A VOIR OU REVOIR ! La sélection des programmes TV du CLIC France (18/01/2020)

« René Goscinny, notre oncle d’Armorique »; « Nuremberg ciselée par Dürer; Invitation au voyage »; « Le royaume perdu des pharaons noirs »; « L’idéal de l’oeuvre totale (1/2) L’art contemporain et l’opéra »; « Visite du chantier de Notre-Dame de Paris: Metropolis »; « Bellini et Mantegna, peintres rivaux de la Renaissance »; « Riga, capitale de l’Art nouveau; Invitation au voyage »; « Les étonnantes techniques des bâtisseurs de la pyramide de Khéops »; « Les grands duels de l’art – Michel-Ange vs Léonard de Vinci »; « Mystères d’archives – 1964. Abou Simbel sauvé des eaux »; « Les guerres de Coco Chanel »; « Charlie Chaplin, le compositeur »; « Gershwin, le classique américain »; « A Musée Vous, A Musée Moi: La Joconde »; « La nuit est à elles – Paris 1919-1939 »; « Boléro, le refrain du monde »; « La révolution du 78 tours »; « L’odyssée Offenbach »; « Wu Zetian, la dame de fer de l’empire chinois; Invitation au voyage »; « Les morts-vivants de Pompéi »; « Les petits secrets des grands tableaux »: « La dame à la Licorne », vers 1500″; « Les enfants de Cro-Magnon », « Après le séisme – L’Italie à la rescousse de son patrimoine »; « Golem, la légende de l’homme »; « Le Nôtre, les jardins du pouvoir –Invitation au voyage »; « New York, métropole des arts »;  Nouvelle série « A Musée Vous, A Musée Moi »; « Francisco de Goya – Le sommeil de la raison »; Série Urbex Rouge en Europe de l’est; « Van Dyck – Gloire et rivalités dans l’art baroque flamand »; « Marina Abramovic – L’art de l’écoute »; « El Greco, le peintre oublié »; Le Centenaire du Bauhaus; L’histoire du graffiti; le nouveau Nausicaa; Art et scandales … le CLIC France sélectionne et vous conseille des programmes TV à voir ou à revoir !

Dossier voir et revoir (archives)

  • DOCUMENTAIRES

. Metropolis « Le centenaire du Bauhaus » (ARTE, 44 min, jusqu’au 19/01/2020)

Il y a un siècle, Walter Gropius fondait à Weimar le Bauhaus. Retour sur un mouvement novateur, qui associa architecture, design et arts appliqués. Avec notamment un sujet sur le rôle qu’ont joué les femmes au sein du mouvement, et un gros plan sur Tel-Aviv, où un ensemble de 4 000 bâtiments ont été construits dans les années 1930 selon les principes du Bauhaus.

Les femmes du Bauhaus
Le Bauhaus a-t-il pratiqué l’égalité homme-femme ? Pas vraiment. « Là où il y a de la laine, il y a aussi une femme… », se moquait Oskar Schlemmer, une des figures du mouvement. Walter Gropius, son fondateur, cantonnait ses étudiantes aux classes de tissage. Une série télévisée de Lars Kraume rend hommage aux femmes artistes qui se sont battues pour leurs droits au Bauhaus.

Tel Aviv et le Bauhaus
À Tel-Aviv, l’influence du Bauhaus s’affiche encore au travers d’un ensemble de 4 000 bâtiments, construits dans les années 1930 selon ses principes. Que reste-t-il aujourd’hui de cette utopie architecturale ?

Das Totale Tanz Theater
Avec son projet de « théâtre total », Walter Gropius souhaitait entraîner le spectateur au centre de l’action scénique. Oskar Schlemmer, lui, voulait mêler danse et géométrie. Grâce à la réalité virtuelle, les rêves de ces deux figures du Bauhaus deviennent réalité dans une installation intitulée Das Totale Tanz Theater.

Design, luxe et dépouillement
Le Bauhaus ambitionnait de créer un mobilier accessible à tous, fonctionnel et sans fioritures. Or, ses créations sont devenues des incontournables du design et des objets de luxe. Aux antipodes des idéaux du Bauhaus ?

Pour une ville ouverte !
Immeubles sinistres, autoroutes urbaines, les aberrations urbanistiques n’épargnent personne, pas même les figures du Bauhaus comme Walter Gropius. Débat sur les errements de certains architectes.

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • « Les petits secrets des grands tableaux: « Francfort, le port de l’Ouest », 1916, Kirchner » (ARTE, 27 min, jusqu’au 22/01/2020)

Au milieu de la Grande Guerre qui met l’Europe à feu et à sang, Ernst Ludwig Kirchner (1880-1938), l’un des chefs de file de l’expressionnisme allemand, est en convalescence dans un sanatorium et peint Francfort, le port de l’Ouest. Le tableau, composition géométrique aux couleurs vives et aux lignes anguleuses qui rappellent la gravure sur bois, représente le port industriel de Francfort-sur-le-Main.

Au milieu de la Grande Guerre qui met l’Europe à feu et à sang, Ludwig Kirchner (1880-1938), l’un des chefs de file de l’expressionisme allemand, est en convalescence dans un sanatorium et peint Francfort, le port de l’Ouest. Le tableau, composition géométrique aux couleurs vives et aux lignes anguleuses qui rappellent la gravure sur bois, représente le port industriel de Francfort-sur-le-Main. En 1916, l’Allemagne industrieuse est tout à l’effort de guerre et ses fils meurent dans les tranchées de Verdun. « J’ai toujours cette impression de carnaval sanglant« , écrit Kirchner. L’œuvre entière du peintre est le miroir de la période violente et tourmentée vécue par son pays, du crépuscule prussien jusqu’à l’aube nazie.

Réalisation : Clément Cogitore

Pays : France

Année : 2015

  • « Les petits secrets des grands tableaux« Le printemps », 1482, Sandro Botticelli » (ARTE, 27 min, jusqu’au 22/01/2020)

Dans la Florence du Quattrocento, berceau de la Renaissance, Sandro Botticelli, peintre préféré de Laurent de Médicis, dit le Magnifique, signe une majestueuse allégorie du printemps (vers 1482). Cet hymne à la beauté célèbre un prince qui a choisi d’unir l’art et la science pour hisser sa cité au-dessus de toutes les autres.

Réalisation : Clément Cogitore

Pays : France

Année : 2015

  • Les petits secrets des grands tableaux: « La dame à la Licorne », vers 1500″ (ARTE, 27 min, jusqu’au 22/01/2020)

« La dame à la licorne », oeuvre anonyme du début du XVIe siècle, est un ensemble mystérieux et envoûtant de six tapisseries, considéré comme l’un des chefs-d’oeuvre de l’art occidental. Métaphore du désir, célébration des cinq sens humains et d’un sixième sens spirituel et humaniste, le fantasme de la licorne magique annonce la fin du Moyen Âge français.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2015

  • « Les enfants de Cro-Magnon » (ARTE, 53 min, jusqu’au 22/01/2020)

Qui était l’homme de Cro-Magnon, l’ »Homo sapiens » européen ? Proche de nous physiquement, l’homme de Cro-Magnon l’était aussi mentalement, comme en atteste cette enquête scientifique sur le mystère des grottes ornées.

