A VOIR OU REVOIR ! La sélection des programmes TV du CLIC France (06/12/2019)

« Pierre Soulages »; « Un orchestre pour l’avenir – Los Angeles Philharmonic Orchestra »; « Le Tintoret et la nouvelle Venise »; « Les morts-vivants de Pompéi »; « Les petits secrets des grands tableaux« La dame à la Licorne », vers 1500″; « Les enfants de Cro-Magnon », « Merce Cunningham – La danse en héritage »; « Après le séisme – L’Italie à la rescousse de son patrimoine »; « Une nuit à Pompéi »; « Golem, la légende de l’homme »; « Le Nôtre, les jardins du pouvoir –Invitation au voyage »; « New York, métropole des arts »; « Une nuit à Florence  – Trésors de la Renaissance »; Nouvelle série « A Musée Vous, A Musée Moi »; Francisco de Goya – Le sommeil de la raison; Urbex Rouge en Europe de l’est; Charlotte Perriand, pionnière de l’art de vivre; « Van Dyck – Gloire et rivalités dans l’art baroque flamand »; Vinci – La manière moderne; Marina Abramovic – L’art de l’écoute; El Greco, le peintre oublié; Toulouse-Lautrec, l’insaisissable; Hans Hartung, la fureur de peindre; le Centenaire du Bauhaus; Léonard de Vinci : le chef-d’oeuvre redécouvert; l’histoire du graffiti; le nouveau Nausicaa; Art et scandales … le CLIC France sélectionne et vous conseille des programmes TV à voir ou à revoir !

Dossier voir et revoir (archives)

  • DOCUMENTAIRES

. Charlotte Perriand, pionnière de l’art de vivre (ARTE, 53 min, jusqu’au 11/12/2019)

Portée par une vision sociale et avant-gardiste de l’architecture, Charlotte Perriand a révolutionné l’aménagement intérieur et dessiné des meubles iconiques. Ce documentaire en forme de carnet de bord nous plonge dans l’intimité d’une vie de passion et de création.

Disparue il y a vingt ans, la designer, architecte et urbaniste Charlotte Perriand a marqué le XXe siècle. À 24 ans, cette fonceuse frappe à la porte de l’atelier du Corbusier, qu’elle appellera bientôt « Corbu », attirée par ce chaudron transdisciplinaire, où bouillonnent des talents venus du monde entier. D’un tempérament volcanique, elle la claquera dix ans plus tard à l’issue d’une collaboration orageuse mais fructueuse. En mission au Japon en 1940, elle découvre avec fascination une philosophie et un art de vivre dépouillés, inspirés du bouddhisme zen. De son amour de l’alpinisme à la conception de la station des Arcs, en passant par son invention des meubles en kit ou sa participation à l’édification de la Cité radieuse à Marseille, occasion d’un rabibochage avec « Corbu », ce film, en forme de carnet de bord, détaille ses nombreux combats pour révolutionner l’habitat et leurs répercussions sur la vie quotidienne des femmes et des classes populaires.

Inventive épure

Tout au long de sa vie, cette amoureuse du vide, dont la vocation est née en voyant le décor dénudé d’un hôpital, n’aura de cesse d’optimiser l’espace et de réinventer l’aménagement intérieur pour le rendre aéré, facile à vivre et accessible au plus grand nombre. Ses meubles, gracieux et ingénieux, comme la délassante chaise longue basculante, inspirée des postures de campeurs au repos, sont devenus des icônes du design. Ponctué d’extraits de ses mémoires, et d’entretiens audio ou vidéo, où, d’une voix rieuse et gouailleuse, Charlotte Perriand se raconte, ce documentaire nous plonge dans l’intimité créatrice d’une femme épicurienne, audacieuse et passionnée et nous fait saisir avec beaucoup d’élégance l’inventive épure des créations de cette figure de l’avant-garde.

Réalisation : Stéphane Ghez

Pays : France

Année : 2018

Série vidéo « Design signé Perriand »

. « Toulouse-Lautrec, l’insaisissable » (ARTE, 53 min, jusqu’au 18/12/2019)

Ses portraits de prostituées et de danseuses de cabaret sont parmi les plus cotés au monde. Plongée dans l’oeuvre d’Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), un visionnaire au trait éblouissant, à la faveur d’une exposition au Grand Palais à Paris.

Peintre ambitieux, dessinateur et brillant affichiste, Henri de Toulouse-Lautrec, ami de Van Gogh et inspiré par Degas et Manet, a chroniqué son époque avec une insatiable gourmandise. L’aristocrate albigeois raffiné, encombré d’un handicap et d’un corps disgracieux, excelle précocement dans l’art pour imposer son style, résolument moderne. Avide de tout, ce génie du trait, qui fréquente artistes et intellectuels, capte sur le vif, et avec panache, les battements de cœur de la vie parisienne et de la scène montmartroise fin de siècle, saisissant visages et corps en mouvement dans des cadrages audacieux, alors que s’inventent le cinéma et la photographie. Des cabarets de Pigalle aux maisons closes, cet observateur caustique et provocateur jette un regard plein de passion et d’humanité sur les femmes qu’il croise. Réinventant la lithographie, ce précurseur des avant-gardes du XXe siècle ouvre aussi la voie à la publicité moderne.

Peintre de la condition humaine
Plongeant dans l’œuvre profonde et prolifique – malgré une vie brève (1864-1901) – de Toulouse-Lautrec, ce documentaire retrace le parcours d’un artiste visionnaire à la liberté farouche, maître de l’autodérision, qui croqua avec une tendre compassion ouvrières et filles aux mœurs légères, pour mieux dévoiler, derrière les fêtes tourbillonnantes et les paillettes, l’immense solitude de la condition humaine.

Extrait du documentaire : 

Réalisation : Gregory Monro

Pays : France

Année : 2018

Page web d’ARTE

  • « Pierre Soulages » (ARTE, 52 min, jusqu’au 21/12/2019)

À 97 ans, Pierre Soulages, qui peint toujours, s’impose comme une légende vivante de l’art contemporain. Retour sensible sur le parcours et l’oeuvre, vibrante de lumière, du maître de « l’outrenoir ».

