La culture et la création représentent 1,3 million d’emplois en France, dont plus de 300 000 pour le secteur « arts visuels » souligne un rapport du cabinet EY et France Créative. La croissance des industries culturelles est supérieure à celle du reste de l’économie française. Après une première édition à l’automne 2013, cette deuxième étude « réaffirme la contribution des secteurs culturels et créatifs à la croissance économique et à la création d’emplois en France ». Les dix secteurs étudiés (arts visuels, musique, spectacle vivant, cinéma, télévision, radio, jeu vidéo, livre, presse, création publicitaire) représentaient, en 2013, « 83,6 milliards d’euros de revenus et 1,3 million d’emplois », soit « plus du double des emplois liés à la production automobile », selon ce document.

A partir de cette passionnante étude, le CLIC France propose un zoom sur le secteur « arts visuels », qui inclut les musées et les monuments.

rapport création sous tension 2015 2016 nov 2015

Cette seconde édition confirme la place prépondérante et le dynamisme des industries culturelles et créatives (ICC) au sein de l’économie française en 2013 : elles ont généré plus de 83 milliards d’euros de revenus, employé 1,3 million de personnes et ont affiché une croissance de 1,2%, supérieure aux taux de croissance du PIB et de l’emploi en France sur la même période. Dans la musique, le cinéma, l’architecture, la publicité, le spectacle vivant ou encore le design, nos créateurs, producteurs, techniciens et entrepreneurs rayonnent à l’international par leur savoir-faire et sont autant d’ambassadeurs de l’attractivité de la France. Certaines entreprises et artistes de notre économie culturelle et créative sont même devenus des leaders mondiaux et contribuent à la vitalité exportatrice de la France. A titre d’exemple, 80% de la production de jeux vidéo est destinée à l’export.

Chiffres clés globaux

1,3 million d’emplois

• Â la fin de l’année 2013, l’économie de la culture et de la création employait 1,3 million de personnes.

• Les arts visuels, la musique et le spectacle vivant sont les 3 principaux employeurs, avec 64% du total des effectifs.

• Les effectifs directs des ICC ont augmenté de 1,5% sur la période, quand le total de l’emploi en France n’évoluait que de 0,2%.

• 96% des emplois sont directs, la production de matériels électroniques (emplois connexes) étant largement délocalisée.

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En baisse

• Les secteurs du cinéma (-1), de la presse (-6), de la télévision (-4) et du livre (-3) ont enregistré des baisses significatives de leurs revenus directs sur cette période.

• En termes d’emplois, l’industrie du livre (-10), de la presse (-8) et de la radio (-4) ont vu leurs effectifs directs diminuer, principalement en raison de pertes d’emplois dans les filières de distribution physique.

En hausse

• Quatre secteurs ont vu leurs revenus directs augmenter entre 2011 et 2013: les arts visuels (#8), la musique (#3), le spectacle vivant (#3) et dans une moindre mesure la publicité (#1).

• La télévision (#6), les arts visuels (#3), la musique (#3) et le spectacle vivant (#2) sont les secteurs qui ont le plus augmenté leurs effectifs directs sur la période.

• Les revenus de l’économie de la culture et de la création ont représenté 83,6 milliards d’euros en 2013, dont 72,7 milliards de revenus directs.

• Les secteurs des arts visuels, de la publicité et de la télévision représentent près de 50 milliards d’euros, soit 59% du total des ICC.

• L’évolution des revenus entre 2011 et 2013 a été légèrement supérieure à celle du PIB de la France sur la même période, avec une augmentation de 1,2% de l’ensemble des revenus, contre une croissance de 0,9% du PIB sur la période.

• Les revenus directs représentent 87% du total des revenus de la filière des ICC.

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L’économie culturelle se porte mieux que l’économie nationale

L’augmentation des revenus totaux des ICC entre 2011 et 2013 (+1,2, alors que le PIB a crû de 0,9 sur la période1), masque des dynamiques économiques très variées.