On ignore tout de sa cosmologie, et en l’absence d’écriture, rien ne nous est parvenu de sa manière d’envisager le monde. Pourtant, les peintures rupestres témoignent de sa pensée structurée et de ses questionnements existentiels. Le graphisme s’y révèle si abouti qu’il pourrait s’agir d’œuvres d’artistes professionnels ou d’hommes liés à un groupe social précis et libérés des obligations de la chasse. Peut-être les peintres de cette époque comptaient-ils même des femmes parmi eux. Avec la participation de grands chercheurs tels que Jean Clottes, Marcel Otte ou Hubert Reeves, ce documentaire plonge dans le mystère des grottes ornées.

Réalisation : Peter Anger

Pays : France, Belgique

Année : 2018

. « Marina Abramovic – L’art de l’écoute » (ARTE, 53 min, jusqu’au 24/01/2020)

En mars 2019, l’Alte Oper de Francfort a accueilli un projet artistique inédit : une semaine durant, la plasticienne Marina Abramovic a investi les lieux, pour proposer à quelque 2 000 individus d’explorer de nouvelles manières d’entendre et de vivre la musique…

Partant du principe que le flot constant de stimuli auquel nous sommes confrontés nous empêche de percevoir les choses les plus simples mais aussi les plus importantes, l’artiste serbe a mis au point la « méthode Abramovic » qui, grâce à des exercices de plusieurs heures, a permis de préparer le public à un concert francfortois de haut vol, en présence notamment de la violoniste allemande Carolin Widmann, du violoncelliste franco-allemand Nicolas Altstaedt ou encore du pianiste turc Fazil Say.

Extrait du documentaire:

L’occasion de revenir également sur la longue carrière de l’artiste, véritable phénomène de la pop culture depuis, entre autres, sa performance poignante The Artist is Present : en 2010, durant trois mois, elle est restée quotidiennement assise pendant sept heures et demie sans manger, boire ou se lever – un exploit d’endurance mentale et physique.

Réalisation : Andreas Gräfenstein

Avec : Lynsey Peisinger, Marina Abramovic et Fazil Say

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • « Francisco de Goya – Le sommeil de la raison » (ARTE, 52 min, jusqu’au 29/01/2020)

Avec Jean-Claude Carrière pour guide, un vertigineux voyage à travers l’oeuvre et la vie du peintre Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828), de l’espoir des Lumières aux ténèbres, de l’ancien monde à la modernité.

Comment Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828), observateur joyeux de la vie populaire et portraitiste de cour adulé, est-il devenu le peintre visionnaire du mystère et des gouffres humains, aux avant-postes de la modernité ? À trente ans de distance, deux toiles représentant les fêtes de la Saint-Isidore, saint patron de Madrid, symbolisent la vertigineuse évolution de l’artiste. « Entre l’ancien monde et le nouveau, au croisement des temps…« , résume l’écrivain Jean-Claude Carrière à l’orée de ce fascinant voyage dans la vie et l’œuvre du maître espagnol. En 1788, Goya voit dans La prairie de Saint-Isidore un panorama lumineux et fourmillant de vie ; exposée aujourd’hui au Prado, dans la salle consacrée aux peintures noires qu’il a exécutées aux alentours de 1820 sur les murs mêmes de sa maison, La procession à l’ermitage Saint-Isidore, menée par des masques grotesques, serpente au milieu d’un paysage envahi de ténèbres.

Contemplation

Entre-temps, les Lumières que chérit Goya ont engendré des monstres : 1789 a accouché de la Terreur, la grande armée de Napoléon a ravagé l’Espagne et l’absolutisme de Ferdinand VII a succédé à la monarchie éclairée de son père Charles IV. Celui qui reste « peintre de la Chambre du roi » a aussi été intimement éprouvé : sept de ses enfants sont morts en bas âge – seul l’un d’eux, Javier, lui survivra – et à la suite d’une maladie foudroyante, il a totalement perdu l’ouïe. Témoin toujours curieux de son temps, il s’est détourné de la commande pour plonger en lui-même toujours plus profondément et réinventer son art. Entre les lieux de sa vie et la contemplation de son œuvre foisonnante, José Luis López-Linares (Le mystère Jérôme Bosch) et Jean-Claude Carrière nous invitent à cheminer en compagnie d’un génie intensément humain.

Réalisation : José Luis López-Linares

Pays : France

Année : 2017

Site web ARTE

  • « Charlie Chaplin, le compositeur » (ARTE, 53 min, jusqu’au 31/01/2020)

Charlie Chaplin, « l’homme-orchestre » du cinéma, producteur, réalisateur et comédien, a également été un formidable compositeur de bandes originales. Ce documentaire révèle comment il sut faire de la musique de ses films un langage à part entière.

Acteur et réalisateur légendaire, Charlie Chaplin est moins connu pour ses talents de compositeur. Le maître du cinéma muet n’a pourtant jamais pris la musique à la légère : loin de n’être qu’un élément esthétique parmi d’autres dans son œuvre, la bande originale faisait partie intégrante de sa dramaturgie. Refusant longtemps de se convertir aux films parlants, Charlie Chaplin a tout misé sur l’alliance entre musique et jeu de mime, comme il l’avait appris avec sa mère dans les music-halls londoniens. Réalisateur perfectionniste, il s’appuie sur ses dons musicaux non seulement pour choisir la partition la plus adaptée à chaque film, mais également, plus tard, pour composer ses propres bandes originales. Avec Les lumières de la ville, diffusé plus tôt dans la soirée, il conçoit pour la première fois l’intégralité de la musique. Ce documentaire alterne images d’époque et extraits d’un autre de ses chefs-d’œuvre, Les temps modernes captés lors d’un ciné-concert, l’Orchestre symphonique de Hambourg, sous la direction de Stefanos Tsialis, interprétant la BO.

Réalisation : Dominik Wessely

Pays : Allemagne

Année : 2017

  • « Les grands duels de l’art – Michel-Ange vs Léonard de Vinci » (ARTE, 53 min, jusqu’au 1/02/2020)

Cette série documentaire retrace trois combats d’artistes qui ont marqué l’histoire de la peinture. À travers la compétition qui oppose Léonard de Vinci et Michel-Ange, cet épisode revisite tout un pan de la Renaissance florentine.

Florence, 1503. À plus de 50 ans, Léonard de Vinci reçoit une prestigieuse commande : décorer d’une fresque monumentale une salle du Palazzo Vecchio. Mais ses commanditaires ne le jugent pas assez zélé et font appel à un artiste prometteur, Michel-Ange. La rivalité entre ces deux créateurs aux tempéraments opposés donnera lieu à de magnifiques études, qui ne seront hélas jamais réalisées… À travers leur compétition, cet épisode revisite tout un pan de la Renaissance florentine.

Réalisation : Sylvie Kürsten

Pays : Allemagne

Année : 2016

Page web d’ARTE

  • « La révolution du 78 tours » (ARTE, 51 min, jusqu’au 3/02/2020)

Comment Emil Berliner, le génial inventeur du 78-tours, a permis à un public de masse d’accéder à la musique.

