Le Labo de la BNF : de l’écrit aux écrans !

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Ce mardi 2 juin, le Labo BnF a ouvert ses portes dans le hall Est de la BnF  François-Mitterrand. Bruno Racine, Président de la BNF et Christine Albanel, ancienne ministre de la culture, ont inaugué ce nouvel espace permanent dédié aux nouvelles technologies de diffusion de l’écrit et des images, le « premier laboratoire expérimental ouvert au public sur les usages des nouvelles technologies de lecture, d’écriture et de diffusion de la connaissance« .

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En s’appuyant sur les collections de la Bibliothèque, le Labo permettra au public d’expérimenter les nouveaux dispositifs d’accès, de partage et de contribution au savoir.

Comme l’explique Bruno Racine, président de la BnF, « l’objectif de ce Labo est d’offrir au public un espace d’expérience en plein coeur de la Bibliothèque pour montrer qu’il ne faut pas appréhender l’avenir mais l’apprivoiser. Ce lieu doit devenir un banc d’essai privilégié pour les nouvelles formes d’accès à la connaissance qui émergent sous nos
yeux ».

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(c) JC Pattacini / BNF

Un dispositif multiple et évolutif


L’espace du Labo propose au visiteur d’explorer les possibilités de création, de consultation et de transmission de la connaissance offertes par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Il a pour vocation de sensibiliser et d’initier le public aux nouveaux usages et aux supports numériques symbolisant les ressources extraordinaires que les bibliothèques vont pouvoir proposer : mur de sélection, sciences cognitives, réseau très haut débit, supports mobiles, interactifs et communicants.

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Espace de prospective et de réflexion, le Labo BnF accueillera également des conférences et des ateliers qui contribuent à faire de cet espace d’expérimentation et de dialogue un véritable laboratoire. La réflexion et les échanges que l’espace permanent souhaite initier se prolongeront également sur le web, sur le site bnf.fr (http://labo.bnf.fr), un blog (http://labobnf.blogspot.com) et un fil Twitter (http://twitter.com/LaboBnF).

Soutenu par le mécénat de plusieurs grandes entreprises, le Labo BnF est conçu pour évoluer au fil des avancées technologiques.

Du dépot légal du XVIème siècle à l’iPad !

Comme l’explique le dossier de preses du Labo « La Bibliothèque nationale de France, depuis la fondation du dépôt légal au XVIe siècle, n’a cessé d’accompagner la mutation des supports : du livre imprimé au web, en passant par la photographie, le multimédia et l’édition électronique, elle a épousé les évolutions de son temps dans un souci de collecte, de conservation et de communication du patrimoine national. Aujourd’hui, face aux défis que la révolution numérique et la dématérialisation des supports lancent aux pratiques d’écriture et de lecture, la BnF constitue le lieu idéal pour l’implantation d’un espace dédié aux nouvelles technologies et à leurs usages. »

Le dispositif

Le Labo BnF se décline sur plusieurs dispositifs : l’espace permanent, l’Internet et une série de conférences et d’ateliers entre lesquels les informations et les contributions sont présentées et s’échangent. Le Labo BnF est prévu pour être évolutif, les animations pouvant changer ou se transformer en permanence. Il est déclinable partiellement ou en totalité dans d’autres lieux ou accessible à distance via le très haut débit.

L’espace physique, d’une surface de 120m2, est pensé autour des sciences cognitives. Le robot est entouré de postes de lecture et d’écriture, puis viennent en périphérie les ressources mises à disposition pour accéder aux collections, les sélectionner, en extraire des éléments, les visualiser en 3D, les afficher en grand format, et les envoyer sur les postes de consultation.

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L’espace du Labo BnF est organisé autour de dix pôles d’animation en accès libre dont les contenus, les usages et les dispositifs vont évoluer en permanence.
La rupture que provoque le papier électronique constitue le point de départ de la réflexion. Les pôles d’animation abordent les problématiques des pratiques d’écriture, de lecture et de contribution que permettent désormais les nouveaux supports. Pour chacun de ces pôles, la signalétique est assurée par des écrans à base de papier électronique (format A7) qui diffusent les informations pratiques relatives à chaque animation.

. Mur de sélection
Un grand écran permet au visiteur de sélectionner, consulter et extraire des contenus de façon tactile. Avec son système d’extraction et de distribution de contenus vers les postes de
consultation, il préfigure les ressources de la bibliothèque de demain.

