamis de l’histoire

Style de la composition, nature des pigments employés, technique picturale utilisée, caractéristiques du dessin préparatoire, éléments du paysage en arrière-plan… Grâce aux outils technologiques et aux éclairages d’experts choisis, cette version de La Vierge au fuseau dévoile peu à peu les secrets de son élaboration et de sa réalisation. Replaçant l’œuvre dans la vie de Léonard de Vinci (1452-1519) et le contexte historique de sa possible création – la prise par la France en 1499 du duché de Milan, où Vinci était alors établi –, Frédéric Wilner (Paris-Berlin, destins croisés, Toutankhamon, le trésor redécouvert) réunit une palette d’éléments décisifs  : manuscrits et dessins de l’artiste ; recension des œuvres qu’il exécuta pour le compte du duc de Milan Ludovic Sforza ; extraits des correspondances de Florimond Robertet, secrétaire particulier du roi de France Louis XII, et celle d’Isabella d’Este, marquise de Mantoue, avec Cecilia Gallerani, maîtresse du duc de Milan représentée par Vinci dans La dame à l’hermine ; ou encore la comparaison de La Vierge au fuseau avec La Joconde et La sainte Anne, deux autres chefs-d’œuvre du peintre italien. Passant La Vierge au fuseau au tamis de l’histoire, de la science et des historiens de l’art, cette enquête captivante livre les clés de ce qui pourrait être une nouvelle œuvre attribuée au génial artiste toscan.

Extrait du documentaire:

Réalisation : Frédéric Wilner

Pays : France

Année : 2018

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. « Léonard de Vinci – La manière moderne » (ARTE, 52 min, jusqu’au 01/01/2020)

Les dernières recherches établissent que Léonard de Vinci retravaillait inlassablement ses toiles, parfois pendant des années. Ce documentaire explore le processus créatif du maître de la Renaissance. Une plongée inédite dans une oeuvre fascinante de modernité.

Fils illégitime d’un notaire et d’une paysanne, Léonard est né le 14 avril 1452 à Vinci, un village de Toscane. Il a 12 ans lorsque ses dons pour le dessin lui valent d’être placé par son père dans l’atelier de Verrocchio, à Florence. Dès lors, le jeune artiste n’aura de cesse de combler ses lacunes académiques par l’observation méticuleuse de la nature et du vivant. Ce sont ensuite l’étude de la lumière puis celle du mouvement qui aiguisent son insatiable curiosité, lumière et mouvement qu’il n’arrêtera pas de chercher à capter dans son travail de peintre. Pourtant, lorsque l’on se penche sur les tableaux laissés par l’artiste, leur petit nombre – moins d’une vingtaine selon les experts – est frappant en comparaison des quelque 6 000 pages de notes et croquis de ses carnets parvenus jusqu’à nous.

Processus créatif

Ses activités d’ingénieur, d’inventeur de machines, d’anatomiste, de poète, de botaniste ou de concepteur de fêtes, à Milan ou à la cour de François Ier, où il a vécu ses trois dernières années jusqu’à sa mort, en 1519, ont longtemps laissé penser que la peinture fut pour Léonard de Vinci une activité de second plan, et que plusieurs de ses tableaux sont restés inachevés a alimenté cette thèse. Mais les dernières recherches historiographiques et scientifiques démentent cette croyance, établissant au contraire que l’artiste retravaillait inlassablement ses toiles, parfois pendant des années comme ce fut le cas pour La Joconde, dont il ne s’est jamais séparé. Déroulant le fil de sa vie et décryptant de manière pédagogique le processus créatif du peintre, Sandra Paugam et Flore Kosinetz nous convient à une plongée inédite dans une œuvre unique, dont la modernité ne cesse de fasciner.

Extrait du documentaire:

> L’exposition que le musée du Louvre consacre à Léonard de Vinci se tient du 24 octobre 2019 au 24 février 2020.

Réalisation : Sandra Paugam

Pays : France

Année : 2018

Page web d’ARTE

  • « Un orchestre pour l’avenir – Los Angeles Philharmonic Orchestra » (ARTE, 52 min, jusq’au 02/01/2020)

Dans les coulisses du Los Angeles Philharmonic Orchestra qui fête cette année un siècle d’existence. Avec les témoignages des chefs d’orchestre Gustavo Dudamel, Zubin Mehta et Esa-Pekka Salonen, ainsi que de l’architecte Frank Gehry, qui a dessiné le Walt Disney Concert Hall, où l’orchestre se produit.

En 2019, pour fêter son 100e anniversaire, Le Los Angeles Philharmonic Orchestra (LA Phil) a organisé une série de célébrations flamboyantes et hors norme, à son image. Le réalisateur de ce documentaire s’est faufilé au cœur de cet ensemble afin de découvrir ce qui constitue son identité et de raconter l’histoire de sa création. Les chefs d’orchestre Gustavo Dudamel, Zubin Mehta et Esa-Pekka Salonen, l’architecte Frank Gehry, qui a dessiné le Walt Disney Concert Hall, où l’orchestre se produit, ainsi que des critiques musicaux et des musiciens évoquent tour à tour les liens qui les unissent au LA Phil et son action bénéfique sur la ville, notamment en direction des jeunes de milieux défavorisés, à travers le Youth Orchestra Los Angeles.

Réalisation : Bernard Fleischer

Direction musicale : Gustavo Dudamel, Esa-Pekka Salonen, Zubin Mehta

Journaliste : Zachary Woolfe, Mark Swed

Orchestre : Los Angeles Philharmonic Orchestra

Architecte : Frank Gehry

Pays : Allemagne

Année : 2019

. Charlotte Perriand, pionnière de l’art de vivre (ARTE, 53 min, jusqu’au 11/12/2019)

Portée par une vision sociale et avant-gardiste de l’architecture, Charlotte Perriand a révolutionné l’aménagement intérieur et dessiné des meubles iconiques. Ce documentaire en forme de carnet de bord nous plonge dans l’intimité d’une vie de passion et de création.

Disparue il y a vingt ans, la designer, architecte et urbaniste Charlotte Perriand a marqué le XXe siècle. À 24 ans, cette fonceuse frappe à la porte de l’atelier du Corbusier, qu’elle appellera bientôt « Corbu », attirée par ce chaudron transdisciplinaire, où bouillonnent des talents venus du monde entier. D’un tempérament volcanique, elle la claquera dix ans plus tard à l’issue d’une collaboration orageuse mais fructueuse. En mission au Japon en 1940, elle découvre avec fascination une philosophie et un art de vivre dépouillés, inspirés du bouddhisme zen. De son amour de l’alpinisme à la conception de la station des Arcs, en passant par son invention des meubles en kit ou sa participation à l’édification de la Cité radieuse à Marseille, occasion d’un rabibochage avec « Corbu », ce film, en forme de carnet de bord, détaille ses nombreux combats pour révolutionner l’habitat et leurs répercussions sur la vie quotidienne des femmes et des classes populaires.

Inventive épure

Tout au long de sa vie, cette amoureuse du vide, dont la vocation est née en voyant le décor dénudé d’un hôpital, n’aura de cesse d’optimiser l’espace et de réinventer l’aménagement intérieur pour le rendre aéré, facile à vivre et accessible au plus grand nombre. Ses meubles, gracieux et ingénieux, comme la délassante chaise longue basculante, inspirée des postures de campeurs au repos, sont devenus des icônes du design. Ponctué d’extraits de ses mémoires, et d’entretiens audio ou vidéo, où, d’une voix rieuse et gouailleuse, Charlotte Perriand se raconte, ce documentaire nous plonge dans l’intimité créatrice d’une femme épicurienne, audacieuse et passionnée et nous fait saisir avec beaucoup d’élégance l’inventive épure des créations de cette figure de l’avant-garde.

Réalisation : Stéphane Ghez

Pays : France

Année : 2018

Série vidéo « Design signé Perriand »

. « Degas à l’Opéra » (ARTE, 52 min, jusqu’au 4/12/2019)

De la scène aux coulisses, Edgar Degas a exploré sans relâche l’Opéra de Paris, révélant l’essence d’un art et d’une époque. À la faveur d’une exposition au musée d’Orsay, immersion dans une géniale obsession.

Fils d’un banquier féru d’arts, Edgar Degas (1834-1917) fréquente l’opéra Le Peletier, cœur battant de la vie culturelle et mondaine parisienne, dès son plus jeune âge. En 1868, le peintre, en mal de reconnaissance et bridé par l’académisme, immortalise la célèbre danseuse Eugénie Fiocre dans une toile novatrice, singulière hybridation de styles titrée Portrait de Mlle E. F. à propos du ballet « La source« . Si le tableau passe quasiment inaperçu, l’artiste y inaugure le sujet qui l’occupera sa vie durant. Introduit dans les coulisses de l’institution par l’entremise de son ami, le librettiste Ludovic Halévy, Degas y collecte, en observateur scrupuleux, une matière qu’il s’emploie à recréer à l’infini. Après l’incendie de l’opéra Le Peletier puis l’ouverture du palais Garnier, le peintre travaille de mémoire dans son atelier. Partant toujours du dessin, cet « impressionniste d’intérieur » saisit le mystère du corps en mouvement dans des compositions d’une saisissante modernité (personnages de dos, coupés, décentrés…). Dans d’autres toiles imprégnées de naturalisme, il capture la banalité des gestes quotidiens ou la vulnérabilité sociale des ballerines, proies miséreuses et faciles d’hommes fortunés.


Incessantes expérimentations
De sa première commande, portrait d’un bassoniste de l’Opéra, à ses tardives « orgies de couleurs« , influencées par sa cécité croissante, en passant par sa Petite danseuse de 14 ans sculptée, qui provoqua un tollé, cet élégant documentaire explore, au fil d’un voyage entre les œuvres et les coulisses actuelles de Garnier, la relation fusionnelle qu’entretint Edgar Degas, génie révolutionnaire et homme insaisissable, avec le temple lyrique et chorégraphique dont il fit le laboratoire de toutes ses audaces.

Extrait du documentaire:

Réalisation : Blandine Armand & Vincent Trisolini

Pays : France

Année : 2019

. Elliott Erwitt – Silence Sounds Good (ARTE, 632 min, jusqu’au 05/12/2019)

Ancien directeur de l’agence Magnum, devenu célèbre pour ses portraits de onze présidents des États-Unis, ou de stars du cinéma, l’Américain Elliott Erwitt, né à Paris en 1928, s’est aussi distingué par des choix plus politiques ou humanistes, non sans un certain humour. Portrait sensible d’un des plus grands photographes du siècle passé, au regard toujours aiguisé.

Il a beau figurer parmi les photographes incontournables du XXe siècle, avec certains de ses clichés devenus iconiques, Elliott Erwitt, à 91 ans, demeure toujours insatiable. Le travail reste sa motivation quotidienne et composer un plan ou orchestrer la sortie de son prochain livre l’occupe presque dix heures par jour. C’est cette passion incandescente pour la « prochaine image » à saisir, cet esprit toujours en marche que ce film, réalisé par son assistante Adriana Lopez Sanfeliu, se propose d’accompagner, non sans une tendresse manifeste.

Extrait:

Ironie libre
Ancien directeur de l’agence Magnum, devenu célèbre pour ses portraits de onze présidents des États-Unis, ou de stars du cinéma, cet Américain, né à Paris en 1928, s’est aussi distingué par des choix plus politiques (la ségrégation raciale, le Che) ou humanistes (les enfants, les chiens et leurs maîtres), non sans un certain humour. « Je mets beaucoup de sérieux à ne pas être sérieux« , a-t-il avoué lors d’une rare interview accordée à un journaliste de la télévision. Une ironie douce, souvent adressée à lui-même, que parvient à capter Adriana Lopez Sanfeliu en suivant le quotidien de son mentor. Portrait sensible, libre, son film rare – Elliott Erwitt n’aime pas être regardé – fait de la lenteur de son vieux personnage un motif récurrent, et aussi un motif d’étonnement, tant la force qu’il dégage derrière son appareil impressionne.  « Le succès, c’est la liberté de pouvoir faire ce qu’on veut à tout moment. »

Réalisation : Adriana Lopez Sanfeliu

Pays : France

Année : 2019

. Série vidéo « The Rise of Graffiti Writing – From New York To Europe » (ARTE, jusqu’au 12/11/2019)

Une série documentaire en 10 épisodes pour retracer l’histoire du graffiti : des débuts dans le New-York des années 70 jusqu’à la percée du virus en Europe au milieu des années 80.

Une plongée dans la ville qui a vu le mouvement naître en son sein, dans le Bronx, puis un voyage vers l’Europe, où le mouvement se répand comme une trainée de poudre dès 1983 à Amsterdam, Paris et Londres. Puis sur tout le continent.

