Pour  la seconde année, à l’occasion de ses Rencontres Nationales Culture & Innovation(s), le Clic France revient sur les principales tendances en matière d’innovation numérique dans les musées et lieux de patrimoine, en France et dans le Monde.

(c) The Plain Dealer

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Voici le cahier des tendances pour l’année 2013.

Les contenus et collections en libre accès
Musées numériques et mécénat
Visiteur et internaute donateur
Le retour des écrans plus grands, plus connectés
Tablettes : outils d’édition, de médiation, et de création
Les musées ouvrent leurs portes aux jeux vidéos
Les robots débarquent sur la planète culture
Notre coup de cœur : La Gallery One du Cleveland Museum of Art

getty virtual library_january2014_e Cosmic Budha (c) Smithsonian Institution BNF gallica app pics British Library Flickr

Les contenus et collections en libre accès

« Libre » fût incontestablement l’un des principaux mots clés de 2013.

Après le Walters Art Museum et son accord avec Wikipedia en 2012 et le Rijksmuseum et ses 125 000 œuvres téléchargeables librement sur son site (notre coup de cœur de l’an dernier),

. En juin 2013, la National Gallery de Washington lançait un nouveau site web et mettait en accès libre 25 000 images en haute résolution (+ 3000 pixels). Le site en contient aujourd’hui 32 000

. En août et octobre 2013, le Getty Research Institute mettait 10 000 images dans son programme de contenus disponibles pour une utilisation sans restriction.  (Avec 5 400 images supplémentaires, Getty double son volume de contenus libres disponibles en ligne  L’institut Getty met en accès libre près de 4 700 œuvres numérisées de sa collection)

Présentation vidéo du programme Open Content du Getty

. Le mercredi 13 novembre 2013, la Smithsonian Institution, le plus grand complexe muséal aux USA et dans le monde, a lancé une nouvelle visionneuse 3D en ligne, qui permet au public de manipuler des centaines objets en 3D. Les données peuvent également être téléchargés et reproduites avec une imprimante 3D. Sur les plus de 130 millions d’objets dans ses collections, 14 millions sont déjà choisis pour être numérisés (Les objets du Smithsonian peuvent désormais être imprimés en 3D à domicile  Dans un e-book, le patron de la Smithsonian Institution explique sa stratégie numérique et mobilise les musées du monde)

Cette déferlante de contenus libres d’utilisation a même inspiré un article à la Une du NY Times en mai 2013 intitulé « les œuvres d’art pour un et pour tous »

Pour des raisons juridiques et stratégiques, ce mouvement de l’open est essentiellement américain, mais le mouvement commence à toucher également l’Europe

. en mars 2013, la bibliothèque nationale des Pays Bas annonçait la mise en accès libre d’une partie de ses collections de manuscrits et de journaux et magazines anciens.

. la BNF, en novembre 2013, décidait de mettre ses métadonnées descriptives en licence ouverte.

. Et en décembre 2013, la British Library postait 1 million d’images de sa collection sur Flickr. (La British Library met en ligne sur Flickr plus d’un million d’illustrations libres de droit)

C’est un début !

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Musées numériques et mécénat

2013 fut également une année de rupture en matière de financement et de mécénat. Rupture positive en faveur du financement de la culture numérique.

Le 20 juin 2013, Bloomberg Philanthropies (la fondation de l’ex-maire de New York) a annoncé le versement à cinq institutions culturelles américaines d’une aide financière de 15 millions de dollars pour améliorer l’accueil numérique de leurs visiteurs. Cet engagement record de 11.5 millions d’Euros sur une période de trois ans bénéficiera à 4 institutions situées à New York, le Metropolitan Museum of Art, le Moma, Le Jardin botanique de New York, le Solomon R. Guggenheim Museum et à l’Art Institute of Chicago. (La fondation Bloomberg verse 15 millions de dollars à 5 institutions culturelles pour déployer des applications mobiles)

Et des projets sont vite apparus : Le jour même de l’annonce de la Fondation, le Guggenheim Museum a mis à la disposition du public une nouvelle version de son application mobile, financée par Bloomberg. (A l’occasion de l’expo James Turrell et avec le soutien de Bloomberg, Guggenheim lance une nouvelle version de son application mobile)