La considération des revenus directs permet de prendre en compte les évolutions qui ont marqué le « cœur » des industries culturelles (pour le détail de l’évolution des revenus connexes se reporter aux études sectorielles détaillées).

Une synthèse des analyses du rapport permet de dessiner quatre grandes tendances :

• Des secteurs en croissance (revenus directs), comme les arts visuels (+8), le spectacle vivant (+3), la musique (+3).

• Un secteur qui entame une transition vers une croissance générale : malgré une diminution des revenus directs (-6), le jeu vidéo est porté par la croissance des marchés connexes grâce au renouvellement de génération des consoles (qui explique la croissance globale du secteur de 6,6) et par une croissance de la consommation de jeux mobiles (tablettes et smartphones).

• Des secteurs en relative stagnation, qui subissent un ralentissement de l’ensemble de leurs revenus, dans une période de transition et d’évolution des modes de production et de consommation (0 pour la radio et +1 pour la publicité par exemple).

• Des secteurs menacés par la forte chute de leurs revenus, qui sont frappés par des évolutions des modes de consommation, comme le cinéma (-9), le livre (-3), la presse (-6), la télévision (-4) mais également par la baisse des revenus publicitaires (-17 sur la période pour la presse).

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L’appétit culturel des Français toujours au rendez-vous

Tous secteurs confondus, malgré le développement d’offres concurrentes (légales ou non), la bonne résistance globale des secteurs repose sur un public toujours fidèle et friand de contenus culturels. Cette appétence est particulièrement marquée pour le spectacle vivant, porté notamment par le dynamisme de l’économie festivalière (avec une augmentation de 19% du nombre de spectateurs payants entre 2008 et 20124) et pour les musées (en croissance de 2% par an depuis 2008) notamment. Si les pratiques culturelles restent tendanciellement stables, les ménages ont tendance à consommer moins en valeur, ce qui se traduit par une diminution des dépenses des ménages de 4 entre 2011 et 2013.

Loin de refléter un recul des pratiques culturelles, cette baisse s’explique par deux grandes tendances :

• Un changement dans la structure de consommation des ménages, avec un recours plus important aux contenus dématérialisés entre 2011 et 2013, entraînant la chute des dépenses allouées à la presse papier (-7), aux DVD (-26) et aux CD (-11);

• Un ralentissement de la hausse des prix des biens et services culturels, entraînant la diminution du poids de la culture dans les dépenses des ménages7 (entre 1997 et 2013 le prix des biens et services culturels a augmenté de 1,3% alors que les prix dans la totalité de l’économie ont augmenté de 5,3% sur la période).

Si les Français consomment toujours autant, ils dépensent moins en valeur et dépensent différemment. Les pratiques culturelles restent néanmoins fortement ancrées dans la vie quotidienne. Relativement à la moyenne européenne, les Français sont très amateurs de biens et services culturels, en particulier de contenus audiovisuels (85% des Français ont regardé au moins une fois un contenu ou un programme audiovisuel lors des 12 derniers mois, soit 13 points au-dessus de la moyenne européenne), de livres (73 contre 68) et de spectacles vivants (25% des Français ont assisté à au moins une représentation de danse, de ballet ou d’opéra lors des 12 derniers mois contre 18% des européens seulement). 50% de la population française joue également régulièrement aux jeux vidéo.

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Culture et attractivité touristique

La France est la première destination touristique mondiale, avec 84 millions de visiteurs internationaux en 2014. Cette attractivité est le fruit de la richesse du patrimoine français, de la diversité de l’offre touristique et de la visibilité de ses attractions culturelles et de loisirs. Avec 38 sites classés au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, 8 000 musées, plus de 2 000 festivals musicaux, et d’innombrables événements du spectacle vivant, d’arts visuels, et de cinéma, il est peu surprenant que 56% des touristes perçoivent la France comme une destination « riche culturellement ».

