Le musée des Beaux-arts de Tours propose une nouvelle exposition qui mixe sculpture et médiation numérique

Du 25 mai au 10 septembre 2018, le musée des Beaux-arts de Tours propose une nouvelle exposition « La Vierge à l’Enfant, du réel au virtuel », qui aborde la sculpture sous l’angle du numérique. Par l’utilisation de techniques numériques innovantes, cette « exposition laboratoire » propose de mieux appréhender la matérialité des oeuvres exposées.

« La Vierge à l’Enfant, du réel au virtuel » propose aux visiteurs du Musée des Beaux-arts de Tours de mieux regarder, manipuler, lire et comprendre la sculpture, et ce, par le biais d’outils numériques .

L‘exposition-laboratoire s’articule autour de trois statues de Vierge à l’Enfant datant la Renaissance Tourangelle. Pour chacune d’entre elles, des objets 3D, virtuels ou imprimés, ont été créés et sont mis à disposition du public.

Les visiteur sont invités à manipuler des objets 3D, compléter virtuellement les parties manquantes des statues, comparer des œuvres conservées à plusieurs kilomètres de distance ou encore isoler et analyser des détails des sculptures.

Un parcours en trois étapes

Les visiteurs pourront ensuite découvrir trois Vierges à l’Enfant exposées dans trois salles successives.

La première salle renferme la Vierge à l’Enfant d’Ivoy-le-Pré, qui sera présentée sous trois formes :  l’œuvre réelle, l’hologramme et l’impression 3D.

Dans cette même salle, les visiteurs pourront apprécier deux grandes statues conservées au Louvre, la Vierge à l’Enfant d’Écouen et la Vierge à l’Enfant d’Olivet, grâce à la 3D qui a permis de les intégrer virtuellement à l’exposition.

Dans l’espace suivant, c’est la Vierge à l’Enfant du couvent des Carmes, reconstituée à partir des fragments découverts en 1968, qui est exposée.

Un dispositif est mis en place pour rappeler au public l’histoire de cette statue. Il permet également de simuler les états successifs de sa polychromie.

Enfin, la dernière partie s’articule autour de la Vierge à l’Enfant du Château-musée de Blois, qui a été examinée à l’aide à l’aide d’appareils d’imagerie médicale révélant sa structure interne. Les visiteurs pourront ainsi mieux appréhender l’histoire de l’oeuvre et ses différentes phases de réparation.

Un projet de recherches à grande échelle

Cette exposition s’inscrit dans le cadre du programme Ambition-Recherche-Développement « Intelligence des Patrimoines », porté par le Centre d’études supérieures de la Renaissance (CESR) de l‘Université de Tours.

Elle est le fruit d’un projet de recherche, « Sculpture 3D« , financé par la Région Centre-Val de Loire qui a pour mission la valorisation du patrimoine sculpté de la Renaissance de la région.

Pendant des trois ans, des historiens de l’art du Centre d’études supérieures de la Renaissance ont travaillé main dans la main avec des chercheurs en informatique du Laboratoire d’Informatique Fondamentale et Appliquée de Tours pour développer des services numérique au service du patrimoine.

Une belle initiative associant patrimoine historique et médiation innovante.

Sources : MBA Tours, Sculpture 3D

Date de première publication: 17/05/2018

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