A VOIR OU REVOIR ! La sélection des programmes TV du CLIC France (archives)

L’enfer de Dante, les comédies musicales, le musée du Prdao, Mapplethorpe, les fresques, Egon Schiele et Basquiat, l’île aux musée de Berlin, l’art primitif, le nouveau Nausicaa, Art et scandales, de nouveaux petits secrets des grands tableaux … le CLIC France sélectionne et vous conseille des programmes TV diffusés sur ARTE ou France Télévisions.

EMISSION

Avec 10 millions d’entrées, le Louvre vient de devenir le musée le plus visité au monde ! Partout, la fréquentation explose et de nouveaux musées, toujours plus spectaculaires, voient le jour chaque mois ! Cette semaine, « Stupéfiant ! » cherchera à comprendre cette « folie musée ». Pourquoi le public se presse-t-il comme jamais dans ces institutions ? Pourquoi y a-t-il de plus en plus de fondations privées ?   Le magazine vous emmènera également au Qatar, en pleine conquête du monde de l’art. L’émirat vient d’inaugurer son Musée national, dessiné par Jean Nouvel. Vous découvrirez celle qui incarne cette conquête : Sheikha al Mayassa, alias « Culture Queen » ! Enfin, direction New York, où « Stupéfiant ! » a eu accès aux coulisses les plus impressionnantes de cette « ville-musée » par excellence !

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  • FILM

. Francofonia, le Louvre sous l’Occupation (ARTE, jusqu’au 8/05/2019)

Revisitant une page sombre de l’histoire du musée du Louvre, le cinéaste russe Alexandre Sokourov (« Mère et fils », « Moloch ») interroge la place et le rôle de l’art en Occident. Un film historique d’une audacieuse originalité.

En juin 1940, l’armée allemande entre dans Paris, déclaré « ville ouverte ». Conservateur en chef, avant-guerre, du patrimoine culturel rhénan, le comte Franz Wolff-Metternich y est nommé directeur du Kunstschutz, la commission de la Wehrmacht pour la protection des œuvres d’art. Les dignitaires nazis ayant décidé de s’emparer des pièces les plus remarquables des territoires occupés, Wolff-Metternich réserve l’une de ses premières visites parisiennes à Jacques Jaujard, le directeur du musée du Louvre. Mais la célèbre institution est un écrin presque vide. Quelques mois avant que le conflit n’éclate, Jaujard a fait transférer loin de la capitale des milliers d’œuvres. Parmi ces inestimables trésors, la Victoire de Samothrace et La Joconde. Wolff-Metternich et Jaujard vont s’accorder pour les protéger…

Mélancolique et lyrique
Après son Arche russe, immersion virtuose dans les collections du musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, Alexandre Sokourov s’empare d’un moment éprouvant de l’histoire du Louvre pour questionner le rôle de l’art en Occident, le sentiment européen, revisiter les guerres (napoléoniennes, la Première et la Seconde Guerre mondiales) et leur cohorte de tragédies et de spoliations artistiques. Avec une grande créativité formelle, le cinéaste russe assemble dans un audacieux patchwork réflexions en voix off, séquences métaphoriques (une Marianne en bonnet phrygien déambulant dans les allées du Louvre), événements historiques (extraits de films, de reportages d’actualité, photos), scènes reconstituées et interprétées par des comédiens (Louis-Do de Lencquesaing et Benjamin Utzerat, tous deux parfaits), et plans amoureux sur des pièces maîtresses qui ont fait la renommée mondiale du grand musée parisien. Tout à la fois personnel, informatif, original, mélancolique et lyrique, son récit emporte le spectateur de l’aile Visconti aux salons du Second Empire, de la cour carrée au bureau de Jacques Jaujard, dans un éblouissant voyage où le passé le plus sombre conserve l’écho d’un présent éternel.

Réalisation :Alexander Sokurow

Pays : France, Allemagne, Pays-Bas

Année : 2013

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  • DOCUMENTAIRES

. « Une pionnière – Hilma af Klint » (ARTE, 26 min, jusqu’au 24/05/2019)

Portrait de la peintre suédoise Hilma af Klint (1862-1944), pionnière méconnue de l’art abstrait, dont l’oeuvre, conformément à ses souhaits, n’a été rendue publique que vingt ans après sa mort. Habitée par un profond mysticisme, elle transcrivait sur la toile les forces invisibles qu’elle percevait lors de séances de spiritisme.

Peu connue de son vivant, Hilma af Klint (1862-1944), dont l’œuvre, conformément à ses souhaits, n’a été rendue publique que vingt ans après sa mort, connaît aujourd’hui une consécration internationale, avec notamment une rétrospective qui s’achève en avril au Guggenheim de New York. Dès 1906, avant même les premières toiles abstraites de Malevitch et Kandinsky, la diplômée des beaux-arts de Stockholm se consacre entièrement à la peinture non figurative. Influencée par Rudolf Steiner, le fondateur de la Société anthroposophique, et habitée par un profond mysticisme, elle transcrit sur la toile les forces invisibles qu’elle perçoit lors de séances de spiritisme. Celle qui n’aspirait pas à la célébrité léguera ses oeuvres abstraites, qui témoignent d’un remarquable sens de la composition, à son petit-neveu Erik af Klint.

Réalisation : Julia Benkert

Pays : Allemagne

Année : 2018

. L’énigme de la tombe celte (ARTE, 87 min, jusqu’au 21/05/2019)

Un fabuleux voyage en quête de l’ancienne et mystérieuse civilisation celtique, qui part de la découverte, en 2014 dans la banlieue de Troyes, de la tombe du « prince de Lavau ». Qui était ce dignitaire pour mériter une sépulture aussi fastueuse ? Comment des pièces venant d’aussi loin ont-elles pu arriver en Champagne ?

Le « prince de Lavau » a été découvert fin 2014 dans une petite commune champenoise de la banlieue de Troyes, gisant sous un tumulus. Son squelette était paré de riches bijoux et entouré d’objets luxueux, notamment de magnifiques pièces de vaisselle grecques et étrusques. Cette découverte, l’une des plus importantes de l’archéologie européenne ces dernières années, soulève beaucoup de questions : qui était ce dignitaire pour mériter une sépulture aussi fastueuse ? Comment des pièces venant d’aussi loin ont-elles pu arriver en Champagne ? Que signifie la mise en scène de la tombe ? Les analyses indiquent que le prince de Lavau était un Celte du Ve siècle av. J.-C. Or, la civilisation celte de l’âge de fer n’ayant laissé aucune trace écrite, elle garde une grande part de son mystère. Grâce notamment à deux autres tombeaux princiers précédemment mis au jour, l’enquête révèle son organisation géopolitique, au cœur d’un réseau fluvial et routier favorisant le commerce. De fait, les objets retrouvés dans les tombes, qu’il s’agisse de bijoux en ambre de la Baltique ou de coraux de la Méditerranée, montrent l’étendue des échanges européens pratiqués par les Celtes. « Un monde déjà globalisé« , commentent les archéologues.

Drones et dessins

Pour explorer le monde mystérieux de ce fascinant peuple et de son prince défunt, le documentaire d’Alexis de Favitski alterne les interviews d’archéologues, des reconstitutions criantes de réalisme et d’époustouflantes prises de vue des paysages, captées grâce à des caméras embarquées sur des drones. L’utilisation judicieuse du dessin complète cette pédagogie très visuelle. Un palpitant voyage dans le temps de l’Europe celte.

Réalisation : Alexis de Favitski

Pays : France

Année : 2017

L’esprit Bauhaus (1/2)Le nouveau monde (ARTE, 53 min, jusqu’au 7/05/2019)

De sa naissance, il y a un siècle, aux créateurs qui continuent de s’en inspirer, un documentaire passionnant sur ce que fut le Bauhaus et sur sa modernité face aux défis d’aujourd’hui. Ce premier volet retrace la fondation du Bauhaus à Weimar par Walter Gropius, puis son déménagement à Dessau, en 1925, après avoir été chassé par le nouveau gouvernement du Land, dirigé par l’extrême droite.