Vers 4 ou 5 ans, alors qu’il traçait allègrement des traits noirs sur une feuille blanche, le petit Pierre Soulages expliquait : « Je fais de la neige. » Une anecdote entrée dans les annales familiales de ce géant – 1,90 mètre – de l’art abstrait qui, l’esprit alerte et la mémoire fraîche, peint toujours. Né le 24 décembre 1919 à Rodez, Soulages grandit entouré de femmes aimantes – une mère et une sœur aînée –, et arpente avec la même curiosité éblouie les forêts aveyronnaises et les ateliers d’artisans de sa cité, qui lui inspireront sa fameuse technique au brou de noix. À l’adolescence, la découverte de l’abbatiale Sainte-Foy de Conques, chef-d’œuvre de l’art roman, qu’il éclairera des décennies plus tard de ses merveilleux vitraux aux couleurs vacillantes, fonde sa vocation avant qu’il ne s’impose, par sa fulgurante modernité, dès les années 1950, comme l’une des figures majeures de l’art contemporain, de Paris à New York. Toujours accompagné de son épouse Colette, rencontrée sur les bancs des Beaux-Arts de Montpellier, cet inlassable explorateur de « l’outrenoir » et de ses lumières avoue pourtant « attendre d’oser » lorsqu’il peint, en quête, comme au premier jour, d’ »inattendu« .

Énergie hypnotique
Portrait sensible de l’artiste à l’impressionnante allure, le documentaire pénètre au cœur de son œuvre au noir, dont la lumière et la matière, filmées en gros plan, vibrent ici d’une énergie hypnotique. Délicatement, Stéphane Berthomieux lève le voile sur les mystères d’un artiste mythique, qui a accepté qu’on lui consacre un musée à Rodez à la seule condition qu’il s’agisse d’un « lieu vivant, ouvert aux autres, et non d’un mausolée« . Guidée par la voix de Dominique Blanc, la déambulation, poétique et savante, croise aussi la parole d’amateurs, de Jean-Michel Jarre au philosophe Alain Badiou, conquis par son « invention radicale« , en passant par Jean-Luc Barrié, le recteur de la cathédrale de Rodez, profondément touché par les imperfections assumées du peintre.

Réalisation : Stéphane Berthomieux

Pays : France

Année : 2017

. « Léonard de Vinci : le chef-d’oeuvre redécouvert » (ARTE, 91 min, jusqu’au 31/12/2019)

Au fil d’une enquête conviant historiens de l’art et restaurateurs, ce documentaire captivant se penche sur une « Vierge au fuseau » dont la paternité pourrait être attribuée à Léonard de Vinci.

Original ou copie ? Huile sur bois, La Vierge au fuseau est un tableau de petit format sur lequel la Vierge, drapée de bleu, tient contre son sein l’enfant Jésus, le regard élevé vers la croix que forme l’extrémité d’un fuseau. Le tableau, dont il existe plusieurs versions, notamment une exposée en Écosse, est-il de la main de Léonard de Vinci ? Datée du début du XVIe siècle,on en perd la trace pendant trois cents ans, jusqu’à sa réapparition sur le marché de l’art au début du XIXe. Passée depuis entre les mains de plusieurs collectionneurs, l’œuvre a longtemps été considérée comme une copie de grande qualité produite au sein de l’atelier dirigé par le maître de la Renaissance. Confiée par son actuel propriétaire à la restauratrice Cinzia Pasquali, qui a notamment signé la restauration de La Sainte Anne de Léonard de Vinci pour le Louvre, elle a fait l’objet pendant près de trois ans d’un patient travail de nettoyage, puis d’une « réintégration » méticuleuse de ses éléments manquants ou altérés. Une restauration placée sous la supervision d’experts de l’Opificio delle Pietre Dure de Florence, et de Vincent Delieuvin, conservateur en charge de la peinture italienne du XVIe siècle au Louvre, et co-commissaire de la grande exposition consacrée à Léonard de Vinci cet automne au grand musée parisien.

Au tamis de l’histoire

Style de la composition, nature des pigments employés, technique picturale utilisée, caractéristiques du dessin préparatoire, éléments du paysage en arrière-plan… Grâce aux outils technologiques et aux éclairages d’experts choisis, cette version de La Vierge au fuseau dévoile peu à peu les secrets de son élaboration et de sa réalisation. Replaçant l’œuvre dans la vie de Léonard de Vinci (1452-1519) et le contexte historique de sa possible création – la prise par la France en 1499 du duché de Milan, où Vinci était alors établi –, Frédéric Wilner (Paris-Berlin, destins croisés, Toutankhamon, le trésor redécouvert) réunit une palette d’éléments décisifs  : manuscrits et dessins de l’artiste ; recension des œuvres qu’il exécuta pour le compte du duc de Milan Ludovic Sforza ; extraits des correspondances de Florimond Robertet, secrétaire particulier du roi de France Louis XII, et celle d’Isabella d’Este, marquise de Mantoue, avec Cecilia Gallerani, maîtresse du duc de Milan représentée par Vinci dans La dame à l’hermine ; ou encore la comparaison de La Vierge au fuseau avec La Joconde et La sainte Anne, deux autres chefs-d’œuvre du peintre italien. Passant La Vierge au fuseau au tamis de l’histoire, de la science et des historiens de l’art, cette enquête captivante livre les clés de ce qui pourrait être une nouvelle œuvre attribuée au génial artiste toscan.

Extrait du documentaire:

Réalisation : Frédéric Wilner

Pays : France

Année : 2018

Page web d’ARTE

. « Léonard de Vinci – La manière moderne » (ARTE, 52 min, jusqu’au 01/01/2020)

Les dernières recherches établissent que Léonard de Vinci retravaillait inlassablement ses toiles, parfois pendant des années. Ce documentaire explore le processus créatif du maître de la Renaissance. Une plongée inédite dans une oeuvre fascinante de modernité.

Fils illégitime d’un notaire et d’une paysanne, Léonard est né le 14 avril 1452 à Vinci, un village de Toscane. Il a 12 ans lorsque ses dons pour le dessin lui valent d’être placé par son père dans l’atelier de Verrocchio, à Florence. Dès lors, le jeune artiste n’aura de cesse de combler ses lacunes académiques par l’observation méticuleuse de la nature et du vivant. Ce sont ensuite l’étude de la lumière puis celle du mouvement qui aiguisent son insatiable curiosité, lumière et mouvement qu’il n’arrêtera pas de chercher à capter dans son travail de peintre. Pourtant, lorsque l’on se penche sur les tableaux laissés par l’artiste, leur petit nombre – moins d’une vingtaine selon les experts – est frappant en comparaison des quelque 6 000 pages de notes et croquis de ses carnets parvenus jusqu’à nous.

