100 ans après le premier vol de l’aéropostale, le nouveau site culturel de Toulouse « L’Envol des Pionniers » a ouvert au public

Le 25 décembre 1918, Pierre Georges Latécoère décolle de l’aérodrome de Toulouse-Montaudran à bord d’un Salmson 2A2 et atterrit à Barcelone 2h20 plus tard. Il vient de créer la première ligne aérienne postale française et lancé l’aventure légendaire de l’Aéropostale. 100 ans après, le 20 décembre 2018, le nouveau site culturel « L’Envol des Pionniers » a ouvert au public. Il s’inscrit dans l’ambitieux projet urbain Toulouse Aerospace que Toulouse Métropole fait émerger à Montaudran, berceau historique de l’aéronautique.

Afin de mettre à l’honneur et de faire connaître l’incroyable épopée toulousaine qui a vu naître l’aviation civile avec le premier vol Latécoère parti de Montaudran, puis l’Aéropostale et ensuite Air France, Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse, Président de Toulouse Métropole, a voulu que les bâtiments historiques autour de la piste mythique soient réhabilités.

Conçue autour de la piste qui a vu s’envoler les pionniers de l’aviation civile, «La Piste des Géants» se compose de plusieurs équipements : « Les jardins de la Ligne », ouverts en juin 2017, un grand parcours paysager évocateur des paysages survolés par les pionniers de La Ligne, la Halle de La Machine, édifice contemporain qui accueille depuis novembre le bestiaire de la compagnie La Machine et «L’Envol des Pionniers », dans les bâtiments historiques réhabilités.

«La Piste des Géants» vient compléter une autre attraction culturelle de Toulouse, la Cité de l’Espace, qui accueille chaque année plus de 300 000 visiteurs. Pour favoriser les synergies commerciales et économiques, les 2 lieux seront d’ailleurs gérés par la même structure publique. 

Repères historiques

Toulouse a connu dans l’entre deux guerres une épopée humaine et économique incroyable.
. Le 25 décembre 1918, Pierre Georges Latécoère décolle de l’aérodrome de Toulouse-Montaudran à bord d’un Salmson 2A2 et atterrit à Barcelone 2h20 plus tard. Il vient de créer la première ligne aérienne postale française. C’est ainsi qu’est née la formidable aventure des Lignes Aériennes Latécoère, devenues l’Aéropostale après le rachat de la ligne par l’industriel Marcel Bouilloux-Lafont en 1927.


. Malgré sa renommée et l’ardeur de ses pionniers, l’Aéropostale, déficitaire, est rachetée en 1933 par la jeune compagnie Air France qui maintient La Ligne jusqu’au début de la seconde guerre mondiale.
Montaudran accueille ensuite un centre de maintenance d’Air France qui restera ainsi sur le site pendant 70 ans, jusqu’en 2003.

Comme on peut le lire sur le site web: « L’histoire industrielle de notre agglomération est liée à ce site qui a vu naître l’aventure aéronautique toulousaine. Aujourd’hui l’histoire de l’aéronautique et du spatial continue à s’écrire à Toulouse devenue la capitale européenne, incontestée, de l’aéronautique et de l’espace ».

 

100 ans après 

En partenariat avec les descendants des pionniers et de nombreuses associations, L’Envol des Pionniers, espace dédié à la mémoire de l’aéronautique, a été inauguré le 20 décembre 2018, soit 100 ans presque jour pour jour après le vol inaugural vers Barcelone.

Inauguration de l’Envol des Géants (Toulouse Métropole):

Le site culturel « La Piste des géants » s’inscrit dans l’ambitieux projet urbain Toulouse Aerospace que Toulouse Métropole fait émerger à Montaudran, berceau historique de l’aéronautique.

1 lieu …. 3 espaces

Des premiers avions des lignes Latécoère au centre de révision d’Air France en passant par la prestigieuse épopée de la Ligne Aéropostale, c’est tout le patrimoine historique de l’aviation civile qui est valorisé, dans le berceau même de ce qui a fait de Toulouse une capitale aéronautique.

Conçue autour de la piste qui a vu s’envoler les pionniers de l’aviation civile, «La Piste des Géants» se compose de plusieurs équipements : « Les jardins de la Ligne », ouverts en juin 2017, un grand parcours paysager évocateur des paysages survolés par les pionniers de La Ligne, la Halle de La Machine, édifice
contemporain qui accueille depuis novembre le bestiaire de la compagnie La Machine et «L’Envol des Pionniers », dans les bâtiments historiques réhabilités.