L’économie de la culture est un élément déclencheur dans le choix de la France comme destination touristique : 35% des touristes étrangers déclarant venir séjourner en France principalement pour le tourisme culturel. Les impacts directs des ICC sur le tourisme sont estimés en 2013 à 2,327 milliards d’euros, sous forme de billetterie (musées, spectacles…). Les retombées indirectes, comprises comme les dépenses touristiques diverses (shopping, alimentation, restauration) issues d’un séjour à dimension culturelle, sont quant à elles estimées à 32,5 milliards d’euros. Le secteur des arts visuels représente 86% de ces retombées indirectes. L’organisation d’événements culturels à forte visibilité (comme les festivals de musique ou les biennales) sont des vecteurs de notoriété importants pour les territoires qui les accueillent, les plaçant sous les projecteurs : Bourges, Carhaix, Marciac sont autant d’exemples de localités qui ont gagné une visibilité médiatique et touristique grâce à de prestigieux événements culturels, devenus internationaux. La fréquentation festivalière se traduit en retombées économiques directes : en 2013, l’ensemble des retombées touristiques dues au spectacle vivant au sens large est estimé à plus de 1,3 milliard d’euros, correspondant aux dépenses d’hôtellerie, de restauration et d’activités de loisirs réalisées sur le territoire.

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Recul du soutien public

Le soutien public aux activités culturelles peut prendre plusieurs formes :

• Le financement, via des subventions directes à la création (la réglementation définissant les règles de l’exception culturelle, les cadres juridiques et institutionnels);

• L’exercice d’une mission de service public (l’acteur public en tant qu’opérateur culturel). Le total des concours financiers de l’État (y compris des crédits du ministère de la Culture et de la Communication présentés ci-dessous) est estimé en 2012 à 13,9 milliards d’euros. Ces dépenses se répartissent principalement entre l’audiovisuel (5 Mds €), le patrimoine (1 Md €) et la presse (0,8 Md €). Ce budget inclut également 2,1 milliards d’euros de soutien à l’éducation artistique et culturelle à l’école. À ce soutien de l’État s’ajoute l’intervention des différents échelons des collectivités territoriales, estimée en 2012 à 7,5 milliards d’euros. Ces dépenses ont été dynamiques, en augmentation de 7,8% entre 2010 et 2012, mais ont vu une forte régression pour la première fois en trente ans, en 2013 et 2014.

Cette baisse représente un risque, car le soutien des collectivités territoriales est fondamental pour assurer une représentation des industries créatives et culturelles en France, via des politiques culturelles de proximité permettant de répondre aux besoins et aux attentes des populations :

• 58% des dépenses des collectivités territoriales sont consacrées au soutien à l’art et aux activités culturelles (création et diffusion d’œuvres artistiques, enseignement, animation culturelle), dont 85% en dépenses de fonctionnement, irriguant ainsi les réseaux locaux de création et de consommation culturelles (théâtres, salles de spectacle…).

• Les collectivités sont également garantes de la conservation et de la diffusion des patrimoines : 39% des dépenses des collectivités sont ainsi allouées à l’entretien et au fonctionnement des musées, archives, bibliothèques et médiathèques.

• Les dépenses des collectivités sont enfin portées par l’échelon le plus « local » : en 2012 les communes et communautés de communes portaient près de 80% des dépenses culturelles des collectivités locales, en finançant les équipements de proximité (bibliothèques, conservatoires, musées…). L’impact déstabilisateur de cette régression des dépenses des collectivités locales s’accompagne d’une baisse tendancielle conséquente des dépenses culturelles de l’État. Entre 2010 et 2013 en moyenne, cette baisse était égale à 1,6%. Entre 2012 et 2013, elle s’est élevée à 4%.

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Culture « Made in France »

Le Panorama 2015 confirme le rôle de vitrine et de rayonnement international des activités et industries culturelles.

Cette visibilité repose sur :

• 2,7 milliards d’euros d’exportations de biens culturels français en 2013, soit 3,2% des revenus des ICC. Les ICC les plus exportatrices sont le jeu vidéo (940 millions d’euros, 21 des revenus secteur), le livre (689 millions d’euros, soit 12 des revenus de la filière) et la presse avec 367 millions d’euros en 2014.