Processus créatif

Ses activités d’ingénieur, d’inventeur de machines, d’anatomiste, de poète, de botaniste ou de concepteur de fêtes, à Milan ou à la cour de François Ier, où il a vécu ses trois dernières années jusqu’à sa mort, en 1519, ont longtemps laissé penser que la peinture fut pour Léonard de Vinci une activité de second plan, et que plusieurs de ses tableaux sont restés inachevés a alimenté cette thèse. Mais les dernières recherches historiographiques et scientifiques démentent cette croyance, établissant au contraire que l’artiste retravaillait inlassablement ses toiles, parfois pendant des années comme ce fut le cas pour La Joconde, dont il ne s’est jamais séparé. Déroulant le fil de sa vie et décryptant de manière pédagogique le processus créatif du peintre, Sandra Paugam et Flore Kosinetz nous convient à une plongée inédite dans une œuvre unique, dont la modernité ne cesse de fasciner.

Extrait du documentaire:

> L’exposition que le musée du Louvre consacre à Léonard de Vinci se tient du 24 octobre 2019 au 24 février 2020.

Réalisation : Sandra Paugam

Pays : France

Année : 2018

Page web d’ARTE

  • « Un orchestre pour l’avenir – Los Angeles Philharmonic Orchestra » (ARTE, 52 min, jusq’au 02/01/2020)

Dans les coulisses du Los Angeles Philharmonic Orchestra qui fête cette année un siècle d’existence. Avec les témoignages des chefs d’orchestre Gustavo Dudamel, Zubin Mehta et Esa-Pekka Salonen, ainsi que de l’architecte Frank Gehry, qui a dessiné le Walt Disney Concert Hall, où l’orchestre se produit.

En 2019, pour fêter son 100e anniversaire, Le Los Angeles Philharmonic Orchestra (LA Phil) a organisé une série de célébrations flamboyantes et hors norme, à son image. Le réalisateur de ce documentaire s’est faufilé au cœur de cet ensemble afin de découvrir ce qui constitue son identité et de raconter l’histoire de sa création. Les chefs d’orchestre Gustavo Dudamel, Zubin Mehta et Esa-Pekka Salonen, l’architecte Frank Gehry, qui a dessiné le Walt Disney Concert Hall, où l’orchestre se produit, ainsi que des critiques musicaux et des musiciens évoquent tour à tour les liens qui les unissent au LA Phil et son action bénéfique sur la ville, notamment en direction des jeunes de milieux défavorisés, à travers le Youth Orchestra Los Angeles.

Réalisation : Bernard Fleischer

Direction musicale : Gustavo Dudamel, Esa-Pekka Salonen, Zubin Mehta

Journaliste : Zachary Woolfe, Mark Swed

Orchestre : Los Angeles Philharmonic Orchestra

Architecte : Frank Gehry

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • « Une nuit à Florence  – Trésors de la Renaissance » (ARTE, 52 min, jusq’au 05/01/2020)

Un fabuleux voyage nocturne à travers la Florence des Médicis, à la découverte de ses chefs-d’oeuvre et de ses hauts lieux, du prodigieux musée des Offices à la basilique San Lorenzo en passant par le merveilleux et peu accessible corridor de Vasari.

Au XVe siècle, une ère nouvelle débute à Florence, qui transformera l’Italie puis l’Europe tout entière : la Renaissance. À la faveur d’une promenade nocturne, ce documentaire nous entraîne dans un voyage unique à travers la ville des Médicis, où les destins de ces grands mécènes ont croisé ceux d’artistes de renom, comme Botticelli, Léonard de Vinci, Michel-Ange ou Raphaël. Du musée sis dans la maison de famille de Michel-Ange au mystère d’une fresque disparue de Léonard de Vinci, du prodigieux musée des Offices à la basilique San Lorenzo en passant par le merveilleux et peu accessible corridor de Vasari – le passage jadis secret reliant le Palazzo Vecchio au Palazzo Pitti, au-dessus de l’Arno –, Florence dévoile ses trésors.

Réalisation : Gabrielle Cipollitti

Pays : Italie

Année : 2016

  • « Le Tintoret et la nouvelle Venise » (ARTE, 53 min, jusq’au 06/01/2020)

Né il y a cinq siècles (en 1518 ou 1519) et mort en 1594 à Venise, l’une des plus libérales et prospères cités de la péninsule italienne, restée fidèle au pape, le peintre le Tintoret se démarque de ses aînés Michel-Ange, Raphaël et Titien (dont il fut l’élève) par son esprit rebelle, son goût pour l’esquisse et les compositions bibliques, spirituelles, poétiques et dynamiques.

À une époque où la Réforme luthérienne se répand dans toute l’Europe, ses fresques et ses toiles ont orné les plus beaux édifices vénitiens, du palais des Doges à la basilique San Giorgio Maggiore en passant par la Scuola Grande di San Marco, l’une des plus riches confréries de la ville. C’est au métier de son père, teinturier, que Jacopo Robusti doit son surnom de « Tintoretto », le Tintoret en français. Né il y a cinq siècles (en 1518 ou 1519) et mort en 1594 dans l’une des plus libérales et prospères cités de la péninsule italienne, restée fidèle au pape, le peintre se démarque de ses aînés Michel-Ange, Raphaël et Titien – dont il fut l’élève – par son esprit rebelle, son goût pour l’esquisse et les compositions bibliques, spirituelles et poétiques, à la dynamique quasi cinématographique.

Avant-gardiste

Poussant les portes des églises et des palais vénitiens, ce documentaire captivant met en perspective la vie du Tintoret, l’un des plus grands peintres de la Renaissance italienne tardive, avec son époque. Historiens de l’art, commissaires d’exposition et artistes, notamment le peintre espagnol Jorge R. Pombo, pointent le caractère avant-gardiste de son œuvre, redécouverte par les impressionnistes au XIXe siècle.

Réalisation : Erminio Perocco

Pays : Allemagne

Année : 2019

Page web d’ARTE

  • « Une nuit à Pompéi » (ARTE, 52 min, jusq’au 09/01/2020)

Le journaliste et historien italien Alberto Angela fait revivre la cité romaine à la veille de l’éruption qui l’a anéantie, il y a près de deux mille ans.