Lorsqu’en 1896 Emil Berliner a l’idée de recourir à de la gomme-laque (une résine naturelle) pour créer des supports d’enregistrement sonore, une véritable révolution à la fois technique et culturelle s’amorce. Dix ans après l’apparition du gramophone, ses 78-tours, dont la laque sera remplacée quarante ans plus tard par du vinyle, transforment les usages de toute une génération. Contrairement à leur ancêtre, le cylindre phonographique, ces nouveaux supports permettent une reproduction et une commercialisation de masse. À travers son label discographique Berliner Gramophone, Emil Berliner va enregistrer les plus grands interprètes de son temps, à l’instar du ténor Enrico Caruso, le premier chanteur à se faire connaître internationalement grâce à ces disques.

Réalisation : Dagmar Brendecke

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • « Les morts-vivants de Pompéi » (ARTE, 51 min, jusqu’au 4/02/2020)

Ce documentaire suit la mission d’une équipe internationale de scientifiques qui restaurent les moulages des corps pétrifiés de Pompéi, lesquels témoignent du quotidien de la cité disparue il y a près de deux mille ans.

Ensevelie sous les cendres de l’éruption du Vésuve en octobre 79, la ville antique de Pompéi fournit aujourd’hui encore de précieuses informations sur la vie romaine, notamment à travers ses vestiges les plus poignants : ses moulages de victimes figées dans la mort. Initiée par l’archéologue et numismate italien Giuseppe Fiorelli (1823-1896), cette technique, qui consiste à verser du plâtre liquide dans les cavités formées par les cadavres décomposés sous les dépôts volcaniques, permet d’obtenir une image précise des disparus.
Fortement altérés par les intempéries, ces moulages font aujourd’hui l’objet d’une tentative de restauration menée par une équipe internationale d’archéologues, de scientifiques et de restaurateurs. Celle-ci pourrait permettre de ressusciter une seconde fois les victimes de l’éruption, mais aussi de continuer à les faire parler.

Réalisation : Marcello Adamo

Pays : Italie

Année : 2018

Page web d’ARTE

. « Van Dyck – Gloire et rivalités dans l’art baroque flamand » (ARTE, 53 min, jusqu’au 7/02/2020)

Au début du XVIIe siècle, Rubens règne en maître sur la scène artistique anversoise. Il a pour disciple Antoine Van Dyck (1599-1641), de vingt-deux ans son cadet. Excellent portraitiste, l’apprenti fait preuve d’une grande précocité, notamment dans sa maîtrise de la couleur et de l’expression.

Les peintures de jeunesse de Van Dyck démontrent une admiration évidente pour son maître, mais portent également en germe une puissante volonté d’émancipation. C’est cette période anversoise – avant le départ de Van Dyck pour l’Angleterre et l’Italie – qu’explore l’exposition qui lui est consacrée à l’Alte Pinakothek de Munich jusqu’en février 2020. Aux côtés de chercheurs et de restaurateurs, ce documentaire part à la (re)découverte de ses œuvres, en s’appuyant sur les technologies modernes.

Extrait:

Réalisation : Yasemin Ergin, Lucie Tamborini

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • « L’idéal de l’oeuvre totale (1/2) L’art contemporain et l’opéra » (ARTE, 26 min, jusqu’au 10/02/2020)

Une exploration en deux parties des tentatives pour concrétiser l’utopie de l’oeuvre totale. À la fin du XIXe siècle, l’opéra devient un espace de création où musique, théâtre et peinture se rencontrent. Les opéras de Richard Wagner concrétisent ce rêve de synesthésie. Au XXe siècle, Arnold Schönberg creuse, à son tour, le sillon de la fusion des arts…

À Bayreuth, l’opéra et l’art vivent en parfaite harmonie. C’est dans cette ville du sud de l’Allemagne que Richard Wagner conçoit à la fin du XIXe siècle son œuvre du futur alliant musique, théâtre et décors peints par des artistes contemporains. Dans le palais des festivals, ses opéras concrétisent ce rêve de synesthésie. Au XXe siècle, Arnold Schönberg creuse, à son tour, le sillon de la fusion des arts. Le musicien, qui est également peintre, imagine la scénographie des opéras qu’il compose. Membre du groupe d’artistes Le Cavalier bleu, il fréquente également les peintres August Macke et Vassily Kandinsky. Alors que les toiles de ce dernier deviennent toujours plus abstraites, Schönberg introduit le dodécaphonisme, continuant de tracer un parallèle entre peinture et musique. Ce documentaire en deux épisodes éclaire l’évolution de l’opéra, qui deviendra, à la fin du XIXe siècle, un espace créatif où musique, théâtre et peinture se rencontrent.

Réalisation : Axel Fuhrmann

Pays : Allemagne

Année : 2019

. « El Greco, le peintre oublié » (ARTE, 53 min, jusqu’au 19/02/2020)

À l’occasion de la rétrospective au Grand Palais à Paris, retour sur la vie du peintre. Domenikos Theotokopoulus surnommé « El Greco » est venu en Espagne attiré par les nombreuses commandes du roi Felipe II pour le palais de l’Escorial. Le Roi n´aimait pas ses peintures, mais El Greco trouva dans la riche Tolède un lieu de résidence jusqu’à sa mort en 1614. El Greco fut vite oublié, voire méprisé, jusqu´à ce qu’un groupe de jeunes artistes modernistes catalans le redécouvrent dans un petit musée de Barcelone.

Le documentaire de Gustavo Cortes Bueno retrace sa vie, mais met également en perspective la filiation entre son œuvre et celle des grands peintres du XXe siècle, et du plus célèbre d’entre tous : Picasso.

Réalisation : Gustavo Cortes Bueno

Pays : Belgique

Année : 2010

Page web d’ARTE

  • « New York, métropole des arts » (ARTE, 52 min, jusqu’au 24/02/2020)
Inauguré en avril 2019 dans un quartier neuf, Hudson Yards, The Shed est le dernier-né des temples des arts de Manhattan. Avec ses multiples galeries et ateliers, ce « hangar » à l’architecture élégante accueille expositions, performances, festivals et concerts.

Nouveau symbole de la frénésie culturelle qui anime New York, où plus encore qu’ailleurs, l’art et l’argent font bon ménage, il a vu le jour grâce aux 500 millions de dollars alloués par des donateurs privés. Dans ce documentaire, ses concepteurs et ses constructeurs racontent sa genèse et sa naissance.

Réalisation : Michael Trabitzsch

Pays : Allemagne

Année : 2020
  • « Les étonnantes techniques des bâtisseurs de la pyramide de Khéops » (ARTE, 53 min, jusqu’au 28/02/2020)

Par qui et comment la grande pyramide de Gizeh a-t-elle été édifiée ? Tour d’horizon des dernières, et stupéfiantes, découvertes autour du chantier le plus ambitieux du monde antique. 