Site web ARTE « the rise of Graffiti writing

. « Monteverdi, aux sources de l’opéra » (ARTE, jusqu’au 24/10/2019)

Retour sur un événement comparable à la naissance du cinéma : la première représentation d’un opéra, l’ »Orfeo » de Monteverdi, le 24 février 1607, en Italie.

Entre 1550 et 1650, l’Occident opère une mue considérable et incroyablement rapide. La propagation des livres, de la Réforme luthérienne, des théories coperniciennes et la croissance des échanges avec le Nouveau Monde sont lourdes de conséquences : alors que les paradigmes changent, on assiste à l’éclosion des fondements de l’âge moderne. Au tempo de cette Europe du XVIe siècle, Monteverdi inscrit sa musique dans une culture où se croisent Galilée, Montaigne ou Rubens. Avec eux, il revendiquera une nouvelle place pour la création humaine. À travers le parcours initiatique de cet artisan génial dans trois villes italiennes, on découvre les racines historiques de l’opéra. Si le monde de Monteverdi paraît lointain, l’émotion reste intacte.

Réalisation :Philippe Béziat

Pays :France

Année :2015

Page web ARTE

. El Siglo de Oro – L’Âge d’or espagnol (ARTE, 52 min, 09/08/2019)

Le XVIIe siècle fut pour l’Espagne la période la plus faste de son histoire en termes de création artistique. C’est l’époque des peintres El Greco, Velázquez, Murillo, Zurbarán, et du sculpteur Gregorio Fernández. Ce documentaire revisite les hauts lieux du baroque espagnol (Séville, Madrid, Tolède ou Valladolid) et explore ses liens avec le pouvoir politique et religieux.

Il est surnommé El Siglo de Oro : le XVIIe siècle fut pour l’Espagne la période la plus faste de son histoire en termes de création artistique. C’est l’époque des peintres El Greco, Diego Velázquez, Bartolomé Esteban Murillo ou Francisco de Zurbarán, qui marquèrent les esprits par leur réalisme et la finesse psychologique de leurs portraits, ou encore de Gregorio Fernández, dont les monumentales sculptures en bois sont encore admirées aujourd’hui pour leur représentation déchirante de la souffrance et du martyre. Ce documentaire revisite les hauts lieux du baroque espagnol : Séville, Madrid, Tolède ou Valladolid, d’églises richement ornées en monastères franciscains, à la découverte des plus grands chefs-d’œuvre de l’Âge d’or espagnol, et du lien étroit qui reliait alors l’art au pouvoir de Philippe IV et à l’Église.

Réalisation : Grit Lederer

Pays : Allemagne

Année : 2016

. Les secrets du Parthénon (ARTE, 79 min, jusqu’au 24/07/2019)

Pillé, incendié, détruit, le Parthénon entreprend de se refaire une beauté. Plongeant au coeur de ce chantier titanesque, cette foisonnante enquête éclaircit le mystère qui entoure la construction de ce temple aux proportions parfaites.

Quand la rénovation du Parthénon a démarré, les architectes pensaient que, grâce aux nouvelles technologies, le chantier ne durerait pas plus de dix ans. Plus de trois décennies plus tard, en 2008, il était loin d’être achevé. Restaurer dans les règles de l’art ce monument aux proportions parfaites tient du casse-tête. Construit entre 447 et 438 av. J.-C., soit à l’apogée d’Athènes, le Parthénon a été conçu comme l’écrin architectural d’une gigantesque statue d’Athéna, la divinité protectrice de la cité. L’harmonie de ses lignes repose sur un principe étonnant : contrairement aux apparences, aucune n’est droite ! Pas un angle, pas une colonne qui ne soient légèrement incurvés, preuve que les Grecs maîtrisaient l’art de l’illusion d’optique. D’où la difficulté que pose la restauration de cet édifice dont aucun élément n’est interchangeable.


Reconstituer le puzzle

Coordonnée par l’architecte grec Manolis Korres, l’équipe de rénovation se retrouve face à un puzzle géant, dont les pièces sont des blocs de marbre qui se comptent par dizaines de milliers et pèsent dans les 10 tonnes. Cinq ans ont été nécessaires pour identifier la place de sept cents d’entre eux. L’équipe a dû prendre en compte une infinité de critères : taille, inclinaison, taches et même graffitis ! Un travail de titan qui a mis en échec l’informatique – les ordinateurs s’avérant incapables de faire ce gigantesque calcul – et qui s’est souvent terminé « au jugé, avec nos yeux« , précise l’une des restauratrices. Comment les Grecs ont-ils réussi à construire un monument aussi harmonieux et complexe en moins d’une décennie et sans que l’on ait retrouvé le moindre plan ? Passionnante investigation scientifique, ce documentaire lève un à un les nombreux mystères qui entourent le Parthénon.

Du Louvre à l’École française d’Athènes, de l’Acropole aux universités américaines, le réalisateur a convié tous les spécialistes du sujet à reconstituer peu à peu le puzzle. Images en 3D et séquences tournées sur le chantier donnent une vision concrète de cette extraordinaire entreprise de rénovation. Nourri d’une iconographie riche, ce film nous transporte aussi au Ve siècle avant notre ère, durant le règne de Périclès, période faste où Athènes vit naître la démocratie, la tragédie, les sciences… Il rend perceptible la fascination exercée par ce monument qui fut, au fil des siècles, copié, pillé, incendié, pilonné, déguisé en église ou encore en mosquée.

Réalisation : Gary Glassman

Pays : France

Année : 2006

. Dans le ventre de l’orgue de Notre-Dame (ARTE, 52 min, jusqu’au 15/07/2019)

En compagnie d’Olivier Latry, organiste titulaire de Notre-Dame de Paris, un passionnant voyage musical et historique au coeur de l’un des instruments les plus prestigieux au monde.

Au cœur de la nuit, au centre exact de la capitale française, Olivier Latry, seul dans la cathédrale, joue courbé sur ses claviers. Organiste titulaire des grandes orgues Cavaillé-Coll – le nom de leur facteur –, il savoure le privilège de cet instrument, parmi les plus prestigieux au monde, qui l’oblige à répéter quand les autres dorment. « Tirasse », « cromorne », « récit », grand « positif »… : Olivier Latry révèle les mystères des grandes orgues à travers sa musique, 17 mètres au-dessus de la nef.

Une puissance magnifiée par l’ampleur et le silence de ce lieu désert. Jetant un pont entre le présent et ses grands prédécesseurs, de Louis Vierne à Pierre Cochereau, l’organiste explique aussi comment, glissant du sacré au profane, ils ont réussi à obtenir un statut de musicien à part entière. Aux XIXe et XXe siècles, l’orgue de Notre-Dame a fasciné des compositeurs d’avant-garde, dont il interprète aujourd’hui les partitions.

Réalisation :Isabelle Julien

Pays :France

Année :2015

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. Versailles – Le Palais retrouvé du Roi Soleil (ARTE, 92 min, jusqu’au 05/07/2019)

S’appuyant sur les dernières avancées technologiques et scientifiques, ce documentaire explore le passé architectural du château pour ressusciter le Versailles disparu de Louis XIV. 

Dans les années 1660, le jeune Louis XIV, désormais seul aux commandes du royaume, prend l’habitude d’investir les jardins du domaine de Versailles pour y donner des fêtes somptueuses. Au fil de son ascension, le monarque va métamorphoser le château bâti par son père, modeste gentilhommière difficile d’accès, en palais éblouissant, devenu résidence permanente de la cour à partir de 1682. Chantier ininterrompu au cours de son règne, Versailles n’a ensuite cessé d’être remodelé par ses occupants successifs. Plus de trois siècles après le crépuscule du Roi-Soleil, les chercheurs recomposent peu à peu la genèse du château et ressuscitent les espaces disparus, en s’appuyant sur la numérisation des plans de l’époque, de récentes découvertes archéologiques et de minutieuses modélisations en 3D.


Instrument de domination

En suivant dans leurs recherches les meilleurs spécialistes, Marc Jampolsky (Mont-Saint-Michel – Le labyrinthe de l’archange) propose une exploration inédite de Versailles tel que l’a conçu Louis XIV. Matérialisations symboliques de son pouvoir absolu et de ses rêves, le fabuleux bosquet du labyrinthe, agencé par André Le Nôtre autour des fables de Charles Perrault, la grotte artificielle de Téthys, animée par la féerie des jets d’eau, les luxueux appartements des courtisans ou encore la galerie Mignard, le musée privé de Sa Majesté, reprennent ainsi vie sous nos yeux fascinés. Entrelaçant témoignages d’experts, séquences de fiction et reconstitutions en 3D, ce documentaire plonge dans le passé architectural du château et éclaire les visées politiques qui ont préludé aux différentes étapes de sa construction.

Réalisation : Marc Jampolsky

Pays : France

Année : 2018

Les grands mythes / Orphée : l’amour impossible (ARTE, 26 min, jusqu’au 03/07/2019)

François Busnel égrène les destins passionnants des grandes figures de la mythologie grecque. Veillé par les muses dès sa naissance, Orphée fut le plus grand poète et musicien de la mythologie grecque. Son talent enchanta la nature, les arbres et les animaux…

Veillé par les muses dès sa naissance, Orphée fut le plus grand poète et musicien de la mythologie grecque. Son talent enchanta la nature, les arbres et les animaux. Mais on se souvient surtout de son amour éperdu pour Eurydice. Un jour, la belle est mordue par un serpent et doit rejoindre le royaume des morts. Fou de douleur, Orphée la suit et, grâce à sa lyre, convainc Hadès et Perséphone, le couple des enfers, de lui rendre sa femme. Ils acceptent à condition qu’Orphée sorte suivi par Eurydice, sans jamais se retourner pour la regarder…

Réalisation : Sylvain Bergère

Pays : France

Année : 2014

Série Les Grands mythes

. L’amour à l’oeuvre : Lee Miller et Man Ray (ARTE, jusqu’au 26/06/2019)

Peintre et cinéaste, Man Ray reste d’abord la figure emblématique du surréalisme. Femme fatale à la beauté glacée, Lee Miller, icône des magazines de mode qui se rêve photographe, en fait son maître et son amant, avant de rivaliser à son tour d’invention et d’audace.

Man Ray et Lee Miller, c’est l’histoire d’un amour qui va révéler une femme dont l’image de muse a longtemps éclipsé le talent d’artiste.

Réalisation : Delphine Deloget

Pays : France

Année : 2018

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Site web ARTE

Précurseur dès les années 60 de ce que l’on nomme aujourd’hui le «street art», Ernest Pignon-Ernest continue d’arpenter le monde pour y coller ses images.

Réalisé par : Yann Coquart

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Artiste majeur du Neuvième art, Enki Bilal explore le temps depuis plus de quarante ans à partir du quotidien. Arrivé à Paris à l’âge de dix ans, il trouve rapidement refuge dans le dessin, et la langue française devient un moyen de raconter des histoires. De son enfance à Belgrade, il garde le souvenir d’une ville lacérée par la violence de la guerre. Dans son atelier où sont posés pêle-mêle crayons, palettes, brosses, pastelles et acrylique, l’auteur de «La foire aux Immortels» et de «La femme Piège», dévoile la conception du deuxième volet de son album «BUG», dans lequel il dépeint un monde futur numérisé à outrance.

Réalisé par : Christian Guyonnet

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Artistes et plasticiens, Pierre et Gilles créent à quatre mains depuis quarante ans des portraits uniques de célébrités ou d’anonymes. Le duo de créateurs rencontre un succès international grâce aux tableaux mettant en scène Madonna, Etienne Daho, Stromae et Sylvie Vartan qu’ils ont magnifiés dans des décors extravagants conçus dans leur maison-atelier. A l’occasion de la mise en scène particulière qu’ils ont imaginée pour le chanteur Eddy de Pretto, ils nous livrent leurs secrets de fabrication.

réalisé par : Chantal Lasbats

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Site web de la série Influences, une histoire de l’art au présent

. Points de repères – Champollion fait parler la pierre (ARTE, 26 min, jusqu’au 18/06/2019)

En juillet 1799, en pleine campagne d’Égypte, des soldats français découvrent par hasard à El-Rachid (Rosette), un port sur le delta du Nil, une grande pierre noire. Cette pierre, dite par la suite « de Rosette », est en réalité le fragment d’une stèle gravée en l’honneur du roi Ptolémée V, comportant trois écritures : grecque, démotique et hiéroglyphique.

Les scientifiques de l’expédition consignent rapidement les inscriptions de la pierre, qui leur sera confisquée par les Anglais en 1801, après leur victoire à Aboukir. Le 14 septembre 1822, à l’aide des précieuses copies des inscriptions et grâce à son intuition de génie, l’égyptologue Jean-François Champollion parvient enfin à percer le mystère des hiéroglyphes.

