Le 1er mars 2014, le Musée d’Aquitaine a ouvert ses nouvelles salles permanentes BORDEAUX PORT(E) DU MONDE, 1800 – 1939. Ce nouvel espace de 600 m2 conduit le visiteur dans le Bordeaux du XIXe  siècle et de l’entre-deux-guerres, grâce à une nouvelle muséographie enrichie de vidéos, écrans interactifs et ambiances sonores.

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Après les salles du XVIIIe  siècle « Bordeaux, le commerce atlantique et l’esclavage » ouvertes en 2009, le musée d’Aquitaine poursuit la rénovation de son parcours permanent. Son nouvel espace consacré à la période 1800 – 1939, est organisé en plusieurs étapes: Bordeaux et la Révolution française, un port en transformation, un horizon maritime mondial et une ville en expansion.

Les nouvelles salles permanentes «Bordeaux port(e) du monde, 1800-1939» ont été réalisées avec le soutien financier de la Région Aquitaine (20 %).

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5 QUESTIONS A … Sophie Fontan, Chargée de la stratégie numérique et de la médiation culturelle au Musée d’Aquitaine

Comment ont été conçus ces nouveaux outils numériques in-situ ?

La définition des contenus a été faite en étroite collaboration avec l’équipe de conservation du musée dans le but de produire des installations numériques à la fois didactiques, ludiques et innovantes. Élaborés dans le respect des connaissances historiques, ces dispositifs de médiation ont été conçus par le scénariste Pascal Magontier, accompagné pour certaines d’entre eux par Jessica de Bideran, historienne de l’art spécialisée dans les usages numériques.

Quel est l’objectif principal de cette nouvelle scénographie très numérique ?

S’insérant au cœur d’une scénographie évoquant l’architecture de la ville et invitant le visiteur à un voyage dans le temps et l’espace, ces équipements favorisent l’immersion de celui-ci dans des univers aujourd’hui disparus grâce aux différents traitements graphiques retenus ainsi qu’aux restitutions d’ambiances sonores.

Pour les outils proposant une interactivité, la consultation se veut la plus simple possible afin que leur appréhension par les publics soit fluide et intuitive.

Qui a développé ces outils et pour quel budget ? 

Les nouvelles salles du musée d’Aquitaine «Bordeaux port(e) du monde, 1800-1939» proposent un ensemble de dispositifs numériques conçus et réalisés par la société AXYZ pour un coût d’environ 130 000 €.

Créés dans le même esprit que ceux déjà réalisés par AXYZ pour les espaces XVIIIe siècle inaugurés en 2009, ces outils forment un ensemble cohérent, tant du point de vue des récits présentés que des technologies développées.

Quels sont les outils déployés ? 

rsz_p1200838 (2)Au sein du parcours muséographique, la Révolution et les Girondins, les relations commerciales de Bordeaux avec le reste du monde ou encore le port au XIXe siècle sont autant de sujets qui sont évoqués de manière sensible à l’aide de vidéos immersives en très haute définition ou de rétro projections interactives.

Des tablettes tactiles intégrées au mobilier permettent également de «feuilleter» un large éventail de documents iconographiques, provenant pour certains d’archives privées. Grâce à une numérisation en très haute définition, le visiteur est libre d’explorer les détails les plus fins de ces documents.

De même, un système interactif à double écran propose de parcourir un plan ancien de Bordeaux qui se peuple ça et là de ses monuments et de ses habitants d’autrefois. Pour faciliter cette immersion, l’univers graphique choisi s’inspire des documents d’époque. Le tracé des contours, les apports de couleur ou l’usage de trame donnent l’impression de contempler un document d’archive qui aurait été dès l’origine conçu en relief ou animé. Les images sont ainsi réanimées par un traitement en multi-plans qui autorise la mise en scène de travelling caméra donnant l’impression d’une profondeur de champ.

Quel a été le premier accueil du public ?

Ce système de présentation est très apprécié du public qui voit ainsi différemment ces documents d’époque et donc la ville et ses habitants.

L’installation interactive présentant le tableau peint par Pierre Lacour en 1804 et conservé au Musée des Beaux-arts connaît lui aussi un réel succès. Traduisant l’atmosphère vibrante qui se déploie le long de la grève du port de Bordeaux au début du XIXe siècle, cette expérience peut en effet être vécue et partagée collectivement. En effleurant simplement les différentes parties du tableau grâce à un pavé tactile, la projection des scénettes agrandies s’animent sur le mur tout en étant accompagnée d’explications. Les bords de Garonne se décomposent alors en autant de scènes de la vie quotidienne agrémentées, à la manière d’anecdotes historiques, de textes.

Ce parcours muséographique riche en contenu et en dispositifs de médiation propose au public, et tout particulièrement aux jeunes générations, une véritable nouvelle expérience de visite.

Envisagez-vous le déploiement d’autres outils numériques dans le Musée d’Aquitaine ? 

Oui, nous envisageons d’intégrer progressivement des outils de médiation numérique dans l’ensemble du parcours de visite, la prochaine étape étant le chantier de rénovation des salles du XXe siècle en 2016.

Nous serons également équipés, d’ici la fin de l’année, de visioguides, dont le contenu pourra être téléchargé sur smartphone depuis le site Internet, ou au moyen d’une borne wifi installée à l’accueil du musée.

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Propos recueillis par mail le 15 septembre 2014

Date de première publication: 10/09/2014

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