En octobre 2013, le Museum of Modern Art (MoMA) a annoncé le lancement de MoMA Audio+, la nouvelle génération de sa plateforme mobile de distribution des contenus de médiation pour les visiteurs. A cette occasion, 2.000 audioguides traditionnels ont été remplacés par des iPod Touch. (Avec Audio+, le MoMA offre une première transformation numérique de son guide de visite)

Bloomberg n’a pas seulement soutenu les musées américains. En Septembre 2013, la Tate et Bloomberg ont annoncé le lancement d’un nouveau projet novateur appelé Bloomberg Connects. (« Faites votre Tate! » : Bloomberg s’associe à nouveau à la Tate pour donner la parole aux visiteurs)

Autre acteur majeur et global en matière de mécénat numérique, Google a profité de l’ouverture de son Institut Culturel à Paris en décembre 2013 pour annoncer la poursuite du développement du Google Art Project (plus de  300 musées partenaires, dont 20 en France) et lancement de son nouvel outil Google Open Gallery… (Avec une nouvelle version de son site, Google Art Project améliore sa navigation et son outil de recherche)

3ème acteur mondial clef : Samsung. En novembre 2013, le musée Perot de la Nature et de la Science de Dallas a annoncé un partenariat technologique de trois ans avec le coréen qui permettra d’enrichir l’expérience interactive des visiteurs par le développement d’une stratégie mobile in-situ. Le Musée disposera de plus de 500 tablettes Galaxy Tab qui seront prêtés gratuitement aux visiteurs avec en plus une nouvelle application guide interactif de visite. (Samsung offre 500 tablettes au Musée Perot de la Nature et des Sciences de Dallas) Le même mois, le groupe signait un accord technologique de 5 ans avec le British Museum pour de nouveaux outils pédagogiques. (Le British Museum et Samsung renouvellent leur partenariat éducatif pour 5 nouvelles années)

La France a aussi été atteinte par cet engouement en faveur du financement du numérique culturel.

En décembre 2013, le Crédit Agricole via différentes entités a annoncé qu’il devenait l’un des principaux mécènes de la Cité des civilisations du vin à Bordeaux avec un apport d’un million d’euros pour l’un des espaces numérique de ce nouveau musée. (En finançant un module interactif, le Crédit Agricole devient l’un des principaux mécènes de la future Cité des civilisations du vin à Bordeaux) Une autre banque, la Caisse d’épargne, poursuivait son soutien au palais des Beaux Arts de Lille en finançant une nouvelle application jeunesse sur iPad. (Le Palais des Beaux-Arts de Lille propose des tablettes tactiles pour mieux accueillir les 6-12 ans)

Toujours en France, le groupe Orange continue de soutenir les initiatives technologiques des musées grands ou plus petits. En 2013, l’opérateur télécom historique a installé des flashcodes et tag NFC sous certaines œuvres du Musée Courbet à Ornans, signé un contrat avec le Musée Soulages de Rodez qui ouvrira en 2014, et continué de soutenir le «musée numérique» d’Agen. (Orange poursuit son soutien à l’innovation numérique muséale et culturelle) Orange a également soutenu une opération photo des visiteurs pour dire adieu à la « Liberté » avant son départ du Louvre Lens, (Au Louvre-Lens, les visiteurs se prennent en photo pour dire adieu à la «Liberté guidant le peuple») contribué au lancement début novembre, de la seconde version de l’application mobile Jardins du Château de Versailles (Le Château de Versailles lance une nouvelle version de l’application mobile de visite de ses jardins) et enrichi avec le Labo BnF l’application Candide, maintenant disponible surt iPad et en ligne. (La Bibliothèque nationale de France, Orange et la Voltaire Foundation co-éditent l’application « Candide, l’édition enrichie »)

Espérons que cette forme de financement des innovations numériques culturelles se poursuive et se développe !

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Visiteur et internaute donateur

En 2013, le succès du financement participatif a également impacté le monde muséal et du patrimoine. 