Réalisation : Pierre Lergenmuller

Pays : France

Année : 2018

. Série L’Art scandale Arte (9 épisodes de 7 minutes, jusqu’au 15/06/2019)

Sapin démesuré ou plug anal géant, machine à déféquer, icône plongée dans l’urine… Quand la renommée d’une œuvre dépasse celle d’un artiste, les réactions déferlent: le public est enthousiaste, choqué ou révolté mais rarement indifférent. Les médias s’engouffrent dans la brèche et le marché de l’art convertit cet engouement en or…

Une série réalisée par Thierry Berrod.

L’Art scandale (épisode 3/9) Sex art

Paul McCarthy érige un énorme sapin gonflable sur une place publique et les passions s’embrasent. Plug anal, phallus, sex toy, tout y passe ! Surtout quand l’œuvre trône sur la plus chère et luxueuse place de Paris.

L’Art scandale (épisode 3/9) Blasphèmes

La représentation de l’agonie du Pape c’est du déjà vu, Titien, Velasquez et Bacon l’ont peinte. L’histoire de l’art a fait le reste. Dans la même lignée Maurizio Cattelan propose un Jean-Paul II écrasé par une météorite, mais également une statue d’un Adolf Hitler à genoux, visiblement contrarié…

Réalisation : Thierry BERROD

Auteur : Thierry BERROD

Pays : France

Année : 2016

. Les cathédrales dévoilées (ARTE, 81 min, jusqu’au 15/06/2019)

Véritable révolution architecturale, les cathédrales, nées au milieu du XIIe siècle, ont profondément transformé le paysage français, et permis aux bâtisseurs de satisfaire leur quête de lumière et de gigantisme. Scrutant la pierre, le vitrail et le fer, une nouvelle génération de chercheurs est sur le point de réécrire leur histoire.

Véritable révolution architecturale, les cathédrales, nées au milieu du XIIe siècle, ont profondément transformé le paysage français, et permis aux bâtisseurs de satisfaire leur quête de lumière et de gigantisme. On les résume souvent à l’arc brisé, à la voûte d’ogives et à l’arc-boutant. Or, des découvertes récentes ont dévoilé une réalité plus complexe. Si les arcs-boutants de Noyon ne furent ajoutés qu’après coup, en revanche, à Paris, ils apparurent plus tôt qu’on ne l’affirmait, dès le XIIe siècle. Scrutant la pierre, le vitrail et le fer, une nouvelle génération de chercheurs est sur le point de réécrire l’histoire des cathédrales.

Anguille sous cloche

Peu de témoignages subsistent sur ces éblouissants édifices. Les spécialistes, géologues et archéologues, doivent donc les décrypter. Récemment, ils ont pu numériser des monuments au laser et les reconstituer en 3D, accédant ainsi à des données précises. Celles-ci ont révélé des éléments troublants : anomalies architecturales, arcs-boutants mal placés… Par ailleurs, les travaux de restauration entrepris à Chartres ont abouti à de surprenantes découvertes sur les matériaux et les techniques de construction. À l’aide d’interviews de spécialistes et d’images de synthèse, ce documentaire fait le point sur ces avancées et retrace aussi le travail des artisans, longtemps restés dans l’ombre des maîtres d’œuvre et des commanditaires. Chemin faisant, on visite les hauteurs et les recoins les plus inaccessibles des grandes cathédrales de France, à Paris, Beauvais, Amiens, Noyon et Chartres, défiant les lois de la pesanteur.

Réalisation :Christine Le Goff, Gary Glassman

Pays :France

Année :2009

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. L’amour à l’œuvre : Gerda Taro et Robert Capa (ARTE, jusqu’au 12/06/2019)

Inventeur du photojournalisme, Robert Capa a couvert les plus grands conflits du XXe siècle. Douée et engagée, l’intrépide Gerda Taro l’a accompagné sur le front de la guerre d’Espagne, Leica en bandoulière. Contribuant à forger la légende du photographe, elle est longtemps restée dans l’ombre.

Robert Capa et Gerda Taro, c’est la rencontre de deux témoins révoltés du monde, unis par la passion de la photo, l’histoire d’un amour fou qui ne résistera pas à la guerre…

Réalisation :Delphine Deloget

Pays :France

Année :2018

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. « Bellini et Mantegna. Peintres rivaux de la Renaissance » (ARTE, 53 min, jusqu’au 07/06/2019)

Résonances entre deux figures révolutionnaires et rivales de l’art de la Renaissance italienne, Andrea Mantegna et son beau-frère Giovanni Bellini.

À l’aube de la Renaissance, Andrea Mantegna (1431-1506) jouit déjà d’une belle renommée. Ce peintre très en vue, qui introduit le culte de l’Antiquité dans l’art florentin et révolutionne l’art de la composition, s’allie à l’une des plus grandes familles d’artistes vénitiens en épousant la sœur du peintre Giovanni Bellini (1425-1516). Très inspiré par son illustre beau-frère, ce dernier doit imposer son travail sans le soutien d’un mécène tandis que Mantegna, appelé à Mantoue par Ludovic III, exerce comme peintre de cour. Ces deux artistes, dont les œuvres respectives témoignent d’une estime mutuelle teintée de concurrence, continuent de fasciner.

Réalisation : Margarete Kreuzer

Pays : Allemagne

Année : 2018

. « L’amour à l’œuvre : Jeanne Hebuterne et Amedeo Modigliani » (ARTE, 26 min, jusqu’au 5/06/2019)

D’elle, on connaît ce beau visage énigmatique, peint jusqu’à l’obsession par Amedeo Modigliani. Mais Jeanne Hébuterne, muse et amante, était aussi une artiste de talent, dont l’œuvre, d’une délicate mélancolie, a sombré dans l’oubli. En quelque trois ans, entre passion déchirante et intense création, ces deux âmes, liées par l’amour et l’art, vont se consumer jusqu’à la mort.

Réalisée avec un soin inventif, cette collection documentaire plonge au cœur du parcours intime de couples d’artistes dont les amours tumultueuses ont irrigué la créativité. Une vibrante histoire de l’art pour (re)découvrir les œuvres et restituer leur place aux femmes, souvent restées dans l’ombre.

Réalisation : Delphine Deloget

Pays : France

Année : 2018

Site web ARTE

. « Architectures – La bibliothèque d’Exeter de Louis I. Kahn » (ARTE, 26 min, jusqu’au 5/06/2019)

Chef-d’oeuvre de géométrie, la bibliothèque du campus universitaire d’Exeter, dans le New Hampshire (États-Unis), est l’un des derniers projets réalisé par Louis Kahn. En disposant les lecteurs sur la périphérie du bâtiment, près de la lumière du jour, l’architecte a réinventé le plan d’une bibliothèque.

Réalisation : Richard Copans

Pays : France

Année : 2015

. « Rouge ! L’art au pays des Soviets » (ARTE, 52 min, jusqu’au 29/05/2019)

Du début du XXe siècle à la fin du régime stalinien, ce documentaire retrace un demi-siècle de révolution artistique russe. Dans le sillage de Malevitch et Tatline, une génération d’artistes novateurs profite de l’effervescence générée par les révolutions de 1917 et la prise du pouvoir par les bolcheviks. Ils entendent participer à l’édification du socialisme…

Dans la Russie des années 1910, Kazimir Malevitch et Vladimir Tatline, influencés par le cubisme, forgent avec le suprématisme un art nouveau, détaché de toute référence au réel. Dans leur sillage, toute une génération d’artistes novateurs profite de l’effervescence générée par les révolutions de 1917 et la prise du pouvoir par les bolcheviks. S’éloignant de la peinture, Lissitzky, Rodtchenko, Stepanova ou Klucis expérimentent des formes d’expression nouvelles (graphisme, photomontage, architecture…) qui galvanisent les imaginaires. Par le constructivisme, l’avant-garde entend participer à la transformation des modes de vie et à l’édification du socialisme. Mais sous Staline, au nom du réalisme socialiste, les artistes sont sommés de revenir à des thèmes accessibles aux masses et de contribuer à la propagande officielle…
Éclairages de spécialistes et d’historiens d’art, dont Nicolas Liucci-Goutnikov, commissaire de l’exposition du Grand Palais, et astucieuse animation graphique des archives et des œuvres restituent de manière vivante ce que fut cet intense bouillonnement créatif russe. Des premières années du XXe siècle à la fin du régime stalinien, un captivant panorama de la fécondité et de la dimension utopique de l’art au pays des Soviets.

Réalisation : Pierre-Henri Gibert

Pays : France

Année : 2018

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. Toutankhamon, le trésor redécouvert (ARTE, 92 min, jusqu’au 28/05/2019)

Un siècle après sa découverte, le trésor funéraire de Toutankhamon révèle de nouveaux enseignements sur le pharaon et sa dynastie. Une remarquable enquête archéologique, diffusée en marge de l’exposition qui se tient à Paris.

« Lorsque lord Carnarvon demanda enfin : ‘Vous voyez quelque chose ?’, je ne pus que répondre : ‘Oui, des merveilles !’ » L’anecdote, tirée des mémoires de l’égyptologue Howard Carter, a nourri la légende de la plus exceptionnelle des trouvailles archéologiques du XXe siècle. En novembre 1922, après des années de fouilles infructueuses dans la Vallée des Rois, le Britannique met au jour la tombe inexplorée de Toutankhamon, obscur pharaon de la XVIIIe dynastie égyptienne.

L’extrême richesse du tombeau – plus de cinq mille objets incroyablement préservés – dévoile la munificence de ce jeune roi mort avant ses 20 ans, dont le nom fut effacé de la lignée par ses successeurs. Un siècle plus tard, des spécialistes se penchent à nouveau sur les pièces du trésor. Ils procèdent à leur inventaire et à leur restauration à l’occasion de leur transfert du Caire vers le futur Grand Musée égyptien de Gizeh, lequel accueillera l’intégralité du tombeau en 2022.

Mythiques secrets
Mêlant reconstitutions en 3D, accès privilégié aux objets exhumés et éclairages d’experts, ce documentaire dresse le panorama des découvertes en cours. Il révèle ainsi qu’une part importante de la panoplie funéraire du pharaon proviendrait de la tombe de sa sœur aînée, la reine Mérytaton, et que son magnifique trône, vestige de l’époque amarnienne, appartiendrait en réalité à son père, Akhenaton. Le film lève également le voile sur les nombreuses zones d’ombre entourant l’exploration de l’hypogée : selon plusieurs spécialistes, Howard Carter et son mécène, lord Carnavon, auraient subtilisé des dizaines de pièces archéologiques, que les scientifiques s’attachent aujourd’hui à rassembler. Une captivante enquête croisée qui éclaire d’un jour nouveau le destin du roi et les circonstances de la découverte de son trésor.

Réalisation :Frédéric Wilner

Pays :France

Année :2018

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. 36 000 ans d’art moderne, de Chauvet à Picasso (ARTE, 52 min, jusqu’au 25/05/2019)

Picasso, Brassaï, Nicolas de Staël ou Penone : les artistes du XXe siècle ont été fascinés et inspirés par l’art pariétal de la préhistoire. De la caverne d’Altamira à la grotte Chauvet, ce documentaire propose une spectaculaire plongée au coeur des grottes ornées qui n’ont pas fini de révolutionner l’art.

La Vénus de Lespugue, statuette paléolithique mise au jour en 1922, fascine Pablo Picasso et lui inspire quelques-uns de ses chefs-d’œuvre. Le photographe Brassaï immortalise sur les murs de Paris les graffitis qui lui rappellent les peintures des cavernes. Les bisons de la grotte d’Altamira subjuguent le peintre Nicolas de Staël lors d’un séjour en Espagne en 1935… Au début du XXe siècle, la découverte de l’art préhistorique coïncide avec la naissance de l’art moderne. « Ils ont tout inventé« , résume Picasso à propos de ses lointains prédécesseurs : profondeur de champ, relief, perspective, mouvement. En 1940, la mise au jour du bestiaire de la grotte de Lascaux bouleversera à nouveau les artistes. Et en 1994, les merveilles de Chauvet, dont les œuvres datent de – 36 000 ans (- 17 000 pour Lascaux) remettent définitivement en cause l’idée de progrès en art.

Racines de la création
En revisitant les grottes ornées, ce documentaire remet magnifiquement en lumière les racines de la création. Il les confronte à des témoignages d’artistes contemporains majeurs, tels Giuseppe Penone et Miquel Barceló, qui évoquent avec humilité leur fascination pour l’art paléolithique.

