A VOIR OU REVOIR ! La sélection des programmes TV du CLIC France (14/05/2018)

Le dernier Monet, les âmes baltes, le Musée national de l’histoire et de la culture afro-américaines, les petites mains de l’art contemporain, Kupka, les mangas japonais, l’art en Chine … le CLIC France sélectionne et vous conseille des programmes TV à voir ou à revoir !

  • DOCUMENTAIRES

. Nausicaa, le plus grand aquarium d’europe / RMC Découvertes 

Le plus grand aquarium de France, deviendra en mai 2018 le plus grand d’Europe ! Plongez au cœur de ce chantier titanesque. Situé à Boulogne-sur-Mer et avec 36 000 animaux marins, répartis sur 5 000 m2, il a fallu déployer les grands moyens : le domaine abrite une jungle humide, un marécage et une forêt immergée. 150 personnes travaillent quotidiennement dans ce gigantesque complexe : aquariologistes, vétérinaires, soigneurs, animateurs ou encore entraîneurs.

Vidéo du documentaire :

En 2018, 27 ans après sa première inauguration, le Nausicaa s’est fixé comme objectif d’atteindre 1 million de visiteurs par an. Pour cela l’aquarium a vu les choses en grand, un projet estimé à 85 millions d’euros : Il va multiplier par deux sa superficie, un aquarium géant de 9 500 m3 et d’une profondeur de 9m sera installé, l’aquarium offrira également de nouvelles sensations, avec l’utilisation des technologies de l’image et des dispositifs interactifs. Un chantier de tous les défis qui rassemble prouesses techniques et logistiques.

(Lire l’article du CLIC France: Nausicaa, le Centre de la Mer de Boulogne, devient le quatrième aquarium du Monde et vise 1 million de visiteurs)

. Quand les impressionnistes découvrent le Japon…, ARTE (jusqu’au 01/06/2018)

À l’occasion de l’exposition du musée de Giverny et des 150 ans de l’ère Meiji, marquant l’ouverture du pays du Soleil-Levant à l’Occident, retour sur la mode du japonisme qui influença les avant-gardes européennes dans la seconde moitié du XIXe siècle – Manet, Monet, Degas, Van Gogh ou Whistler…

Avec l’entrée de la flotte américaine dans la baie de Tokyo en 1853, dans un Japon fermé aux navires étrangers depuis deux siècles, l’Occident découvre l’art nippon, ses estampes et son raffinement. À l’aube de l’ère Meiji, des collectionneurs, tels Guimet, Cernuschi ou encore les frères Goncourt, sillonnent le pays pour en rapporter des merveilles, devant lesquelles le public des expositions universelles de Londres ou de Paris va s’extasier. Bientôt, la vogue du japonisme – et La grande vague de Kanawaga d’Hokusai – submerge tous les arts : peinture, arts décoratifs, musique et danse. Habitée par l’Extrême-Orient, fût-il imaginaire, l’avant-garde artistique européenne – Manet, Monet, Degas, Van Gogh ou Whistler… – s’empare de cette esthétique pour mener sa révolution, de laquelle émergeront les mouvements impressionniste et nabi. L’Europe tourne son regard vers l’Asie, avant de découvrir l’Afrique…

Ébullition artistique
D’ateliers en voyages initiatiques, de galeries en chroniques littéraires, ce documentaire plonge dans cette époque d’ébullition artistique pour en restituer l’atmosphère et brosser le portrait de ses grandes figures. S’appuyant sur la photographie en pleine explosion derrière le maître Nadar, et sur des scènes reconstituées en ombres chinoises, il revisite avec bonheur les œuvres emblématiques de cette rupture augurant la modernité.

Réalisation : Jerôme Lambert et Philippe Picard

Pays : France

Année : 2017

. Les marchands d’art Gerd Harry Lybke, ARTE (jusqu’au 04/06/2018)

Dans le cadre de cette série de portraits de galeristes et de marchands d’art, rencontre avec l’Allemand Gerd Harry Lybke, qui dirige la galerie Eigen + Art à Berlin et à Leipzig. Il expose notamment les artistes de l’école de Leipzig, à l’instar du peintre Neo Rauch.

Déjà actif à Leipzig du temps de la RDA, à une époque où tenir une galerie privée était passible de prison, l’Allemand Gerd Harry Lybke, 57 ans, se souvient qu’il lui fallait déployer des techniques sophistiquées pour parvenir à exposer des plasticiens considérés comme indésirables par l’État. La galerie qu’il dirige désormais, Eigen + Art, participe aux plus grandes foires d’art contemporain, de Paris à Bâle en passant par Londres. Il expose notamment les artistes de l’école de Leipzig, à l’instar du peintre Neo Rauch, dont les toiles se vendent aujourd’hui à plusieurs millions d’euros.

Réalisation : Grit Lederer

Pays : Allemagne

Année : 2017

 

. « Les âmes baltes, Arts, légendes et paysages » / ARTE (jusqu’au 20/06/2018)

Dans le cadre de l’exposition du musée d’Orsay (Âmes sauvages – Le symbolisme dans les pays baltes).