Vulgarisateur fameux en Italie pour ses émissions télévisées, le journaliste et historien Alberto Angela, auteur, entre autres, du best-seller Les trois jours de Pompéi, fait revivre les cités romaines détruites par l’éruption du Vésuve, en l’an 79 de notre ère : Pompéi, bien sûr, dont les ruelles, les monuments et les villas fabuleusement préservés attirent chaque année quelque trois millions de touristes, mais aussi Herculanum, distante d’une vingtaine de kilomètres sur le littoral et plus proche du Vésuve, qui dormit durant dix-sept siècles sous une épaisse couche de boue volcanique.


Mystères

Guidant le spectateur de trésor en trésor, Alberto Angela décrit le quotidien, les rites et les coutumes de la Rome antique à la faveur d’une déambulation qui ressuscite les dernières heures de Pompéi. De lieux méconnus en étapes incontournables, comme la villa des Mystères, avec ses fresques magnifiques dépeignant peut-être un culte dionysiaque fermé aux profanes, il décrit les phases successives de la catastrophe, connues notamment grâce à Pline le Jeune, témoin oculaire de l’éruption à l’âge de 18 ans. Les scènes de la vie romaine sobrement reconstituées, mais aussi la simulation numérique (notamment de la colonne de fumée et de cendres qui précéda les torrents de lave et culmina jusqu’à 32 kilomètres de hauteur) illustrent les propos de ce « passeur » passionné.

Réalisation : Gabriele Cipollitti

Présentation : Alberto Angela

Pays : Italie, France

Année : 2019

. « Hans Hartung, la fureur de peindre » (ARTE, 52 min, jusq’au 15/01/2020)

Le peintre français d’origine allemande Hans Hartung (1904-1989) était obsédé par le pouvoir évocateur des taches et par la qualité du geste pur, aussi rapide que l’éclair. Plongée dans l’oeuvre foisonnante d’un précurseur de l’art abstrait, à l’occasion de la rétrospective du musée d’Art moderne de Paris.

Obsédé par le pouvoir évocateur des taches, et la qualité d’un geste pur, aussi rapide que l’éclair, Hans Hartung (1904-1989) s’enthousiasme dès ses débuts pour l’expressionnisme. Si ce courant marque sa peinture, ce passionné d’astronomie au tempérament solitaire se distingue aussi par sa rigueur mathématique. À partir des années 1930, il réalise ses toiles en reportant point par point, selon la technique de mise au carreau, des petits formats exécutés sur papier. Après la Seconde Guerre mondiale, le peintre allemand, qui sera naturalisé français, réinvente de nouveau son style. D’innombrables aquarelles, dessins, gouaches et photographies, traversés par les thèmes du cosmos et de la nature, témoignent de son œuvre prolifique, saluée en 1960 par le grand prix international de peinture de la Biennale de Venise.

Génie créatif

À l’occasion d’une rétrospective que lui consacre le musée d’Art moderne de la Ville de Paris, du 11 octobre 2019 au 1er mars 2020, ce documentaire retrace le parcours mouvementé de Hans Hartung, de son existence de misère à sa vie solaire dans sa villa-atelier d’Antibes. Nourri d’extraits de ses mémoires et d’étonnantes archives – dont de savoureuses séquences de l’artiste à l’œuvre face à ses gigantesques toiles –, ce film révèle le génie créatif d’un peintre méconnu.

Extrait du documentaire:

Réalisation : Romain Goupil

Pays : France

Année : 2019

  • « Merce Cunningham – La danse en héritage » (ARTE, 56 min, jusqu’au 16/01/2020)
Comment faire vivre l’héritage chorégraphique de Merce Cunningham, monstre sacré disparu, comme Pina Bausch, en 2009 ? Un documentaire poignant sur la fragilité de la danse et la difficulté de sa transmission.

Toujours en mouvement, il a révolutionné la danse contemporaine. Danseur et chorégraphe américain, Merce Cunningham (1919-2009) a enchaîné les créations avant-gardistes en associant, à la manière d’un Diaghilev, les plus grands artistes de son temps : Andy Warhol, Robert Rauschenberg, Jasper Johns ou encore John Cage pour la musique. D' »Antic Meet » (1958) à « CRWDSPCR », qu’il conçoit en 1993 à l’aide d’un ordinateur, ses pièces mêlent audace et humour. Mais comment préserver ce patrimoine exprimé par les corps le temps d’un spectacle ? Avant sa mort, pour éviter le chaos de la succession Martha Graham, il a laissé un « testament ».


Héritage

Marie-Hélène Rebois a suivi les derniers mois d’existence de la compagnie avant sa dissolution et la prise en main de l’héritage par le Merce Cunningham Trust. Une ultime tournée dans cinquante villes du monde, avant « the last show » à New York le 31 décembre 2011. Entre hommage vibrant, expériences et réflexion sur la transmission, danseurs et acteurs de la compagnie se confient avec émotion et envisagent l’avenir. L’occasion aussi de découvrir le projet des Dance Capsules, un espace numérique contenant une documentation complète du maître. Œuvres du répertoire avec vidéos, enregistrements sonores, images et plans des décors, notes et entretiens avec les danseurs et le personnel artistique : une structure aussi souple et innovante qu’une de ses danses.

Réalisation : Marie-Hélène Rebois

Pays : France

Année : 2011

. Metropolis « Le centenaire du Bauhaus » (ARTE, 44 min, jusqu’au 19/01/2020)

Il y a un siècle, Walter Gropius fondait à Weimar le Bauhaus. Retour sur un mouvement novateur, qui associa architecture, design et arts appliqués. Avec notamment un sujet sur le rôle qu’ont joué les femmes au sein du mouvement, et un gros plan sur Tel-Aviv, où un ensemble de 4 000 bâtiments ont été construits dans les années 1930 selon les principes du Bauhaus.

Les femmes du Bauhaus
Le Bauhaus a-t-il pratiqué l’égalité homme-femme ? Pas vraiment. « Là où il y a de la laine, il y a aussi une femme… », se moquait Oskar Schlemmer, une des figures du mouvement. Walter Gropius, son fondateur, cantonnait ses étudiantes aux classes de tissage. Une série télévisée de Lars Kraume rend hommage aux femmes artistes qui se sont battues pour leurs droits au Bauhaus.