L’espace « L’ENVOL des PIONNIERS », comprend lui même plusieurs bâtiments :

Le Château Petit-Espinet Raynal, de 1 000m2, qui a été le siège de Latécoère et a toujours accueilli les fonctions d’administration du site.
Le Magasin général n°30, de 2 700m2, accolé au Château, construit dans les années 20, a longtemps abrité le stockage des pièces d’avions.
La Maison de la Radio, construite à la fin des années 20, d’une surface de 40m2, fût la station émettant et recevant les messages de l’Aéropostale.

Un parcours d’aventures et d’émotions

Le Magasin général s’ouvre désormais au public avec, sur 700m2, un parcours de visite permanent, un espace d’expositions temporaires de 200m2, un hangar avions et des ateliers éducatifs, ainsi qu’une salle de conférences et une boutique.


Une exposition permanente : La Ligne

Dans les bâtiments historiques, le parcours de visite retrace l’histoire du site de Montaudran, les débuts de l’aviation avec la fabuleuse épopée des lignes Latécoère et l’Aéropostale.

Au-delà de cette dimension, il plonge les visiteurs dans le quotidien des pionniers au travers de témoignages, d’objets personnels, de reconstitutions ou d’expériences plus ludiques.

L’espace scénographique fait appel aux divers sens du visiteur à travers des dispositifs interactifs,
audiovisuels et multimédias, des maquettes, jeux et manipulations…

Un siècle d’histoire en quatre grandes thématiques

0 – MONTAUDRAN

Cette séquence introductive retrace l’histoire industrielle de Montaudran, depuis l’installation de Pierre Georges Latécoère jusqu’à l’avènement d’Air France (de 1917 à 2003). Une façon de planter le décor et de relier la grande histoire à l’histoire extraordinaire de l’Aéropostale qui marque les débuts de l’aviation civile
en France et dans le monde.

Dispositifs audiovisuels et objets de collection – accessoires de pilotes de guerre, documents ayant appartenu à des pionniers, maquettes d’avions et objets liés à l’aérodrome de Montaudran – témoignent d’un siècle d’histoire, des prémices de l’aviation jusqu’à la reprise par Air France.

L’hologramme de Didier Daurat, qui fut directeur d’exploitation de la Ligne, invite le visiteur à poursuivre son parcours à travers la grande halle.

1 – LA LIGNE

« J’ai refait tous les calculs, ils confirment l’opinion des spécialistes : le projet est irréalisable. Il ne nous reste qu’une chose à faire : le réaliser » P.G. Latécoère.

L’Aéropostale reliera l’Europe à l’Amérique du Sud, étendant ses lignes jusqu’au Chili, par-dessus la réputée inviolable Cordillère des Andes et tissant un impressionnant réseau aérien dans le continent sud-américain : Brésil, Argentine, Chili, Venezuela, Bolivie… Ce fut également, toujours pour gagner sur les temps de parcours, le défi des vols de nuit, véritable révolution (périlleuse) à l’époque.

Cœur de l’exposition permanente, la partie consacrée à la Ligne mythique permet de raconter l’histoire de l’Aéropostale avec les dates clés ainsi que les portraits des pionniers. Elle fera comprendre au visiteur comment et jusqu’où cette aventure humaine d’exception a permis de réaliser ce qui paraissait
impossible !

2- DES AVIONS ET DES HOMMES

Concevoir et fabriquer, voler et relier les villes et les continents, ces trois étapes de construction de la ligne Aéropostale occupent cette séquence du parcours d’exposition.

Elle est consacrée à tous ceux, hommes et femmes à tous les échelons, sans qui rien n’aurait existé tout au long de l’aventure… Constituée de témoignages, d’images d’archives et d’objets témoins, elle fait la part belle à l’émotion.

3. LE COURRIER ET LES TERRITOIRES

Enfin, ce qui sous-tendait cette aventure, le leitmotiv : « le courrier doit passer ! » est illustré par des espaces immersifs dédiés à ces vols improbables au-dessus de terres, mers, déserts et montagnes, où le courage des pilotes n’avait d’égal que les performances des avions. Le sens du devoir, la poésie se retrouvent au fil de petites et grandes histoires et/ou d’expériences extrêmes.

Le public apprivoise le désert avec Antoine de Saint Exupéry, traverse l’océan avec Jean Mermoz, ou survole les montagnes avec Henri Guillaumet…

De nouveaux espaces ouvriront dans les prochains mois.

Le simulateur de vol (Bréguet XIV) (été 2019)

D’ici l’été 2019, l’exposition proposera une expérience de pilotage d’un Breguet XIV, avion de légende qui assura les premiers vols de reconnaissance, grâce à un simulateur de vol.