Les éclairages apportés notamment par Cécile Debray et Rémi Labrusse, commissaires de l’exposition du Centre Pompidou « Préhistoire, une énigme moderne », rappellent que l’Anthropocène ravive chez les artistes le besoin d’un retour aux origines.

L’homme qui se sent proche de la fin n’éprouve-t-il pas le besoin de revenir sur ses traces ? Si Pablo Picasso, Joan Miró, Paul Klee, Pierre Soulages, Louise Bourgeois et bien d’autres se sont tournés vers les origines de l’humanité pour révolutionner l’art, c’est peut-être aussi pour mettre à distance les horreurs guerrières de leur siècle, grâce à la paix profonde que dégage l’art pariétal.

Réalisation : Manuelle Blanc

Pays : France

Année : 2018

. « Une pionnière – Hilma af Klint » (ARTE, 26 min, jusqu’au 24/05/2019)

Portrait de la peintre suédoise Hilma af Klint (1862-1944), pionnière méconnue de l’art abstrait, dont l’oeuvre, conformément à ses souhaits, n’a été rendue publique que vingt ans après sa mort. Habitée par un profond mysticisme, elle transcrivait sur la toile les forces invisibles qu’elle percevait lors de séances de spiritisme.

Peu connue de son vivant, Hilma af Klint (1862-1944), dont l’œuvre, conformément à ses souhaits, n’a été rendue publique que vingt ans après sa mort, connaît aujourd’hui une consécration internationale, avec notamment une rétrospective qui s’achève en avril au Guggenheim de New York. Dès 1906, avant même les premières toiles abstraites de Malevitch et Kandinsky, la diplômée des beaux-arts de Stockholm se consacre entièrement à la peinture non figurative. Influencée par Rudolf Steiner, le fondateur de la Société anthroposophique, et habitée par un profond mysticisme, elle transcrit sur la toile les forces invisibles qu’elle perçoit lors de séances de spiritisme. Celle qui n’aspirait pas à la célébrité léguera ses oeuvres abstraites, qui témoignent d’un remarquable sens de la composition, à son petit-neveu Erik af Klint.

Réalisation : Julia Benkert

Pays : Allemagne

Année : 2018

. L’énigme de la tombe celte (ARTE, 87 min, jusqu’au 21/05/2019)

Un fabuleux voyage en quête de l’ancienne et mystérieuse civilisation celtique, qui part de la découverte, en 2014 dans la banlieue de Troyes, de la tombe du « prince de Lavau ». Qui était ce dignitaire pour mériter une sépulture aussi fastueuse ? Comment des pièces venant d’aussi loin ont-elles pu arriver en Champagne ?

Le « prince de Lavau » a été découvert fin 2014 dans une petite commune champenoise de la banlieue de Troyes, gisant sous un tumulus. Son squelette était paré de riches bijoux et entouré d’objets luxueux, notamment de magnifiques pièces de vaisselle grecques et étrusques. Cette découverte, l’une des plus importantes de l’archéologie européenne ces dernières années, soulève beaucoup de questions : qui était ce dignitaire pour mériter une sépulture aussi fastueuse ? Comment des pièces venant d’aussi loin ont-elles pu arriver en Champagne ? Que signifie la mise en scène de la tombe ? Les analyses indiquent que le prince de Lavau était un Celte du Ve siècle av. J.-C. Or, la civilisation celte de l’âge de fer n’ayant laissé aucune trace écrite, elle garde une grande part de son mystère. Grâce notamment à deux autres tombeaux princiers précédemment mis au jour, l’enquête révèle son organisation géopolitique, au cœur d’un réseau fluvial et routier favorisant le commerce. De fait, les objets retrouvés dans les tombes, qu’il s’agisse de bijoux en ambre de la Baltique ou de coraux de la Méditerranée, montrent l’étendue des échanges européens pratiqués par les Celtes. « Un monde déjà globalisé« , commentent les archéologues.

Drones et dessins

Pour explorer le monde mystérieux de ce fascinant peuple et de son prince défunt, le documentaire d’Alexis de Favitski alterne les interviews d’archéologues, des reconstitutions criantes de réalisme et d’époustouflantes prises de vue des paysages, captées grâce à des caméras embarquées sur des drones. L’utilisation judicieuse du dessin complète cette pédagogie très visuelle. Un palpitant voyage dans le temps de l’Europe celte.

Réalisation : Alexis de Favitski

Pays : France

Année : 2017

L’esprit Bauhaus (1/2)Le nouveau monde (ARTE, 53 min, jusqu’au 7/05/2019)

De sa naissance, il y a un siècle, aux créateurs qui continuent de s’en inspirer, un documentaire passionnant sur ce que fut le Bauhaus et sur sa modernité face aux défis d’aujourd’hui. Ce premier volet retrace la fondation du Bauhaus à Weimar par Walter Gropius, puis son déménagement à Dessau, en 1925, après avoir été chassé par le nouveau gouvernement du Land, dirigé par l’extrême droite.

En 1919, à Weimar, dans la très conservatrice ville de Goethe et de Schiller, l’architecte Walter Gropius, réserviste rescapé des combats de la Grande Guerre, fonde le Staatliches Bauhaus, école d’art et d’artisanat à la fois, dont les disciplines reines seront l’architecture et le design, mais aussi la danse, la scénographie, la mode ou la photographie. Des artistes d’avant-garde, comme les peintres Vassily Kandinsky, Paul Klee ou encore Oskar Schlemmer, également scénographe, vont y enseigner. Et le Bauhaus, littéralement « maison de la construction » ou « du bâtir », reposant sur la pratique, la pluridisciplinarité et la vie communautaire, devient au fil du temps, en même temps qu’une école, une utopie concrète et un mouvement artistique fondateur. L’expérience elle-même a duré moins de quinze ans, puisqu’à leur arrivée au pouvoir les nazis vont fermer l’école. Mais au-delà d’une célébrité qui perdure cent ans après sa création, le Bauhaus continue d’apporter des réponses aux immenses défis urbains et architecturaux, mais aussi démocratiques, du monde contemporain.

En donnant la parole aux artistes, designers et architectes qu’il continue d’inspirer, et en les suivant sur leurs terrains d’expérimentation, de Weimar et Dessau à Medellín, en passant par Marseille et Paris, ce documentaire en deux volets met l’histoire du mouvement en perspective. Radiographie d’une modernité centenaire.

1. Le nouveau monde
Ce premier volet retrace la fondation du Bauhaus, puis son déménagement à Dessau, en 1925, après avoir été chassé de Weimar par le nouveau gouvernement du Land, dirigé par l’extrême droite. Le choix de cette ville de l’ex-RDA fut orienté en partie par la volonté de rapprocher recherche artistique et modes de production industriels. De la cité-jardin construite en 1928 à Dessau par Gropius jusqu’aux créateurs aujourd’hui accueillis en résidence dans l’école, reconstruite à l’identique après la guerre, le film nous plonge dans la vie trépidante et les recherches tous azimuts de ce collectif unique, archives à l’appui.

Réalisation : Thomas Tielsch, Niels Bolbrinker

Pays : Allemagne

Année : 2017

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L’esprit Bauhaus (2/2)Construire le futur (ARTE, 53 min, jusqu’au 8/05/2019)

De sa naissance, il y a un siècle, aux créateurs qui continuent de s’en inspirer, un documentaire passionnant sur ce que fut le Bauhaus et sur sa modernité face aux défis d’aujourd’hui. Ce second volet explore les promesses, mais aussi les impasses de l’urbanisme théorisé par le Bauhaus et par ses contemporains – Le Corbusier, notamment.

En 1919, à Weimar, dans la très conservatrice ville de Goethe et de Schiller, l’architecte Walter Gropius, réserviste rescapé des combats de la Grande Guerre, fonde le Staatliches Bauhaus, école d’art et d’artisanat à la fois, dont les disciplines reines seront l’architecture et le design, mais aussi la danse, la scénographie, la mode ou la photographie. Des artistes d’avant-garde, comme les peintres Vassily Kandinsky, Paul Klee ou encore Oskar Schlemmer, également scénographe, vont y enseigner. Et le Bauhaus, littéralement « maison de la construction » ou « du bâtir », reposant sur la pratique, la pluridisciplinarité et la vie communautaire, devient au fil du temps, en même temps qu’une école, une utopie concrète et un mouvement artistique fondateur. L’expérience elle-même a duré moins de quinze ans, puisqu’à leur arrivée au pouvoir les nazis vont fermer l’école. Mais au-delà d’une célébrité qui perdure cent ans après sa création, le Bauhaus continue d’apporter des réponses aux immenses défis urbains et architecturaux, mais aussi démocratiques, du monde contemporain.

En donnant la parole aux artistes, designers et architectes qu’il continue d’inspirer, et en les suivant sur leurs terrains d’expérimentation, de Weimar et Dessau à Medellín, en passant par Marseille et Paris, ce documentaire en deux volets met l’histoire du mouvement en perspective. Radiographie d’une modernité centenaire.

2. Construire le futur

À la lumière des défis colossaux posés aujourd’hui par la croissance galopante des villes, en Occident comme dans les mégapoles du Sud, ce second volet explore les promesses, mais aussi les impasses de l’urbanisme théorisé par le Bauhaus et par ses contemporains – Le Corbusier, notamment, dont on visite à Marseille la Cité radieuse (1952). Un périple foisonnant entre passé et avenir, qui montre combien l' »esprit Bauhaus », forgé il y a un siècle, demeure malgré tout en prise avec la modernité.

Réalisation : Thomas Tielsch, Niels Bolbrinker

Pays : Allemagne

Année : 2018

. La Villa Médicis, pour l’amour des arts (ARTE, 53 min, jusqu’au 03/04/2019)

La Villa Médicis hébergea des artistes français de renom, parmi lesquels François Boucher, Jean-Honoré Fragonard, ou Jacques-Louis David. Plongée au coeur de l’Académie de France à Rome, une institution unique créée en 1666 par Louis XIV.

C’est à Rome qu’il faut chercher l’un des plus beaux trésors de notre patrimoine national. Du haut de la colline du Pincio, la Villa Médicis, lieu de résidence pour des artistes français, domine la cité éternelle. Créée en 1666 par Louis XIV, l’Académie de France à Rome est à l’origine un lieu d’enseignement des beaux-arts dont les pensionnaires ont pour mission d’égaler les grandes œuvres de l’Antiquité. Au début du XVIIIe siècle, devenue une référence pour toute l’Europe, elle héberge des artistes français de renom : François Boucher, Jean-Honoré Fragonard, Jacques-Louis David, etc. En 1803, Napoléon fait l’acquisition de la Villa Médicis pour y installer l’Académie, à laquelle il donne un nouveau souffle.

Extrait:

Filiations
La Villa Médicis accueille chaque année une douzaine d’heureux élus représentant différentes disciplines artistiques. Ils s’y consacrent en toute liberté à leurs travaux, tout en tissant une filiation avec leurs illustres prédécesseurs, dont la mémoire est partout présente. La caméra pénètre dans les pièces les plus étonnantes de ce palais, telle la « chambre turque », perchée dans les étages, où résida Ingres et qui inspira à Balthus, directeur de l’institution pendant dix-sept ans, le célèbre tableau éponyme. Entre déambulations dans les appartements ou les jardins et conversations avec des pensionnaires, des historiens de l’art, des restaurateurs et des conservateurs, l’une des plus prestigieuses institutions culturelles de l’Europe livre quelques-uns de ses secrets les mieux gardés.

Réalisation : Laurence Thiriat

Pays : France

Année : 2015

page web ARTE

. ‘Les petits secrets des grands tableaux Polichinelle et saltimbanques, Domenico Tiepolo, 1797 (ARTE, 26 min, jusqu’au 03/04/2019)

L’une des toutes dernières fresques peintes par Domenico Tiepolo dans l’intimité de sa villa familiale, au moment où Bonaparte s’empare de la république libre de Venise, est une vibrante métaphore du destin de sa ville. Le carnaval est interdit, et la capitale des plaisirs, qui faisait la fête des semaines durant pour tenter d’oublier son inexorable déclin, doit dire adieu à l’insouciance…

Réalisation : Jivko Darakchiev

Pays : France

Année : 2017

. « Les petits secrets des grands tableaux Le négrier, Turner, 1840 » (ARTE, 26 min,  jusqu’au 10/04/2019)

Trente ans après l’abolition de la traite négrière par le Royaume-Uni, le peintre britannique J. M. W. Turner donne à l’art du paysage une ampleur inédite. Il peint de sa touche tourmentée le portrait d’une Angleterre embrassant les nouveaux paradigmes économiques et scientifiques de la révolution industrielle, prémices d’une future mondialisation aux chaînes non moins sanglantes.

