La Fondation Gandur pour l’Art soutient la création d’une chaire de recherche sur le musée de demain à l’école polytechnique de Lausanne

La Fondation Gandur pour l’Art soutient la création d’une chaire de recherche en Humanités numériques à  l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Dédiées à la valorisation et à l’étude du patrimoine artistique au moyen de nouvelles technologies, les recherches qui y seront menées contribueront à dessiner le musée de demain.

Fondation gandur hp site web

La mission de cette chaire sera de développer la recherche et les études afin d’améliorer l’expérience des visiteurs au musée et de progresser dans les techniques de conservation des œuvres. Ses recherches, qui auront notamment lieu dans un espace d’expérimentation muséale en cours de construction, bénéficieront à toute la chaîne muséographique, de l’exposition à la mise en valeur des œuvres en passant par l’analyse des réactions du public.

« Les musées sont vieillissants. Leurs collections croupissent dans des salles alors qu’ils seraient susceptibles d’intéresser grand nombre de gens. Il s’agit d’imaginer de nouvelles installations dans les musées de demain », a expliqué au site 24heures.ch Emmanuel Barraud, chargé de communication de l’EPFL. « L’idée consiste à créer des interfaces qui aillent plus loin que la traditionnelle borne inter­active. On peut penser à de la réalité augmentée, par exemple. Tout reste à inventer. A ma connaissance, il n’en existe pas d’autre dans le monde. Nous sommes pionniers dans le domaine des humanités numériques ».

Au carrefour des sciences humaines et des sciences dites dures, la nouvelle chaire fera partie du Collège des Humanités de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et s’intitulera chaire Fondation Gandur pour l’art.

Un budget de 4.7 millions d’euros

Le recrutement du directeur et de l’équipe commencera dans les semaines à venir, a annoncé l’EPFL ce lundi 9 janvier 2015 dans un communiqué. La chaire devrait ouvrir en 2017.

Le coût d’une chaire s’élève à cinq millions de francs suisses par an (4.7 millions d’euros), qui seront financés pour moitié par la Fondation Gandur pour l’art. Mais la contribution du mécène vaudois s’étendra bien au-delà d’un simple apport financier. La fondation dispose d’une collection qu’elle mettra à disposition des chercheurs et muséographes. Cette collection comprend notamment des pièces archéologiques, des peintures d’après-guerre, ainsi qu’un ensemble d’œuvres médiévales et d’arts décoratifs d’époque moderne.

Un nouveau laboratoire d’expérimentation des scénographies du futur

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Le collectionneur soutiendra également la construction d’un nouveau bâtiment «Under One Roof» conçu par Kengo Kuma qui abritera la chaire, un laboratoire muséal, ainsi que le Montreux Jazz Lab. La pose de la première pierre est prévue pour le 23 février 2015.

Karen Saddler, au nom de la Fondation Gandur pour l’Art a expliqué au site letemps.ch que « la chaire sera créée en parallèle de l’espace muséographique. Ce dernier est un lieu d’expérimentation pour tester les dispositifs mis au point dans le centre de recherche. Nous soutenons ce projet car il correspond au but de notre fondation qui est de rendre l’art accessible à tous ».

L’espace Art & Sciences du nouveau bâtiment, d’une surface de 1100 m2, sera un nouveau laboratoire d’expérimentation des scénographies du futur. Lumières intelligentes, réalité augmentée ou dispositifs de suivi du regard offriront aux visiteurs des expériences muséales inédites. Deux expositions de ces scénographies seront organisées chaque année, mettant en valeur pédagogiquement des fonds artistiques de la Fondation Gandur pour l’Art ou d’autres collections suisses ou internationales. Le pavillon pourra aussi abriter des artistes « en résidence ».

« Nous sommes heureux de participer à la création de ce laboratoire des interactions », se réjouit Jean Claude Gandur. Les musées de demain doivent être capable d’investir davantage sur les interfaces, l’expérience et la pédagogie que sur la quantité d’objets exposés ».

Des discussions sont en cours avec le Canton de Vaud pour étendre les collaborations entre le futur laboratoire et le pôle muséal vaudois. Elles permettront d’imaginer des passerelles et des extensions avec le Musée Cantonal des Beaux-Arts et d’autres musées dans le monde, pour donner à ces technologies un terrain d’expression public de grande échelle.

En 2012, la Fondation Gandur pour l’Art avait lancé son site internet, www.fg-art.org afin de rendre accessible au plus grand nombre une partie de ses collections, d’archéologie (l’Egypte), des beaux-arts (peinture abstraire de l’après-guerre) et des arts décoratifs (du Moyen Age au XVIIIe siècle). « D’ici à deux ans, c’est l’ensemble des collections qui sera documenté et mis en ligne, soit presque 2000 œuvres » avait alors annoncé Jean Claude Gandur.

SOURCES: Fondation Gandur, EPFL, 24heures.ch, letemps.ch, tdg.ch

Date de première publication: 12/02/2015

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.La Fondation Gandur pour l’art met en ligne des oeuvres de ses collections

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