Après 2 ans de travaux, le lieu est renommé PalaisGalliera, musée de la Mode de la Ville de Paris. Cette nouvelle signature se décline avec le changement de la charte graphique du musée et la refonte de son site Internet. Pour sa réouverture, le Palais Galliera se dévoile également avec une page facebook et un profil twitter.

La réouverture majestueuse du Palais Gallliera « se devait d’être accompagnée d’un site internet à l’image du musée ». Depuis quelques jours palaisgalliera.paris.fr est le nouveau site aux couleurs de l’institution. Un site élégant aux lignes graphiques épurées.

Cette nouvelle destination web permet aux internautes de découvrir en ligne, en plus des informations sur le musée et sa programmation, une sélection de plus d’une centaine de chefs-d’œuvres issus des collections du musée qui présentent la mode du XVIIIe siècle à la création contemporaine en passant par les accessoires et la photographie.

Il tiendra informés les amoureux de la mode et de son Histoire des actualités du musée : performances, prêts et acquisitions, colloques et mises en lumière d’une pièce des collections.

Le musée vit exclusivement au rythme de ses expositions temporaires et ne présente pas de collections permanentes. Toutes les informations détaillées sur les expositions de l’année 2014 seront disponibles début octobre. Mais dès maintenant, le site présente les deux premières expositions de réouverture: Alaïa et Roman d’une garde-robe au musée Carnavalet.

Galliera se dévoile aussi sur les réseaux sociaux 

Les adeptes des réseaux sociaux pourront également suivre l’actualité du musée et découvrir les coulisses du musée via la nouvelle page facebook et le profil twitter.

Les internautes pourront également partager sur d’autres réseaux sociaux (facebook, twitter et pinterest) les pages web du site via une fonctionnalité dédiée.

2 ans de travaux et des mécènes

Les travaux engagés au Palais Galliera ont permis de rénover ses espaces intérieurs, d’améliorer les installations techniques et de créer un accès pour les personnes à mobilité réduite.

Les salles d’exposition ont retrouvé leurs couleurs d’origine : murs rouge pompéien et boiseries noires représentatives de la muséographie de la fin du XIXe siècle. Ce retour à l’identité première du musée, inauguré en 1895, devient aujourd’hui la nouvelle signature de cet écrin parisien dédié aux expositions de mode. Le musée avait été fermé au public le 26 avril 2009 et le coût total des travaux s’est élevé à 5 875 000 euros.

Avec ces travaux, un ascenseur permet aux personnes à mobilité réduite d’accéder depuis la cour aux salles d’exposition, et au sous-sol où des sanitaires conformes ont été installés. Le Palais Galliera répond désormais aux grands objectifs définis par la loi Handicap de 2005.

À la faveur de ces travaux de mise aux normes, le musée a également pu bénéficier d’opérations de rénovation avec le soutien de mécènes. Les statues situées sur les ailes latérales du Palais ouvertes sur le jardin, très dégradées par des graffitis, ont été restaurées avec le soutien des Galeries Lafayette. Les baies vitrées du musée, construites par les ateliers Eiffel, ont été restaurées. Devant l’ascenseur et les escaliers, ainsi que dans les étages, une moquette dessinée par Christian Lacroix offre au regard des visiteurs un jeu de graphisme et de couleurs exclusivement créé pour le musée. Le couturier a souhaité apporter sa contribution à la réouverture du Palais Galliera par le biais de ce mécénat de compétence.

L’une des plus grandes collections du monde 

Le Palais Galliera abrite l’une des plus riches collections de mode du Monde.

. Le département Costumes XVIIIe siècle est riche de quelques 1 600 pièces,vêtements masculins et féminins de la fin du XVIIe siècle à l’année 1800 ainsi que des costumes d’enfant et quelques précieux costumes de théâtre.

. Les 5 300 pièces du département Costumes XIXe siècle couvrent la période qui s’étend du Ier Empire (1804) à 1905, date à laquelle il est communément admis que Paul Poiret a lancé la mode du XXe siècle.