Tel Aviv et le Bauhaus
À Tel-Aviv, l’influence du Bauhaus s’affiche encore au travers d’un ensemble de 4 000 bâtiments, construits dans les années 1930 selon ses principes. Que reste-t-il aujourd’hui de cette utopie architecturale ?

Das Totale Tanz Theater
Avec son projet de « théâtre total », Walter Gropius souhaitait entraîner le spectateur au centre de l’action scénique. Oskar Schlemmer, lui, voulait mêler danse et géométrie. Grâce à la réalité virtuelle, les rêves de ces deux figures du Bauhaus deviennent réalité dans une installation intitulée Das Totale Tanz Theater.

Design, luxe et dépouillement
Le Bauhaus ambitionnait de créer un mobilier accessible à tous, fonctionnel et sans fioritures. Or, ses créations sont devenues des incontournables du design et des objets de luxe. Aux antipodes des idéaux du Bauhaus ?

Pour une ville ouverte !
Immeubles sinistres, autoroutes urbaines, les aberrations urbanistiques n’épargnent personne, pas même les figures du Bauhaus comme Walter Gropius. Débat sur les errements de certains architectes.

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • « Les petits secrets des grands tableaux: « Francfort, le port de l’Ouest », 1916, Kirchner » (ARTE, 27 min, jusqu’au 22/01/2020)

Au milieu de la Grande Guerre qui met l’Europe à feu et à sang, Ernst Ludwig Kirchner (1880-1938), l’un des chefs de file de l’expressionnisme allemand, est en convalescence dans un sanatorium et peint Francfort, le port de l’Ouest. Le tableau, composition géométrique aux couleurs vives et aux lignes anguleuses qui rappellent la gravure sur bois, représente le port industriel de Francfort-sur-le-Main.

Au milieu de la Grande Guerre qui met l’Europe à feu et à sang, Ludwig Kirchner (1880-1938), l’un des chefs de file de l’expressionisme allemand, est en convalescence dans un sanatorium et peint Francfort, le port de l’Ouest. Le tableau, composition géométrique aux couleurs vives et aux lignes anguleuses qui rappellent la gravure sur bois, représente le port industriel de Francfort-sur-le-Main. En 1916, l’Allemagne industrieuse est tout à l’effort de guerre et ses fils meurent dans les tranchées de Verdun. « J’ai toujours cette impression de carnaval sanglant« , écrit Kirchner. L’œuvre entière du peintre est le miroir de la période violente et tourmentée vécue par son pays, du crépuscule prussien jusqu’à l’aube nazie.

Réalisation : Clément Cogitore

Pays : France

Année : 2015

  • « Les petits secrets des grands tableaux« Le printemps », 1482, Sandro Botticelli » (ARTE, 27 min, jusqu’au 22/01/2020)

Dans la Florence du Quattrocento, berceau de la Renaissance, Sandro Botticelli, peintre préféré de Laurent de Médicis, dit le Magnifique, signe une majestueuse allégorie du printemps (vers 1482). Cet hymne à la beauté célèbre un prince qui a choisi d’unir l’art et la science pour hisser sa cité au-dessus de toutes les autres.

Réalisation : Clément Cogitore

Pays : France

Année : 2015

  • « Les petits secrets des grands tableaux« La dame à la Licorne », vers 1500″ (ARTE, 27 min, jusqu’au 22/01/2020)

« La dame à la licorne », oeuvre anonyme du début du XVIe siècle, est un ensemble mystérieux et envoûtant de six tapisseries, considéré comme l’un des chefs-d’oeuvre de l’art occidental. Métaphore du désir, célébration des cinq sens humains et d’un sixième sens spirituel et humaniste, le fantasme de la licorne magique annonce la fin du Moyen Âge français.

Réalisation : Carlos Franklin

Pays : France

Année : 2015

  • « Les enfants de Cro-Magnon » (ARTE, 53 min, jusqu’au 22/01/2020)

Qui était l’homme de Cro-Magnon, l’ »Homo sapiens » européen ? Proche de nous physiquement, l’homme de Cro-Magnon l’était aussi mentalement, comme en atteste cette enquête scientifique sur le mystère des grottes ornées.

On ignore tout de sa cosmologie, et en l’absence d’écriture, rien ne nous est parvenu de sa manière d’envisager le monde. Pourtant, les peintures rupestres témoignent de sa pensée structurée et de ses questionnements existentiels. Le graphisme s’y révèle si abouti qu’il pourrait s’agir d’œuvres d’artistes professionnels ou d’hommes liés à un groupe social précis et libérés des obligations de la chasse. Peut-être les peintres de cette époque comptaient-ils même des femmes parmi eux. Avec la participation de grands chercheurs tels que Jean Clottes, Marcel Otte ou Hubert Reeves, ce documentaire plonge dans le mystère des grottes ornées.

Réalisation : Peter Anger

Pays : France, Belgique

Année : 2018

. « Marina Abramovic – L’art de l’écoute » (ARTE, 53 min, jusqu’au 24/01/2020)

En mars 2019, l’Alte Oper de Francfort a accueilli un projet artistique inédit : une semaine durant, la plasticienne Marina Abramovic a investi les lieux, pour proposer à quelque 2 000 individus d’explorer de nouvelles manières d’entendre et de vivre la musique…

Partant du principe que le flot constant de stimuli auquel nous sommes confrontés nous empêche de percevoir les choses les plus simples mais aussi les plus importantes, l’artiste serbe a mis au point la « méthode Abramovic » qui, grâce à des exercices de plusieurs heures, a permis de préparer le public à un concert francfortois de haut vol, en présence notamment de la violoniste allemande Carolin Widmann, du violoncelliste franco-allemand Nicolas Altstaedt ou encore du pianiste turc Fazil Say.

Extrait du documentaire:

L’occasion de revenir également sur la longue carrière de l’artiste, véritable phénomène de la pop culture depuis, entre autres, sa performance poignante The Artist is Present : en 2010, durant trois mois, elle est restée quotidiennement assise pendant sept heures et demie sans manger, boire ou se lever – un exploit d’endurance mentale et physique.

