Avec sa collecte participative, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère souhaite conserver une mémoire en voie de disparition

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Le 1er février 2021, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère a lancé une collecte participative pour compléter sa collection déjà riche de 8 000 pièces avec des objets et des documents du quotidien ayant appartenu à ceux qui ont connu la période de la Seconde Guerre mondiale. L’appel lancé par le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère s’inscrit dans un important travail de mémoire et de préservation. L’institution veut non seulement raconter l’histoire des hommes et des femmes qui vivaient à cette époque mais aussi éviter que de précieux objets ou documents ne soient malencontreusement jetés ou détruits.

  • L’histoire de 39-45 autrement

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère possède déjà plus de 8000 pièces. Mais beaucoup sont relatives à l’histoire des combattants et des déportés.

L’idée de cette opération est donc d’enrichir cette collection avec des objets de tous les jours (vêtements, couverts, ustensiles, photos, jouets…) ayant appartenu à ceux qui ont vécu durant ces années de guerre. Cela permettra ainsi de raconter et de montrer le quotidien des hommes, des femmes et des enfants de l’époque.

Parmi les souvenirs déjà confiés au musée, il y a le petit ours en peluche qui figure sur l’un des visuels de l’appel au dons.

« Boby nous a été donné il y a quelques temps par une personne qui l’avait reçu le matin de Noël 1943. On est en pleine pénurie en France, les consommations sont régies par les lois sur le rationnement. Et cet ours est fabriqué par une couturière du quartier de la gare de Grenoble. Il est intégralement fait en matériaux de récupération », explique Antoine Musy, chargé des collections du musée.

  • Lutter contre l’oubli

Avec cet appel, le musée veut aussi lutter contre l’oubli. Les témoins de cette époque sont de moins en moins nombreux et l’institution craint que certains objets disparaissent lors des successions. L’intérêt de ces souvenirs est inestimable.

 « Il faut éviter que ces documents se perdent. Malheureusement aujourd’hui, il y a des familles qui ne sont pas conscientes de ce qui s’est passé (…) Un petit-fils de déporté, que je connais bien, a vidé la maison et a tout jeté. » Jean-Paul Blanc, le fils de Raymond Blanc, un résistant isérois

  • Comment donner ?

Pour proposer des objets, les candidats doivent se rendre sur le site collecte39-45.isere.fr et remplir un formulaire en ligne avant d’être recontactés par le musée. Il est également possible d’appeler le musée par téléphone (04 76 42 38 53).

Tous les dons seront ensuite soumis à un jury d’experts et une commission scientifique d’acquisition. Le musée recherche surtout des objets autour du quotidien dans les foyers, des prisonniers de guerre, des premières années du conflit et du secteur du Nord-Isère.

Toutes les pièces proposées feront l’objet d’une étude.

Cette collecte participative se déroulera jusqu’au 1er juillet 2021.

  • Suivre la collecte participative

Pour suivre la collecte, il faut s’inscrire au « flash info spécial collecte » qui présente régulièrement ce qui s’est passé durant le mois.

De nombreux posts sur les réseaux sociaux du musée (Facebook, Twitter et Instagram) permettent également de partir « À la rencontre de … » qui présente, grâce à une petite vidéo, un ambassadeur, un donateur ou un membre de l’équipe du Musée qui travaille sur la collecte.

« La BD de la collecte » illustre et accompagne également la collecte de manière fictive.

SOURCE: Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, Francetvinfo

PHOTOS: (c) Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère

PHOTO CAROUSEL: (c) Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère

Date de première publication: 11/03/2021

Le département de l’Isère et le Musée de la Résistance et de la Déportation sont membres du Clic France.

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