. Les fonds du Palais Galliera comportent également des pièces portées par des comédiennes, comme Sarah Bernhardt, ou par de belles demi-mondaines, comme Cléo de Mérode.

. Du début du XXe siècle jusqu’à l’apparition du « New-Look » de Christian Dior en 1947, le département Première moitié du XXe siècle (1905 – 1947) regroupe plus de 4 000 modèles.

. Le département Haute Couture, composé d’environ 7 000 pièces datant de 1947 à nos jours, est l’un des plus dotés au monde avec près d’une trentaine de griffes représentées. La collection s’est constituée dès les années cinquante grâce aux dons de clientes mais aussi de personnalités telles que la duchesse de Windsor, la duchesse d’Orléans, la baronne de Rothschild ou encore Grace de Monaco.

. Le département Création contemporaine réunit 7 000 pièces du début des années cinquante à nos jours. Certaines maisons ont fait don à ce département de l’ensemble de leurs archives, tant textiles que documentaires, offrant une lecture particulièrement riche de différents processus créatifs. Ainsi en est-il de Carven, Popy Moreni, Anne-Marie Beretta…

. Le département Sous-vêtements regroupe un ensemble de lingerie, linge de corps et corsetterie d’environ 2 500 pièces, datant du début du XIXe siècle à nos jours.

. Le département Accessoires est riche d’environ 35 000 oeuvres. Couvrant les périodes du XVIIIe siècle à nos jours

. Le cabinet des Arts graphiques réunit près de 50 000 oeuvres, datées du XVIIIe siècle à nos jours, réparties entre dessins, estampes, patrons et factures. Le fonds des dessins est particulièrement riche et se répartit en deux catégories : les illustrations pour la presse et les dessins de stylistes.

. La collection de photographies du Palais Galliera réunit 70 000 documents de 1870 à nos jours : dépôts de modèles, photographies documentaires, images publiées dans les magazines de mode, campagnes publicitaires…

. La Bibliothèque/Centre de documentation réunit un fonds exceptionnel de 8 000 ouvrages –monographies sur les couturiers, catalogues d’exposition… Trois cents titres de périodiques de 1830 à l’époque contemporaine, auxquels s’ajoutent : catalogues publicitaires, dossiers documentaires sur les marques, couturiers et créateurs des années quatre-vingt à nos jours, cartons d’invitation et look-books. Le fonds des périodiques de mode de 1830 à aujourd’hui est remarquable.

La singularité d’un musée comme celui-ci repose sur le mode d’enrichissement de ses collections historiques ou contemporaines, qui est essentiellement constitué de dons. Ces dernières années, entre 500 et 1 000 pièces par an ont ainsi rejoint le fonds du Palais Galliera.

« Par sa richesse et sa diversité, la collection du Palais Galliera retrace l’histoire de la mode, mais aussi du vêtement et des maisons de couture et au-delà, questionne la représentation du corps féminin ».

Un capital et un trésor uniques que le musée et la Ville de Paris devront progressivement numériser.

Programmation

Alaïa

28 septembre 2013 – 26 janvier 2014
Papier glacé, un siècle de photographie de mode chez Condé Nast

28 février – 25 mai 2014

Les années cinquante

3 juillet – 16 novembre 2014

Hors les murs / Exposition
Musée Carnavalet, 29 rue de Sévigné, Paris IIIe

Roman d’une garde-robe, le chic d’une Parisienne de la Belle Époque aux années trente
17 octobre 2013 – 16 mars 2014

Performance
Beaux-Arts de Paris, 14 rue Bonaparte, Paris VIe

Eternity Dress
Avec Tilda Swinton, dans le cadre du Festival d’Automne
Du 20 au 24 novembre 2013

Informations fournies par Paris Musées et le Palais Galliera 

Date de première publication: 25/09/2013