Rénovation de lieu de patrimoine : l’exemple emblématique fut l’accord entre MyMajorCompany et le Centre des Monuments Nationaux qui a permis de récolter 120 000 euros pour 4 monuments, dont le Panthéon (MyMajorCompany récolte plus de 120 000 euros pour restaurer 4 monuments du CMN)

Rénovation d’œuvre : MyMajorCompany s’est également associé avec le Cnap pour rénover le Cyclop de Jean Tinguely, (Le CNAP et MyMajorCompany appellent les internautes à aider le Cyclop à ne pas perdre la face) ou avec le Musée Guimet pour restaurer un des moulages du temple d’Angkor pour l’exposition qui vient de se terminer. Entre septembre et décembre 2013, le Louvre est également parvenu à réunir un million d’euros de dons individuels pour restaurer l’une de ses œuvres majeures, la Victoire de Samothrace, et son escalier monumental. 15 000 euros ont été apportés par les ambassadeurs qui ont mobilisé leurs amis sur les réseaux sociaux. (Avec 1 million d’euros collectés pour la Victoire de Samothrace, le Louvre obtient un nouveau succès de financement populaire)

Pour Noël, la BNF proposait d’adopter un livre pour financer sa restauration (Pour Noël, la BNF ouvre ses données et propose d’adopter un livre) et le MNHN proposait le parrainage en ligne de certains animaux du nouveau zoo de Vincennes. (Le MNHN propose le parrainage en ligne de certains animaux du nouveau zoo de Vincennes)

Dans les pays anglo-saxons, plus habitués que nous au financement par le public et les fondations, donation rime aussi avec technologie.

En Grande Bretagne, les musées ont mis au point un système de micro dons mutualisés via le téléphone mobile (Les musées et institutions culturelles anglosaxonnes veulent favoriser les donations par mobile) tandis que le Royal Opera House propose aux internautes qui réservent leur spectacle en ligne d’ajouter 1 à 3 £ de donation. Une innovation qui répond à un vrai enjeu. L’opéra a généré 23 M£ de revenus issus des dons et des cartes de membres

Aux USA, on a même fait appel au public pour ouvrir de nouveaux musées. L’artiste Marina Abramovic a déshabillé Lady Gaga pour récolter plus de fonds pour son musée sur Kickstarter. Objectif atteint avec 600.000$ de financement populaire. (L’artiste Marina Abramovic déshabille Lady Gaga et récolte plus de fonds pour son musée) C’est à peu près le même montant que les promoteurs du futur musée de la science fiction de Washington espèrent récolter sur une autre plateforme de crowdfunding, mais sans le soutien de Lady Gaga, c’est beaucoup moins sexy et beaucoup moins bien parti !

Présentation vidéo de l’appel à financement par Lady Gaga

http://vimeo.com/71919803#

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Le retour des écrans plus grands, plus connectés

2013 est également marquée par le retour des écrans plus grand, plus nombreux et plus connectés.

Dans leur stratégie d’implantation ou de réimplantation de ces écrans, les musées ont opté pour des approches très différentes

Des écrans plus nombreux : comme le nouveau dispositif installé à la Tate Modern avec Bloomberg qui se compose de 75 écrans, dont plus de la moitié sont tactiles accrochés sur les murs de l’édifice, qui afficheront les idées et les commentaires des visiteurs, ou comme au nouveau Musée de l’histoire de Marseille riche en écrans vidéos et multimédia, de toute taille,

Des écrans plus grands : comme au Cleveland Museum of Art qui a installé le plus grand écran multi-touch aux Etats-Unis, plus de 12 mètres de long, ou à Monaco où le musée océanographique a déployé sur 20 m de long et 3 m de haut, une gigantesque fresque digitale, s’apparentant à un aquarium imaginaire, dévoilera les caractéristiques biologiques et comportementales d’une dizaine d’espèces de requins.

Des écrans plus immersifs: comme celui de Monaco ou la reconstitution d’une grotte bouddhiste chinoise à la Smithsonian Sackler Gallery (La 3D ressuscite une ancienne grotte bouddhiste chinoise à la Smithsonian Sackler Gallery), ou bien encore la nouvelle bulle d’immersion du Louvre Lens

Des écrans plus connectés notamment aux outils mobiles : c’est le cas à l’Albertina Museum de Vienne dans lequel les guides de visite sur tablettes se connectent à des tables multitouch (Albertina Museum de Vienne: un nouveau dispositif numérique pour enrichir la visite de la collection permanente Batliner) ou à Cleveland où les visiteurs peuvent retrouver sur leur ipad de visite les œuvres qu’ils ont aimé sur le mur géant.