Réalisation : Jivko Darakchiev

Pays : France

Année : 2017

. « L’art de peindre la nuit » (ARTE, 52 min, jusqu’au 15/04/2019)

Comment les peintres ont-ils représenté la nuit à travers l’histoire ? Des oeuvres du Greco et des maîtres du clair-obscur jusqu’aux tableaux de l’exposition « Peindre la nuit » (au Centre Pompidou-Metz), ce documentaire explore un thème universel qui n’a rien perdu de son caractère envoûtant.

Au fil de l’histoire, les artistes ont su mettre la nuit « en lumière », en esquissant des motifs révélés par un clair de lune, un ciel étoilé, une bougie ou même les rayons mystiques d’une lumière divine. Mais avec la révolution industrielle et l’avènement de l’éclairage artificiel, l’univers nocturne change de visage : il cesse d’être le temps du repos et du recueillement pour laisser place à des contrastes plus crus. Comment les artistes se sont-ils emparés de cette révolution, qui a bouleversé leur regard ? Des œuvres du Greco et des maîtres du clair-obscur jusqu’aux tableaux de l’exposition « Peindre la nuit » (présentée au Centre Pompidou-Metz), ce documentaire explore un thème universel qui n’a rien perdu de son caractère envoûtant.

Réalisation : Marion Schmidt

Pays : Allemagne

Année : 2018

. « Les petits secrets des grands tableaux « Men of the Docks », Georges Bellows, 1912 (ARTE, 26 min, jusqu’au 17/04/2019)

Influencé par les expressionnistes allemands et les fauves français, George Bellows est rattaché à la Ashcan School (« école de la poubelle »), principal mouvement pictural aux États-Unis entre les années 1910 et 1930, qui capture la vie quotidienne des classes défavorisées en milieu urbain. Bellows saisit la réalité des marges, des effarés, des faits divers, de la rue.

George Bellows a suivi à New York l’enseignement de Robert Henri, qui intimait à ses élèves « d’oublier l’art et de peindre ce qui vous intéresse dans la vie« . Influencé par les expressionnistes allemands et les fauves français, il est rattaché à la Ashcan School (« école de la poubelle »), principal mouvement pictural aux États-Unis entre les années 1910 et 1930, qui capture la vie quotidienne des classes défavorisées en milieu urbain. Bellows saisit la réalité des marges, des effarés, des faits divers, de la rue. Son œuvre remarquablement dense, alternant matchs de boxe, scènes de misère et paysages enneigés, dresse le portrait d’une société violente, régie par la lutte pour la survie.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2017

. « La magie des grands musées Le musée Munch », Oslo (ARTE, 52 min, jusqu’au 18/03/2019)

L’écrivain Karl Ove Knausgaard joue les guides au musée Edvard Munch d’Oslo. Celui-ci renferme 8 000 dessins, 500 gravures ainsi que les journaux intimes de l’artiste, qui légua, à sa mort en 1944, la quasi totalité de sa collection personnelle à la capitale norvégienne.

Ouvert en 1963 à Oslo, le musée Munch est l’une des rares institutions, en Norvège, entièrement consacrées à l’œuvre d’un seul artiste. Figure phare de l’expressionnisme nordique, Edvard Munch doit sa notoriété internationale à son célèbre Cri, dont une version est exposée dans « son » musée, et une autre, quelques rues plus loin, dans la Galerie nationale d’Oslo. Il renferme 8 000 dessins, 500 gravures ainsi que les journaux intimes de l’artiste, qui légua, à sa mort en 1944, la quasi-totalité de sa collection personnelle à la capitale norvégienne. L’écrivain à succès Karl Ove Knausgaard nous guide dans les dédales du musée, avant de nous emmener à Ekely, où le peintre passa les vingt-huit dernières années de sa vie. On découvre également la performance de l’artiste contemporaine Marina Abramovic, qui a redonné vie au Cri, à Oslo, avec près de trois cents personnes.

Réalisation : Sylvie Kürsten

Pays : Allemagne

Année : 2018

Le site web « Art of Museums » d’ARTE

. « La magie des grands musées Le musée Guggenheim, New York » (ARTE, 52 min, jusqu’au 25/03/2019)

Une visite du musée Guggenheim de New York commentée par Norman Foster, Marina Abramovic et Olafur Eliasson. Le célèbre musée à la structure hélicoïdale conçu par Frank Lloyd Wright nous donne à voir son imposante collection constituée, entre autres, d’oeuvres de Vassily Kandinsky, Marcel Duchamp et Jackson Pollock.

Conçu par l’architecte Frank Lloyd Wright afin d’abriter l’imposante collection d’art moderne de l’industriel Solomon R. Guggenheim, le musée éponyme composé d’une rotonde en spirale et d’une tour a ouvert ses portes au public en 1959. Car après la Seconde Guerre mondiale, le centre de gravité du monde de l’art cesse d’être parisien pour devenir américain. Ce musée d’un genre nouveau ne tarde pas à s’imposer comme le dépositaire de l’esprit avant-gardiste, sous l’influence de nombreux artistes européens en exil qui ont apporté aux États-Unis leurs idées et leurs traditions. Au détour d’une visite commentée par sir Norman Foster, Marina Abramovic et Olafur Eliasson, ainsi que par Julie Mehretu, peintre contemporaine d’origine éthiopienne, le célèbre musée à la structure hélicoïdale excentrique nous donne à voir son imposante collection constituée, entre autres, d’œuvres de Vassily Kandinsky, Marcel Duchamp et Jackson Pollock.

Réalisation :Julie Kirchhoff

Pays :Allemagne

Année :2018

Le site web « Art of Museums » d’ARTE

. La magie des grands musées Le musée des Offices, Florence (ARTE, 52 min, jusqu’au 04/03/2019)

Une promenade dans la galerie des Offices, joyau de Florence, en compagnie du styliste allemand Wolfgang Joop. Entre les innombrables chefs-d’oeuvre de la renaissance italienne ou du baroque européen (Michel-Ange, le Caravage, Rembrandt, Goya ou Gentileschi) trône le clou de la galerie : l’envoûtante « Naissance de Vénus » de Botticelli.

De longues files de visiteurs se pressent quotidiennement devant les grilles du musée des Offices, édifié au XVIe siècle par la puissante famille Médicis, pour admirer une collection de tableaux et de sculptures d’une richesse inégalée. Entre les innombrables chefs-d’œuvre de la renaissance italienne ou du baroque européen – Michel-Ange, le Caravage, Rembrandt, Goya ou Gentileschi – trône le clou de la galerie : l’envoûtante Naissance de Vénus de Botticelli. Le temps d’une visite en compagnie du styliste allemand Wolfgang Joop, ce documentaire retrace l’histoire mouvementée d’un musée mythique, en s’attardant sur les dramatiques inondations de 1966 qui endommagèrent des milliers de toiles, l’attentat à la bombe de 1993 ou la sur-fréquentation que connaît actuellement l’institution florentine.

Un extrait:

Réalisation : Sylvie Kürsten

Pays : Allemagne

Année : 2018

Page web ARTE

Site web ARTE « art of museums »

. La magie des grands musées La Alte Nationalgalerie, Berlin (ARTE, 53 min, jusqu’au 11/03/2019)

Lieu mythique de l’art allemand, la Alte Nationalgalerie, inaugurée en 1876, située sur l’île aux musées de Berlin, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, fut construite dans un style néoclassique à la manière d’un temple grec. On y trouve, entre autres, des chefs-d’oeuvre signés Caspar David Friedrich, Adolf von Menzel, Édouard Manet…

La Alte Nationalgalerie abrite une importante collection de peinture allemande du XIXe siècle et beaucoup d’œuvres datant de la Révolution française et jusqu’à la Première Guerre mondiale. On y trouve, entre autres, des chefs-d’œuvre signés Caspar David Friedrich, Adolf von Menzel, Édouard Manet… Le temps d’une visite en compagnie de l’artiste allemande Katharina Grosse, ce documentaire retrace l’histoire mouvementée de ce musée dont de nombreuses œuvres ont été taxées d’ »art dégénéré » par les nazis.

2 extraits:

Réalisation : Ralf Pleger

Pays : Allemagne

. Du pain et des jeux Les courses de chars à Rome (ARTE, 92 min, jusqu’au 04/03/2019)

Aux alentours de 90 avant J.-C., le jeune Flavius Scorpus, esclave ambitieux, parvient à force de talent et d’entraînement au statut convoité d’aurige (conducteur de char). En participant aux célèbres courses du cirque Maxime de Rome et en accumulant les victoires, il deviendra une superstar. À travers sa biographie, un passionnant panorama de ce divertissement populaire.

Acclamés par plus de 150 000 spectateurs survoltés, provenant de toutes les classes sociales, et adoubés par l’empereur lui-même, ces rois de la piste jouent leur vie à chaque course.

Culture populaire
À travers cette biographie glorieuse, attestée par plusieurs documents historiques et littéraires, ce documentaire offre une reconstitution vivante et soignée des spectacles de la Rome antique sous l’empereur Domitien. Archéologues et historiens prennent la parole pour offrir un passionnant aperçu de la société romaine sous l’angle d’un divertissement moins anodin qu’il ne le paraît. Les découvertes archéologiques – pierres tombales, mosaïques, mais aussi jouets – révèlent ainsi le rôle des courses de chars dans la vie des Romains, véritable ciment social et élément majeur de la culture populaire de l’époque.

Réalisation : Jens Monath

Pays : Royaume-Uni

Année : 2018

. « Les petits secrets des grands tableaux Bal du moulin de la Galette », Renoir, 1876 (ARTE, 26 min, jusqu’au 27/03/2019)

À 35 ans, Pierre-Auguste Renoir partage à Montmartre avec ses amis la misère des ouvriers exploités, des artistes désargentés et des prostituées dénigrées, qui se retrouvent le dimanche au bal du moulin de la Galette. Sur la grande toile où il les représente, le peintre met la modernité au service d’une convivialité rayonnante.

Sur les hauteurs d’une ville Lumière bientôt capitale du monde, Renoir affirme dans les reflets des étoffes, la douceur des sourires et l’éclat d’un après-midi la force vivante du peuple des invisibles.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2017

. Vasarely : l’illusion pour tous (France 5, 53 min, 2018, jusqu’au 17/02/2019)

Retour sur les sources d’inspiration et les étapes du cheminement singulier de Vasarely, plasticien hongrois émigré à Paris et chef de file de l’Optical art.Extrait du documentaire:
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. La face cachée de l’art américain (France 3, 52 min, jusqu’au 15/02/2019)

Durant la Seconde Guerre mondiale, fuyant le nazisme, des centaines d’artistes européens se sont réfugiés à New York, qui prend en quelques années la place de Paris comme capitale de l’art moderne. Dans ce contexte émerge une nouvelle génération d’artistes américains, réunis sous la bannière de l’expressionnisme abstrait. Dans la guerre idéologique qui les oppose à l’URSS, les Etats-Unis s’emparent de l’arme culturelle : aidés par la CIA, qui finance secrètement leurs expositions à l’étranger, les peintres américains vont représenter les valeurs du monde libre, ce qui les place en position dominante sur le marché de l’art.

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. Mapplethorpe, look at the pictures ! (ARTE, 104 min, jusqu’au 13/02/2019)

Disponible du 16/11/2018 au 13/02/2019

Qu’il s’agisse de fleurs, de bondage, d’éphèbes noirs ou de portraits de célébrités, l’esthétique de Robert Mapplethorpe est restée inchangée : des compositions rigoureuses, léchées, le plus souvent dans un noir et blanc sacralisé. De son enfance protégée à sa mort précoce en 1989, emporté par le sida à 42 ans, ce documentaire suit la trajectoire du sulfureux photographe.

Élevé dans une banlieue cossue de l’État de New York, qu’il quittera dès que possible, Robert Mapplethorpe entre, à 17 ans, dans une école d’art. S’il dédaigne encore la photographie, le hobby d’un père avec qui il ne s’entendra jamais, il cherche à révolutionner l’art, par des collages ou des actes subversifs, immolant son singe domestique sur l’autel de son travail de fin d’études. Il rencontre Patti Smith et le couple s’installe au mythique Chelsea Hotel. S’ensuit une période d’effervescence créative pour ce duo anticonformiste et sexy. Fasciné par les revues sous cellophane, Robert inaugure ses collages pornographiques, puis se met au Polaroid, photographiant ses premiers modèles. La découverte de son homosexualité fait voler en éclats son histoire d’amour avec Patti, pour qui il réalisera néanmoins le superbe portrait ornant l’album Horses.