En 1919, à Weimar, dans la très conservatrice ville de Goethe et de Schiller, l’architecte Walter Gropius, réserviste rescapé des combats de la Grande Guerre, fonde le Staatliches Bauhaus, école d’art et d’artisanat à la fois, dont les disciplines reines seront l’architecture et le design, mais aussi la danse, la scénographie, la mode ou la photographie. Des artistes d’avant-garde, comme les peintres Vassily Kandinsky, Paul Klee ou encore Oskar Schlemmer, également scénographe, vont y enseigner. Et le Bauhaus, littéralement « maison de la construction » ou « du bâtir », reposant sur la pratique, la pluridisciplinarité et la vie communautaire, devient au fil du temps, en même temps qu’une école, une utopie concrète et un mouvement artistique fondateur. L’expérience elle-même a duré moins de quinze ans, puisqu’à leur arrivée au pouvoir les nazis vont fermer l’école. Mais au-delà d’une célébrité qui perdure cent ans après sa création, le Bauhaus continue d’apporter des réponses aux immenses défis urbains et architecturaux, mais aussi démocratiques, du monde contemporain.

En donnant la parole aux artistes, designers et architectes qu’il continue d’inspirer, et en les suivant sur leurs terrains d’expérimentation, de Weimar et Dessau à Medellín, en passant par Marseille et Paris, ce documentaire en deux volets met l’histoire du mouvement en perspective. Radiographie d’une modernité centenaire.

1. Le nouveau monde
Ce premier volet retrace la fondation du Bauhaus, puis son déménagement à Dessau, en 1925, après avoir été chassé de Weimar par le nouveau gouvernement du Land, dirigé par l’extrême droite. Le choix de cette ville de l’ex-RDA fut orienté en partie par la volonté de rapprocher recherche artistique et modes de production industriels. De la cité-jardin construite en 1928 à Dessau par Gropius jusqu’aux créateurs aujourd’hui accueillis en résidence dans l’école, reconstruite à l’identique après la guerre, le film nous plonge dans la vie trépidante et les recherches tous azimuts de ce collectif unique, archives à l’appui.

Réalisation : Thomas Tielsch, Niels Bolbrinker

Pays : Allemagne

Année : 2017

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L’esprit Bauhaus (2/2)Construire le futur (ARTE, 53 min, jusqu’au 8/05/2019)

De sa naissance, il y a un siècle, aux créateurs qui continuent de s’en inspirer, un documentaire passionnant sur ce que fut le Bauhaus et sur sa modernité face aux défis d’aujourd’hui. Ce second volet explore les promesses, mais aussi les impasses de l’urbanisme théorisé par le Bauhaus et par ses contemporains – Le Corbusier, notamment.

En 1919, à Weimar, dans la très conservatrice ville de Goethe et de Schiller, l’architecte Walter Gropius, réserviste rescapé des combats de la Grande Guerre, fonde le Staatliches Bauhaus, école d’art et d’artisanat à la fois, dont les disciplines reines seront l’architecture et le design, mais aussi la danse, la scénographie, la mode ou la photographie. Des artistes d’avant-garde, comme les peintres Vassily Kandinsky, Paul Klee ou encore Oskar Schlemmer, également scénographe, vont y enseigner. Et le Bauhaus, littéralement « maison de la construction » ou « du bâtir », reposant sur la pratique, la pluridisciplinarité et la vie communautaire, devient au fil du temps, en même temps qu’une école, une utopie concrète et un mouvement artistique fondateur. L’expérience elle-même a duré moins de quinze ans, puisqu’à leur arrivée au pouvoir les nazis vont fermer l’école. Mais au-delà d’une célébrité qui perdure cent ans après sa création, le Bauhaus continue d’apporter des réponses aux immenses défis urbains et architecturaux, mais aussi démocratiques, du monde contemporain.

En donnant la parole aux artistes, designers et architectes qu’il continue d’inspirer, et en les suivant sur leurs terrains d’expérimentation, de Weimar et Dessau à Medellín, en passant par Marseille et Paris, ce documentaire en deux volets met l’histoire du mouvement en perspective. Radiographie d’une modernité centenaire.

2. Construire le futur

À la lumière des défis colossaux posés aujourd’hui par la croissance galopante des villes, en Occident comme dans les mégapoles du Sud, ce second volet explore les promesses, mais aussi les impasses de l’urbanisme théorisé par le Bauhaus et par ses contemporains – Le Corbusier, notamment, dont on visite à Marseille la Cité radieuse (1952). Un périple foisonnant entre passé et avenir, qui montre combien l' »esprit Bauhaus », forgé il y a un siècle, demeure malgré tout en prise avec la modernité.

Réalisation : Thomas Tielsch, Niels Bolbrinker

Pays : Allemagne

Année : 2018

. La Villa Médicis, pour l’amour des arts (ARTE, 53 min, jusqu’au 03/04/2019)

La Villa Médicis hébergea des artistes français de renom, parmi lesquels François Boucher, Jean-Honoré Fragonard, ou Jacques-Louis David. Plongée au coeur de l’Académie de France à Rome, une institution unique créée en 1666 par Louis XIV.

C’est à Rome qu’il faut chercher l’un des plus beaux trésors de notre patrimoine national. Du haut de la colline du Pincio, la Villa Médicis, lieu de résidence pour des artistes français, domine la cité éternelle. Créée en 1666 par Louis XIV, l’Académie de France à Rome est à l’origine un lieu d’enseignement des beaux-arts dont les pensionnaires ont pour mission d’égaler les grandes œuvres de l’Antiquité. Au début du XVIIIe siècle, devenue une référence pour toute l’Europe, elle héberge des artistes français de renom : François Boucher, Jean-Honoré Fragonard, Jacques-Louis David, etc. En 1803, Napoléon fait l’acquisition de la Villa Médicis pour y installer l’Académie, à laquelle il donne un nouveau souffle.

Extrait:

Filiations
La Villa Médicis accueille chaque année une douzaine d’heureux élus représentant différentes disciplines artistiques. Ils s’y consacrent en toute liberté à leurs travaux, tout en tissant une filiation avec leurs illustres prédécesseurs, dont la mémoire est partout présente. La caméra pénètre dans les pièces les plus étonnantes de ce palais, telle la « chambre turque », perchée dans les étages, où résida Ingres et qui inspira à Balthus, directeur de l’institution pendant dix-sept ans, le célèbre tableau éponyme. Entre déambulations dans les appartements ou les jardins et conversations avec des pensionnaires, des historiens de l’art, des restaurateurs et des conservateurs, l’une des plus prestigieuses institutions culturelles de l’Europe livre quelques-uns de ses secrets les mieux gardés.

Réalisation : Laurence Thiriat

Pays : France

Année : 2015

page web ARTE

. ‘Les petits secrets des grands tableaux Polichinelle et saltimbanques, Domenico Tiepolo, 1797 (ARTE, 26 min, jusqu’au 03/04/2019)

L’une des toutes dernières fresques peintes par Domenico Tiepolo dans l’intimité de sa villa familiale, au moment où Bonaparte s’empare de la république libre de Venise, est une vibrante métaphore du destin de sa ville. Le carnaval est interdit, et la capitale des plaisirs, qui faisait la fête des semaines durant pour tenter d’oublier son inexorable déclin, doit dire adieu à l’insouciance…

Réalisation : Jivko Darakchiev

Pays : France

Année : 2017

. « Les petits secrets des grands tableaux Le négrier, Turner, 1840 » (ARTE, 26 min,  jusqu’au 10/04/2019)

Trente ans après l’abolition de la traite négrière par le Royaume-Uni, le peintre britannique J. M. W. Turner donne à l’art du paysage une ampleur inédite. Il peint de sa touche tourmentée le portrait d’une Angleterre embrassant les nouveaux paradigmes économiques et scientifiques de la révolution industrielle, prémices d’une future mondialisation aux chaînes non moins sanglantes.