. Réalité augmentée
La réalité augmentée envahit notre quotidien. La caméra du téléphone mobile complète la vue d’une rue par des explications sur les monuments ou la direction de la station de métro la plus proche, un simple marqueur présenté à une caméra fait surgir une construction comme le faisaient les livres en carton d’antan…

. Cognitif et bibliothèque
Les sciences cognitives peuvent apporter différents niveaux d’assistance : recherches complexes, interprétation dans des langues ou contextes différents, situations imprévues,
comme par exemple un livre qui a changé de nom dans sa référence. Ce dispositif, placé au coeur du Labo, est constitué d’un robot de petite taille conçu par l’Institut de Systèmes Intelligents et de Robotique (UPMC) qui permet d’appréhender les problématiques cognitives. Ce robot a vocation à interpréter des directives vocales et, à terme, gestuelles.

. Lectures numériques
Huit assises intégrant chacune une tablette de lecture invitent le visiteur à consulter des contenus de différents ouvrages, issus des collections numérisées de la BnF.

. Porte vers la connaissance
L’encre électronique approche au plus près les médias traditionnels, attirant les écrivains et les artistes. Communicante, elle permet une mise à jour et une contribution en temps réel,
à distance. De haute résolution, elle procure des usages uniques pour la communication : typographies, illustrations, cartes, schémas. Ecologique, elle ne consomme que lors d’un
changement d’état. Les dispositifs intègrent des encres, substrats et composants électroniques adaptés aux contenus et à leurs traitements, enrichis d’audio, d’animation, de vidéo.
Une feuille de papier électronique flexible (format A5) diffuse ainsi des contenus issus des collections numérisées de la BnF ainsi que de la presse en temps réel, des blogs ou des flux de réseaux sociaux.

. Écriture et création
L’une des fonctions essentielles du papier électronique est l’écriture. A l’instar du support classique, il permet de marquer, surligner, dessiner, avec la précision du stylo ou du
marqueur. Le visiteur peut écrire sur une feuille de papier électronique couleur (format A4) grâce à un stylet. Cet e-paper deviendra à terme un livre d’or dont les témoignages seront relayés sur Internet.

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. État de l’art
Dans quelque temps, la feuille flexible (à base d’encre électronique) sera la porte d’entrée universelle vers la connaissance, avec des interfaces et des capteurs rendant l’utilisation
totalement intuitive. Le livre du futur prendra en compte l’ensemble des médias : une vitrine fermée présente des dispositifs de type console de poche, netbook, tablette, etc. diffusant des contenus spécifiques propres à chaque technologie.

. Développement durable
Bon nombre d’applications de l’informatique ne nécessitent que très peu de la puissance des ordinateurs et des écrans. Pour diffuser un message qui change peu, l’électronique classique demande une alimentation continue. L’encre électronique consomme si peu que de simples cellules photovoltaïques suffisent, et l’affichage tient sans électricité.
Dans cette animation, l’éclairage est actionné par les visiteurs et permet de prendre la mesure du peu d’énergie nécessaire à la mise à jour d’une feuille de papier électronique.

. Livre enrichi
La tablette tactile inaugure l’ère du post-livre et du post-ordinateur. De nouvelles créations, plurimédia, interactives, réagissant à des capteurs différents (distance, orientation,
température, accéléromètre, présence, difficulté de lecture, d’écriture…) vont bientôt faire partie du paysage courant. Ainsi, l’accès aux collections, leur diffusion, la contribution des
lecteurs, l’assistance à la recherche seront facilités par ces nouvelles interfaces.

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. Nouvel affichage
Un panneau d’affichage à base de papier électronique (format A3 couleur) diffuse des planches de gravure, des journaux…

Conférences et ateliers

Des conférences et ateliers sont prévus pour relayer la réflexion engagée par le Labo BnF. Le format des conférences est construit autour de l’état de l’art, le retour d’expérience, avec les interventions de Bruno Rives et d’Haruko Tsujita, de Tebaldo, (concepteurs du labo) suivies du témoignage d’un acteur ou d’un expert du thème abordé.

21 septembre 2010 : Labo BnF, lecture et écriture du futur
Octobre 2010 : Écrivains et numérique
Novembre 2010 : Écrire pour les nouveaux supports
Janvier 2011 : Que sera la lecture numérique ?

Les ateliers sont l’occasion d’échanger, autour d’un modérateur, sur des sujets d’expérimentation et de réflexion relatifs aux usages et aux enjeux des nouveaux médias pour les bibliothèques. Le premier d’une série de quatre se tiendra en juin prochain.

Mécénat et soutiens

Le Labo est réalisé avec le soutien d’Orange, partenaire fondateur, le soutien technologique de Bridgestone et l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (ISIR) et la participation de Adobe, Sony, Samsung et Epson.

Horaires du Labo

le lundi de 14h à 19h
du mardi au samedi de 10h à 19h
le dimanche de 13h à 19h
fermé les jours fériés
entrée libre

Le Blog et le fil twitter du Labo

Le dossier de presse du labo

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