Cette expérience immergera le visiteur dans les défis du survol des trois territoires – désert, océan, montagne – et lui fera connaître le transport du courrier dans ses différents aspects : parcours sur la ligne, messages envoyés, aspect physique des courriers, plis accidentés. Elle fera ressentir au visiteur, plus encore que l’effort physique que nécessitait le pilotage du Breguet XIV, la difficulté de se diriger, notamment en fonction des aléas météorologiques, ou encore les sensations de vol à l’air libre et la fragilité de l’homme face à la nature.

Au-delà, le simulateur de vol transmettra des informations scientifiques (les bases de pilotage du Breguet XIV, de la navigation à vue) ou donnera à découvrir les paysages et territoires survolés par les pionniers à l’époque.

Le Breguet XIV reprend son envol:

Un espace avion de 450 m²

Attenant à l’exposition permanente, le Hangar accueille la maquette grandeur nature du biplan français SALMSON 2A2, en cours de réalisation par l’association Les Ailes anciennes de Toulouse.

Cet avion fut le premier avion construit industriellement à Toulouse par Pierre Georges Latécoère qui effectua également le vol inaugural le 25 décembre 1918. Piloté par René Cornemont, cet avion a rejoint Barcelone en 2 h 20 et fonda ainsi le premier acte de La Ligne.

D’autres avions mythiques seront à l’honneur dans les contenus de l’exposition.

Exposition temporaire « La Ligne s’affiche » (Du 22 décembre 2018 au 31 août 2019)

L’art de l’affiche publicitaire se développe pleinement à la fin du XIXe siècle et de talentueux affichistes ont saisi l’enjeu phénoménal de l’aviation naissante du début du XXe siècle et l’âge d’or du cinéma aéronautique dans les années 30 et 40.

L’exposition « La Ligne s’affiche » propose un véritable voyage, avec le concours du Musée Air France – et plus particulièrement de Bernard Pourchet – pour survoler ainsi les trois périodes présentées à L’ENVOL DES PIONNIERS, à savoir : les Lignes Aériennes Latécoère, la Compagnie Générale Aéropostale et la création de la Compagnie Air France avant la deuxième guerre mondiale.

L’exposition permet également de découvrir pour la première fois des affiches originales de 1932 à 1953. Ces affiches de cinéma français proviennent de la collection de Christian Seveillac, qui réunit depuis une dizaine d’années un fond d’affiches de films sur l’aviation. C’est la seule collection privée existant en
France sur ce thème.

Enfin, d’autres partenaires ont permis à l’exposition d’être enrichie d’autres affiches, notamment la Cinémathèque de Toulouse, Pathé, le MATOU, l’Agence Roger-Viollet, Gaumont, TF1.

Une petite salle de projection est aménagée dans l’enceinte de l’exposition où des extraits de films retraçant l’aventure de l’Aéropostale sont diffusés.

Une médiation incarnée

Nous sommes en 1918, l’air est frais, les nuages sont bas et le tout premier vol de l’Aéropostale s’apprête à décoller. Pour la première fois au monde, le courrier sera livré par voie des airs. Va-t-on réellement y arriver?

A l’image d’une scène à ciel ouvert, des pilotes, mécaniciens, chefs d’exploitation ou encore des entoileuses parcourent les lieux pour partager leur expérience avec les visiteurs. Le public pourra ainsi croiser ces personnages-acteurs en tenues professionnelles, toutes les demi-heures, au détour d’une salle d’exposition, surgissant de derrière un avion, qui raconteront les grandes et petites histoires de cette folle aventure.

L’Envol des Pionniers a fait le choix d’une médiation vivante et théâtralisée afin de partager cette aventure humaine forte et de faire revivre l’ambiance des lieux à l’époque de cette épopée. Grâce à l’intervention de quatre personnages – pilote, mécanicien, entoileuse, passager – « fantômes du passé », chaque visite réserve son lot de surprises et de découvertes.

L’Envol des Pionniers bénéficie également de nombreux espaces extérieurs pour la réalisation d’événements de plein air.

Le bureau de Didier Daurat, reconstitué, sera ouvert au public en 2019 et un restaurant, fin 2019, dans le Château Petit-Espinet Raynal.

L’art hors les murs s’invite à « l’envol des pionniers »

Des sculptures y sont installées ou y retrouvent leur place:

• Annoncée par Jean-Luc Moudenc fin 2015, une sculpture de Latécoère a été commandée à Madeleine Tezenas-du-Montcel en 2017. Elle a pris place à l’entrée de la cour du château Petit-Espinet Raynal, dénommée cour Pierre Georges Latécoère.

Cette œuvre de bronze et socle en pierre, de plus de 2m de haut représente le fondateur de la Ligne France-Amérique du sud (Lignes aériennes Latécoère) et initiateur de la première industrie aéronautique à Toulouse dans sa tenue du premier vol Toulouse-Barcelone du 25 décembre 1918, tenant un carnet de vol à
la main. Le socle représente le tracé de la ligne de la France à l’Amérique du sud. La sculpture est tournée vers l’entrée de L’Envol des Pionniers, Pierre Georges Latécoère portant son regard en direction du ciel.