Réalisation : Jivko Darakchiev

Pays : France

Année : 2017

. « L’art de peindre la nuit » (ARTE, 52 min, jusqu’au 15/04/2019)

Comment les peintres ont-ils représenté la nuit à travers l’histoire ? Des oeuvres du Greco et des maîtres du clair-obscur jusqu’aux tableaux de l’exposition « Peindre la nuit » (au Centre Pompidou-Metz), ce documentaire explore un thème universel qui n’a rien perdu de son caractère envoûtant.

Au fil de l’histoire, les artistes ont su mettre la nuit « en lumière », en esquissant des motifs révélés par un clair de lune, un ciel étoilé, une bougie ou même les rayons mystiques d’une lumière divine. Mais avec la révolution industrielle et l’avènement de l’éclairage artificiel, l’univers nocturne change de visage : il cesse d’être le temps du repos et du recueillement pour laisser place à des contrastes plus crus. Comment les artistes se sont-ils emparés de cette révolution, qui a bouleversé leur regard ? Des œuvres du Greco et des maîtres du clair-obscur jusqu’aux tableaux de l’exposition « Peindre la nuit » (présentée au Centre Pompidou-Metz), ce documentaire explore un thème universel qui n’a rien perdu de son caractère envoûtant.

Réalisation : Marion Schmidt

Pays : Allemagne

Année : 2018

. « Les petits secrets des grands tableaux « Men of the Docks », Georges Bellows, 1912 (ARTE, 26 min, jusqu’au 17/04/2019)

Influencé par les expressionnistes allemands et les fauves français, George Bellows est rattaché à la Ashcan School (« école de la poubelle »), principal mouvement pictural aux États-Unis entre les années 1910 et 1930, qui capture la vie quotidienne des classes défavorisées en milieu urbain. Bellows saisit la réalité des marges, des effarés, des faits divers, de la rue.

George Bellows a suivi à New York l’enseignement de Robert Henri, qui intimait à ses élèves « d’oublier l’art et de peindre ce qui vous intéresse dans la vie« . Influencé par les expressionnistes allemands et les fauves français, il est rattaché à la Ashcan School (« école de la poubelle »), principal mouvement pictural aux États-Unis entre les années 1910 et 1930, qui capture la vie quotidienne des classes défavorisées en milieu urbain. Bellows saisit la réalité des marges, des effarés, des faits divers, de la rue. Son œuvre remarquablement dense, alternant matchs de boxe, scènes de misère et paysages enneigés, dresse le portrait d’une société violente, régie par la lutte pour la survie.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2017

. « La magie des grands musées Le musée Munch », Oslo (ARTE, 52 min, jusqu’au 18/03/2019)

L’écrivain Karl Ove Knausgaard joue les guides au musée Edvard Munch d’Oslo. Celui-ci renferme 8 000 dessins, 500 gravures ainsi que les journaux intimes de l’artiste, qui légua, à sa mort en 1944, la quasi totalité de sa collection personnelle à la capitale norvégienne.

Ouvert en 1963 à Oslo, le musée Munch est l’une des rares institutions, en Norvège, entièrement consacrées à l’œuvre d’un seul artiste. Figure phare de l’expressionnisme nordique, Edvard Munch doit sa notoriété internationale à son célèbre Cri, dont une version est exposée dans « son » musée, et une autre, quelques rues plus loin, dans la Galerie nationale d’Oslo. Il renferme 8 000 dessins, 500 gravures ainsi que les journaux intimes de l’artiste, qui légua, à sa mort en 1944, la quasi-totalité de sa collection personnelle à la capitale norvégienne. L’écrivain à succès Karl Ove Knausgaard nous guide dans les dédales du musée, avant de nous emmener à Ekely, où le peintre passa les vingt-huit dernières années de sa vie. On découvre également la performance de l’artiste contemporaine Marina Abramovic, qui a redonné vie au Cri, à Oslo, avec près de trois cents personnes.

Réalisation : Sylvie Kürsten

Pays : Allemagne

Année : 2018

Le site web « Art of Museums » d’ARTE

. « La magie des grands musées Le musée Guggenheim, New York » (ARTE, 52 min, jusqu’au 25/03/2019)

Une visite du musée Guggenheim de New York commentée par Norman Foster, Marina Abramovic et Olafur Eliasson. Le célèbre musée à la structure hélicoïdale conçu par Frank Lloyd Wright nous donne à voir son imposante collection constituée, entre autres, d’oeuvres de Vassily Kandinsky, Marcel Duchamp et Jackson Pollock.

Conçu par l’architecte Frank Lloyd Wright afin d’abriter l’imposante collection d’art moderne de l’industriel Solomon R. Guggenheim, le musée éponyme composé d’une rotonde en spirale et d’une tour a ouvert ses portes au public en 1959. Car après la Seconde Guerre mondiale, le centre de gravité du monde de l’art cesse d’être parisien pour devenir américain. Ce musée d’un genre nouveau ne tarde pas à s’imposer comme le dépositaire de l’esprit avant-gardiste, sous l’influence de nombreux artistes européens en exil qui ont apporté aux États-Unis leurs idées et leurs traditions. Au détour d’une visite commentée par sir Norman Foster, Marina Abramovic et Olafur Eliasson, ainsi que par Julie Mehretu, peintre contemporaine d’origine éthiopienne, le célèbre musée à la structure hélicoïdale excentrique nous donne à voir son imposante collection constituée, entre autres, d’œuvres de Vassily Kandinsky, Marcel Duchamp et Jackson Pollock.

Réalisation :Julie Kirchhoff

Pays :Allemagne

Année :2018

Le site web « Art of Museums » d’ARTE

. La magie des grands musées Le musée des Offices, Florence (ARTE, 52 min, jusqu’au 04/03/2019)

Une promenade dans la galerie des Offices, joyau de Florence, en compagnie du styliste allemand Wolfgang Joop. Entre les innombrables chefs-d’oeuvre de la renaissance italienne ou du baroque européen (Michel-Ange, le Caravage, Rembrandt, Goya ou Gentileschi) trône le clou de la galerie : l’envoûtante « Naissance de Vénus » de Botticelli.

De longues files de visiteurs se pressent quotidiennement devant les grilles du musée des Offices, édifié au XVIe siècle par la puissante famille Médicis, pour admirer une collection de tableaux et de sculptures d’une richesse inégalée. Entre les innombrables chefs-d’œuvre de la renaissance italienne ou du baroque européen – Michel-Ange, le Caravage, Rembrandt, Goya ou Gentileschi – trône le clou de la galerie : l’envoûtante Naissance de Vénus de Botticelli. Le temps d’une visite en compagnie du styliste allemand Wolfgang Joop, ce documentaire retrace l’histoire mouvementée d’un musée mythique, en s’attardant sur les dramatiques inondations de 1966 qui endommagèrent des milliers de toiles, l’attentat à la bombe de 1993 ou la sur-fréquentation que connaît actuellement l’institution florentine.

Un extrait:

Réalisation : Sylvie Kürsten

Pays : Allemagne

Année : 2018

Page web ARTE

Site web ARTE « art of museums »

. La magie des grands musées La Alte Nationalgalerie, Berlin (ARTE, 53 min, jusqu’au 11/03/2019)

Lieu mythique de l’art allemand, la Alte Nationalgalerie, inaugurée en 1876, située sur l’île aux musées de Berlin, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, fut construite dans un style néoclassique à la manière d’un temple grec. On y trouve, entre autres, des chefs-d’oeuvre signés Caspar David Friedrich, Adolf von Menzel, Édouard Manet…

La Alte Nationalgalerie abrite une importante collection de peinture allemande du XIXe siècle et beaucoup d’œuvres datant de la Révolution française et jusqu’à la Première Guerre mondiale. On y trouve, entre autres, des chefs-d’œuvre signés Caspar David Friedrich, Adolf von Menzel, Édouard Manet… Le temps d’une visite en compagnie de l’artiste allemande Katharina Grosse, ce documentaire retrace l’histoire mouvementée de ce musée dont de nombreuses œuvres ont été taxées d’ »art dégénéré » par les nazis.

