Le Muséum d’histoire naturelle de Londres reçoit 180 millions de £ pour créer son nouveau centre de recherche

Dans le cadre des annonces du budget 2020, le chancelier de l’Échiquier Rishi Sunak a promis 180 millions de livres sterling (203 millions d’euros) sur six ans au Natural History Museum afin de financer la création de son nouveau centre de recherche et de numérisation, qui sera installé au sein du Harwell Science and Innovation Campus.

Ce centre ambitionne de devenir « la référence mondiale en matière de recherche en sciences naturelles haut de gamme et de collaboration internationale ».

Le financement gouvernemental permettra également au Musée de garantir la préservation de sa collection unique de 80 millions de spécimens et de créer un centre de recherche de classe mondiale qui « renforcera la position du Royaume-Uni face aux défis mondiaux, notamment le changement climatique, la rareté des ressources, la perte de biodiversité et les maladies émergentes ».

Cet investissement reflète l’engagement du gouvernement britannique à consacrer 2,4% du PIB à la recherche et au développement.

Ouvert aux scientifiques et aux chercheurs du monde entier, l’établissement abritera environ 40% des collections du Musée ainsi que des laboratoires, des studios de numérisation, des espaces de recherche collaborative reposant sur la technologie, l’informatique, des laboratoires de conservation et des espaces de travail pour des résidences numériques.

Ce site supplémentaire viendra compléter les espaces existants du Musée à Londres et à Tring.

Le secrétaire à la Culture, Oliver Dowden, a déclaré: « Le Musée d’histoire naturelle ouvre la voie à la recherche scientifique vitale et ses contributions importantes façonnent notre compréhension du monde qui nous entoure. Je suis ravi que nous investissions 180 millions de livres sterling dans cette installation ultramoderne qui ouvrira les collections et l’expertise uniques du Musée aux universitaires et aux chercheurs pour contribuer à accroître les connaissances et l’innovation. »

Le directeur du Musée d’histoire naturelle, Sir Michael Dixon, a ajouté: « Nous sommes ravis de cette approbation du gouvernement qui reconnaît la qualité et la pertinence de nos recherches scientifiques et le rôle de nos collections d’importance mondiale dans l’infrastructure scientifique du pays. … Le centre permettra à nos 300 scientifiques de poursuivre leurs recherches sur les plus grands défis auxquels la planète et l’humanité sont confrontées – de la perte de biodiversité mondiale et nationale et de l’utilisation durable des terres à la sécurité alimentaire, à la transmission des maladies et en nous assurant que nous avons les bonnes ressources naturelles disponibles pour la transition vers une économie zéro carbone. L’investissement du gouvernement nous permettra non seulement de rendre nos collections plus accessibles à un public mondial, mais aussi d’aider d’autres musées à travers le Royaume-Uni à faire de même. »

Protéger la plus grande collection de spécimens naturels du monde

La collection de 80 millions de spécimens, couvrant 4,5 milliards d’années de la formation du système solaire à nos jours, est « unique au monde et scientifiquement inestimable ». Elle joue un rôle clé dans « la réputation internationale du Royaume-Uni en tant que leader scientifique ».

Le développement de nouveaux espaces de conservation permettra au Musée de déplacer des collections actuellement menacées de détérioration et de dommages irréparables d’être hébergées dans des bâtiments qui répondent aux normes internationales de collection. Le nouveau centre permettra la numérisation, l’indexation, la protection et l’expansion de la collection pour les générations futures, en fournissant de l’espace et des installations pour garantir que les informations soient préservées et extraites.

La relocalisation des collections libérera de l’espace sur le site historique du musée dans le quartier de South Kensington. Elle permettra la réouverture et le réaménagement des galeries historiques pour « inspirer, informer et engager les visiteurs avec le monde naturel », aidant ainsi le Musée à remplir sa mission de susciter l’apparition et la multiplication de « défenseurs de la planète ».

Partager des données vitales sur le monde naturel

Le nouveau centre permettra une accélération et une amélioration de la numérisation des collections du Musée, permettant à la communauté scientifique mondiale d’accéder à des données inégalées sur les spécimens historiques, géographiques et taxonomiques recueillies au cours des 250 dernières années.

La collection de 80 millions de specimens, extrêmement diversifiée, comprend notamment des fossiles et des champignons, des diamants et des dinosaures, des météorites et des spécimens moléculaires.

La demande de données provenant des collections du Musée est importante. Plus de 4,5 millions de spécimens ont déjà été numérisés et publiés ouvertement sur le portail de données du musée.

Bien que cela ne représente que 5% de la collection, plus de 21 milliards de documents ont été téléchargés et 490 publications scientifiques ont cité les données du Natural History Museum au cours des cinq dernières années. « Plus le Musée publie de données, plus son utilisation et son impact sont visibles ».

Le Musée s’engage à fournir une collection numérique complète afin que tout le monde, y compris les chercheurs, les scientifiques et les analystes de données, puisse accéder à ses vastes collections.

Le nouveau centre aidera également le Musée à connecter les spécimens de sa collection à un énorme réseau d’informations associées, génomiques, géospatiales, écologiques, chimiques et autres, qui vont permettre d’améliorer la compréhension du monde naturel. .

Deux sites de renommée mondiale

La localisation du nouveau centre de recherche du Musée d’histoire naturelle sur le campus Harwell réunira deux réseaux de science et d’innovation de classe mondiale, plaçant le Musée et sa recherche collaborative au sein d’une communauté scientifique de plus de 6 000 personnes.

La nouvelle annexe du Museum sera implanté dans un écosystème de laboratoires nationaux en accès libre, ayant bénéficié d’un investissement de 2 milliards de livres sterling, et destiné à accélérer le rythme de la recherche, la création d’emplois et l’augmentation de la productivité au Royaume-Uni.

Angus Horner, associé et directeur du Harwell Science and Innovation Campus, explique: « La localisation de ce nouveau centre au Harwell Campus placera le Natural History Museum au sein d’une communauté mondiale de science et d’innovation, tirant pleinement parti de la colocation avec la Diamond Light Source, le Synchrotron du Royaume-Uni, et étendre les recherches d’importance mondiale du Musée pour le plus grand bien de la planète et de l’humanité. L’un des premiers défis sur lesquels nous aimerions travailler avec le Musée est la production alimentaire – pour résoudre les pressions interconnectées sur la santé humaine et planétaire. La connaissance approfondie que le Musée a du monde naturel est en synergie avec plusieurs organisations au Harwell Campus. Ce n’est qu’un exemple des avantages pour le Royaume-Uni de l’annonce d’aujourd’hui. »

Le Museum d’Histoire Naturelle de Londres a accueilli plus de 5.2 millions de visiteurs en 2018 (+17% en un an). Durant la même période, l’itinérance « Dippy on Tour » a généré plus de 500 000 visites dans 5 villes. Son site web attire plus de 850 000 visiteurs uniques par mois et ses contenus numériques sont diffusés aux plus de 3.4 millions d’abonnés cumulés de ses comptes facebook, twitter et instagram, dans plus de 200 pays. Ses expositions itinérantes ont été vues par environ 30 millions de personnes au cours des 10 dernières années.

SOURCE: Natural History Museum London (CP)

PHOTOS: Natural History Museum London

Date de première publication: 13/03/2020

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