Le mardi 10 juin 2014, l’Institut culturel de Google a lancé « StreetArtProject », une plateforme gratuite sur Internet pour découvrir cet art urbain en pleine expansion dans le monde. Quand le virtuel pérennise un art voué à disparaître !

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Associé à une trentaine de partenaires de 15 pays (galeristes spécialisés, collectifs ou organisations reconnues dans le domaine des arts urbains, Palais de Tokyo), StreetArtProject propose déjà plus de 5.000 œuvres en haute définition (photos), des vidéos et une centaine d’expositions en ligne.

Cette plateforme unique permettra de partir à la découverte du street art, mouvement né dans les années 1990 à New York, de visiter virtuellement des lieux éphémères du graffiti mais également de découvrir l’histoire du street art, de ses lieux mythiques et de ses artistes emblématiques.

« Le street art est un art éphémère par nature, qui risque à tout moment d’être effacé et perdu à jamais. L’Institut Culturel de Google permet aux oeuvres de survivre après qu’elles aient disparu des murs et aux amateurs à travers la planète de continuer à les étudier en détail en toute liberté », a expliqué à l’AFP son directeur Amit Sood.

En 2011, Google avait déjà créé Street Art View, une carte interactive sur laquelle étaient géolocalisés les plus beaux graffitis, tags, et collages du monde. Un projet soutenu par la marque Red Bull. En mars 2013, Google Art project a  intégré à son « fonds » plus de cent œuvres de street art notamment brésiliennes, sélectionnées par un ensemble de journalistes spécialisés, d’artistes et d’experts en graffiti.

«Nous avons constaté l’intérêt de nos utilisateurs pour le Street Art avec le lancement d’une première collection l’année dernière avec le Sao Paolo Street Art au Brésil», explique Amit Sood«Tout est parti de là. Dix mois plus tard, le Street Art project était né. Ce qui fait la richesse du projet c’est sa dimension internationale mais aussi son caractère intéractif. Quand je vois l’œuvre d’un artiste dans la rue, mon premier réflexe est de le prendre en photo. Mais la plupart du temps, je n’ai aucune idée de l’histoire qui se cache derrière. La plateforme permet de pénétrer le travail des artistes en profondeur, de comprendre leur processus de création, leur histoire».

Œuvres éphémères immortalisées en 360°

Google art project street artLes oeuvres street art sont immortalisées grâce aux équipements de numérisation utilisés par le service « Street View » de Google qui permet de se promener virtuellement dans les rues de nombreuses villes du monde ou dans plus de 450 musées.

Des photos à 360 degrés permettent ainsi de reconstituer les oeuvres, mais aussi dess espaces de création. Ainsi à Paris, StreetArtProject a entièrement numérisé les neuf étages, murs, sols et plafonds, de la Tour Paris 13 aujourd’hui démolie et dans laquelle en 2013 des stars du street art avaient eu carte blanche.

Avec l’association française MoSa (Museum of Street art), les internautes peuvent également découvrir les graffitis aujourd’hui disparus réalisés sur les murs de la mythique discothèque parisienne Les Bains Douches, transformée en éphémère résidence d’artistes, avant l’entrée en action des bulldozers pour une complète réhabilitation en cours en hôtel de luxe.

«Nous avons même utilisé la technique du giga pixel qui permet de réaliser des images en très haute définition afin que les internautes puissent zoomer sur certaines œuvres à l’infini», a expliqué à 20minutes.fr Laurent Gaveau, Directeur du Lab de l’Institut Culturel de Google.

Les œuvres street art peuvent être retrouvées sur une carte Google Map et sur l’espace dédié street art du site Google Art Project.

Créé en 2011, l’Institut culturel de Google est une plateforme globale dédiée à l’art donnant accès aux plus grands musées et galeries, avec l’objectif de « préserver et valoriser l’héritage culturel en le rendant accessible à tous gratuitement ».

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