2 extraits:

Réalisation : Ralf Pleger

Pays : Allemagne

. Du pain et des jeux Les courses de chars à Rome (ARTE, 92 min, jusqu’au 04/03/2019)

Aux alentours de 90 avant J.-C., le jeune Flavius Scorpus, esclave ambitieux, parvient à force de talent et d’entraînement au statut convoité d’aurige (conducteur de char). En participant aux célèbres courses du cirque Maxime de Rome et en accumulant les victoires, il deviendra une superstar. À travers sa biographie, un passionnant panorama de ce divertissement populaire.

Acclamés par plus de 150 000 spectateurs survoltés, provenant de toutes les classes sociales, et adoubés par l’empereur lui-même, ces rois de la piste jouent leur vie à chaque course.

Culture populaire
À travers cette biographie glorieuse, attestée par plusieurs documents historiques et littéraires, ce documentaire offre une reconstitution vivante et soignée des spectacles de la Rome antique sous l’empereur Domitien. Archéologues et historiens prennent la parole pour offrir un passionnant aperçu de la société romaine sous l’angle d’un divertissement moins anodin qu’il ne le paraît. Les découvertes archéologiques – pierres tombales, mosaïques, mais aussi jouets – révèlent ainsi le rôle des courses de chars dans la vie des Romains, véritable ciment social et élément majeur de la culture populaire de l’époque.

Réalisation : Jens Monath

Pays : Royaume-Uni

Année : 2018

. « Les petits secrets des grands tableaux Bal du moulin de la Galette », Renoir, 1876 (ARTE, 26 min, jusqu’au 27/03/2019)

À 35 ans, Pierre-Auguste Renoir partage à Montmartre avec ses amis la misère des ouvriers exploités, des artistes désargentés et des prostituées dénigrées, qui se retrouvent le dimanche au bal du moulin de la Galette. Sur la grande toile où il les représente, le peintre met la modernité au service d’une convivialité rayonnante.

Sur les hauteurs d’une ville Lumière bientôt capitale du monde, Renoir affirme dans les reflets des étoffes, la douceur des sourires et l’éclat d’un après-midi la force vivante du peuple des invisibles.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2017

. Vasarely : l’illusion pour tous (France 5, 53 min, 2018, jusqu’au 17/02/2019)

Retour sur les sources d’inspiration et les étapes du cheminement singulier de Vasarely, plasticien hongrois émigré à Paris et chef de file de l’Optical art.Extrait du documentaire:
Lien vers le programme en replay

. La face cachée de l’art américain (France 3, 52 min, jusqu’au 15/02/2019)

Durant la Seconde Guerre mondiale, fuyant le nazisme, des centaines d’artistes européens se sont réfugiés à New York, qui prend en quelques années la place de Paris comme capitale de l’art moderne. Dans ce contexte émerge une nouvelle génération d’artistes américains, réunis sous la bannière de l’expressionnisme abstrait. Dans la guerre idéologique qui les oppose à l’URSS, les Etats-Unis s’emparent de l’arme culturelle : aidés par la CIA, qui finance secrètement leurs expositions à l’étranger, les peintres américains vont représenter les valeurs du monde libre, ce qui les place en position dominante sur le marché de l’art.

Lien vers le programme en replay

. Mapplethorpe, look at the pictures ! (ARTE, 104 min, jusqu’au 13/02/2019)

Disponible du 16/11/2018 au 13/02/2019

Qu’il s’agisse de fleurs, de bondage, d’éphèbes noirs ou de portraits de célébrités, l’esthétique de Robert Mapplethorpe est restée inchangée : des compositions rigoureuses, léchées, le plus souvent dans un noir et blanc sacralisé. De son enfance protégée à sa mort précoce en 1989, emporté par le sida à 42 ans, ce documentaire suit la trajectoire du sulfureux photographe.

Élevé dans une banlieue cossue de l’État de New York, qu’il quittera dès que possible, Robert Mapplethorpe entre, à 17 ans, dans une école d’art. S’il dédaigne encore la photographie, le hobby d’un père avec qui il ne s’entendra jamais, il cherche à révolutionner l’art, par des collages ou des actes subversifs, immolant son singe domestique sur l’autel de son travail de fin d’études. Il rencontre Patti Smith et le couple s’installe au mythique Chelsea Hotel. S’ensuit une période d’effervescence créative pour ce duo anticonformiste et sexy. Fasciné par les revues sous cellophane, Robert inaugure ses collages pornographiques, puis se met au Polaroid, photographiant ses premiers modèles. La découverte de son homosexualité fait voler en éclats son histoire d’amour avec Patti, pour qui il réalisera néanmoins le superbe portrait ornant l’album Horses.


Compositions rigoureuses
Inexplorée par l’art contemporain des années 1960-1970, la pornographie offre à Robert Mapplethorpe un extraordinaire champ d’expression. Il abolit les frontières entre l’intime et l’art, faisant de ses amants et de ses pratiques SM le sujet de ses photos. Mais qu’il s’agisse de fleurs raffinées, de bondage, d’éphèbes noirs ou de portraits de célébrités, son esthétique demeure inchangée : des compositions rigoureuses, léchées, le plus souvent dans un noir et blanc sacralisé. De son enfance protégée à sa mort précoce en 1989, lorsqu’il est emporté par le Sida à 42 ans, ce documentaire suit la trajectoire du sulfureux photographe, puisant dans un généreux fonds d’archives (photos, dessins, vidéos, entretiens) et recueillant les témoignages de ses proches – frère et sœur, amis, amants, historiens d’art ou galeristes. Sans occulter le cynisme du personnage et son ambition dévorante, ce film montre aussi son charisme et l’acuité de son regard, dévoilant les multiples facettes d’un artiste diabolisé par l’Amérique conservatrice, qui a tenté de le cantonner à la pornographie.

Réalisation : Randy Barbato et Fenton Bailey

. Monuments éternels – Les secrets du Colisée (ARTE, 52 min)

Au premier siècle de notre ère, l’édification du Colisée a ouvert une nouvelle dimension dans la vie d’une cité moderne : jamais divertissement, politique et justice n’avaient été rassemblés dans un lieu aussi colossal, populaire et fonctionnel. Le Colisée symbolisa la gloire de l’Empire romain et la synthèse des savoirs architecturaux les plus avancés de l’époque.

Extrait de 3 min:

Selon les historiens, c’est le geste fondateur de la société du spectacle. Au premier siècle de notre ère, l’édification du Colisée à Rome (achevé en 80) a ouvert une nouvelle dimension dans la vie d’une cité moderne : jamais divertissement, politique et justice n’avaient été rassemblés dans un lieu aussi colossal, populaire et fonctionnel. Plus impressionnant édifice jamais construit par les bâtisseurs de l’Antiquité, le Colisée symbolisa la gloire de l’Empire romain tout en réussissant la synthèse des savoirs architecturaux les plus avancés de l’époque. C’est l’empereur Vespasien qui initie le projet de l’amphithéâtre. Ses visées sont politiques : rien n’est trop beau pour courtiser son peuple, impressionner ses adversaires locaux et décourager les ennemis d’un empire qui succède à la Grèce comme superpuissance occidentale. Il faudra moins de dix ans pour concevoir ce monstre ovale de 138 mètres de long et de 50 de haut, un record de vitesse pour l’époque. Cinquante mille spectateurs assistent à différentes heures de la journée à des « séances » d’une stupéfiante densité. Le matin s’y déroulent des scènes de chasse – où de vrais animaux sont tués –, le midi, des tribunaux de justice (avec exécution immédiate en cas de condamnation à mort), et l’après-midi, des combats de gladiateurs, adulés comme des légendes vivantes. Les prouesses techniques alors mises en œuvre suscitent encore l’admiration au XXIe siècle : brumisateurs géants pour rafraîchir le public, ascenseurs pour faire surgir les animaux dans l’arène, auvents dépliables pour l’ombre… Un luxe inouï qui atteint son apogée lors des batailles navales – où des bateaux grandeur nature naviguent sur un lac artificiel.Outil médiatique
Le film de Pascal Cuissot et Gary Glassman relève le défi de cette extravagance créative par l’ampleur de son dispositif. Si des plans somptueux donnent une vision complète du joyau architectural, ce nouveau volet de la collection « Monuments éternels » ne se contente pas d’offrir un panorama spectaculaire de l’édifice. À la fois récit héroïque et enquête historique, il restitue la complexité du Colisée dans ses dimensions techniques, artistiques et humaines, dressant le portrait en creux de l’époque qui l’a vu naître. S’appuyant sur des expériences in situ ou des reconstitutions grandeur nature, archéologues et historiens en dévoilent les coulisses. Ils décryptent la véritable nature du monument : un outil médiatique au service du pouvoir impérial.