Réalisation : Andreas Gräfenstein

Avec : Lynsey Peisinger, Marina Abramovic et Fazil Say

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • Francisco de Goya – Le sommeil de la raison (ARTE, 52 min, jusqu’au 29/01/2020)

Avec Jean-Claude Carrière pour guide, un vertigineux voyage à travers l’oeuvre et la vie du peintre Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828), de l’espoir des Lumières aux ténèbres, de l’ancien monde à la modernité.

Comment Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828), observateur joyeux de la vie populaire et portraitiste de cour adulé, est-il devenu le peintre visionnaire du mystère et des gouffres humains, aux avant-postes de la modernité ? À trente ans de distance, deux toiles représentant les fêtes de la Saint-Isidore, saint patron de Madrid, symbolisent la vertigineuse évolution de l’artiste. « Entre l’ancien monde et le nouveau, au croisement des temps…« , résume l’écrivain Jean-Claude Carrière à l’orée de ce fascinant voyage dans la vie et l’œuvre du maître espagnol. En 1788, Goya voit dans La prairie de Saint-Isidore un panorama lumineux et fourmillant de vie ; exposée aujourd’hui au Prado, dans la salle consacrée aux peintures noires qu’il a exécutées aux alentours de 1820 sur les murs mêmes de sa maison, La procession à l’ermitage Saint-Isidore, menée par des masques grotesques, serpente au milieu d’un paysage envahi de ténèbres.


Contemplation

Entre-temps, les Lumières que chérit Goya ont engendré des monstres : 1789 a accouché de la Terreur, la grande armée de Napoléon a ravagé l’Espagne et l’absolutisme de Ferdinand VII a succédé à la monarchie éclairée de son père Charles IV. Celui qui reste « peintre de la Chambre du roi » a aussi été intimement éprouvé : sept de ses enfants sont morts en bas âge – seul l’un d’eux, Javier, lui survivra – et à la suite d’une maladie foudroyante, il a totalement perdu l’ouïe. Témoin toujours curieux de son temps, il s’est détourné de la commande pour plonger en lui-même toujours plus profondément et réinventer son art. Entre les lieux de sa vie et la contemplation de son œuvre foisonnante, José Luis López-Linares (Le mystère Jérôme Bosch) et Jean-Claude Carrière nous invitent à cheminer en compagnie d’un génie intensément humain.

Réalisation : José Luis López-Linares

Pays : France

Année : 2017

Site web ARTE

  • « Les morts-vivants de Pompéi » (ARTE, 51 min, jusqu’au 4/02/2020)

Ce documentaire suit la mission d’une équipe internationale de scientifiques qui restaurent les moulages des corps pétrifiés de Pompéi, lesquels témoignent du quotidien de la cité disparue il y a près de deux mille ans.

Ensevelie sous les cendres de l’éruption du Vésuve en octobre 79, la ville antique de Pompéi fournit aujourd’hui encore de précieuses informations sur la vie romaine, notamment à travers ses vestiges les plus poignants : ses moulages de victimes figées dans la mort. Initiée par l’archéologue et numismate italien Giuseppe Fiorelli (1823-1896), cette technique, qui consiste à verser du plâtre liquide dans les cavités formées par les cadavres décomposés sous les dépôts volcaniques, permet d’obtenir une image précise des disparus.
Fortement altérés par les intempéries, ces moulages font aujourd’hui l’objet d’une tentative de restauration menée par une équipe internationale d’archéologues, de scientifiques et de restaurateurs. Celle-ci pourrait permettre de ressusciter une seconde fois les victimes de l’éruption, mais aussi de continuer à les faire parler.

Réalisation : Marcello Adamo

Pays : Italie

Année : 2018

Page web d’ARTE

. « Van Dyck – Gloire et rivalités dans l’art baroque flamand » (ARTE, 53 min, jusqu’au 7/02/2020)

Au début du XVIIe siècle, Rubens règne en maître sur la scène artistique anversoise. Il a pour disciple Antoine Van Dyck (1599-1641), de vingt-deux ans son cadet. Excellent portraitiste, l’apprenti fait preuve d’une grande précocité, notamment dans sa maîtrise de la couleur et de l’expression.

Les peintures de jeunesse de Van Dyck démontrent une admiration évidente pour son maître, mais portent également en germe une puissante volonté d’émancipation. C’est cette période anversoise – avant le départ de Van Dyck pour l’Angleterre et l’Italie – qu’explore l’exposition qui lui est consacrée à l’Alte Pinakothek de Munich jusqu’en février 2020. Aux côtés de chercheurs et de restaurateurs, ce documentaire part à la (re)découverte de ses œuvres, en s’appuyant sur les technologies modernes.

Extrait:

Réalisation : Yasemin Ergin, Lucie Tamborini

Pays : Allemagne

Année : 2019

. « El Greco, le peintre oublié » (ARTE, 53 min, jusqu’au 19/02/2020)

À l’occasion de la rétrospective au Grand Palais à Paris, retour sur la vie du peintre. Domenikos Theotokopoulus surnommé « El Greco » est venu en Espagne attiré par les nombreuses commandes du roi Felipe II pour le palais de l’Escorial. Le Roi n´aimait pas ses peintures, mais El Greco trouva dans la riche Tolède un lieu de résidence jusqu’à sa mort en 1614. El Greco fut vite oublié, voire méprisé, jusqu´à ce qu’un groupe de jeunes artistes modernistes catalans le redécouvrent dans un petit musée de Barcelone.

Le documentaire de Gustavo Cortes Bueno retrace sa vie, mais met également en perspective la filiation entre son œuvre et celle des grands peintres du XXe siècle, et du plus célèbre d’entre tous : Picasso.

Réalisation : Gustavo Cortes Bueno

Pays : Belgique

Année : 2010

Page web d’ARTE

  • Documentaire « New York, métropole des arts » (ARTE, 52 min, jusqu’au 24/02/2020)
Inauguré en avril 2019 dans un quartier neuf, Hudson Yards, The Shed est le dernier-né des temples des arts de Manhattan. Avec ses multiples galeries et ateliers, ce « hangar » à l’architecture élégante accueille expositions, performances, festivals et concerts.

Nouveau symbole de la frénésie culturelle qui anime New York, où plus encore qu’ailleurs, l’art et l’argent font bon ménage, il a vu le jour grâce aux 500 millions de dollars alloués par des donateurs privés. Dans ce documentaire, ses concepteurs et ses constructeurs racontent sa genèse et sa naissance.

