Lauréat du concours européen @Diversity, le projet Museofabber ambitionne de permettre aux écoles d’accéder aux objets historiques conservés dans les musées grâce à des répliques imprimées en 3D, que les élèves pourront manipuler.

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Des ressources historiques et pédagogiques en 3D

Dans les musées d’Europe, il existe d’immenses collections de fichiers numériques qui pourraient être utilisées pour imprimer en 3D des copies des objets historiques. De ce constat est né le projet Museofabber.

L’objectif de cette start-up est d’ouvrir l’accès à ces archives, à commencer par celles du Royaume-Uni, afin que les établissements scolaires puissent utiliser les copies de pièces historiques avec leurs élèves et que ceux-ci aient la possibilité de les manipuler.

A la tête de Museofabber se trouve Nikolaos Maniatis, de la société grecque Museotechniki. Dans le cadre de ses activités, celle-ci travaille déjà en partenariat avec l’université d’Athènes pour découvrir le meilleur moyen de créer des répliques de pièces retrouvées lors de fouilles archéologiques.

« J’ai la chance d’avoir l’autorisation de toucher, mais nous souhaitons que cette possibilité soit offerte également au public et particulièrement dans le cadre de l’enseignement », déclare Nikolaos Maniatis.

Le fondateur de Museofabber poursuit: « Les fichiers sont déjà disponibles, ce n’est donc pas comme si les ressources nécessaires au projet d’existaient pas. Ces fichiers ont fait l’objet d’investissements importants et notamment publics. Il s’agit simplement de les exploiter de la meilleure manière, car sur un écran, la 3D reste en réalité de la 2D. La sensation de toucher un objet est ce que l’on peut attendre de mieux pour appréhender la culture matérielle. »

Le premier prix @Diversity pourrait ouvrir les portes des musées

Museofabber image 2Le projet Museofabber est l’un des heureux gagnants du concours annuel européen @Diversity-European Ideas Competition, qui s’est déroulé en novembre 2013. Chaque année, celui-ci accompagne et soutient la réalisation d’idées novatrices qui mettent les innovations technologiques au service de la culture.

A présent, Museofabber doit plancher sur les questions de copyright et de moyens de distribution.

Remporter le concours @Diversity devrait lui permettre d’être accompagné sur ces sujets. « Le fait d’avoir gagné est un véritable atout », souligne Nikolaos Maniatis. « Lorsque l’on travaille avec des structures du secteur public, comme les écoles, les musées ou les universités, cela permet d’avoir la reconnaissance dont nous avons besoin, car le projet est nouveau. De plus, certains juges de la compétition viennent du secteur muséal. Ils peuvent nous aider à négocier des partenariats avec les musées, parfois hésitants face aux idées de changement. Nombre de musées ont déjà des ressources éducatives, telles que des répliques, des documents iconographiques ou des jeux, qu’ils peuvent mettre à disposition des écoles. Cependant, elles sont onéreuses et ne sont donc pas réellement accessibles financièrement pour les établissements scolaires. L’idéal serait qu’un professeur puisse choisir une collection ou bien en créer une à partir de ce qu’il souhaite enseigner, qu’il ait la possibilité de l’imprimer en 3D s’il est équipé ou la commande auprès d’un service en ligne afin de pouvoir l’utiliser en classe. »

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SOURCES: Museotechniki, Museofabber

Rédaction: Carole Heulin

Date de première publication: 23/01/2014