Dernière des sept merveilles du monde encore visible, la pyramide de Khéops et ses proportions faramineuses (146 mètres de hauteur, une superficie équivalant à sept terrains de football, 6 millions de tonnes de roche) fascine les archéologues. Tombeau du pharaon Khéops – dont la momie demeure néanmoins introuvable –, cette construction monumentale, aboutissement des recherches architecturales de l’époque, a surgi du plateau de Gizeh il y a quatre mille cinq cents ans. Mais par qui et comment ce chef-d’œuvre d’ingénierie a-t-il été érigé ? Grâce aux fouilles menées par l’égyptologue Mark Lehner, qui ont permis de mettre au jour les vestiges d’un village et des milliers de fragments d’objets du quotidien, on sait désormais que les ouvriers n’étaient pas des esclaves, mais une armée de volontaires qualifiés, organisés et bien traités. De leur côté, l’archéologue français Pierre Tallet et son équipe ont récemment exhumé, dans un port de la mer Rouge, des papyrus exceptionnels : le journal de bord d’un fonctionnaire du pharaon, Merer. Celui-ci chapeautait les bateliers chargés d’acheminer, au fil du Nil et sur des lacs artificiels, les blocs de calcaire et de granit jusqu’au chantier dirigé par le demi-frère du roi, Ânkhkhâf.

Projet national
Du régime alimentaire des ouvriers à l’architecture des bateaux utilisés, ce documentaire expose les avancées prodigieuses de la recherche archéologique et montre comment ce monument hors normes, maison éternelle du roi-dieu, a unifié le peuple et structuré l’Égypte, en la dotant d’infrastructures et de réseaux nationaux.

Réalisation : Tom Fowlie

Pays : Etats-Unis

Année : 2019

Page web d’ARTE

Page web d’ARTE sur l’Egypte ancienne

  • « Les guerres de Coco Chanel » (ARTE, 56 min, jusqu’au 29/02/2020)

Coco Chanel : un portrait documentaire finement ciselé de l’impératrice de la mode, qui retrace son destin romanesque, entre blessures, batailles, zones d’ombre et instinct de génie.

1970. Alors que Coco Chanel, 87 ans, est au crépuscule de sa vie, la vieille dame chic au collier de perles s’entretient avec Jacques Chazot. « Je me suis toujours battue« , lâche l’éternelle « Mademoiselle », confite dans sa légende. Fille d’une lingère morte prématurément et d’un colporteur qui l’abandonne, la petite Gabrielle, née en 1883, est placée comme domestique à 12 ans chez une cousine, avant de prendre ses maigres jambes à son cou pour fuir un mariage arrangé. Le début d’une guerre solitaire sans fin, qui entraîne d’abord la jeune aventurière à Moulins, où elle apprend le jour les rudiments de la couture et chante le soir au cabaret, arrondissant ses fins de mois au bras de messieurs sensibles à son charme androgyne, dont Étienne Balsan, un éleveur de chevaux, et Arthur Capel, un joueur de polo anglais. Si ces protecteurs lui entrouvrent les portes du monde, cette pionnière doit à son extraordinaire talent de se hisser au sommet, révolutionnant la mode de son temps par l’épure et libérant les femmes de leur corset à la veille des Années folles.

Icône controversée
Farouchement indépendante, l’autoritaire directrice de la maison de la rue Cambon, qui jauge ses collections de son célèbre escalier couvert de miroirs, n’en est pas moins foncièrement conservatrice. Affolée par le Front populaire comme par la menace bolchevik, elle se rend, pendant la Seconde Guerre mondiale, coupable de « collaboration horizontale » avec un diplomate allemand, avant d’être soupçonnée d’intelligence avec l’ennemi à la Libération et de s’exiler en Suisse. À son retour, Dior est sacré nouveau prince de la haute couture, pour autant la reine, déchue mais non vaincue, crée encore un chef-d’œuvre, son emblématique tailleur en tweed. Nourri d’une foule d’archives, ce film documenté retrace le destin de la grande couturière à l’insolente réussite et au tempérament d’amazone. Au-delà de l’icône controversée – Françoise Sagan la jugeait « épouvantable de méchanceté, de cruauté et d’antisémitisme » –, le portrait nuancé d’une artiste passionnée par son métier, au style plein d’audace, en même temps que celui d’une femme du siècle dernier bataillant sa vie durant dans une immense solitude.

Réalisation : Jean Lauritano

Pays : France

Année : 2018

  • « Golem, la légende de l’homme » (ARTE, 51 min, jusqu’au 03/03/2020)

Du désert du Neguev à la Silicon Valley en passant par Prague, un voyage à travers le temps sur les traces du golem, cette créature forgée par l’homme pour qu’elle le serve et le protège, et de son descendant, le robot.

Golem, qui es-tu ? Dans le judaïsme, l’apparition du terme « golem » remonte au livre des Psaumes et au Talmud, avec des acceptions et des interprétations différentes au cours des siècles. L’idée d’une créature forgée par l’homme pour qu’elle le serve et le protège est restée depuis ancrée dans l’imaginaire collectif. Le film muet à succès Le golem de Paul Wegener et Carl Boese (1920) a traduit pour la première fois à l’écran le mythe du premier golem : à Prague, à la fin du XVIe siècle, le grand rabbin Rabbi Loew donne vie à une statuette de glaise pour que l’homoncule ainsi créé défende la communauté juive contre les pogroms. Pourtant, le golem n’est pas toujours protecteur. Il peut parfois se muer en un personnage d’horreur qui finit par se retourner contre son créateur. Ainsi dans le roman Le golem de Gustav Meyrink illustré par Hugo Steiner-Prag (1915). De Goethe à Superman en passant par la science-fiction, le golem est présent, sous une forme ou une autre, dans une myriade d’oeuvres littéraires, de pièces, de films, de séries, de BD, de jeux vidéo, etc. Les chercheurs, eux, ont fait le lien entre cette créature et les travaux sur l’intelligence artificielle et la robotique. Certains artistes demeurent fascinés par le mythe, comme le Californien Joshua Abarbanel qui le réinvente sous l’apparence d’un super-héros en bois.

Réalisation : Simone Dobmeier, Torsten Striegnitz

Pays : Allemagne

Année : 2016

Page web d’ARTE

  • « Boléro, le refrain du monde » (ARTE, 53 min, jusqu’au 04/03/2020)

Depuis sa création en 1928, le « Boléro » de Ravel est l’oeuvre dite « classique » la plus populaire du monde. Un destin phénoménal raconté tambour battant, notamment par quelques-uns de ses fervents admirateurs : le cinéaste Claude Lelouch, les chanteurs Angélique Kidjo et Rufus Wainwright, les pianistes Katia et Marielle Labèque ou les papes de l’électro Carl Craig et Moritz von Oswald.