Réalisation : Michael Trabitzsch

Pays : Allemagne

Année : 2020
  • « Golem, la légende de l’homme » (ARTE, 51 min, jusqu’au 03/03/2020)

Du désert du Neguev à la Silicon Valley en passant par Prague, un voyage à travers le temps sur les traces du golem, cette créature forgée par l’homme pour qu’elle le serve et le protège, et de son descendant, le robot.

Golem, qui es-tu ? Dans le judaïsme, l’apparition du terme « golem » remonte au livre des Psaumes et au Talmud, avec des acceptions et des interprétations différentes au cours des siècles. L’idée d’une créature forgée par l’homme pour qu’elle le serve et le protège est restée depuis ancrée dans l’imaginaire collectif. Le film muet à succès Le golem de Paul Wegener et Carl Boese (1920) a traduit pour la première fois à l’écran le mythe du premier golem : à Prague, à la fin du XVIe siècle, le grand rabbin Rabbi Loew donne vie à une statuette de glaise pour que l’homoncule ainsi créé défende la communauté juive contre les pogroms. Pourtant, le golem n’est pas toujours protecteur. Il peut parfois se muer en un personnage d’horreur qui finit par se retourner contre son créateur. Ainsi dans le roman Le golem de Gustav Meyrink illustré par Hugo Steiner-Prag (1915). De Goethe à Superman en passant par la science-fiction, le golem est présent, sous une forme ou une autre, dans une myriade d’oeuvres littéraires, de pièces, de films, de séries, de BD, de jeux vidéo, etc. Les chercheurs, eux, ont fait le lien entre cette créature et les travaux sur l’intelligence artificielle et la robotique. Certains artistes demeurent fascinés par le mythe, comme le Californien Joshua Abarbanel qui le réinvente sous l’apparence d’un super-héros en bois.

Réalisation : Simone Dobmeier, Torsten Striegnitz

Pays : Allemagne

Année : 2016

Page web d’ARTE

  • « Après le séisme – L’Italie à la rescousse de son patrimoine » (ARTE, 53 min, jusqu’au 05/03/2020)

Alors que plusieurs séismes ont dévasté le centre de l’Italie en 2016, des opérations d’envergure sont menées pour sauver un patrimoine inestimable.

À la fin de l’été 2016, le centre de l’Italie, touché par des tremblements de terre d’une violence inouïe, s’est mué en un paysage de désolation. Plusieurs centaines d’églises se sont effondrées, et il a fallu mener de gigantesques opérations de sauvetage afin d’extraire les œuvres d’art ensevelies sous les décombres. À Amatrice, les fresques du sanctuaire de l’Icona Passatora, qui datent du XVe siècle, sont désormais conservées dans des bacs, réduites à l’état de gravats. Deux ans après le séisme, les débris s’accumulaient toujours sur trois mètres et demi de hauteur à l’emplacement de la nef de la basilique Saint-Benoît de Norcia.

Stefanie Appel a suivi plusieurs tentatives de sauvetage en pénétrant jusque dans les « zones rouges », où sont entreposées les ruines les plus précieuses, placées sous la protection de l’armée.Réalisation : Stefanie Appel

Pays : Allemagne

Année : 2019

  • Urbex Rouge (ARTE, série web et vidéo, jusqu’au 27/08/2022)

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin chute. En Europe de l’Est, les grands bâtiments du communisme sont désertés, pillés, oubliés. Aujourd’hui à l’état de ruines, ces décors à la fois spectaculaires et menaçants, sont restés figés dans le passé. Du sanatorium secret de Staline en Géorgie à la soucoupe volante de Bouzloudja en Bulgarie, explorations urbaines dans les pas de « soviet fans » nostalgiques, adeptes du brutalisme rouge et de touristes déjantés.

Bande annonce de la série:

Episode « La dernière folie de Tito »

Site web de la série

. Retrogaming made in France (ARTE, série web et vidéo, jusqu’au 7/10/2022)

Retrogaming Made in France plonge dans la légende de la « French touch » du jeu vidéo, à  la (re)découverte du gameplay et des graphismes surannés de ces « hits » qui ont largement influencé ceux d’aujourd’hui. C’est l’histoire des origines de l’industrie du jeu vidéo en France en dix épisodes, dix jeux cultes, commentés par leurs créateurs mais aussi par le youtubeur Benzaie qui jette un regard acéré sur ces jeux d’un autre temps.

10 épisodes de 5 à 6 minutes

Teaser de la série:

Episode 1 de la série:

Page web d’Arte

. Série « A Musée Vous, A Musée Moi » (ARTE, 3 min, jusqu’au 24/09/2023)

S’emparant de dix nouvelles toiles de maître, une deuxième saison joyeusement loufoque pour revisiter l’histoire de l’art. Des Shot Marilyns de Warhol à La jeune fille à la perle de Vermeer en passant par Le déjeuner sur l’herbe de Manet, dix nouvelles toiles minutieusement reconstituées, avec comédiens et décors, s’animent au travers de sketchs décalés.

Autoportrait, Albrecht Dürer (3/3)

Albrecht Dürer a créé sa chaîne Youtube, afin de prodiguer ses petits secrets mode et beauté à ses fans sous forme de tutos.

 

Le déjeuner sur l’herbe, Edouard Manet (1/3)

« Le déjeuner sur l’herbe » de Manet. Victorine et Alexandrine tentent subtilement de proposer une partie fine à Eugène et Ferdinand…

Shot Marilyns, Andy Warhol (1/3)

la performeuse Dorothy Podber est de retour ! C’est la panique chez les Marilyn qui pensent qu’elle va encore leur tirer dessus. Elles tentent, chacune selon son tempérament, de trouver une solution.

Réalisation : Pablo Munoz Gomez

Pays : France

Année : 2018

Site web d’ARTE

. Nausicaa, le plus grand aquarium d’europe / RMC Découvertes 

Le plus grand aquarium de France, deviendra en mai 2018 le plus grand d’Europe ! Plongez au cœur de ce chantier titanesque. Situé à Boulogne-sur-Mer et avec 36 000 animaux marins, répartis sur 5 000 m2, il a fallu déployer les grands moyens : le domaine abrite une jungle humide, un marécage et une forêt immergée. 150 personnes travaillent quotidiennement dans ce gigantesque complexe : aquariologistes, vétérinaires, soigneurs, animateurs ou encore entraîneurs.