• Une visibilité internationale, grâce au patrimoine historique et sa mise en valeur par les territoires (par exemple la ville de Saint-Étienne fait partie du réseau des 11 villes design UNESCO) se traduisant par des retombées économiques indirectes estimées à 32,5 milliards d’euros en 2013.

• Des savoir-faire créatifs reconnus et recherchés à l’international (les développeurs dans l’industrie du jeu vidéo, les « tourneurs » et organisateurs d’exposition dans les arts visuels, ou bien encore la notoriété des artistes et équipes artistiques françaises partout dans le monde…).

• Des « marques » internationales, qui s’exportent à l’étranger via l’établissement d’antennes de grands établissements culturels français, le Louvre à Abu Dhabi étant un des exemples les plus emblématiques.

• Les entreprises du jeu vidéo évoluent sur un marché international par nature puisque la France ne représente que 5 du marché mondial. Leurs productions se destinent donc à plus de 80% à l’export. La très forte visibilité des créations vidéoludiques françaises à l’international en fait leur renommée depuis plus de 40 ans.

L’ensemble de ces réalisations est un des atouts de la France à l’international et permet au pays de jouer la carte d’une véritable « diplomatie culturelle ». Au-delà de la diffusion des biens et des savoir-faire culturels français, ce « soft power » à la française repose sur des relais d’inÖuence à l’international alimentés par la présence de la culture française à l’étranger, via l’organisation d’animations ou de festivals culturels (par exemple le festival French Made à Hong Kong). En effet, avec 96 Instituts Français et plus de 900 Alliances françaises, le réseau culturel français est le premier réseau d’influence culturelle au monde.

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Le poids économique du secteur des arts visuels

Le secteur culturel des « arts visuels » a généré une valeur économique de 21.4 Mds d’euros en 2013, en croissance annuelle de 8%.

Dans cette catégorie, les secteur les plus dynamiques sont les activités :

. « design » (+17% et 2 214 M€),

. « Marchands d’art » (+13% et 2 712 M€),

. et « dépenses de l’État et des collectivités locales pour les arts visuels » (+13% et 1 342 M€).

Les recettes des musées (2012) ont progressé de +3% à  469 M€.

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Les arts visuels et graphiques affirment leur place de premier employeur culturel, malgré la crise de l’architecture et de la photographie.

Avec plus de 300 000 emplois, les arts visuels et graphiques restent leaders en termes d’emploi culturel, avec un panel d’acteurs variés : artistes visuels, musées, photographes, industrie du design et architectes. Le chiffre d’affaires de la plupart de ces métiers est en croissance, ce qui soutient l’emploi, à l’exception de la photographie qui a enregistré une baisse de 2% entre 2011 et 2013. Ce secteur a en effet été marqué par la démocratisation de la photographie numérique (et des appareils haut de gamme) et par l’essor de l’offre de photos sur Internet. Les activités en crise au niveau européen (comme l’architecture) maintiennent en France un haut niveau d’activité (+9%) et ce, malgré la contraction de la commande publique et la diminution de la demande de construction de logements par les promoteurs privés.

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Une fréquentation record des musées, vecteurs de rayonnement international de la France Malgré leur part relativement modeste dans le revenu global du secteur (2,2%) et dans l’emploi (6,4%), les musées jouent un rôle fondamental dans la diffusion et la démocratisation des œuvres d’art.

Ce rôle est reconnu et valorisé par le public, ce dont témoigne la constante augmentation de la fréquentation des musées (2% par an depuis 2008). L’appétence des Français et des touristes internationaux pour les musées a permis à trois institutions françaises d’apparaître dans le top 10 mondial des musées les plus fréquentés : le Louvre, le Centre Pompidou et le Musée d’Orsay. Après le record de fréquentation des grands musées parisiens (2012), ces derniers ont vu leurs entrées légèrement diminuer en 2013 malgré des expositions temporaires phares (comme Dali ou Roy Lichtenstein au Centre Pompidou). L’offre de musées continue par ailleurs de s’étoffer, avec l’ouverture sur la période 2014- 2015 de deux nouvelles « attractions », la Fondation Louis Vuitton et le musée Picasso. La densité de l’offre culturelle repose sur un équilibre financier qui peut néanmoins devenir instable.