« Je commence tout petit pour finir énorme« , résume Maurice Ravel en 1928, pour caractériser l’ovni musical qu’il vient de composer, sans imaginer qu’il décrit aussi le destin phénoménal et planétaire que va connaître son Boléro. Bande-son perpétuellement revisitée, remixée, sublimée, ce bref morceau symphonique, commandé par la danseuse russe Ida Rubinstein pour un spectacle à l’Opéra Garnier, remporte d’emblée un triomphe. Sa structure répétitive, avec la reprise crescendo, en continu, du rythme ternaire du boléro martelé par la caisse claire et des deux mélodies de seize mesures chacune, confère à l’œuvre un pouvoir hypnotique. Au fil du temps, il est devenu un véritable « tube », qui inspire chaque année, de Paris à Tokyo, de Johannesburg à Berlin, des productions artistiques d’une étonnante diversité, qu’il s’agisse de danse, de cinéma ou d’adaptations musicales en tout genre. Avec d’étourdissantes archives et quelques-uns de ses fervents admirateurs (les cinéastes Claude Lelouch et Kim Jee-woon, les chanteurs Angélique Kidjo et Rufus Wainwright, les chorégraphes Marie-Agnès Gillot, Gregory Maqoma ou Raimund Hoghe, les pianistes Katia et Marielle Labèque ou les papes de l’électro Carl Craig et Moritz von Oswald…), ce documentaire retrace tambour battant le destin hors norme de ce qui fut, à l’origine, un petit chef-d’œuvre de modernité et de radicalité.

Réalisation : Anne-Solen Douguet, Damien Cabrespines

Pays : France

Année : 2019

  • « La nuit est à elles – Paris 1919-1939 » (ARTE, 91 min, jusqu’au 04/03/2020)

De Gaby Deslys à Mistinguett ou Joséphine Baker, deux décennies de nuits parisiennes racontent l’émergence de femmes artistes et affranchies. Un trépidant portrait choral.

Au sortir de la Grande Guerre, le désir de s’amuser pour tout oublier est le ferment d’une floraison de music-halls et de cabarets parisiens. Dans une époque toujours fermement patriarcale, la capitale va ainsi sacrer nombre de reines de la nuit. Gaby Deslys, Mistinguett, Joséphine Baker ou Suzy Solidor s’imposent en égéries délurées et provocantes, donnant au divertissement une dimension nouvelle. Chanteuses et danseuses d’exception, meneuses de revue, elles vont, pendant les Années folles et après la Grande Dépression, mener d’éblouissantes et tapageuses carrières sur les scènes du Moulin-Rouge, du Casino de Paris ou des Folies-Bergère. Reflétant leur temps dans leurs choix de répertoire comme de mise en scène, ces artistes affranchies ont fait évoluer l’image, sinon la condition, des femmes.

Paris capitale du monde
Carole Wrona (Damia, la chanteuse était en noir) brosse le portrait de ces femmes à poigne qui auront changé les codes, tout en suscitant un réel élan populaire. Célèbres aussi à l’étranger, elles participeront au rayonnement international de Paris. Riche de nombreuses archives à la fraîcheur intacte, et émaillé des « tubes » du moment (avec le fameux « J’ai deux amours » de Joséphine Baker), La nuit est à elles restitue le parfum d’une époque dans les pas de ses exubérantes vedettes, dont certaines sont tombées dans l’oubli.

Réalisation : Carole Wrona

Pays : France

Année : 2018

  • « Après le séisme – L’Italie à la rescousse de son patrimoine » (ARTE, 53 min, jusqu’au 05/03/2020)

Alors que plusieurs séismes ont dévasté le centre de l’Italie en 2016, des opérations d’envergure sont menées pour sauver un patrimoine inestimable.

À la fin de l’été 2016, le centre de l’Italie, touché par des tremblements de terre d’une violence inouïe, s’est mué en un paysage de désolation. Plusieurs centaines d’églises se sont effondrées, et il a fallu mener de gigantesques opérations de sauvetage afin d’extraire les œuvres d’art ensevelies sous les décombres. À Amatrice, les fresques du sanctuaire de l’Icona Passatora, qui datent du XVe siècle, sont désormais conservées dans des bacs, réduites à l’état de gravats. Deux ans après le séisme, les débris s’accumulaient toujours sur trois mètres et demi de hauteur à l’emplacement de la nef de la basilique Saint-Benoît de Norcia.

Stefanie Appel a suivi plusieurs tentatives de sauvetage en pénétrant jusque dans les « zones rouges », où sont entreposées les ruines les plus précieuses, placées sous la protection de l’armée.Réalisation : Stefanie Appel

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • « Le royaume perdu des pharaons noirs » (ARTE, 93 min, jusqu’au 10/03/2020)

Racontée à partir de vastes chantiers de fouilles en cours, au Soudan, l’histoire fabuleuse du royaume de Koush, qui a régné sur l’Égypte pendant près d’un siècle.

Dans le nord du Soudan, au cœur de sites désertiques, se dressent des pyramides, des forteresses écroulées, de mystérieuses murailles. Englouties dans les sables, des villes entières et des nécropoles sont peut-être sur le point d’être découvertes à leurs pieds. Il s’agit des vestiges du royaume de Koush, au sud de l’Égypte, qui s’est développé le long du Nil, en contact étroit avec son puissant voisin, entre 2 500 avant Jésus-Christ. et jusqu’au IVe siècle de notre ère, soit une longévité de près de trois mille ans. Au XXe siècle, l’archéologue américain George Reisner découvre le site mais ne voit en Koush qu’un royaume éphémère colonisé par l’Égypte. La richesse des vestiges rassemblés par un nombre croissant d’archéologues au cours des dernières décennies a mis en évidence une tout autre histoire : si les souverains de Koush ont été tour à tour partenaires commerciaux, adversaires et vassaux des pharaons égyptiens, ils parvinrent aussi, à leur tour, entre les VIIIe et VIIe siècles avant Jésus-Christ, à conquérir leur voisin, fondant un empire qui s’étendit du nord de l’actuel Khartoum aux rives de la Méditerranée.

Grande aventure
En suivant les vastes chantiers de fouilles en cours, et au fil de magnifiques images aériennes des lieux qui abritèrent les capitales successives de Koush (Kerma, Napata, puis Méroé, une fois que les Égyptiens eurent reconquis leur trône, et poussé les rois de Koush à se replier sur leur territoire nubien), David Starkey déroule l’histoire méconnue de ce qui fut, avance-t-il, la première « superpuissance » d’Afrique noire. Auprès d’une demi-douzaine de chercheurs passionnés (dont Elgazafi Yousif, un responsable soudanais des Antiquités, Geoff Emberling et Abagail Breidenstein, de l’université du Michigan, Pearce Paul Creasman, de l’université d’Arizona, et le Suisse Charles Bonnet, de l’Institut de France), il montre le quotidien ardu des archéologues sur le terrain, et ses plus belles récompenses : les tombeaux ornés de fresques, les pyramides alignées dans le soleil couchant ou les majestueuses statues des « pharaons noirs »… Un palpitant voyage aux sources d’une grande aventure archéologique, que les aléas climatiques et politiques, mais aussi un projet de barrage, pourraient compromettre.

Réalisation : David Starkey

Pays : Irlande

Année : 2019

Page web d’ARTE

  • « Mystères d’archives – 1964. Abou Simbel sauvé des eaux » (ARTE, 26 min, jusqu’au 11/03/2020)

Égypte, 1964. Alors que les colosses de Ramsès II et les sanctuaires d’Abou Simbel sont sur le point d’être engloutis sous les eaux de l’immense barrage d’Assouan, leur sauvetage est organisé à la hâte.

