Casablanca souhaite se doter d’un musée virtuel basé sur le crowdsourcing et d’une application de visite

Le projet, piloté par la SDL Casablanca Patrimoine (Société de Développement Locale), vise à promouvoir le patrimoine matériel et immatériel de la ville auprès des Casablancais et des visiteurs étrangers. Mais la future plateforme, baptisée «Living Lab Open Source Mobiquitaire Musée Virtuel», se veut avant tout un outil au service de la ville et de ses musées.

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Développé par le Centre de recherche Green TIC de l’université Hassan II de Casablanca en collaboration avec la SDL Casablanca Patrimoine, le cluster smart city «e-Madina» et l’APEBI, le projet sera bientôt validé par une convention qui détaillera les modalités techniques et financières. En attendant, le travail a déjà démarré au sein du laboratoire de l’université, indique une source à Casablanca Patrimoine.

« Le concept de musée virtuel est basé sur l’alliance des TIC et de la culture avec une nouvelle approche combinant les concepts virtuels appliqués aux monuments et patrimoine architectural », explique Aawatif Hayar, professeur à l’Université Hassan II de Casablanca, directrice du centre de recherche Green TIC et vice-présidente du cluster Smart city «e-Madina».

Le but est de mettre en valeur la mémoire culturelle et les sites historiques, voire préhistoriques, méconnus d’une ville comme c’est le cas à Casablanca pour l’ancienne médina, le quartier des Habous, le site préhistorique de Sidi Abderrahmane, la mosquée Hassan II … L’ambition déclarée du projet est même de reconstituer virtuellement les sites disparus.

Mosquée-Hassan-II-à-Casablanca-au-Maroc
«Le musée sans murs permettra de lancer des expositions virtuelles et de visualiser les objets de manière différente (technique 3D, réalité virtuelle,  …)», ajoute Aawatif Hayar. Le musée virtuel donnera la possibilité aux visiteurs d’échanger et de partager leurs avis sur les œuvres exposées, mais aussi de créer leurs propres galeries.

Le grand public sera ainsi invité à enrichir ce musée interactif en déposant  des documents, des photos dont le contenu sera validé par un comité d’experts académiques. Ce concept pourrait être élargi pour y inclure des tableaux virtuels représentant des expériences personnelles en relation avec les monuments et offre touristique de la ville. «Ceci serait possible grâce à l’approche Crowdsourcing actuellement en vogue sur beaucoup de plateformes numériques et réseaux sociaux», souligne la chercheuse-universitaire. L’idée pourrait aller encore plus loin en proposant à tout un chacun d’avoir son musée personnel en relation avec les événements qu’il a vécus dans un site touristique répertorié sur la plateforme du musée virtuel ou de proposer de nouveaux sites non listés sur la plateforme musée virtuel.

Par ailleurs, l’équipe du centre de recherche Green TIC se penche actuellement sur la finalisation d’une application téléchargeable sur smartphones et PC portables à partir du site web de l’Office National Marocain du Tourisme par exemple ou du portail de Casablanca. L’application permettra, moyennant un pass électronique, de bénéficier d’une visite guidée des sites répertoriés sur la plateforme. Concrètement, un touriste ou un visiteur de la ville pourrait être guidé, via la géolocalisation, vers les sites historiques ou les monuments les plus proches de sa position géographique et se voir proposer différents choix de circuits touristiques.

SOURCE: L’économiste

Date de première publication: 01/09/2015

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