Alors que les trois pays baltes célèbrent les 100 ans de leur indépendance, ce beau documentaire montre comment les musiciens, les poètes et les peintres ont fait revivre des mythes fondateurs pour que germe dans leurs peuples un sentiment d’appartenance commune.

En 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, les Empires russes et allemands sont démantelés. Les trois petits territoires des rives de la Baltique, qui vont devenir la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, s’émancipent de la domination de leurs écrasants voisins : après des siècles d’occupation et d’asservissement, ils obtiennent, enfin, leur indépendance. Mais il ne suffit pas d’un traité pour acter de la naissance d’une nation : il lui faut une identité et une culture qui soudent ses communautés en un tout cohérent.

Immersion à la fois historique et artistique, ce film nous entraîne à la découverte des œuvres qui ont contribué, à partir du milieu du XIXe siècle, à faire naître le sentiment national chez les Baltes. Comment les musiciens, les poètes et les peintres, influencés par le romantisme européen, ont-ils fait revivre des mythes fondateurs pour que germe dans leurs peuples un sentiment d’appartenance commune ?

Nourri d’archives rares et d’éclairages d’experts, parmi lesquels Rodolphe Rapetti, commissaire général de l’exposition qui se tient au musée d’Orsay (Âmes sauvages – Le symbolisme dans les pays baltes), l’historien Julien Gueslin, et de nombreux spécialistes baltes de l’art, ce documentaire passionnant met en lumière l’importante contribution des artistes baltes à l’émancipation politique de leur nation.

Accès au programme en replay

Réalisation : Stéphane Ghez

Pays : France

Année : 2017

. Le musée noir / ARTE (jusqu’au 16/07/2018)

Le premier musée national consacré à l’histoire et à la culture afro-américaine a ouvert ses portes en septembre 2016 à Washington. Visite guidée de ce lieu spectaculaire conçu sous la direction de l’architecte britannico-ghanéen David Adjaye.

Inauguré le 24 septembre 2016 par Barack Obama, le Musée national de l’histoire et de la culture afro-américaines (NMAAHC), immense vaisseau de bronze d’un coût de 540 millions de dollars, se dresse en plein cœur de Washington DC telle une couronne africaine. De la cale d’un navire négrier à la combinaison du premier astronaute noir en passant par le premier cercueil d’Emmett Till, adolescent lynché par des Blancs en 1955 dans le Mississippi, le film Le musée noir explore une institution qui a collecté plus de 45 000 objets. Ceux-ci témoignent, sur près de 40 000 m2, de la situation des Noirs aux États-Unis à travers l’histoire, entre esclavage, ségrégation et contributions à la culture américaine. Visite de ce lieu spectaculaire conçu sous la direction de l’architecte britannico-ghanéen David Adjaye.


Un projet sans cesse repoussé
Après la guerre de Sécession, des vétérans noirs réclamaient déjà un lieu afin de rendre hommage au rôle joué par les Afro-Américains dans l’histoire des États-Unis. Pendant plus d’un siècle, un projet de musée dédié à cette ambition a été soumis au Congrès, puis bloqué et sans cesse repoussé. Il aura fallu attendre la deuxième décennie du XXIe siècle pour que le Musée national de l’histoire et de la culture afro-américaines voie enfin le jour à Washington. Lors de son inauguration, des dizaines de milliers de personnes ont afflué vers le National Mall pour assister à l’événement. Organisées par ordre chronologique, ses galeries disposées sur huit niveaux ont attiré pas moins de trois millions de curieux du monde entier dans les mois qui ont suivi son ouverture.

Accès au programme en replay

Réalisation : Oliver Hardt

Pays : Allemagne

Année : 2017

 

. Tokyo Paranormal / Arte (jusqu’au 21/03/2021)

Au Japon, l’écran de télévision, le PC ou le smartphone sont devenus des lieux de passage entre le monde des vivants et celui d’entités inhumaines. Tokyo Paranormal dresse un inventaire fantastique composé de figures emblématiques du surnaturel japonais, et de quelques lieux hantés qui continuent de terrifier le Japon contemporain.

Réalisation: Yves Montmayeur

Auteur: Yves Montmayeur & Stéphane du Mesnildot

Pays: France  Année: 2018

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. Les petites mains de l’art contemporain Made in art / ARTE (jusqu’au 15/05/2018)

Si les oeuvres d’art contemporain naissent bien de l’imagination des créateurs, elles sont très souvent mises sur pied par d’autres. À travers l’expérience de trois artistes (Daniel Buren, Lee Ufan, Marianne Heske), ce documentaire plonge dans l’univers secret de leur fabrication, à la rencontre des petites mains de l’art : fondeurs, forgerons, chaudronniers, designers, etc.