Compositions rigoureuses
Inexplorée par l’art contemporain des années 1960-1970, la pornographie offre à Robert Mapplethorpe un extraordinaire champ d’expression. Il abolit les frontières entre l’intime et l’art, faisant de ses amants et de ses pratiques SM le sujet de ses photos. Mais qu’il s’agisse de fleurs raffinées, de bondage, d’éphèbes noirs ou de portraits de célébrités, son esthétique demeure inchangée : des compositions rigoureuses, léchées, le plus souvent dans un noir et blanc sacralisé. De son enfance protégée à sa mort précoce en 1989, lorsqu’il est emporté par le Sida à 42 ans, ce documentaire suit la trajectoire du sulfureux photographe, puisant dans un généreux fonds d’archives (photos, dessins, vidéos, entretiens) et recueillant les témoignages de ses proches – frère et sœur, amis, amants, historiens d’art ou galeristes. Sans occulter le cynisme du personnage et son ambition dévorante, ce film montre aussi son charisme et l’acuité de son regard, dévoilant les multiples facettes d’un artiste diabolisé par l’Amérique conservatrice, qui a tenté de le cantonner à la pornographie.

Réalisation : Randy Barbato et Fenton Bailey

. Monuments éternels – Les secrets du Colisée (ARTE, 52 min)

Au premier siècle de notre ère, l’édification du Colisée a ouvert une nouvelle dimension dans la vie d’une cité moderne : jamais divertissement, politique et justice n’avaient été rassemblés dans un lieu aussi colossal, populaire et fonctionnel. Le Colisée symbolisa la gloire de l’Empire romain et la synthèse des savoirs architecturaux les plus avancés de l’époque.

Extrait de 3 min:

Selon les historiens, c’est le geste fondateur de la société du spectacle. Au premier siècle de notre ère, l’édification du Colisée à Rome (achevé en 80) a ouvert une nouvelle dimension dans la vie d’une cité moderne : jamais divertissement, politique et justice n’avaient été rassemblés dans un lieu aussi colossal, populaire et fonctionnel. Plus impressionnant édifice jamais construit par les bâtisseurs de l’Antiquité, le Colisée symbolisa la gloire de l’Empire romain tout en réussissant la synthèse des savoirs architecturaux les plus avancés de l’époque. C’est l’empereur Vespasien qui initie le projet de l’amphithéâtre. Ses visées sont politiques : rien n’est trop beau pour courtiser son peuple, impressionner ses adversaires locaux et décourager les ennemis d’un empire qui succède à la Grèce comme superpuissance occidentale. Il faudra moins de dix ans pour concevoir ce monstre ovale de 138 mètres de long et de 50 de haut, un record de vitesse pour l’époque. Cinquante mille spectateurs assistent à différentes heures de la journée à des « séances » d’une stupéfiante densité. Le matin s’y déroulent des scènes de chasse – où de vrais animaux sont tués –, le midi, des tribunaux de justice (avec exécution immédiate en cas de condamnation à mort), et l’après-midi, des combats de gladiateurs, adulés comme des légendes vivantes. Les prouesses techniques alors mises en œuvre suscitent encore l’admiration au XXIe siècle : brumisateurs géants pour rafraîchir le public, ascenseurs pour faire surgir les animaux dans l’arène, auvents dépliables pour l’ombre… Un luxe inouï qui atteint son apogée lors des batailles navales – où des bateaux grandeur nature naviguent sur un lac artificiel.Outil médiatique
Le film de Pascal Cuissot et Gary Glassman relève le défi de cette extravagance créative par l’ampleur de son dispositif. Si des plans somptueux donnent une vision complète du joyau architectural, ce nouveau volet de la collection « Monuments éternels » ne se contente pas d’offrir un panorama spectaculaire de l’édifice. À la fois récit héroïque et enquête historique, il restitue la complexité du Colisée dans ses dimensions techniques, artistiques et humaines, dressant le portrait en creux de l’époque qui l’a vu naître. S’appuyant sur des expériences in situ ou des reconstitutions grandeur nature, archéologues et historiens en dévoilent les coulisses. Ils décryptent la véritable nature du monument : un outil médiatique au service du pouvoir impérial.

Réalisation : Pascal Cuissot, Gary Glassman

Pays : France

Année : 2013

. Le faussaire de Vermeer (France 5, 03/02/2019, 52 min)

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Monuments Men, un groupe de spécialistes de l’art chargé de retrouver les oeuvres dérobées par les nazis, découvrent un tableau de Vermeer inconnu jusqu’ici : «Le Christ et la femme adultère». Ils remontent la piste de la toile jusqu’en Hollande où Han van Meegeren, un peintre et marchand d’art, est arrêté et inculpé de pillage des trésors nationaux. Celui-avoue alors qu’il est l’auteur du tableau retrouvé. Il affirme également avoir peint quelques dizaines d’autres faux Vermeer, dont certains sont accrochés dans de grands musées et d’autres sont exposés dans les salons de collectionneurs, parmi lesquels Herman Goering.

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. Berlin Les trésors de l’île aux musées (ARTE, 53 min, 01/02/2019)

À Berlin, l’île aux musées foisonne d’objets précieux venus du monde entier. Dans ce quartier historique donnant sur la Spree, dix-neuf musées nationaux, bibliothèques, archives et centres de recherche offrent un panorama unique sur l’histoire de l’humanité, de l’âge de pierre à l’époque contemporaine.

Le réalisateur Dag Freyer dévoile les secrets d’œuvres emblématiques et présente l’immense travail des muséologues.

Réalisation : Dag Freyer

Pays : Allemagne

Année : 2017

. Egon Schiele Arte (55 min, jusqu’au 19/11/2018)

Jugé dérangeant, voire obscène, par ses contemporains, son travail est considéré aujourd’hui comme l’une des oeuvres majeures de la Sécession viennoise. Ce documentaire revisite la vie du peintre Egon Schiele (1890-1918).

Emporté par la grippe espagnole en 1918, Egon Schiele eut une vie tourmentée. Sorti révolté et sans diplôme en 1909 de l’Académie des beaux-arts de Vienne, dont il avait, trois ans plus tôt, réussi brillamment le concours, le jeune peintre s’émancipe en fondant la Neukunstgruppe, un « groupe pour le nouvel art » qui annonce l’expressionnisme. Doté d’un sens aigu de l’observation et d’une maîtrise parfaite du dessin des corps, surtout féminins, il bouscule les conventions en tordant les silhouettes et les visages de ses modèles. Jugé dérangeant, voire obscène, par ses contemporains, son travail, considéré aujourd’hui comme l’une des œuvres majeures de la Sécession viennoise, ne sera tiré de l’oubli que dans les années 1950, grâce au collectionneur Rudolf Leopold.

Le documentaire en replay: 


Portrait captivant
À l’occasion de l’exposition que lui consacre la Fondation Louis Vuitton, ce documentaire se penche sur l’œuvre d’Egon Schiele au travers de ses relations avec ses proches, de ses rencontres amicales et amoureuses, et de ses découvertes artistiques (dont celle de Rimbaud). Arpentant les lieux où vécut le peintre, de Tulln an der Donau, où il naquit en 1890, à la capitale autrichienne où son atelier jouxtait celui de Klimt, en passant par la prison tchèque de Cesky Krumlov, où il fut brièvement incarcéré en 1912 pour « diffusion de dessins offensant la pudeur« , des historiens de l’art, comme Jean Clair, et des spécialistes éclairent ses toiles et ses dessins à l’aune des événements méconnus de sa fulgurante existence.

Réalisation : Herbert Eisenschenk

Pays : Allemagne

Année : 2017

. Monuments sacrés – Églises La quête de la lumière, ARTE, 89 min (jusqu’au 01/02/2019)

Un voyage autour du monde à la découverte des chefs-d’oeuvre de l’architecture chrétienne : le Saint-Sépulcre à Jérusalem, le Mont-Saint-Michel, la cathédrale Notre-Dame de Chartres, le Duomo de Florence, la cathédrale de Séville, et la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux de Moscou.

Formant une secte dissidente du judaïsme à ses débuts, le christianisme s’est pratiqué en secret pendant trois siècles. Lorsque Constantin l’érige en religion officielle de l’Empire romain, la nécessité de construire des monuments adaptés s’impose. En 326, à Jérusalem, le Saint-Sépulcre, épicentre de la chrétienté abritant le tombeau vide du Christ, sort de terre sur la colline du Golgotha. D’autres lieux de pèlerinage éclosent bientôt en Occident, à l’image du Mont-Saint-Michel – dont les premières fondations datent du VIIIe siècle – et de son mille-feuille architectural superposant lignes romanes et « Merveille » gothique. En France toujours, la cathédrale Notre-Dame de Chartres, édifiée à partir de 1184, offre une illustration étincelante du style gothique, auquel se mêlent des symboles antiques, dans un mouvement d’ouverture au savoir profane qui place l’homme au centre du monde. Cette pensée humaniste connaîtra son apogée durant la Renaissance italienne, qui voit naître le Duomo de Florence (la cathédrale Santa Maria del Fiore), grandiose matérialisation de la révolution intellectuelle et artistique à l’œuvre. À la même époque, à Séville, les catholiques espagnols bâtissent sur l’emplacement de la grande mosquée almohade, dont ils conservent des éléments, une monumentale cathédrale (Notre-Dame du Siège) qui exprime, sous un déluge d’or du Nouveau Monde, la puissance religieuse et politique du royaume. Sur la place Rouge à Moscou, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, construite par le tsar Ivan le Terrible pour célébrer sa victoire militaire contre les Tatars en 1522, est considérée comme le joyau du christianisme orthodoxe.

Que la lumière soit
Convoquant historiens, architectes et restaurateurs, ce second volet de la collection « Monuments sacrés » dévoile les spécificités et secrets de célèbres édifices chrétiens, témoins immortels du génie des bâtisseurs, qui ont repoussé les limites de la science pour tutoyer les cieux, dompter la lumière et affirmer ainsi la puissance de l’Église tout en accompagnant l’élévation spirituelle des fidèles.

Réalisation : Bruno Victor-Pujebet

Pays : France

Année : 2017

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. Monuments sacrés – Mosquée Art et espace, ARTE, 89 min (jusqu’au 01/02/2019)

Un voyage autour du monde à la découverte des édifices cultuels les plus beaux des grandes religions. Ce volet propose la visite éclairée de six joyaux de l’art sacré musulman, à Jérusalem, à Cordoue, au Caire, à Istanbul, à Ispahan et à Delhi.

Dernier-né des trois religions monothéistes, l’islam a vu le jour au VIIe siècle à La Mecque, dans la péninsule arabique. À la mort du prophète Mahomet, en 732, ses disciples se lancent à la conquête de Jérusalem, la ville sainte des juifs et des chrétiens. Sur la colline où Abraham aurait dû sacrifier son fils, en surplomb du mur des Lamentations et du Saint-Sépulcre, le calife omeyyade Abd al-Malik fait ériger le dôme du Rocher. Pour marquer les esprits, l’immense édifice est ouvert aux hommes et aux femmes de toutes les croyances. Alors que l’islam continue de s’étendre vers l’ouest jusqu’à l’Atlantique, les Omeyyades sont décimés par leurs rivaux abbassides. Seule leur reste la péninsule Ibérique, où le prince Abd al-Rahman Ier a trouvé refuge. Sur les rives du fleuve Guadalquivir, celui-ci fonde en 785 un nouveau royaume. À Cordoue, il fait ériger une splendide mosquée, devenue église à partir du XIIIe siècle. À sa suite, entre le IXe et le XVIIe siècle, d’autres souverains musulmans vont affirmer leur pouvoir par la construction de mosquées : au Caire, sous l’impulsion du gouverneur Ahmad ibn Tulun ; à Istanbul, sous le règne de Soliman le Magnifique ; à Ispahan, sous celui du shah Abbas Ier, de la dynastie perse des Safavides ; et à Delhi, où le shah Jahan, grand empereur moghol, confie à l’architecte du Taj Mahal la construction de la Jama Masjid, la plus grande mosquée de toute l’Inde.

Prouesses techniques
Du Proche-Orient aux confins de l’Asie, de l’Andalousie aux rives du Bosphore, ce premier volet de la collection « Monuments sacrés » nous entraîne à la découverte de six des plus grands joyaux de l’art islamique sacré. Mettant en lumière les prouesses techniques et artistiques déployées pour ériger, décorer et embellir ces chefs-d’œuvre, le documentaire s’appuie sur les éclairages de nombreux spécialistes : historiens, historien de l’art, architecte, artisans, restaurateurs. Richement illustré et doublé d’un récit sur l’expansion de l’islam pendant près d’un millénaire – au travers des luttes d’influence, des conquêtes et des croisements de cultures –, un voyage architectural et historique captivant.