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Tablettes : outils d’édition, de médiation, et de création

Guides de visite, catalogues d’exposition, la tablette est devenue un outil de médiation et d’édition / diffusion culturelle. En 2013, cet objet techno a même remplacé le pinceau …

Edition. En mai 2013, la Keith Haring Foundation a officiellement annoncé la publication de la première application dédiée à Keith Haring et destinée aux iPad. (Une première application iPad pour découvrir l’oeuvre de Keith Haring et revivre son époque) En juin 2013, la bibliothèque numérique européenne a annoncé le lancement de sa première application iPad gratuite. «Europeana open culture » présente les collections issues des plus grandes institutions d’Europe (Europeana publie sa première application iPad gratuite). En juin 2013, la RMN-GP a lancé les 3 premiers épisodes de sa collection d’album numériques thématiques pour tablettes. (Trois nouvelles applications mobiles et une nouvelle collection pour la RMN-Grand Palais)

L’Art Institute of Chicago a même coproduit une application iPad, Art in the Moment, destinée à encourager la conversation et l’engagement chez les personnes âgées ayant une déficience cognitive, et notamment les victimes d’Alzheimer. Le musée a ainsi rejoint le Moma dans ce combat citoyen. (L’Art Institute de Chicago co-crée une application iPad destinée aux malades d’Alzheimer)

Outil d’édition, l’ipad est devenu outil de médiation : en 2013, le Prado de Madrid lancait sa première application officielle pour iPad, proposant des reproductions haute qualité de 400 œuvres accompagnées de textes rédigés en cinq langues, dont le français. (Le Museo Nacional del Prado lance sa première application officielle pour iPad) Pour son exposition Matisse, l’indianapolis Museum of Arts a proposé des kiosques iPad. Le Musée d’art propose aux visiteurs de consulter et d’interagir avec des iPads, diffusant des contenus interactifs, documentaires et ludiques. (Pour son exposition Matisse, l’indianapolis Museum of Arts propose des kiosques iPad)

Cet objet techno peut même remplacer le pinceau.

Ainsi, en novembre 2013, l’artiste britannique David Hockney a présenté la première exposition « monumentale » de ses créations sur iPad, au De Young Fine Arts Museum de San Francisco. Le point d’orgue de cet événement est la présentation de 12 impressionnantes vues du parc national de Yosemite. (Première exposition « monumentale » pour les créations sur iPad de l’artiste britannique David Hockney) Les nouvelles technologies occupent une place majeure dans l’art de David Hockney. L’artiste avait déjà utilisé des outils comme Photoshop pour proposer des interprétations de certaines œuvres célèbres.

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Les musées ouvrent leurs portes aux jeux vidéos

Après une première expo «art of video game» en 2012 au Smithsonian American Museum, l’année 2013 fut incontestablement l’année des fiancailles du jeu vidéo avec le musée. Un rapprochement qui a pris des formes multiples : expositions, collection et même résidence.

En matière d’expo, « Jeu vidéo, l’Expo » a fait l’événement à la Cité des sciences et de l’industrie. Ouverte depuis le 22 octobre, elle peut être visitée jusqu’au 24 août prochain.

Le musée Fabre à Montpellier proposait jusqu’au 4 janvier dernier pour la première fois avec « Jeu Vidéo et Art numérique » une exposition de 21 œuvres préparatoires de concepteurs de jeux célèbres travaillant dans la ville comme Eric Chahi ou le studio Ubisoft (Lapins Crétins). Au Canada, le musée de la civilisation propose «une histoire du jeux vidéo» jusqu’en mars 2014 avant une tournée mondiale. Enfin, depuis le 20 déc 2013 et jusqu’au 16/02/2014, les Champs libres de Rennes accueillent l’exposition suisse « Playtime – Videogame mythologies ».

Etape nouvelle en 2013, lorsque le Moma de New York a intégré à sa collection d’œuvres d’art une vingtaine de jeux vidéo, dont le fameux Another World (1991) d’Éric Chahi, emblématique de la « french touch ». 40 autres jeux y seront intégrés en 2014 et 2015. (Après l’exposition du Smithsonian, le MoMA intègre les jeux vidéo à ses collections) En déc 2013, le Smithsonian American Art Museum choisissait deux jeux videos qui vont aussi rejoindre sa collection permanente.

Expo, collection et pourquoi pas recherche et résidence ?