Vidéo du documentaire :

En 2018, 27 ans après sa première inauguration, le Nausicaa s’est fixé comme objectif d’atteindre 1 million de visiteurs par an. Pour cela l’aquarium a vu les choses en grand, un projet estimé à 85 millions d’euros : Il va multiplier par deux sa superficie, un aquarium géant de 9 500 m3 et d’une profondeur de 9m sera installé, l’aquarium offrira également de nouvelles sensations, avec l’utilisation des technologies de l’image et des dispositifs interactifs. Un chantier de tous les défis qui rassemble prouesses techniques et logistiques.

(Lire l’article du CLIC France: Nausicaa, le Centre de la Mer de Boulogne, devient le quatrième aquarium du Monde et vise 1 million de visiteurs)

. Tokyo Paranormal / Arte (jusqu’au 21/03/2021)

Au Japon, l’écran de télévision, le PC ou le smartphone sont devenus des lieux de passage entre le monde des vivants et celui d’entités inhumaines. Tokyo Paranormal dresse un inventaire fantastique composé de figures emblématiques du surnaturel japonais, et de quelques lieux hantés qui continuent de terrifier le Japon contemporain.

Réalisation: Yves Montmayeur

Auteur: Yves Montmayeur & Stéphane du Mesnildot

Pays: France  Année: 2018

Voir les vidéos de la série

  • REPORTAGES

. « Picasso et les demoiselles de Dinard », Invitation au Voyage (14 min, jusqu’au 24/10/2020)

Sur la côte d’Ille-et-Vilaine s’étend Dinard, ses riches demeures et sa célèbre plage de l’Écluse. Dans les années 1920,Picasso passe plusieurs étés en famille dans la cité balnéaire bretonne. Le père du cubisme tombe sous le charme des criques rocheuses du bord de la Manche. Il en tirera ses « Carnets de Dinard », recueil d’esquisses de corps féminins sous le soleil breton.

Pays : France

Année : 2018

Victor Vasarely : lumière sur le maître de l’illusion (France 2, 2 min 30, février 2019)

Regarder un tableau de Victor Vasarely, c’est une expérience sensorielle à elle toute seule. Il y a des creux, des bosses, des gouffres infinis qui nous aspirent, et même si la surface est plane, c’est comme si on mettait des lunettes 3D. Victor Vasarely c’est l’inventeur de l’art optique. Au départ, c’était un graphiste de publicité déjà très doué pour les effets visuels.

. « Léonard de Vinci, la Joconde et la Toscane. Invitation au voyage » (ARTE, jusqu’au 7/09/2020)

Berceau de la Renaissance italienne, la Toscane est une terre d’une incroyable richesse artistique. Léonard de Vinci naît dans cette région généreuse en 1452. De Florence où les premières lueurs de son génie se sont manifestées aux villages de Toscane, l’œuvre polymorphe de Léonard de Vinci à la fois peintre, ingénieur, botaniste… puise ses fondements dans cette région.

Pays : France

Année : 2018

Rapt au Louvre / Invitation au voyage (ARTE, 8 min, jusqu’au 01/05/2021)

C’est le plus grand musée du monde. On raconte qu’il faudrait quatre jours pour le visiter entièrement. Le Louvre compte dans sa collection nombre de chefs-d’œuvre. La Liberté guidant le peupleLe Radeau de la Méduse mais surtout, La Joconde. Qui vécut quelques péripéties au début du siècle dernier.

Pays : France

Année : 2019
  • « Le Nôtre, les jardins du pouvoir –Invitation au voyage » (ARTE, jusqu’au 2/12/2021)

Le domaine de Vaux-le-Vicomte, le gigantesque parc du château de Versailles ou encore les perspectives du jardin des Tuileries, tous ces espaces verts portent la marque d’un immense jardinier : André Le Nôtre. Au XVIIe siècle, son talent est réclamé par tous les plus grands du royaume de France, Louis XIV en tête. Le Nôtre impose sa vision novatrice, celle du jardin à la française, un style admiré dans toute l’Europe.

Pays : France

Année : 2019

Page web d’ARTE

. 10 infos insolites – Gustav Klimt 5 (France TV, 6/02/2019, 2 min, jusqu’au 05/02/2022)

. Jackson Pollock – 10 infos insolites (France TV, 30/01/2019, 2 min, jusqu’au 29/01/2022)

. Edvard Munch – 10 infos insolites (France TV, 23/01/2019, 2 min, jusq’au 22/01/2022)

. Caravage, le bad boy de la peinture – Histoires d’art (France TV, 22/01/2019, 6 min, jusqu’au 21/01/2022)

Bruxelles, Hergé dans sa bulle Invitation au voyage / Arte (13 min, jusqu’au 04/03/2020)

Elle apparaît, de manière fugace, dans chacun de ses albums. À la manière d’un jeu de piste, qui nous baladerait entre ses maisons art nouveau, son palais royal, ses musées et même son parlé, Bruxelles s’invite dans les aventures de Tintin. La capitale belge est la ville natale d’Hergé, qui lui a témoigné tout au long de son œuvre son profond attachement.

www.arte.tv/fr/videos/081428-001-A/bruxelles-herge-dans-sa-bulle/

 

Artistes et robots / Arte (3 minutes, jusqu’au 11/04/2038)

Les artistes ont toujours su jouer de leur milieu technique. Avec le développement de l’art numérique, leur travail aujourd’hui est d’autant plus surprenant qu’ils ont recours à des logiciels de plus en plus puissants, qui donnent à l’œuvre une autonomie de plus en plus grande, une capacité de générer des formes à l’infini et une interactivité qui modifie le jeu en permanence.

www.arte.tv/fr/videos/082139-000-A/artistes-et-robots/

  • MAGAZINES

– D’art d’art / France 2 (hebdomadaire, chaque dimanche à 20.40)

Disponible en replay pendant 30 jours sur le site web de France TV

– Stupéfiant! / France 2 (hebdomadaire, chaque lundi à 22.40)

Disponible en replay pendant 30 jours sur le site web de France TV

. La galerie France 5 (hebdomadaire, dimanche matin à 9.25)

Documentaire disponible en replay une semaine sur le site web de France TV

SOURCES: Arte, France Télévisions

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