Plafonds, parois et statues sont découpés à la scie et dans l’urgence, au grand dam des archéologues. Qui a financé le projet, décidé des méthodes et effectué les travaux ?

Réalisation : Serge Viallet

Pays : France

Année : 2016

  • « Bellini et Mantegna, peintres rivaux de la Renaissance » (ARTE, 53 min, jusqu’au 10/04/2020)

Résonances entre deux figures révolutionnaires et rivales de l’art de la Renaissance italienne, Andrea Mantegna et son beau-frère Giovanni Bellini.

À l’aube de la Renaissance, Andrea Mantegna (1431-1506) jouit déjà d’une belle renommée. Ce peintre très en vue, qui introduit le culte de l’Antiquité dans l’art florentin et révolutionne l’art de la composition, s’allie à l’une des plus grandes familles d’artistes vénitiens en épousant la sœur du peintre Giovanni Bellini (1425-1516). Très inspiré par son illustre beau-frère, ce dernier doit imposer son travail sans le soutien d’un mécène tandis que Mantegna, appelé à Mantoue par Ludovic III, exerce comme peintre de cour. Ces deux artistes, dont les œuvres respectives témoignent d’une estime mutuelle teintée de concurrence, continuent de fasciner.

Réalisation : Margarete Kreuzer

Pays : Allemagne
Année : 2018

Page web d’ARTE

  • « René Goscinny, notre oncle d’Armorique » (ARTE, 52 min, jusqu’au 20/04/2020)

Auteur de génie, père de la bande dessinée moderne, René Goscinny a légué à la France un héritage d’une importance capitale : « Astérix », « Lucky Luke », « Iznogoud », « Le petit Nicolas »… Une culture populaire de qualité.

AstérixLucky LukeIznogoudLe petit NicolasLe viager, le journal Pilote… : mort en 1977, René Goscinny laisse derrière lui une œuvre pléthorique et nombre d’expressions cultes passées dans le langage courant. Après avoir grandi en Argentine, le jeune auteur passe sept ans à New York où il vit chichement et apprend le métier de scénariste aux côtés de Harvey Kurtzman et de l’irrévérencieuse équipe du futur Mad Magazine. De cette période, Goscinny conservera une fascination prononcée pour le dynamitage des codes, incarné par la revue américaine. Impertinence, liberté de ton, superposition de différents niveaux de lecture… : Goscinny réinjecte ces grandes lignes dans ses scénarios, puis dans les pages de Pilote. Créé avec Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier, le journal révolutionne la bande dessinée française, accueillant les futurs grands, si nombreux qu’on ne peut tous les citer : Moebius, Mézières, F’murrr, Gotlib, Bretécher, Mandryka, Bilal, Tardi, Reiser… Une génération entière parrainée par l’auteur, qui accouchera plus tard de Charlie HebdoL’écho des savanesFluide glacial ou Métal hurlant. Et tout cela grâce au succès d’Astérix, dont l’univers aurait surgi, selon la légende, en deux heures sur un coin de table…

Exigeant et populaire
La frontière s’est brouillée entre l’homme et l’auteur. De son personnage récurrent dans Achille Talon, où il est représenté sous les traits de l’irascible rédacteur en chef du magazine Polite, jusqu’à ses nombreux passages à la télévision, marqués par le même humour pince-sans-rire (« Je ramperais pour passer devant un objectif, devant un micro, je suis prêt à n’importe quelle bassesse« ), Goscinny est devenu pour tous une « star » à part entière. L’inventif documentaire de Guillaume Podrovnik déborde d’images d’archives insolites (la version pirate de Lucky Luke, produite par la Turquie dans les années 1970, vaut son pesant d’or), de témoignages de l’auteur et de ceux à qui il a donné une chance. Il brosse le portrait d’un homme dont le travail exigeant et populaire aura fédéré un pays entier, riant comme un seul homme devant la satire malicieuse de ses pires défauts.

Réalisation : Guillaume Podrovnik

Pays : France

Année : 2017

  • « L’odyssée Offenbach » (ARTE, 94 min, jusqu’au 26/04/2020)

Joué dans le monde entier, inventeur de l’opérette (ou « opéra bouffe »), Jacques Offenbach (1819-1880) a réconcilié l’humour et la musique. Mais sa fantaisie a parfois occulté sa dimension subversive : son antimilitarisme, sa satire du pouvoir, ses rôles de femme audacieux et l’érotisme allègre qui parcourt son oeuvre. Un portrait foisonnant.

Né en 1819 en Allemagne, le jeune Jacob apprend le violoncelle en cachette de son père, chantre de la synagogue de Cologne. Cette petite rébellion, première d’une longue série, réussit au jeune virtuose, qui se découvre, à 13 ans, des dons de compositeur. La Prusse offrant peu d’opportunités aux juifs, Offenbach père veut que son fils fasse carrière à Paris. Subjugué par l’animation de la capitale française qu’il restituera plus tard dans La vie parisienne, Jacob s’y installe dès 1833 et se rebaptise vite « Jacques ». Après un bref passage au Conservatoire, il devient violoncelliste à l’Opéra-Comique. En 1858, il lance triomphalement le genre de l’opérette avec l’ébouriffant Orphée aux enfers, attaque en règle contre l’académisme. Malgré ce succès, Offenbach, tour à tour honni et applaudi, subira toute sa vie un violent ostracisme, rejet qui s’intensifie durant la guerre de 1870, époque où il est traité d’espion par les Français et de traître par les Allemands.

Folie contagieuse
Joué dans le monde entier, inventeur de l’opérette, appelée aussi opéra bouffe, Jacques Offenbach a réconcilié l’humour et la musique. Mais sa fantaisie a parfois occulté sa dimension subversive : son antimilitarisme (La grande-duchesse de Gerolstein), sa satire du pouvoir (Barkouf), ses rôles de femme audacieux et l’érotisme allègre qui parcourt son œuvre. Nourri d’une splendide iconographie, cette biographie foisonnante révèle les nombreuses facettes d’un compositeur prolifique. Fait rare, de vrais chanteurs d’opéra jouent dans les scènes de reconstitution – Stéphanie d’Oustrac compose, notamment, une pétillante Hortense Schneider, diva à l’humeur changeante, muse et cause de bien des tourments d’Offenbach. Des extraits de spectacles, morceaux de bravoure menés à un train d’enfer et d’une folie contagieuse, ponctuent ce réjouissant documentaire.

Réalisation : François Roussillon

Avec : Robert Hatisi, Stéphanie d’Oustrac, Marianne Crebassa, Jodie Devos, Michel Fau

Auteur : Jean-Claude Yon, François Roussillon

Pays : France

Année : 2019

  • Urbex Rouge (ARTE, série web et vidéo, jusqu’au 27/08/2022)

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin chute. En Europe de l’Est, les grands bâtiments du communisme sont désertés, pillés, oubliés. Aujourd’hui à l’état de ruines, ces décors à la fois spectaculaires et menaçants, sont restés figés dans le passé. Du sanatorium secret de Staline en Géorgie à la soucoupe volante de Bouzloudja en Bulgarie, explorations urbaines dans les pas de « soviet fans » nostalgiques, adeptes du brutalisme rouge et de touristes déjantés.