Réalisation : Pascal Cuissot, Gary Glassman

Pays : France

Année : 2013

. Le faussaire de Vermeer (France 5, 03/02/2019, 52 min)

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Monuments Men, un groupe de spécialistes de l’art chargé de retrouver les oeuvres dérobées par les nazis, découvrent un tableau de Vermeer inconnu jusqu’ici : «Le Christ et la femme adultère». Ils remontent la piste de la toile jusqu’en Hollande où Han van Meegeren, un peintre et marchand d’art, est arrêté et inculpé de pillage des trésors nationaux. Celui-avoue alors qu’il est l’auteur du tableau retrouvé. Il affirme également avoir peint quelques dizaines d’autres faux Vermeer, dont certains sont accrochés dans de grands musées et d’autres sont exposés dans les salons de collectionneurs, parmi lesquels Herman Goering.

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. Berlin Les trésors de l’île aux musées (ARTE, 53 min, 01/02/2019)

À Berlin, l’île aux musées foisonne d’objets précieux venus du monde entier. Dans ce quartier historique donnant sur la Spree, dix-neuf musées nationaux, bibliothèques, archives et centres de recherche offrent un panorama unique sur l’histoire de l’humanité, de l’âge de pierre à l’époque contemporaine.

Le réalisateur Dag Freyer dévoile les secrets d’œuvres emblématiques et présente l’immense travail des muséologues.

Réalisation : Dag Freyer

Pays : Allemagne

Année : 2017

. Egon Schiele Arte (55 min, jusqu’au 19/11/2018)

Jugé dérangeant, voire obscène, par ses contemporains, son travail est considéré aujourd’hui comme l’une des oeuvres majeures de la Sécession viennoise. Ce documentaire revisite la vie du peintre Egon Schiele (1890-1918).

Emporté par la grippe espagnole en 1918, Egon Schiele eut une vie tourmentée. Sorti révolté et sans diplôme en 1909 de l’Académie des beaux-arts de Vienne, dont il avait, trois ans plus tôt, réussi brillamment le concours, le jeune peintre s’émancipe en fondant la Neukunstgruppe, un « groupe pour le nouvel art » qui annonce l’expressionnisme. Doté d’un sens aigu de l’observation et d’une maîtrise parfaite du dessin des corps, surtout féminins, il bouscule les conventions en tordant les silhouettes et les visages de ses modèles. Jugé dérangeant, voire obscène, par ses contemporains, son travail, considéré aujourd’hui comme l’une des œuvres majeures de la Sécession viennoise, ne sera tiré de l’oubli que dans les années 1950, grâce au collectionneur Rudolf Leopold.

Le documentaire en replay: 


Portrait captivant
À l’occasion de l’exposition que lui consacre la Fondation Louis Vuitton, ce documentaire se penche sur l’œuvre d’Egon Schiele au travers de ses relations avec ses proches, de ses rencontres amicales et amoureuses, et de ses découvertes artistiques (dont celle de Rimbaud). Arpentant les lieux où vécut le peintre, de Tulln an der Donau, où il naquit en 1890, à la capitale autrichienne où son atelier jouxtait celui de Klimt, en passant par la prison tchèque de Cesky Krumlov, où il fut brièvement incarcéré en 1912 pour « diffusion de dessins offensant la pudeur« , des historiens de l’art, comme Jean Clair, et des spécialistes éclairent ses toiles et ses dessins à l’aune des événements méconnus de sa fulgurante existence.

Réalisation : Herbert Eisenschenk

Pays : Allemagne

Année : 2017

. Monuments sacrés – Églises La quête de la lumière, ARTE, 89 min (jusqu’au 01/02/2019)

Un voyage autour du monde à la découverte des chefs-d’oeuvre de l’architecture chrétienne : le Saint-Sépulcre à Jérusalem, le Mont-Saint-Michel, la cathédrale Notre-Dame de Chartres, le Duomo de Florence, la cathédrale de Séville, et la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux de Moscou.

Formant une secte dissidente du judaïsme à ses débuts, le christianisme s’est pratiqué en secret pendant trois siècles. Lorsque Constantin l’érige en religion officielle de l’Empire romain, la nécessité de construire des monuments adaptés s’impose. En 326, à Jérusalem, le Saint-Sépulcre, épicentre de la chrétienté abritant le tombeau vide du Christ, sort de terre sur la colline du Golgotha. D’autres lieux de pèlerinage éclosent bientôt en Occident, à l’image du Mont-Saint-Michel – dont les premières fondations datent du VIIIe siècle – et de son mille-feuille architectural superposant lignes romanes et « Merveille » gothique. En France toujours, la cathédrale Notre-Dame de Chartres, édifiée à partir de 1184, offre une illustration étincelante du style gothique, auquel se mêlent des symboles antiques, dans un mouvement d’ouverture au savoir profane qui place l’homme au centre du monde. Cette pensée humaniste connaîtra son apogée durant la Renaissance italienne, qui voit naître le Duomo de Florence (la cathédrale Santa Maria del Fiore), grandiose matérialisation de la révolution intellectuelle et artistique à l’œuvre. À la même époque, à Séville, les catholiques espagnols bâtissent sur l’emplacement de la grande mosquée almohade, dont ils conservent des éléments, une monumentale cathédrale (Notre-Dame du Siège) qui exprime, sous un déluge d’or du Nouveau Monde, la puissance religieuse et politique du royaume. Sur la place Rouge à Moscou, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, construite par le tsar Ivan le Terrible pour célébrer sa victoire militaire contre les Tatars en 1522, est considérée comme le joyau du christianisme orthodoxe.

Que la lumière soit
Convoquant historiens, architectes et restaurateurs, ce second volet de la collection « Monuments sacrés » dévoile les spécificités et secrets de célèbres édifices chrétiens, témoins immortels du génie des bâtisseurs, qui ont repoussé les limites de la science pour tutoyer les cieux, dompter la lumière et affirmer ainsi la puissance de l’Église tout en accompagnant l’élévation spirituelle des fidèles.

Réalisation : Bruno Victor-Pujebet

Pays : France

Année : 2017

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. Monuments sacrés – Mosquée Art et espace, ARTE, 89 min (jusqu’au 01/02/2019)

Un voyage autour du monde à la découverte des édifices cultuels les plus beaux des grandes religions. Ce volet propose la visite éclairée de six joyaux de l’art sacré musulman, à Jérusalem, à Cordoue, au Caire, à Istanbul, à Ispahan et à Delhi.

