« Un artiste, une œuvre » : une websérie vidéo du MNBAQ réalisée en collaboration avec le Plan culturel numérique du Québec

Le Musée National des Beaux-Arts du Québec (MNBAQ), en collaboration avec le Plan culturel numérique du Québec, lance la websérie « Un artiste, une œuvre » qui propose une rencontre avec 33 artistes du Québec. Diffusée sur YouTube, Vimeo, sur le site du musée et sur La Fabrique culturelle depuis le 19 septembre 2016, cette websérie permet ainsi de découvrir leurs démarches artistiques et des œuvres choisies au sein de la collection du MNBAQ.

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Mardi 11 octobre 2016 (journée) : Journée d’étude coorganisée par le CLIC France et Paris Musées consacrée à « l’innovation et au numérique dans les Musées des Beaux-Arts ».

Cette journée aura lieu de 09h30 à 17h00, dans l’auditorium du Petit Palais (Paris).

La journée se composera de quatre table-rondes durant lesquelles les représentants des Musées des Beaux-Arts viendront partager les résultats d’expériences passées ou présenter de nouveaux projets innovants. Les quatre table-rondes porteront sur les thématiques suivantes :

  • « Ouvert, partagé, hors les murs… votre musée en 2025 » (table-ronde discussion « prospective » entre des directeurs des Musées des Beaux-Arts)
  • Collection : de la numérisation à la diffusion (mise en ligne des collections sur le site internet, open content, exportation des contenus sur les plateformes Wikipédia ou Google, etc)
  • Application, cartel numérique, immersion… quelles nouvelles expériences de visite ?
  • Partenariats, crowdfunding, mutualisation… quels financements pour le numérique et l’innovation ?

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C’est en créant des capsules dédiées au web et aux réseaux sociaux à partir de ses collections et en utilisant les plateformes d’Internet que le MNBAQ permet non seulement de faire connaître l’art contemporain du Québec, mais également de donner la parole à ses artistes à l’échelle internationale.

Une des 33 séquences de la série :

Un artiste, une œuvre | David Altmejd from MNBAQ on Vimeo.

S’inscrivant dans la foulée du redéploiement de ses collections, à l’occasion de l’ouverture du Pavillon Pierre Lassonde en juin dernier, la nouvelle websérie favorise la découverte d’œuvres contemporaines du MNBAQ et jette un regard différent sur l’art du Québec, complémentaire de celui des spécialistes.

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Inspirée par la toute première websérie de 12 capsules créées par le musée, « Une œuvre expliquée », qui présentait autrement les œuvres de la collection du MNBAQ sur YouTube ou Vimeo, l’équipe de création avait la volonté de renouveler l’expérience. Diffusées entre mai 2015 et avril 2016 et visionnées plus de 300 000 fois, les capsules d’Une oeuvre expliquée ont remporté le « Prix du Public Web-arts » du WebProgram-Festival de Paris au printemps 2016.

En abordant la lecture de différentes œuvres de sa collection avec des personnalités publiques (comme Katherine Levac, Jean-Thomas Jobin, Pierre Lapointe, Jean-Pierre Charbonneau, Monseigneur Gérald Cyprien Lacroix), le MNBAQ est allé à la rencontre d’un plus large public.

33 artistes, 33 portraits

Pour « Un artiste, une œuvre »33 artistes (dont David Altmejd, Bill Vazan, Raymonde April, Michel Dallaire, Serge Tousignant, Nadia Myre, Françoise Sullivan) ont participé à une entrevue filmée pour présenter leurs démarches et une œuvre issue de la collection du MNBAQ.

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Diffusés depuis le 19 septembre 2016 sur les plateformes YouTube, Vimeo, sur le site web du MNBAQ ainsi que sur La Fabrique culturelle, les 33 épisodes de la nouvelle série permettent de bonifier la visite dans les nouvelles salles d’exposition du pavillon Pierre Lassonde. Les internautes peuvent donc visionner toute la série en bloc ou découvrir chaque semaine un nouvel épisode partagé sur les réseaux sociaux.

Un regard au féminin

En dressant un portrait des artistes du Québec, le MNBAQ consacre ses projets numériques à la connaissance, à la promotion et à la conservation de l’art québécois. Il parvient également à s’inscrire dans le courant des tendances en ligne d’institutions internationales comme la Tate Modern (Londres) ou le Museum of Modern Art (New York).

Pilotée par Marie-Hélène Raymond, édimestre et gestionnaire de communauté au musée, et réalisée par la cinéaste indépendante Marylin Laflamme, la websérie permet de garder une trace de ceux et celles qui ont marqué l’histoire de l’art du Québec.