Bande annonce de la série:

Episode « La dernière folie de Tito »

Site web de la série

. Série « Retrogaming made in France » (ARTE, série web et vidéo, jusqu’au 7/10/2022)

Retrogaming Made in France plonge dans la légende de la « French touch » du jeu vidéo, à  la (re)découverte du gameplay et des graphismes surannés de ces « hits » qui ont largement influencé ceux d’aujourd’hui. C’est l’histoire des origines de l’industrie du jeu vidéo en France en dix épisodes, dix jeux cultes, commentés par leurs créateurs mais aussi par le youtubeur Benzaie qui jette un regard acéré sur ces jeux d’un autre temps.

10 épisodes de 5 à 6 minutes

Teaser de la série:

Episode 1 de la série:

Page web d’Arte

. Nausicaa, le plus grand aquarium d’europe / RMC Découvertes 

Le plus grand aquarium de France, deviendra en mai 2018 le plus grand d’Europe ! Plongez au cœur de ce chantier titanesque. Situé à Boulogne-sur-Mer et avec 36 000 animaux marins, répartis sur 5 000 m2, il a fallu déployer les grands moyens : le domaine abrite une jungle humide, un marécage et une forêt immergée. 150 personnes travaillent quotidiennement dans ce gigantesque complexe : aquariologistes, vétérinaires, soigneurs, animateurs ou encore entraîneurs.

Vidéo du documentaire :

En 2018, 27 ans après sa première inauguration, le Nausicaa s’est fixé comme objectif d’atteindre 1 million de visiteurs par an. Pour cela l’aquarium a vu les choses en grand, un projet estimé à 85 millions d’euros : Il va multiplier par deux sa superficie, un aquarium géant de 9 500 m3 et d’une profondeur de 9m sera installé, l’aquarium offrira également de nouvelles sensations, avec l’utilisation des technologies de l’image et des dispositifs interactifs. Un chantier de tous les défis qui rassemble prouesses techniques et logistiques.

(Lire l’article du CLIC France: Nausicaa, le Centre de la Mer de Boulogne, devient le quatrième aquarium du Monde et vise 1 million de visiteurs)

. Série « Tokyo Paranormal » / Arte (jusqu’au 21/03/2021)

Au Japon, l’écran de télévision, le PC ou le smartphone sont devenus des lieux de passage entre le monde des vivants et celui d’entités inhumaines. Tokyo Paranormal dresse un inventaire fantastique composé de figures emblématiques du surnaturel japonais, et de quelques lieux hantés qui continuent de terrifier le Japon contemporain.

Réalisation: Yves Montmayeur

Auteur: Yves Montmayeur & Stéphane du Mesnildot

Pays: France  Année: 2018

Voir les vidéos de la série

SERIES

  • « A Musée Vous, A Musée Moi » Saison 1

Cette série courte revisite avec humour des tableaux célèbres du monde entier. Au travers de sketchs loufoques et décalés, les personnages de toiles de maître s’animent dans des décors et costumes scrupuleusement reconstitués. Sur des dialogues de Fabrice Maruca (La minute vieille), l’histoire, truffée d’anecdotes, de ces œuvres emblématiques.

« Les amants III, René Magritte » (ARTE, 3 min, jusqu’au 21/01/2023)

Dans la toile de René Magritte, « Les amants III », une femme ne supporte plus les crises de jalousie de son amant…

« La Joconde », Mona Lisa (ARTE, 3 min, jusqu’au 18/01/2023)

Réalisation : Fabrice Maruca

Pays : France

Année : 2016

Page web d’ARTE

. Série « A Musée Vous, A Musée Moi » Saison 2 (ARTE, 3 min, jusqu’au 24/09/2023)

S’emparant de dix nouvelles toiles de maître, une deuxième saison joyeusement loufoque pour revisiter l’histoire de l’art. Des Shot Marilyns de Warhol à La jeune fille à la perle de Vermeer en passant par Le déjeuner sur l’herbe de Manet, dix nouvelles toiles minutieusement reconstituées, avec comédiens et décors, s’animent au travers de sketchs décalés.

Narcisse, Le Caravage (1/3) (jusqu’au 14/08/2023)

Le Narcisse du Caravage se trouve vieux et souhaite faire de la chirurgie esthétique pour gommer ses premières rides.

Page web d’ARTE

« Summer Evening », Edward Hopper (2/3)

Un couple de citadins exilés à la campagne s’adapte tant bien que mal à son nouvel environnement.

Page web d’ARTE

« Autoportrait », Albrecht Dürer (3/3)

Albrecht Dürer a créé sa chaîne Youtube, afin de prodiguer ses petits secrets mode et beauté à ses fans sous forme de tutos.

« Le déjeuner sur l’herbe », Edouard Manet (1/3)

« Le déjeuner sur l’herbe » de Manet. Victorine et Alexandrine tentent subtilement de proposer une partie fine à Eugène et Ferdinand…

« Shot Marilyns », Andy Warhol (1/3)

la performeuse Dorothy Podber est de retour ! C’est la panique chez les Marilyn qui pensent qu’elle va encore leur tirer dessus. Elles tentent, chacune selon son tempérament, de trouver une solution.

La jeune fille à la perle, Johannes Vermeer (3/3) (jusqu’au 26/09/2023)

la jeune fille passe un casting pour la publicité d’une grande marque de peinture. Elle en profite pour pointer du doigt l’absence d’égalité salariale entre hommes et femmes.

Page web d’ARTE

Réalisation : Pablo Munoz Gomez

Pays : France

Année : 2018

Page web de la saison 2 de la série

Site web d’ARTE

  • REPORTAGES

 

  • « Visite du chantier de Notre-Dame de Paris: Metropolis » (7 min, jusqu’au 18/04/2020)

L’incendie qui a dévasté la célébrissime cathédrale en avril dernier a ébranlé toute la France. A quoi ressemble le chantier ? Comment se remettent de ce choc celles et ceux dont toute la vie tourne autour de Notre-Dame ?

Metropolis est le premier magazine de télévision à pénétrer dans le cœur de cet édifice si symbolique.

Auteur :Simone Hoffmann

Chargé(e) de programme :Kathrin Brinkmann, ZDF

Pays :Allemagne, France

Année :2020

  • « Léonard de Vinci, la Joconde et la Toscane » – Invitation au voyage (13 min, jusqu’au 07/09/2020)

Berceau de la Renaissance italienne, la Toscane est une terre d’une incroyable richesse artistique. Léonard de Vinci naît dans cette région généreuse en 1452.

De Florence où les premières lueurs de son génie se sont manifestées aux villages de Toscane, l’œuvre polymorphe de Léonard de Vinci à la fois peintre, ingénieur, botaniste… puise ses fondements dans cette région.