En février 2013, le Victoria and Albert Museum de Londres annonçait une collaboration avec l’Université d’Abertay à Dundee pour créer une nouvelle résidence ouverte à un game designer qui s’inspirera des collections du musée, et notamment les œuvres britanniques de la période 1500-1900. Sophia George, l’heureuse élue s’est installée en octobre. (Le Victoria & Albert Museum accueille son premier game designer en résidence) En Nov 2013, les deux partenaires annonçaient meme la constitution d’un réseau de recherche pour développer de nouvelles façons d’intégrer les jeux vidéo dans les musées. (Le V & A Museum et l’Université Abertay s’associent pour imaginer de nouvelles façons d’intégrer les jeux vidéo dans les musées). Au Canada, le Le Royal Ontario Museum (ROM) a accueilli un « game jam » pour inciter les développeurs à animer ses expositions. (Le Royal Ontario Museum anime ses expositions gràce à un « game jam »)

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Les robots débarquent sur la planète culture

Les progrès de la robotique inspirent chercheurs et professionnels de la culture. En 2013, un robot a débarqué dans les salles d’un musée, dans les allées d’une biennale, et même sur les planches !

. Les robots deviennent des objets ou sujets d’expositions. Le dernier week-end de novembre 2013, le Science Museum de Londres a organisé un safari robot avec plus de 13 « invités électroniques ». Quelques jours plus tard, le Robot Museum ouvrait ses portes à Madrid. Il s’agit du premier musée européen du genre et le deuxième dans le monde et la première collection de robot en Europe, dotés de plus de 140 pièces.

. Après une première expérience en 2007, au Château de Versailles qui a abouti à la création de visites scolaires en visioconférence, et la naissance d’un robot-guide conçu spécialement pour les musées et actuellement utilisé comme « agent de médiation » dans un musée coréen, en 2013 de nouveaux robots ont endossé leur uniforme de guide dans des musées du monde.

En janvier, le National Museum Australia a ainsi créé un Robot Tour destiné à permettre à des scolaires et visiteurs éloignés de visiter de manière virtuelle certaines salles guidés par les robots Kasparov et chesster.

Plus proche de nous, depuis le 23 novembre 2013, au Château d’Oiron, dans les Deux-Sèvres, les personnes à mobilité réduite peuvent visiter l’étage du château grâce à la caméra d’un robot, dont elles dirigent les déplacements. (Un robot-camera permet aux visiteurs à mobilité réduite d’explorer le château d’Oiron)

. Autre scénario à Lyon. Le week end du 12 décembre 2013, une trentaine de robots ont envahi la Biennale d’art contemporain de Lyon pour interagir avec les oeuvres d’art et leur public. Objectif : montrer la façon dont la révolution robotique, ou « Robolution », va non seulement transformer notre quotidien mais aussi la lecture des œuvres et la démarche des artistes. En avril 2013, le robot Aria s’était même installé au labo BnF pour déclamer de la poésie !

Restons dans la création robotique

En décembre 2013, s’est déroulé à Prague le premier festival de performances robotiques. Une artiste française, France Cadet s’est fait remarquer. En 2013, Robot! le dernier spectacle de la chorégraphe espagnole Blanca Li a emmené le spectateur dans un univers fantastique et fait danser hommes et machines..

 

Notre coup de cœur : La Gallery One du Cleveland Museum of Art

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Le lundi 21 janvier 2013, le Cleveland Museum of Art  a ouvert une galerie interactive unique qui allie art, technologie et médiation et ambitionne de faire découvrir de manière totalement différente les collections du Musée.

Cet espace révolutionnaire possède donc le plus grand écran multi-touch aux Etats-Unis, qui donne accès aux images de plus de 3 500 objets de la collection permanente. Il permet aux visiteurs de créer et préparer leurs propres visites du Musée et de découvrir toute l’étendue des collections du Musée. La gallerie propose également des iPads connectés à ce mur, des écrans proiposant des activités interactives et ludiques et un guide de visite géolocalisés et utilisant la reconnaissance d’images, téléchargeables sur iPad et maintenant sur iPod. (Avec un mur multi-touch de 12 mètres, le Cleveland Museum fait entrer la médiation numérique dans une nouvelle dimension)

Interview exclusive de Jane Alexander, directrice des services numériques du Cleveland Museum of Art sur le site du Clic France

Présentation vidéo de la Gallery One du CMA

Auteur: PY Lochon

Date de première publication: 12/02/2014

Version écrite légèrement modifiée de la présentation orale du même auteur le 31/01/2014 durant les 5èmes Rencontres Nationales Culture & Innovation(s)