Fondeurs, forgerons, chaudronniers, designers, industriels, ingénieurs, agents techniques, commissaires d’exposition… Autant d’auxiliaires indispensables qui se rassemblent autour des artistes. « Les petites mains de l’art contemporain » les montre en plein travail, et interroge le statut actuel du créateur ou la paternité de l’œuvre d’art. Comme le souligne Daniel Buren : « Il n’y a pas de morale dans cette histoire. »

Réalisation : Luc Riolon & Rachel Seddoh

Pays : France

Année : 2013

– Kupka, pionnier de l’art abstrait / Arte (jusqu’au 23/04/2018)

À l’occasion de la grande rétrospective consacrée à l’artiste tchèque Kupka au Grand Palais du 31 mars au 30 juillet, ARTE propose un portrait inédit de ce pionnier de l’art abstrait.

L’histoire de l’art a surtout retenu les noms de Malevitch, Kandinsky et Mondrian parmi les pionniers de l’abstraction picturale, n’accordant pas toujours le rang qu’il mérite à František Kupka (1871-1957). Originaire de Bohème, le peintre fut pourtant le premier à exposer comme telle, dès 1912, une toile non-figurativeouvrant ainsi la voie à une œuvre fascinante tout en ruptures et en intuitions fondatrices. Anarchiste virulent et dessinateur satirique pour la presse contestataire, il resta toute sa vie un franc-tireur, mais éclaira de son génie une bonne part des avant-gardes de la première moitié du XXe siècle.


Nourri de paroles de spécialistes et d’historiens de l’art – dont les commissaires de l’exposition au Grand Palais – le documentaire “Kupka, pionnier de l’art abstrait” retrace la naissance de la révolution abstraite au plus près des toiles de Kupka. Il restitue aussi le passionnant parcours d’un précurseur à la personnalité indocile, qui avait choisi la marge d’un monde artistique dont le rapport à l’argent et la soif de reconnaissance l’insupportaient.

Production: Zadig

arte.tv/fr/videos/068374-000-A/kupka-pionnier-de-l-art-abstrait/

 

L’art et l’Empire du milieu / Arte

. L’art et l’Empire du Milieu (1/3) En quête du paradis / Arte (53 min, jusqu’au 11/05/2018)

En 1986, dans la province du Sichuan, une civilisation mystérieuse ressurgit à la faveur d’une prodigieuse découverte : deux fosses sacrificielles livrent des milliers de pièces de jade, d’or et de bronze, ainsi que des masques aux traits inquiétants datant de l’âge du bronze – radicalement différents de ce que l’on connaissait de l’art de cette époque. Ce site révèle la culture Sanxingdui.


www.arte.tv/fr/videos/050286-001-A/l-art-et-l-empire-du-milieu-1-3/

. L’art et l’Empire du Milieu L’âge d‘or / Arte (53 min, jusqu’au 18/05/2018)

Alors que l’Europe est encore plongée dans le Moyen Âge, la Chine entre dans une ère de renaissance accompagné d’un développement extraordinaire de l’art. Notre voyage débute dans les monts Jaunes, aux origines de la pensée taoïste, et continue dans la ville de Kaifeng. C’est là, à la cour de l’empereur Song Huizong, que fleurissent la peinture de paysage et la calligraphie.

www.arte.tv/fr/videos/050286-002-A/l-art-et-l-empire-du-milieu/

. L’art et l’Empire du milieu Rencontre est-ouest / Arte (53 min, jusqu’au 25/05/2018)

Durant des millénaires, l’art chinois n’a subi que peu d’influences extérieures. C’est au XVIIIe siècle que les premiers échanges se font sentir. Avec les guerres de l’opium et sous domination occidentale, l’art change de cap. Pendant le réalisme socialiste de Mao, la création se met au service du régime jusqu’aux années 70 où une nouvelle avant-garde s’installe et se politise.

https://www.arte.tv/fr/videos/050286-003-A/l-art-et-l-empire-du-milieu/

– Le code maya enfin déchiffré / Arte (jusqu’au 10/03/2018)

Magnifique et complexe, l’écriture maya est restée indéchiffrable pendant quatre siècles. Voici le récit en images de « l’une des plus formidables histoires de découverte scientifique du XXe siècle ».

www.arte.tv/fr/videos/034880-000-A/le-code-maya-enfin-dechiffre/

  • REPORTAGES

. Bruxelles, Hergé dans sa bulle Invitation au voyage / Arte (13 min, jusqu’au 047/03/2020)

Elle apparaît, de manière fugace, dans chacun de ses albums. À la manière d’un jeu de piste, qui nous baladerait entre ses maisons art nouveau, son palais royal, ses musées et même son parlé, Bruxelles s’invite dans les aventures de Tintin. La capitale belge est la ville natale d’Hergé, qui lui a témoigné tout au long de son œuvre son profond attachement.

www.arte.tv/fr/videos/081428-001-A/bruxelles-herge-dans-sa-bulle/

  • MAGAZINES

– Stupéfiant! Intégrale : 100 % Sérénissime / France 2 (jusqu’au 26/03/2018)

« Stupéfiant ! » propose un numéro « 100% Sérénissime », intégralement consacré à Venise. Léa Salamé est au cœur de la cité des Doges, en plein carnaval. Elle rencontre notamment Oliviero Toscani, le photographe italien le plus célèbre et le plus provocant.

https://www.france.tv/france-2/stupefiant/418553-integrale-100-serenissime.html

SOURCES: Arte, France Télévisions

 

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