Réalisation : Bruno Ulmer

Pays : France

Année : 2018

Site web ARTE  Site web de la série Monuments sacrés

. Monuments sacrés – Synagogues Absence et présence, ARTE, 91 min (jusqu’au 05/02/2019)

Un voyage à la découverte des synagogues, témoins de l’histoire du peuple juif : le Kotel, le « mur » en hébreu, à Jérusalem ; la Ghriba à Djerba, en Tunisie ; les synagogues de Cordoue et Tolède, en Andalousie ; le ghetto de Venise ; la somptueuse synagogue portugaise à Amsterdam ; la Dohany à Budapest ; et la synagogue Beth Sholom conçue par Frank Lloyd Wright à Philadelphie.

De la Terre sainte aux quatre coins du monde, les synagogues, dont quelques-unes seulement ont traversé les siècles, reflètent l’histoire tragique du peuple juif, tenu à la discrétion voire à l’invisibilité pour survivre. À Jérusalem, berceau de la première religion monothéiste, sur le mont Moriah, le Premier Temple, érigé par le roi Salomon, fut détruit par les Babyloniens au VIe siècle avant J.-C., et seul le Kotel, le « mur » en hébreu, lieu sacré entre tous, témoigne encore du Second Temple, anéanti par les Romains. Contraints à l’exode, certains juifs fuient à Djerba, en Tunisie, où les plans des synagogues se calquent alors sur ceux des mosquées. La plus ancienne, la Ghriba abrite encore des reliques de Jérusalem. En Andalousie, lors de la florissante époque arabe, les Sépharades (« Espagnols » en hébreu) érigent à Cordoue et Tolède de somptueux édifices, témoins de leur prospérité. Mais la Reconquista entraîne le déclin de leur communauté, quand l’Inquisition les pousse à un nouvel exil. Dans le ghetto de Venise, la diaspora cache les fastes de ses lieux de culte derrière d’humbles façades. À Amsterdam à l’inverse, la somptueuse synagogue portugaise traduit la sérénité des juifs au cours de l’âge d’or hollandais. Deux siècles plus tard, à Budapest, la communauté, qui s’impose dans la finance, la politique et la culture, proclame sa volonté d’intégration et son optimisme avec la Dohany, impressionnante synagogue au style hybride, l’une des rares à échapper à la destruction nazie. Alors que les juifs trouvent refuge au Nouveau Monde, Frank Lloyd Wright conçoit à Philadelphie la synagogue Beth Sholom, vaisseau moderniste de lumière qui révolutionne l’art de ces bâtiments sacrés et affirme la visibilité de la communauté.

L’importance de la mémoire
Croisant l’histoire et l’architecture des lieux de culte du peuple juif, ce nouvel épisode de la collection « Monuments sacrés » propose une visite, savamment guidée, des synagogues à travers le monde, et s’attache à décrypter les relations complexes entre la diaspora et ses pays d’accueil. Le film montre aussi combien le judaïsme s’appuie d’abord sur la mémoire, le sacré s’incarnant également dans la communauté au travers de l’engagement, la créativité et la transmission.

Réalisation : Celia Lowenstein

Pays : France

Année : 2018

Site web ARTE  Site web de la série Monuments sacrés

. La magie des grands musées, Le musée d’Histoire de l’art, Vienne (ARTE, 53 min, jusqu’au 07/01/2019)

La styliste Vivienne Westwood nous fait découvrir le musée d’Histoire de l’art de Vienne qui a été conçu pour abriter la collection d’art impérial des Habsbourg, parmi laquelle figurent les  tableaux inestimables de Vermeer, Bruegel l’Ancien, Rembrandt, Vélásquez, Raphaël, ou encore Le Caravage.

Inauguré en 1891 par l’empereur François-Joseph, le musée d’Histoire de l’art de Vienne a été conçu pour accueillir la collection d’art impérial. Au cours de leur règne, les Habsbourg ont en effet collectionné plus de 700 000 œuvres d’art, soigneusement sélectionnées selon les goûts de la maison souveraine, mais aussi selon les exigences des relations familiales dynastiques et de la politique européenne de l’époque. On retrouve parmi ces trésors de l’identité européenne des tableaux inestimables de Vermeer, Bruegel l’Ancien, Rembrandt, Vélásquez, Raphaël, ou encore Le Caravage. Au cours de son histoire mouvementée, le musée a traversé des crises et des guerres – les dommages causés au bâtiment durant l’ère nationale-socialiste ont nécessité l’évacuation de nombreuses toiles. En compagnie de Vivienne Westwood.

Extrait: « La Tour de Babel » de Bruegel l’Ancien présenté par Vivienne Westwood – Musée d’histoire de l’art, Vienne (3 min)

Réalisation TV : Kurt Mayer

Pays : Allemagne

Année : 2018

Page web ARTE

. Les petits secrets des grands tableaux: La vie mélangée, Vassily Kandinsky, 1907 (ARTE, 27 min, jusqu’au 23/01/2019)

L’histoire de l’art comme vous ne l’avez jamais vue, entre innovation numérique et décryptage ludique. Feu d’artifice de touches colorées, hymne à une culture populaire que Kandinsky a découverte lors d’un voyage dans la Russie profonde, le tableau « La vie mélangée » (1907) contient en germe tous les éléments de l’invention picturale majeure dont l’artiste sera l’auteur : l’abstraction.

Le dernier épisode de la série Les petits secrets des grands tableaux est consacré au tableau La vie mélangée (1907), de Wassily Kandinsky. Sur la toile, une foule dense mêle gens du peuple, figures légendaires, saints protecteurs et madones russes. Feu d’artifice de touches colorées, hymne à une culture populaire que le peintre a découverte lors d’un voyage dans la Russie profonde, le tableau contient en germe tous les éléments de l’invention picturale majeure dont Kandinsky sera l’auteur : l’abstraction.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2013

  • « Venise l’insolente » (ARTE, 52 min, jusqu’au 26/01/2019)

En écho à l’exposition du Grand Palais « Éblouissante Venise !« , une traversée de la Sérénissime au XVIIIe siècle, cité d’audaces et de plaisirs à la foisonnante scène artistique : Vivaldi, Farinelli, Tiepolo père et fils, Canaletto, Longhi, Guardi ou encore Goldoni et Casanova !

De tout temps, Venise a fasciné. Aucune cité n’a suscité autant de rêves, de désirs et de fantasmes. Merveille d’architecture, empire commercial et reine des mers, elle a concentré en son sein les plus grands artistes, lesquels ont contribué à son rayonnement à travers le monde. Au XVIIIe siècle, au crépuscule de sa puissance et de sa splendeur, la Sérénissime, qui affirme fièrement son statut de république, déborde de vitalité. Vivaldi, Farinelli, Tiepolo père et fils, Canaletto, Longhi, Guardi ou encore Goldoni et Casanova participent au bouillonnement fiévreux qui s’est emparé de la ville. Libertine et insolente, transgressive et créative, Venise s’enivre de fêtes et de carnavals, jusqu’à ce que Bonaparte conquière la ville en 1797.

Extrait du documentaire:

Pleins feux
Au travers de ses arts foisonnants, ce documentaire captivant restitue les plus grands moments de l’histoire de la Sérénissime alors qu’elle danse sur un volcan, avant son inexorable déclin. Un hommage éblouissant à la prodigieuse beauté de la cité italienne, à laquelle le Grand Palais consacre une exposition jusqu’au 21 janvier 2019.

Réalisation : Laurence Thiriat

Pays : France

Année : 2018

Page web d’ARTE

. Art Stories, l’âme des monuments; Chapelles de pouvoir ((jusqu’au 26/12/2018)

Redécouvrir l’art européen au fil d’une exploration de grands lieux du patrimoine architectural. Au nom de leur foi, l’empereur Charlemagne et Roger II, premier roi normand de Sicile, ont fait ériger deux majestueux édifices cultuels : la cathédrale d’Aix-la-Chapelle pour le premier et la chapelle palatine à Palerme pour le second.

En s’appuyant sur la vision de leurs créateurs et sur l’éclairage de spécialistes, cette série offre une immersion inédite au cœur des monuments et sites européens les plus prestigieux. Aujourd’hui : au nom de leur foi, l’empereur Charlemagne et Roger II, premier roi normand de Sicile, ont fait ériger deux majestueux édifices cultuels : la cathédrale d’Aix-la-Chapelle pour le premier et la chapelle palatine à Palerme pour le second. Pour bâtir ces deux monuments, qui affirment les pouvoirs temporel et spirituel des souverains, les matériaux les plus nobles et les techniques les plus complexes de leur époque ont été utilisés.Réalisation : Philipp Mayrhofer

Auteur : Nadja Dumouchel, Clément Cogitore

Pays : France

Année : 2018

Site web ARTE  Site web de la série art stories l’âme des monuments

. Jean-Michel Basquiat La rage créative Arte (54 min, jusqu’au 17/11/2018)

L’oeuvre du peintre Jean-Michel Basquiat, mort d’une overdose en 1988 à seulement 27 ans, bat aujourd’hui des records dans les salles de vente. Retour sur le parcours atypique d’un gosse de Brooklyn devenu superstar.

Le documentaire en replay: 

Étoile filante de la scène artistique new-yorkaise, Jean-Michel Basquiat, mort d’une overdose en 1988 à seulement 27 ans, est considéré comme l’un des artistes américains les plus influents et les plus prolixes de la fin du XXe siècle. Il a, notamment, fait entrer le graff et la culture de la rue dans les musées. Parmi les milliers de toiles et de dessins qu’il a réalisés, certains se vendent aujourd’hui, trente ans après sa disparition, pour des dizaines de millions de dollars. Attiré par la culture underground post-punk de Basquiat, Andy Warhol a offert au jeune artiste un accès privilégié à la célébrité. Ce documentaire explore son amitié ambivalente avec son mentor, et tente de percer les mystères qui entourent encore son personnage. Basquiat était-il un génie torturé et autodestructeur, à l’instar d’un Van Gogh, ou fut-il entraîné malgré lui dans la spirale mortifère de la gloire et de ses excès ?

L’exposition « Basquiat. Boom for Real » est à voir à la Schirn-Kunsthalle de Francfort jusqu’au 27 mai 2018. La Fondation Louis Vuitton à Paris proposera également une rétrospective Basquiat du 3 octobre 2018 au 19 janvier 2019.

Réalisation : David Shulman

Pays : Royaume-Uni

Année : 2017

. Les petits secrets des grands tableaux La tentation de saint Antoine, Jérôme Bosch, 1501 Arte (27 min, jusqu’au 12/12/2018)

L’imagerie foisonnante du peintre néerlandais Jérôme Bosch (1450-1516) atteint son apogée dans le triptyque allégorique de « La tentation de saint Antoine », démarré en 1501 et présentant trois moments de la vie de l’ermite, qui passe pour avoir résisté pendant plus d’un siècle aux tentations, pièges et violences du diable.

Le documentaire en replay: 

Au crépuscule du Moyen Âge, la population des Pays-Bas subit de terribles famines, épidémies et inondations. La peur du châtiment martelé par une Église corrompue la hante. Pour guérir ce monde défiguré par la souffrance et la fièvre, Bosch déploie dans cette toile un spectaculaire univers symbolique peuplé de centaines de créatures fantastiques. Armé de son pinceau, il tente de dompter ses funestes démons.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2015

. Les petits secrets des grands tableaux Les noces de Cana, Paul Véronèse, 1563 Arte (27 min, jusqu’au 07/12/2018)

L’histoire de l’art comme vous ne l’avez jamais vue. « Les noces de Cana », célèbre tableau avec lequel Paul Véronèse transpose le récit biblique du premier miracle du Christ (la transformation de l’eau en vin) sur la scène d’un fastueux banquet vénitien. Un trompe-l’oeil aux couleurs chatoyantes, avec quelque 133 personnages.

Le documentaire en replay: 

Le tableau de Véronèse chante la gloire de la Sérénissime, cosmopolite et libre, terre d’accueil des plus grands artistes, affichant une insolente indépendance vis-à-vis de Rome et du pape. Ce mélange entre sacré et profane, typique de l’art de Véronèse, constitue l’une des dernières images triomphantes du peintre. Car l’Inquisition interdira bientôt le déploiement débridé de son art.

Réalisation :Carlos Franklin

Pays :France

Année :2013

. Art Stories, l’âme des monuments; L’aventure des fresques (jusqu’au 25/12/2018)

En cinq épisodes thématiques, cette série propose de (re)découvrir l’histoire de l’art européen au fil d’une exploration cinématographique de grands lieux du patrimoine architectural. Aujourd’hui : des œuvres pariétales de la grotte Chauvet aux audaces de Giotto dans la basilique Saint-François à Assise, en passant par les fresques antiques de Pompéi.

En s’appuyant sur la vision de leurs créateurs et sur l’éclairage de spécialistes, cette série offre une immersion inédite au cœur des monuments et sites européens les plus prestigieux.