« Rendre l’art accessible, jeter un regard neuf sur le travail des artistes du Québec, un regard qui n’en est pas un de spécialiste, était pour moi un défi vraiment emballant », précise Marylin Laflamme. « Souvent, les rencontres duraient près d’une heure ! Elles allaient nous permettre d’offrir un concentré du meilleur au public, après le montage. »

« Recevoir les confidences des artistes, apprécier leur générosité et prendre le temps nécessaire pour ce faire a été un véritable moment de grâce pour moi », ajoute Marie-Hélène Raymond. Cette lecture d’une œuvre, à travers l’éclairage de l’artiste l’ayant réalisée, séduit les utilisateurs du web et leur fait découvrir un musée ouvert sur le monde.

clicLe CLIC France a posé six questions à Marie-Hélène Raymond, édimestre et gestionnaire de communauté au MNBAQ :

. Comme son nom l’indique, la websérie « Un artiste, une œuvre » s’appuie sur la découverte de l’œuvre grâce à l’intervention de l’artiste. Pourquoi avez-vous choisi le support vidéo pour ce projet ? Pourquoi avez-vous favorisé l’intervention de l’artiste plutôt que celle plus traditionnelle d’un médiateur ?

Nous avons choisi le support vidéo pour plusieurs raisons. D’abord, nous avions envie de renouveler l’expérience de notre  première websérie de 12 capsules, « Une œuvre expliquée », diffusée l’année précédente sur le web. Grâce au support vidéo, nous avions obtenu un franc succès et cela nous avait aussi permis d’atteindre un plus large public.

De plus, en plus d’une diffusion sur le web, la vidéo nous permet d’intégrer les contenus dans nos médiaguides (disponibles sur place au MNBAQ) ou encore d’intégrer les contenus à nos futures publications numériques.

L’objectif de la série Un artiste, une œuvre était non seulement de faire connaître l’art contemporain du Québec, mais surtout, justement, de donner la parole à ses artistes vivants à l’échelle internationale. Il était donc évident que cette fois-ci, nous voulions mettre en avant les créateurs.

De plus, leur discours / explications sur leurs œuvres et leur démarche est non seulement passionnante, mais complémentaire aux propos des conservateurs / médiateurs.

. Quel est le budget global de ce projet ? Comment a-t-il été financé ? Quel a été l’apport financier du Plan culturel numérique du Québec ?

Un artiste, une œuvre a en effet été réalisée grâce au Plan culturel numérique du Québec. La websérie se situe dans la catégorie des projets ayant pour objectif de « développer des contenus didactiques créatifs et conviviaux visant à favoriser la découverte, les apprentissages interactifs et personnalisés et des expériences à haute valeur ajoutée ».

Quant au budget total, près de 50 000 $. Il faut compter pour chacune des 33 capsules les droits de diffusion pour les œuvres, les tournages, les montages, etc…

. La websérie a été lancée à l’occasion de l’ouverture du Pavillon Pierre Lassonde. Pouvez-vous nous expliquer ce qui lie les deux évènements ?

Effectivement, le projet s’inscrit dans la foulée du redéploiement de ses collections. Nous avions des centaines d’œuvres d’art contemporain, d’art inuit et de design dans nos réserves et elles sont finalement exposées grâce au projet d’agrandissement et à l’ouverture du Pavillon Pierre Lassonde.

Nous souhaitions donc promouvoir nos nouvelles expositions des collections, nos œuvres nouvellement présentées et par le fait même, rendre hommage aux artistes.

. L’art contemporain est très mis en avant dans la websérie, mais les beaux-arts semblent y occuper une place moins importante. Pourquoi ce choix ?

Les beaux-arts ont pris une place importante dans la série précédente et en prendront une autre également dans une prochaine série en lien avec le troisième et dernier redéploiement des collections du complexe muséal : l’art religieux et l’art moderne (1900-1950).

. « Un artiste, une œuvre » s’inscrit dans la lignée de la précédente websérie « Une œuvre expliquée ». On remarque cependant une différence esthétique entre les deux formats. Dans « Une œuvre expliquée », deux personnes discutent ensemble de l’œuvre devant laquelle elles se trouvent, tandis que dans« Un artiste, une œuvre », l’artiste seul(e) nous parle de l’œuvre dans un cadre plus épuré. Est-ce un choix artistique ou une adaptation par rapport à votre expérience de la première websérie ?

Il s’agit d’un choix artistique, nous voulions premièrement bien définir / différencier chacune des séries. Aussi, comme dans le cas de Un artiste, une œuvre, l’artiste et l’œuvre était nos principaux sujets, nous avons choisi de ne pas mettre de tierce personne dans le concept : animateur, visiteur ou autre.

C’est également la raison pour laquelle nous avons volontairement coupé toutes les questions de l’intervieweuse (c’est-à-dire moi) au montage.

. Suite à ces deux webséries, y a-t-il une volonté de poursuivre avec une troisième ?

J’ai divulgué une partie du secret dans la réponse à la question 4. Ce sera une autre série, complètement différente des deux premières dans la facture et la réalisation, mais l’art, l’artiste et l’œuvre auront une place toute aussi importante.

Source : MNBAQ

Photos : MNBAQ

Date de première publication : 11/10/2016

Interview réalisée par mail le 29/09/2016

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