Pays : France

Année : 2018

. « Picasso et les demoiselles de Dinard », Invitation au Voyage (14 min, jusqu’au 24/10/2020)

Sur la côte d’Ille-et-Vilaine s’étend Dinard, ses riches demeures et sa célèbre plage de l’Écluse. Dans les années 1920,Picasso passe plusieurs étés en famille dans la cité balnéaire bretonne. Le père du cubisme tombe sous le charme des criques rocheuses du bord de la Manche. Il en tirera ses « Carnets de Dinard », recueil d’esquisses de corps féminins sous le soleil breton.

Pays : France

Année : 2018

. « Léonard de Vinci, la Joconde et la Toscane » – Invitation au voyage (ARTE, jusqu’au 7/09/2020)

Berceau de la Renaissance italienne, la Toscane est une terre d’une incroyable richesse artistique. Léonard de Vinci naît dans cette région généreuse en 1452. De Florence où les premières lueurs de son génie se sont manifestées aux villages de Toscane, l’œuvre polymorphe de Léonard de Vinci à la fois peintre, ingénieur, botaniste… puise ses fondements dans cette région.

Pays : France

Année : 2018

. « Rapt au Louvre » – Invitation au voyage (ARTE, 8 min, jusqu’au 01/05/2021)

C’est le plus grand musée du monde. On raconte qu’il faudrait quatre jours pour le visiter entièrement. Le Louvre compte dans sa collection nombre de chefs-d’œuvre. La Liberté guidant le peupleLe Radeau de la Méduse mais surtout, La Joconde. Qui vécut quelques péripéties au début du siècle dernier.

Pays : France

Année : 2019
  • « Le Nôtre, les jardins du pouvoir » –Invitation au voyage (ARTE, jusqu’au 2/12/2021)

Le domaine de Vaux-le-Vicomte, le gigantesque parc du château de Versailles ou encore les perspectives du jardin des Tuileries, tous ces espaces verts portent la marque d’un immense jardinier : André Le Nôtre. Au XVIIe siècle, son talent est réclamé par tous les plus grands du royaume de France, Louis XIV en tête. Le Nôtre impose sa vision novatrice, celle du jardin à la française, un style admiré dans toute l’Europe.

Pays : France

Année : 2019

Page web d’ARTE

  • « Goya, un génie hanté par l’Aragon » – Invitation au voyage (ARTE, 14 min, jusqu’au 04/12/2021)

Dans le nord de l’Espagne, les paysages abrupts et sauvages d’Aragon ont vu naître l’un des plus grands peintres espagnols : Francisco de Goya. De sa jeunesse à Saragosse à la découverte des atrocités de la guerre d’indépendance qui ravage la région au début du XIXe siècle, le maître espagnol puise dans la tumultueuse histoire aragonaise les racines d’une peinture sombre et réaliste.

Pays : France

Année : 2019

Page web d’ARTE

  • « Wu Zetian, la dame de fer de l’empire chinois; Invitation au voyage » (ARTE, 14 min, jusqu’au 06/01/2022)

Dans la province chinoise du Shaanxi, les grottes, monastères et majestueux tombeaux sont autant d’empreintes visibles de la seule impératrice ayant jamais dirigé le pays.

Redoutée autant qu’admirée, Wu Zetian a régné d’une main de fer sur le royaume entre les VIIe et VIIIe siècles et a profondément remodelé la société chinoise d’alors.

Pays :France

Année :2020

  • « Riga, capitale de l’Art nouveau; Invitation au voyage » (ARTE, 14 min, jusqu’au 08/01/2022)

Au cœur des échanges en mer Baltique, Riga a longtemps souffert du poids de ses puissants voisins allemands et russes. Au début du XXe siècle, la Lettonie trouve dans l’architecture Art nouveau un moyen unique de s’émanciper.

En s’appropriant les codes de ce mouvement, les architectes locaux exaltent l’élan patriotique letton, tout en transformant le visage de la capitale du pays.

Pays : France

Année :2020

  • « Nuremberg ciselée par Dürer; Invitation au voyage » (ARTE, 7 min, jusqu’au 13/01/2022)

À la croisée des routes commerciales européennes, Nuremberg s’affirme à la fin du XVe siècle comme un haut lieu des échanges culturels, scientifiques et artistiques.

Un climat propice à l’éclosion d’un génie de l’art occidental : Albrecht Dürer. Il puise dans les transformations qui animent sa ville de quoi sublimer la réalité à travers ses peintures, ses dessins et ses gravures.

Pays : France

Année : 2020

  • Montpellier, la Californie française (ARTE, 12 min, jusqu’au 12/06/2023)

En l’espace de trois décennies, le nombre d’habitants de Montpellier a explosé. Et les chantiers immobiliers se sont enchaînés : une gare TGV, des bâtiments d’habitation « exotiques », des édifices publics conçus par de grands architectes. Montpellier est la 7e ville de France et, d’après certains, la nouvelle Californie française.

Auteur : Wolfgang Kabisch

Chargé(e) de programme : Marina Bartsch-Rüdiger und Christoph Bungartz, NDR

Pays : Allemagne

Année : 2019

Page web d’ARTE

. 10 infos insolites – Gustav Klimt 5 (France TV, 6/02/2019, 2 min, jusqu’au 05/02/2022)

. Jackson Pollock – 10 infos insolites (France TV, 30/01/2019, 2 min, jusqu’au 29/01/2022)

. Edvard Munch – 10 infos insolites (France TV, 23/01/2019, 2 min, jusq’au 22/01/2022)

. Caravage, le bad boy de la peinture – Histoires d’art (France TV, 22/01/2019, 6 min, jusqu’au 21/01/2022)

Bruxelles, Hergé dans sa bulle Invitation au voyage / Arte (13 min, jusqu’au 04/03/2020)

Elle apparaît, de manière fugace, dans chacun de ses albums. À la manière d’un jeu de piste, qui nous baladerait entre ses maisons art nouveau, son palais royal, ses musées et même son parlé, Bruxelles s’invite dans les aventures de Tintin. La capitale belge est la ville natale d’Hergé, qui lui a témoigné tout au long de son œuvre son profond attachement.

www.arte.tv/fr/videos/081428-001-A/bruxelles-herge-dans-sa-bulle/

 

Artistes et robots / Arte (3 minutes, jusqu’au 11/04/2038)

Les artistes ont toujours su jouer de leur milieu technique. Avec le développement de l’art numérique, leur travail aujourd’hui est d’autant plus surprenant qu’ils ont recours à des logiciels de plus en plus puissants, qui donnent à l’œuvre une autonomie de plus en plus grande, une capacité de générer des formes à l’infini et une interactivité qui modifie le jeu en permanence.

www.arte.tv/fr/videos/082139-000-A/artistes-et-robots/

  • MAGAZINES

– D’art d’art / France 2 (hebdomadaire, chaque dimanche à 20.40)

Disponible en replay pendant 30 jours sur le site web de France TV

– Stupéfiant! / France 2 (hebdomadaire, chaque lundi à 22.40)

Disponible en replay pendant 30 jours sur le site web de France TV

. La galerie France 5 (hebdomadaire, dimanche matin à 9.25)

Documentaire disponible en replay une semaine sur le site web de France TV

SOURCES: Arte, France Télévisions

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