Dernier-né des trois religions monothéistes, l’islam a vu le jour au VIIe siècle à La Mecque, dans la péninsule arabique. À la mort du prophète Mahomet, en 732, ses disciples se lancent à la conquête de Jérusalem, la ville sainte des juifs et des chrétiens. Sur la colline où Abraham aurait dû sacrifier son fils, en surplomb du mur des Lamentations et du Saint-Sépulcre, le calife omeyyade Abd al-Malik fait ériger le dôme du Rocher. Pour marquer les esprits, l’immense édifice est ouvert aux hommes et aux femmes de toutes les croyances. Alors que l’islam continue de s’étendre vers l’ouest jusqu’à l’Atlantique, les Omeyyades sont décimés par leurs rivaux abbassides. Seule leur reste la péninsule Ibérique, où le prince Abd al-Rahman Ier a trouvé refuge. Sur les rives du fleuve Guadalquivir, celui-ci fonde en 785 un nouveau royaume. À Cordoue, il fait ériger une splendide mosquée, devenue église à partir du XIIIe siècle. À sa suite, entre le IXe et le XVIIe siècle, d’autres souverains musulmans vont affirmer leur pouvoir par la construction de mosquées : au Caire, sous l’impulsion du gouverneur Ahmad ibn Tulun ; à Istanbul, sous le règne de Soliman le Magnifique ; à Ispahan, sous celui du shah Abbas Ier, de la dynastie perse des Safavides ; et à Delhi, où le shah Jahan, grand empereur moghol, confie à l’architecte du Taj Mahal la construction de la Jama Masjid, la plus grande mosquée de toute l’Inde.

Prouesses techniques
Du Proche-Orient aux confins de l’Asie, de l’Andalousie aux rives du Bosphore, ce premier volet de la collection « Monuments sacrés » nous entraîne à la découverte de six des plus grands joyaux de l’art islamique sacré. Mettant en lumière les prouesses techniques et artistiques déployées pour ériger, décorer et embellir ces chefs-d’œuvre, le documentaire s’appuie sur les éclairages de nombreux spécialistes : historiens, historien de l’art, architecte, artisans, restaurateurs. Richement illustré et doublé d’un récit sur l’expansion de l’islam pendant près d’un millénaire – au travers des luttes d’influence, des conquêtes et des croisements de cultures –, un voyage architectural et historique captivant.

Réalisation : Bruno Ulmer

Pays : France

Année : 2018

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. Monuments sacrés – Synagogues Absence et présence, ARTE, 91 min (jusqu’au 05/02/2019)

Un voyage à la découverte des synagogues, témoins de l’histoire du peuple juif : le Kotel, le « mur » en hébreu, à Jérusalem ; la Ghriba à Djerba, en Tunisie ; les synagogues de Cordoue et Tolède, en Andalousie ; le ghetto de Venise ; la somptueuse synagogue portugaise à Amsterdam ; la Dohany à Budapest ; et la synagogue Beth Sholom conçue par Frank Lloyd Wright à Philadelphie.

De la Terre sainte aux quatre coins du monde, les synagogues, dont quelques-unes seulement ont traversé les siècles, reflètent l’histoire tragique du peuple juif, tenu à la discrétion voire à l’invisibilité pour survivre. À Jérusalem, berceau de la première religion monothéiste, sur le mont Moriah, le Premier Temple, érigé par le roi Salomon, fut détruit par les Babyloniens au VIe siècle avant J.-C., et seul le Kotel, le « mur » en hébreu, lieu sacré entre tous, témoigne encore du Second Temple, anéanti par les Romains. Contraints à l’exode, certains juifs fuient à Djerba, en Tunisie, où les plans des synagogues se calquent alors sur ceux des mosquées. La plus ancienne, la Ghriba abrite encore des reliques de Jérusalem. En Andalousie, lors de la florissante époque arabe, les Sépharades (« Espagnols » en hébreu) érigent à Cordoue et Tolède de somptueux édifices, témoins de leur prospérité. Mais la Reconquista entraîne le déclin de leur communauté, quand l’Inquisition les pousse à un nouvel exil. Dans le ghetto de Venise, la diaspora cache les fastes de ses lieux de culte derrière d’humbles façades. À Amsterdam à l’inverse, la somptueuse synagogue portugaise traduit la sérénité des juifs au cours de l’âge d’or hollandais. Deux siècles plus tard, à Budapest, la communauté, qui s’impose dans la finance, la politique et la culture, proclame sa volonté d’intégration et son optimisme avec la Dohany, impressionnante synagogue au style hybride, l’une des rares à échapper à la destruction nazie. Alors que les juifs trouvent refuge au Nouveau Monde, Frank Lloyd Wright conçoit à Philadelphie la synagogue Beth Sholom, vaisseau moderniste de lumière qui révolutionne l’art de ces bâtiments sacrés et affirme la visibilité de la communauté.

L’importance de la mémoire
Croisant l’histoire et l’architecture des lieux de culte du peuple juif, ce nouvel épisode de la collection « Monuments sacrés » propose une visite, savamment guidée, des synagogues à travers le monde, et s’attache à décrypter les relations complexes entre la diaspora et ses pays d’accueil. Le film montre aussi combien le judaïsme s’appuie d’abord sur la mémoire, le sacré s’incarnant également dans la communauté au travers de l’engagement, la créativité et la transmission.

Réalisation : Celia Lowenstein

Pays : France

Année : 2018

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. La magie des grands musées, Le musée d’Histoire de l’art, Vienne (ARTE, 53 min, jusqu’au 07/01/2019)

La styliste Vivienne Westwood nous fait découvrir le musée d’Histoire de l’art de Vienne qui a été conçu pour abriter la collection d’art impérial des Habsbourg, parmi laquelle figurent les  tableaux inestimables de Vermeer, Bruegel l’Ancien, Rembrandt, Vélásquez, Raphaël, ou encore Le Caravage.

Inauguré en 1891 par l’empereur François-Joseph, le musée d’Histoire de l’art de Vienne a été conçu pour accueillir la collection d’art impérial. Au cours de leur règne, les Habsbourg ont en effet collectionné plus de 700 000 œuvres d’art, soigneusement sélectionnées selon les goûts de la maison souveraine, mais aussi selon les exigences des relations familiales dynastiques et de la politique européenne de l’époque. On retrouve parmi ces trésors de l’identité européenne des tableaux inestimables de Vermeer, Bruegel l’Ancien, Rembrandt, Vélásquez, Raphaël, ou encore Le Caravage. Au cours de son histoire mouvementée, le musée a traversé des crises et des guerres – les dommages causés au bâtiment durant l’ère nationale-socialiste ont nécessité l’évacuation de nombreuses toiles. En compagnie de Vivienne Westwood.

Extrait: « La Tour de Babel » de Bruegel l’Ancien présenté par Vivienne Westwood – Musée d’histoire de l’art, Vienne (3 min)

Réalisation TV : Kurt Mayer

Pays : Allemagne

Année : 2018

Page web ARTE

. Les petits secrets des grands tableaux: La vie mélangée, Vassily Kandinsky, 1907 (ARTE, 27 min, jusqu’au 23/01/2019)

L’histoire de l’art comme vous ne l’avez jamais vue, entre innovation numérique et décryptage ludique. Feu d’artifice de touches colorées, hymne à une culture populaire que Kandinsky a découverte lors d’un voyage dans la Russie profonde, le tableau « La vie mélangée » (1907) contient en germe tous les éléments de l’invention picturale majeure dont l’artiste sera l’auteur : l’abstraction.

Le dernier épisode de la série Les petits secrets des grands tableaux est consacré au tableau La vie mélangée (1907), de Wassily Kandinsky. Sur la toile, une foule dense mêle gens du peuple, figures légendaires, saints protecteurs et madones russes. Feu d’artifice de touches colorées, hymne à une culture populaire que le peintre a découverte lors d’un voyage dans la Russie profonde, le tableau contient en germe tous les éléments de l’invention picturale majeure dont Kandinsky sera l’auteur : l’abstraction.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2013

  • « Venise l’insolente » (ARTE, 52 min, jusqu’au 26/01/2019)

En écho à l’exposition du Grand Palais « Éblouissante Venise !« , une traversée de la Sérénissime au XVIIIe siècle, cité d’audaces et de plaisirs à la foisonnante scène artistique : Vivaldi, Farinelli, Tiepolo père et fils, Canaletto, Longhi, Guardi ou encore Goldoni et Casanova !