Aujourd’hui : des œuvres pariétales de la grotte Chauvet aux audaces de Giotto dans la basilique Saint-François à Assise, qui préfigurent l’art de la Renaissance, en passant par les fresques antiques de Pompéi, les chefs-d’œuvre de la peinture murale nous invitent à remonter le temps pour découvrir la vie et les récits mythologiques de nos ancêtres.

Réalisation : Philipp Mayrhofer

Auteur : Nadja Dumouchel, Clément Cogitore

Pays : France

Année : 2018

La magie des grands musées, Le Musée d’Orsay, Paris (ARTE, 53 min, jusqu’au 31/12/2018)

Visite guidée du musée d’Orsay, à Paris, en compagnie de la chorégraphe Sasha Waltz qui commente avec sensibilité des oeuvres emblématiques : l' »Olympia » de Manet, « Les nénuphars » de Monet ou « L’origine du monde » de Courbet.

Ouvert en 1986 dans la gare désaffectée du même nom, une innovation architecturale en soi, le musée d’Orsay, spécialisé dans l’art du XIXe siècle, abrite la plus importante collection impressionniste au monde. Au travers de la peinture et de la sculpture, mais aussi du mobilier, il offre un extraordinaire voyage au cœur d’une période charnière, celle de l’irruption de la modernité et des bouleversements sociaux qu’elle entraîne. La chorégraphe Sasha Waltz, guide des lieux, commente avec sensibilité des œuvres emblématiques : l’Olympia de Manet, Les nénuphars de Monet ou L’origine du monde de Courbet. Les interventions de nombreux experts, parmi lesquels Laurence des Cars, la directrice de l’établissement, complètent cette captivante visite.

Extrait: « L’origine du monde » de Gustave Courbet présenté par Sasha Waltz – Musée d’Orsay, Paris (3 min)

Extrait: « Les Nymphéas » de Claude Monet présenté par Sasha Waltz – Musée d’Orsay, Paris (3 min)

Réalisation : Julie Kirchhoff

Pays : Allemagne

Année : 2018

Page du site web d’Arte

. Science grand format: le Temple de Karnak, joyau des Pharaons (jusqu’au 15/12/2018)

de : Martin Gorst 92min 2018 tous publics

Lien vers le replay

Dans la ville de Thèbes se trouve le temple de Karnak, le plus grand centre religieux de l’Egypte ancienne qui, il y a 3400 ans, revêtait une dimension sacrée pour les pharaons. La construction du complexe s’est étalée sur plus de deux millénaires. Ici, les obélisques rappellent l’immense puissance des pharaons. Ces monolithes, taillés dans la pierre la plus dure, dominent toujours le site de Karnak. Mais comment étaient-ils façonnés puis dressés ? Pour en percer les mystères, l’archéologue Adel Kelany et son équipe tentent de reproduire la méthode des anciens carriers pour extraire et ériger ces gigantesques blocs de granit.

. Expédition « Modernes » Sur les traces de l’art oublié (ARTE, 53 min, jusqu’au 17/12/2018)

Comme Picasso, de nombreux artistes du XXe siècle ont été influencés par l’art dit primitif. Quelle place lui donner dans nos institutions culturelles ? Pour répondre à cette question, Nicola Graef et Susanne Brand entreprennent un voyage à la rencontre d’artistes et de chercheurs qui envisagent d’autres manières de transmettre l’histoire de l’art.

Jeune peintre, Pablo Picasso visitait régulièrement à Paris le palais du Trocadéro, qui abritait alors le Muséum ethnographique des missions scientifiques. Fasciné par les sculptures africaines, il a puisé dans leur langage formel abstrait le moyen d’exprimer sa propre notion du temps. L’Espagnol, devenu par la suite l’un des artistes majeurs du XXe siècle, doit ainsi beaucoup à ses devanciers africains, dont il ne connaissait ni les noms ni les trajectoires. À son image, de nombreux autres créateurs ont été influencés par l’art dit primitif. Dans quelle mesure avons-nous pu accepter l’impact positif de ces œuvres sur le développement de l’art moderne tout en les conservant dans des collections ethnographiques dédiées ? Pour répondre à cette question, Nicola Graef et Susanne Brand entreprennent un voyage à la rencontre d’artistes et de chercheurs qui envisagent d’autres manières de transmettre l’histoire de l’art.

Réalisation : Nicola Graef, Susanne Brand

Pays : Allemagne

Année : 2018

. L’Enfer de Dante (ARTE, 52 min, jusqu’au 20/12/2018)

Grande source d’inspiration en art et monument incontestable de la littérature classique, « la Divine Comédie » serait au fondement même de la langue italienne. Ce documentaire offre une relecture de cette oeuvre en osant un rapprochement saisissant avec l’enfer vécu actuellement par les migrants ainsi qu’un portrait fascinant de Dante.

Élu au Conseil des Cent de Florence, Dante Alighieri (1265-1321) eut la mauvaise idée de choisir le camp des gibelins, favorables au pouvoir du Saint Empire romain germanique, contre celui des guelfes, partisans du pape. Condamné au bûcher, il réussit à y échapper et vécut ensuite en banni. Errant dans une Italie en guerre, il y connut toutes les horreurs et turpitudes dont l’être humain est capable. C’est au cours de ses pérégrinations qu’il écrivit La divine comédie. Aujourd’hui encore, ses descriptions de l’enfer, du purgatoire et du paradis sont si plastiques et évocatrices qu’elles continuent d’inspirer peintres, écrivains et cinéastes. L’œuvre de Dante est par ailleurs fondatrice de la langue italienne et de son parler populaire – contrairement au latin, apanage des clercs et des érudits.

Enfer contemporain
En partant d’une édition rarissime de La divine comédie conservée à Hambourg et émaillée de citations, le film met en exergue ce qui peut représenter l’enfer aujourd’hui : les bateaux de migrants surchargés et les cadavres sur les plages de Lampedusa.

Réalisation : Christiane Schwarz

Pays : Allemagne

Année : 2015

. La magie des grands musées, Le Musée du Prado, Madrid (ARTE, 53 min, jusqu’au 24/12/2018)

Depuis deux siècles, le Musée du Prado rend accessibles les chefs-d’oeuvre collectionnés par les Habsbourg et les Bourbons, parmi lesquels des tableaux signés Titien, Rubens, Vélasquez, Bosch ou Goya. En compagnie de la mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato, une découverte passionnante de ces toiles emblématiques.

Avec ses trois millions de visiteurs annuels, le Prado est l’un des monuments phares de la capitale espagnole, et l’une des plus importantes pinacothèques au monde. L’institution, qui fêtera son bicentenaire en 2019, est devenue dès son ouverture l’archétype du grand musée national en rendant accessibles au public des chefs-d’œuvre de l’art européen collectionnés par les Habsbourg et les Bourbons, parmi lesquels des tableaux signés Titien, Rubens, Vélasquez, Bosch ou Goya. En compagnie de la mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato, une découverte passionnante des toiles emblématiques et des petits secrets de ce grand musée.

Réalisation : Ralf Pleger

Pays : Allemagne

Année : 2018

. Art Stories, l’âme des monuments; le monde du théâtre (jusqu’au 24/12/2018)

En cinq épisodes thématiques, cette série propose de (re)découvrir l’art européen au fil d’une exploration de grands lieux du patrimoine architectural. Ce volet explore les lieux théâtraux, avec le Théâtre antique grec à Delphes et Athènes, le Théâtre du Globe de Shakespeare à Londres et l’Opéra de Wagner à Bayreuth.

Réalisation : Philipp Mayrhofer

Auteur : Nadja Dumouchel, Clément Cogitore

Pays : France

. « La La La » (France 5, 52 min, jusqu’au 2/12/2018)

Et si, contrairement à une idée reçue, ce n’était pas la parole qui avait d’abord manqué au cinéma mais la musique ? Le cinéma a très tôt inventé un genre, inspiré de la scène : la comédie musicale. La comédie musicale est une sorte de fluide magique, capable de s’infiltrer partout, et surtout dans nos mémoires. Comment oublier les jambes de Cyd Charisse, les kaléïdoscopes de Busby Berkeley, Fred Astaire, Gene Kelly, les ballets d’Esther Williams, le déhanché de Travolta, le tango noir de « Chicago » ou le récent succès planétaire de « La La Land » ?

Lien vers le replay

La comédie musicale a certes vécu ses heures de gloire, son âge d’or, à Hollywood, des années 30 aux années 50. Mais le récent succès de « La La Land » nous montre que l’engouement pour le genre est toujours là. Et que dire de Bollywood et de ses airs enchantés, ses couleurs, qui font de l’Inde le premier pays producteur mondial de films ? Enfin, que serait la comédie musicale sans les films de notre enchanteur français, Jacques Demy ?

de : Eric Bitoun
52min 2018 tous publics

EMISSION

Avec 10 millions d’entrées, le Louvre vient de devenir le musée le plus visité au monde ! Partout, la fréquentation explose et de nouveaux musées, toujours plus spectaculaires, voient le jour chaque mois ! Cette semaine, « Stupéfiant ! » cherchera à comprendre cette « folie musée ». Pourquoi le public se presse-t-il comme jamais dans ces institutions ? Pourquoi y a-t-il de plus en plus de fondations privées ?   Le magazine vous emmènera également au Qatar, en pleine conquête du monde de l’art. L’émirat vient d’inaugurer son Musée national, dessiné par Jean Nouvel. Vous découvrirez celle qui incarne cette conquête : Sheikha al Mayassa, alias « Culture Queen » ! Enfin, direction New York, où « Stupéfiant ! » a eu accès aux coulisses les plus impressionnantes de cette « ville-musée » par excellence !

Lien vers le programme

  • FILM

. Francofonia, le Louvre sous l’Occupation (ARTE, jusqu’au 8/05/2019)

Revisitant une page sombre de l’histoire du musée du Louvre, le cinéaste russe Alexandre Sokourov (« Mère et fils », « Moloch ») interroge la place et le rôle de l’art en Occident. Un film historique d’une audacieuse originalité.

En juin 1940, l’armée allemande entre dans Paris, déclaré « ville ouverte ». Conservateur en chef, avant-guerre, du patrimoine culturel rhénan, le comte Franz Wolff-Metternich y est nommé directeur du Kunstschutz, la commission de la Wehrmacht pour la protection des œuvres d’art. Les dignitaires nazis ayant décidé de s’emparer des pièces les plus remarquables des territoires occupés, Wolff-Metternich réserve l’une de ses premières visites parisiennes à Jacques Jaujard, le directeur du musée du Louvre. Mais la célèbre institution est un écrin presque vide. Quelques mois avant que le conflit n’éclate, Jaujard a fait transférer loin de la capitale des milliers d’œuvres. Parmi ces inestimables trésors, la Victoire de Samothrace et La Joconde. Wolff-Metternich et Jaujard vont s’accorder pour les protéger…

Mélancolique et lyrique
Après son Arche russe, immersion virtuose dans les collections du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, Alexandre Sokourov s’empare d’un moment éprouvant de l’histoire du Louvre pour questionner le rôle de l’art en Occident, le sentiment européen, revisiter les guerres (napoléoniennes, la Première et la Seconde Guerre mondiales) et leur cohorte de tragédies et de spoliations artistiques. Avec une grande créativité formelle, le cinéaste russe assemble dans un audacieux patchwork réflexions en voix off, séquences métaphoriques (une Marianne en bonnet phrygien déambulant dans les allées du Louvre), événements historiques (extraits de films, de reportages d’actualité, photos), scènes reconstituées et interprétées par des comédiens (Louis-Do de Lencquesaing et Benjamin Utzerat, tous deux parfaits), et plans amoureux sur des pièces maîtresses qui ont fait la renommée mondiale du grand musée parisien. Tout à la fois personnel, informatif, original, mélancolique et lyrique, son récit emporte le spectateur de l’aile Visconti aux salons du Second Empire, de la cour carrée au bureau de Jacques Jaujard, dans un éblouissant voyage où le passé le plus sombre conserve l’écho d’un présent éternel.

Réalisation :Alexander Sokurow

Pays : France, Allemagne, Pays-Bas

Année : 2013

site web

  • Reportages TV

Victor Vasarely : lumière sur le maître de l’illusion (France 2, 2 min 30, février 2019)

Regarder un tableau de Victor Vasarely, c’est une expérience sensorielle à elle toute seule. Il y a des creux, des bosses, des gouffres infinis qui nous aspirent, et même si la surface est plane, c’est comme si on mettait des lunettes 3D. Victor Vasarely c’est l’inventeur de l’art optique. Au départ, c’était un graphiste de publicité déjà très doué pour les effets visuels.

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