En effet, la baisse inédite des crédits culturels de l’État et des régions en 2013 et 2014 pose de nombreuses questions de soutenabilité budgétaire et de pérennité pour ces établissements pourtant centraux dans le rayonnement et l’animation des territoires, aussi bien pour les touristes que pour les populations locales. 

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Une place incontournable pour les marchés de l’art

Riche de son patrimoine artistique et de ses foires à dimension internationale (Fiac, Art Paris, Paris Photo…), la France conforte sa position sur les marchés internationaux en tant que 4e marché mondial de l’art, et deuxième en Europe (derrière le Royaume-Uni), avec 6% des parts du marché mondial (en valeur), et 19% des parts du marché européen. Face à la concurrence de la place londonienne et celle plus récente des pays émergents, les vendeurs français doivent poursuivre leur ouverture à l’international, dans un secteur particulièrement soumis aux risques de délocalisation. Dans ce contexte, le maintien de la France au plus haut niveau repose sur la stabilité de l’environnement juridique et fiscal (par opposition aux débats sur l’extension de l’ISF aux œuvres d’art) et sur la capacité à proposer une offre de services de qualité afin d’attirer les amateurs internationaux.

Un secteur transverse, dont les compétences sont recherchées et mobilisées dans d’autres ICC

La diversité des métiers au sein des arts visuels font la richesse du secteur. Ses savoir-faire sont recherchés dans de nombreuses autres industries, culturelles notamment, mais pas seulement. Ainsi, les métiers de la photographie sont particulièrement mobilisés dans le secteur de l’imprimé, de la presse, des livres et des magazines. D’autre part, le travail de l’image et des graphismes constitue un savoir-faire très recherché par les plateformes numériques (web design et visualisation de données).

Des métiers « early-adopters » des nouvelles technologies numériques

Les différents secteurs des arts visuels ont été très tôt confrontés aux nouvelles technologies numériques et les ont historiquement très vite intégrées (photographie, presse…).

Les musées constituent un exemple particulièrement fort de cette expérimentation de pratiques innovantes, pour des institutions dont le « mode de consommation des œuvres » était resté le même depuis leur fondation.

L’enrichissement de l’expérience du visiteur constitue le leitmotiv de ces innovations, via l’utilisation de nouvelles technologies web et smartphones. Avec elles, on passe d’un modèle relativement passif à un modèle beaucoup plus interactif qui tente de redéfinir la relation avec le public. Les réseaux sociaux et les systèmes technologiques ont permis aux musées de fournir des informations complémentaires en temps réel au visiteur. Des dispositifs numériques leur offrent également la possibilité de bénéficier de nouvelles expériences, par exemple sur le site du Louvre, les visiteurs peuvent emprunter des galeries virtuelles et admirer les chefs-d’œuvre directement sur Internet ou via l’application.

L’impression 3D, un pari pour l’avenir ?

Secteur très modeste en 2013 (100 000 machines en 2012), pour une activité de 81 millions d’euros, l’impression 3D représente un pari intéressant pour les arts visuels, dans la mesure où elle peut être utilisée comme un nouvel outil de création artistique, mais aussi comme une opportunité de production d’œuvres à bas coût. Le marché est prometteur : le marché mondial de l’impression 3D est en pleine croissance actuellement avec une hausse de 62% entre 2013 et 2014, et devrait atteindre 3 milliards de dollars en 2018. Une opportunité de marché certes, mais qui pose également la question de la menace du piratage des objets physiques via des reproductions non autorisées, appelant ainsi à entamer le dialogue autour de la rémunération des auteurs.

Consulter la 2e étude « Panorama de l’économie de la culture et de la création en France »

SOURCE: France Creative / EY

Date de première publication: 27/11/2015

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