De tout temps, Venise a fasciné. Aucune cité n’a suscité autant de rêves, de désirs et de fantasmes. Merveille d’architecture, empire commercial et reine des mers, elle a concentré en son sein les plus grands artistes, lesquels ont contribué à son rayonnement à travers le monde. Au XVIIIe siècle, au crépuscule de sa puissance et de sa splendeur, la Sérénissime, qui affirme fièrement son statut de république, déborde de vitalité. Vivaldi, Farinelli, Tiepolo père et fils, Canaletto, Longhi, Guardi ou encore Goldoni et Casanova participent au bouillonnement fiévreux qui s’est emparé de la ville. Libertine et insolente, transgressive et créative, Venise s’enivre de fêtes et de carnavals, jusqu’à ce que Bonaparte conquière la ville en 1797.

Extrait du documentaire:

Pleins feux
Au travers de ses arts foisonnants, ce documentaire captivant restitue les plus grands moments de l’histoire de la Sérénissime alors qu’elle danse sur un volcan, avant son inexorable déclin. Un hommage éblouissant à la prodigieuse beauté de la cité italienne, à laquelle le Grand Palais consacre une exposition jusqu’au 21 janvier 2019.

Réalisation : Laurence Thiriat

Pays : France

Année : 2018

Page web d’ARTE

. Art Stories, l’âme des monuments; Chapelles de pouvoir ((jusqu’au 26/12/2018)

Redécouvrir l’art européen au fil d’une exploration de grands lieux du patrimoine architectural. Au nom de leur foi, l’empereur Charlemagne et Roger II, premier roi normand de Sicile, ont fait ériger deux majestueux édifices cultuels : la cathédrale d’Aix-la-Chapelle pour le premier et la chapelle palatine à Palerme pour le second.

En s’appuyant sur la vision de leurs créateurs et sur l’éclairage de spécialistes, cette série offre une immersion inédite au cœur des monuments et sites européens les plus prestigieux. Aujourd’hui : au nom de leur foi, l’empereur Charlemagne et Roger II, premier roi normand de Sicile, ont fait ériger deux majestueux édifices cultuels : la cathédrale d’Aix-la-Chapelle pour le premier et la chapelle palatine à Palerme pour le second. Pour bâtir ces deux monuments, qui affirment les pouvoirs temporel et spirituel des souverains, les matériaux les plus nobles et les techniques les plus complexes de leur époque ont été utilisés.Réalisation : Philipp Mayrhofer

Auteur : Nadja Dumouchel, Clément Cogitore

Pays : France

Année : 2018

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. Jean-Michel Basquiat La rage créative Arte (54 min, jusqu’au 17/11/2018)

L’oeuvre du peintre Jean-Michel Basquiat, mort d’une overdose en 1988 à seulement 27 ans, bat aujourd’hui des records dans les salles de vente. Retour sur le parcours atypique d’un gosse de Brooklyn devenu superstar.

Le documentaire en replay: 

Étoile filante de la scène artistique new-yorkaise, Jean-Michel Basquiat, mort d’une overdose en 1988 à seulement 27 ans, est considéré comme l’un des artistes américains les plus influents et les plus prolixes de la fin du XXe siècle. Il a, notamment, fait entrer le graff et la culture de la rue dans les musées. Parmi les milliers de toiles et de dessins qu’il a réalisés, certains se vendent aujourd’hui, trente ans après sa disparition, pour des dizaines de millions de dollars. Attiré par la culture underground post-punk de Basquiat, Andy Warhol a offert au jeune artiste un accès privilégié à la célébrité. Ce documentaire explore son amitié ambivalente avec son mentor, et tente de percer les mystères qui entourent encore son personnage. Basquiat était-il un génie torturé et autodestructeur, à l’instar d’un Van Gogh, ou fut-il entraîné malgré lui dans la spirale mortifère de la gloire et de ses excès ?

L’exposition « Basquiat. Boom for Real » est à voir à la Schirn-Kunsthalle de Francfort jusqu’au 27 mai 2018. La Fondation Louis Vuitton à Paris proposera également une rétrospective Basquiat du 3 octobre 2018 au 19 janvier 2019.

Réalisation : David Shulman

Pays : Royaume-Uni

Année : 2017

. Les petits secrets des grands tableaux La tentation de saint Antoine, Jérôme Bosch, 1501 Arte (27 min, jusqu’au 12/12/2018)

L’imagerie foisonnante du peintre néerlandais Jérôme Bosch (1450-1516) atteint son apogée dans le triptyque allégorique de « La tentation de saint Antoine », démarré en 1501 et présentant trois moments de la vie de l’ermite, qui passe pour avoir résisté pendant plus d’un siècle aux tentations, pièges et violences du diable.

Le documentaire en replay: 

Au crépuscule du Moyen Âge, la population des Pays-Bas subit de terribles famines, épidémies et inondations. La peur du châtiment martelé par une Église corrompue la hante. Pour guérir ce monde défiguré par la souffrance et la fièvre, Bosch déploie dans cette toile un spectaculaire univers symbolique peuplé de centaines de créatures fantastiques. Armé de son pinceau, il tente de dompter ses funestes démons.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2015

. Les petits secrets des grands tableaux Les noces de Cana, Paul Véronèse, 1563 Arte (27 min, jusqu’au 07/12/2018)

L’histoire de l’art comme vous ne l’avez jamais vue. « Les noces de Cana », célèbre tableau avec lequel Paul Véronèse transpose le récit biblique du premier miracle du Christ (la transformation de l’eau en vin) sur la scène d’un fastueux banquet vénitien. Un trompe-l’oeil aux couleurs chatoyantes, avec quelque 133 personnages.

Le documentaire en replay: 

Le tableau de Véronèse chante la gloire de la Sérénissime, cosmopolite et libre, terre d’accueil des plus grands artistes, affichant une insolente indépendance vis-à-vis de Rome et du pape. Ce mélange entre sacré et profane, typique de l’art de Véronèse, constitue l’une des dernières images triomphantes du peintre. Car l’Inquisition interdira bientôt le déploiement débridé de son art.

Réalisation :Carlos Franklin

Pays :France

Année :2013

. Art Stories, l’âme des monuments; L’aventure des fresques (jusqu’au 25/12/2018)

En cinq épisodes thématiques, cette série propose de (re)découvrir l’histoire de l’art européen au fil d’une exploration cinématographique de grands lieux du patrimoine architectural. Aujourd’hui : des œuvres pariétales de la grotte Chauvet aux audaces de Giotto dans la basilique Saint-François à Assise, en passant par les fresques antiques de Pompéi.

En s’appuyant sur la vision de leurs créateurs et sur l’éclairage de spécialistes, cette série offre une immersion inédite au cœur des monuments et sites européens les plus prestigieux.

Aujourd’hui : des œuvres pariétales de la grotte Chauvet aux audaces de Giotto dans la basilique Saint-François à Assise, qui préfigurent l’art de la Renaissance, en passant par les fresques antiques de Pompéi, les chefs-d’œuvre de la peinture murale nous invitent à remonter le temps pour découvrir la vie et les récits mythologiques de nos ancêtres.

Réalisation : Philipp Mayrhofer

Auteur : Nadja Dumouchel, Clément Cogitore

Pays : France

Année : 2018

La magie des grands musées, Le Musée d’Orsay, Paris (ARTE, 53 min, jusqu’au 31/12/2018)

Visite guidée du musée d’Orsay, à Paris, en compagnie de la chorégraphe Sasha Waltz qui commente avec sensibilité des oeuvres emblématiques : l' »Olympia » de Manet, « Les nénuphars » de Monet ou « L’origine du monde » de Courbet.

Ouvert en 1986 dans la gare désaffectée du même nom, une innovation architecturale en soi, le musée d’Orsay, spécialisé dans l’art du XIXe siècle, abrite la plus importante collection impressionniste au monde. Au travers de la peinture et de la sculpture, mais aussi du mobilier, il offre un extraordinaire voyage au cœur d’une période charnière, celle de l’irruption de la modernité et des bouleversements sociaux qu’elle entraîne. La chorégraphe Sasha Waltz, guide des lieux, commente avec sensibilité des œuvres emblématiques : l’Olympia de Manet, Les nénuphars de Monet ou L’origine du monde de Courbet. Les interventions de nombreux experts, parmi lesquels Laurence des Cars, la directrice de l’établissement, complètent cette captivante visite.

Extrait: « L’origine du monde » de Gustave Courbet présenté par Sasha Waltz – Musée d’Orsay, Paris (3 min)

Extrait: « Les Nymphéas » de Claude Monet présenté par Sasha Waltz – Musée d’Orsay, Paris (3 min)

Réalisation : Julie Kirchhoff

Pays : Allemagne

Année : 2018

Page du site web d’Arte

. Science grand format: le Temple de Karnak, joyau des Pharaons (jusqu’au 15/12/2018)

de : Martin Gorst 92min 2018 tous publics

Lien vers le replay

Dans la ville de Thèbes se trouve le temple de Karnak, le plus grand centre religieux de l’Egypte ancienne qui, il y a 3400 ans, revêtait une dimension sacrée pour les pharaons. La construction du complexe s’est étalée sur plus de deux millénaires. Ici, les obélisques rappellent l’immense puissance des pharaons. Ces monolithes, taillés dans la pierre la plus dure, dominent toujours le site de Karnak. Mais comment étaient-ils façonnés puis dressés ? Pour en percer les mystères, l’archéologue Adel Kelany et son équipe tentent de reproduire la méthode des anciens carriers pour extraire et ériger ces gigantesques blocs de granit.

. Expédition « Modernes » Sur les traces de l’art oublié (ARTE, 53 min, jusqu’au 17/12/2018)

Comme Picasso, de nombreux artistes du XXe siècle ont été influencés par l’art dit primitif. Quelle place lui donner dans nos institutions culturelles ? Pour répondre à cette question, Nicola Graef et Susanne Brand entreprennent un voyage à la rencontre d’artistes et de chercheurs qui envisagent d’autres manières de transmettre l’histoire de l’art.

Jeune peintre, Pablo Picasso visitait régulièrement à Paris le palais du Trocadéro, qui abritait alors le Muséum ethnographique des missions scientifiques. Fasciné par les sculptures africaines, il a puisé dans leur langage formel abstrait le moyen d’exprimer sa propre notion du temps. L’Espagnol, devenu par la suite l’un des artistes majeurs du XXe siècle, doit ainsi beaucoup à ses devanciers africains, dont il ne connaissait ni les noms ni les trajectoires. À son image, de nombreux autres créateurs ont été influencés par l’art dit primitif. Dans quelle mesure avons-nous pu accepter l’impact positif de ces œuvres sur le développement de l’art moderne tout en les conservant dans des collections ethnographiques dédiées ? Pour répondre à cette question, Nicola Graef et Susanne Brand entreprennent un voyage à la rencontre d’artistes et de chercheurs qui envisagent d’autres manières de transmettre l’histoire de l’art.

Réalisation : Nicola Graef, Susanne Brand

Pays : Allemagne

Année : 2018

. L’Enfer de Dante (ARTE, 52 min, jusqu’au 20/12/2018)

Grande source d’inspiration en art et monument incontestable de la littérature classique, « la Divine Comédie » serait au fondement même de la langue italienne. Ce documentaire offre une relecture de cette oeuvre en osant un rapprochement saisissant avec l’enfer vécu actuellement par les migrants ainsi qu’un portrait fascinant de Dante.

Élu au Conseil des Cent de Florence, Dante Alighieri (1265-1321) eut la mauvaise idée de choisir le camp des gibelins, favorables au pouvoir du Saint Empire romain germanique, contre celui des guelfes, partisans du pape. Condamné au bûcher, il réussit à y échapper et vécut ensuite en banni. Errant dans une Italie en guerre, il y connut toutes les horreurs et turpitudes dont l’être humain est capable. C’est au cours de ses pérégrinations qu’il écrivit La divine comédie. Aujourd’hui encore, ses descriptions de l’enfer, du purgatoire et du paradis sont si plastiques et évocatrices qu’elles continuent d’inspirer peintres, écrivains et cinéastes. L’œuvre de Dante est par ailleurs fondatrice de la langue italienne et de son parler populaire – contrairement au latin, apanage des clercs et des érudits.

Enfer contemporain
En partant d’une édition rarissime de La divine comédie conservée à Hambourg et émaillée de citations, le film met en exergue ce qui peut représenter l’enfer aujourd’hui : les bateaux de migrants surchargés et les cadavres sur les plages de Lampedusa.

Réalisation : Christiane Schwarz

Pays : Allemagne

Année : 2015

. La magie des grands musées, Le Musée du Prado, Madrid (ARTE, 53 min, jusqu’au 24/12/2018)

Depuis deux siècles, le Musée du Prado rend accessibles les chefs-d’oeuvre collectionnés par les Habsbourg et les Bourbons, parmi lesquels des tableaux signés Titien, Rubens, Vélasquez, Bosch ou Goya. En compagnie de la mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato, une découverte passionnante de ces toiles emblématiques.

Avec ses trois millions de visiteurs annuels, le Prado est l’un des monuments phares de la capitale espagnole, et l’une des plus importantes pinacothèques au monde. L’institution, qui fêtera son bicentenaire en 2019, est devenue dès son ouverture l’archétype du grand musée national en rendant accessibles au public des chefs-d’œuvre de l’art européen collectionnés par les Habsbourg et les Bourbons, parmi lesquels des tableaux signés Titien, Rubens, Vélasquez, Bosch ou Goya. En compagnie de la mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato, une découverte passionnante des toiles emblématiques et des petits secrets de ce grand musée.

Réalisation : Ralf Pleger

Pays : Allemagne

Année : 2018

. Art Stories, l’âme des monuments; le monde du théâtre (jusqu’au 24/12/2018)

En cinq épisodes thématiques, cette série propose de (re)découvrir l’art européen au fil d’une exploration de grands lieux du patrimoine architectural. Ce volet explore les lieux théâtraux, avec le Théâtre antique grec à Delphes et Athènes, le Théâtre du Globe de Shakespeare à Londres et l’Opéra de Wagner à Bayreuth.

Réalisation : Philipp Mayrhofer

Auteur : Nadja Dumouchel, Clément Cogitore

Pays : France

. « La La La » (France 5, 52 min, jusqu’au 2/12/2018)

Et si, contrairement à une idée reçue, ce n’était pas la parole qui avait d’abord manqué au cinéma mais la musique ? Le cinéma a très tôt inventé un genre, inspiré de la scène : la comédie musicale. La comédie musicale est une sorte de fluide magique, capable de s’infiltrer partout, et surtout dans nos mémoires. Comment oublier les jambes de Cyd Charisse, les kaléïdoscopes de Busby Berkeley, Fred Astaire, Gene Kelly, les ballets d’Esther Williams, le déhanché de Travolta, le tango noir de « Chicago » ou le récent succès planétaire de « La La Land » ?

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La comédie musicale a certes vécu ses heures de gloire, son âge d’or, à Hollywood, des années 30 aux années 50. Mais le récent succès de « La La Land » nous montre que l’engouement pour le genre est toujours là. Et que dire de Bollywood et de ses airs enchantés, ses couleurs, qui font de l’Inde le premier pays producteur mondial de films ? Enfin, que serait la comédie musicale sans les films de notre enchanteur français, Jacques Demy ?

de : Eric Bitoun
52min 2018 tous publics

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