La sculpture L’Air d’Aristide Maillol, monument à la gloire des équipages pionniers de la Ligne France-Amérique du sud, est réinstallée au sein de L’Envol des Pionniers, faisant face au champ d’aviation d’où décollaient les aviateurs de la Ligne. Cette sculpture en pierre, réalisée entre 1938 et 1939 par Aristide Maillol, fût commandée par les pionniers de la Ligne, après la mort de Jean Mermoz.

Don de la Compagnie Air France à la Mairie de Toulouse en 1948, elle prit place au Jardin Royal de Toulouse de 1948 à 1993. Retirée à la suite de dégradations elle a été présentée ponctuellement aux Abattoirs.

• Air France avait fait réaliser également une plaque en l’honneur de la Ligne de l’Aéropostale, installée devant le perron du château Petit-Espinet Raynal. Il y eut deux exemplaires, en pierre et en bronze. La plaque en bronze, propriété de Toulouse Métropole, est réinstallée au même endroit.

• Enfin un « Banc de la liberté », banc sculpture en forme de livre ouvert, sera installé dans la cour du château avant d’être définitivement positionné dans « Les Jardins de la Ligne ». Ce banc interactif, offert par l’association Les Ponts du Cœur, permet d’accéder via un QR code à du contenu littéraire écrit et
audio. Labellisé ONU-UNESCO dans le cadre du programme du rapprochement des cultures, il vise à transmettre des valeurs chères à Antoine de Saint-Exupéry, dans des lieux où le pilote-écrivain a vécu.

Evocateur, le nom du site met l’accent sur la dimension humaine et exceptionnelle de l’aventure aéronautique. Ce nom joue également un rôle dans la vocation touristique et culturelle de l’équipement car il promet une émotion aux futurs visiteurs, en soulignant une épopée qui a trouvé sa source dans
l’imaginaire et le génie humain et témoigne d’une contribution exceptionnelle pour Toulouse et la France.

L’esprit pionnier, l’esprit d’entreprendre et l’esprit d’innover au service de l’humanité perdure à Toulouse. Des entreprises de pointe, au rayonnement international, sont implantées autour de L’Envol des Pionniers, dans le cadre de Toulouse Aérospace :  un quartier dédié à l’innovation aéronautique et spatiale.

Les éléments financiers

Le coût du volet mémoire aéronautique de la Piste des Géants est de 10,6 M€ dont 1,2 M€ pour la scénographie et les équipements audiovisuels.

Le financement est porté par Toulouse Métropole avec la participation à hauteur de 12,6% de la Région Occitanie et du FEDER. La société Altran intervient au titre du mécénat de compétences.


Une délégation de service public qui crée des synergies

Toulouse Métropole a choisi en juin 2017 la SEMECCEL (Société d’Economie Mixte d’Exploitation de Centres Culturel, Educatif et de Loisirs), qui gère déjà la Cité de l’espace, comme délégataire de service public pour
l’exploitation et le développement de l’Envol des Pionniers.

La SEMECCEL a été retenue « pour la qualité de sa médiation scientifique et éducative, sa capacité à
valoriser l’attractivité des sites et à dynamiser les réseaux autour de thématiques proches, comme l’espace et de l’aviation civile ».

Le contrat a été établi pour une durée de 12 ans et prévoit 4,6M€ d’investissement pour l’Envol des Pionniers.

« La Piste des Géants » a été conçue en cohérence avec l’ensemble du site de Toulouse Montaudran Aerospace par David Mangin, urbaniste de l’agence Seura et l’architecte Patrick Arotcharen, afin de garantir l’unité esthétique du site historique, dans le respect des contraintes patrimoniales.

Le projet en quelques dates :

. démarrage des travaux janvier 2017 pour 21 mois
. juin 2017 : désignation du Délégataire SEMECCEL
. janvier 2017 à juin 2018 : travaux relatifs au clos et couvert, Equipements techniques et cloisonnements intérieurs sur la partie Ateliers + clos couvert Château
. juin 2018 : démarrage des travaux relatifs aux aménagements scénographiques
. livraison de l’équipement au délégataire : automne 2018
. inauguration : 20 décembre 2018

10 000 visiteurs pour le premier week-end !

Beau décollage de L’Envol des pionniers, le musée de l’aéropostale de Toulouse. L’espace dédié à l’histoire de l’aéropostale et de ses pionniers a accueilli près de 10 000 personnes lors de son week-end d’ouverture. L’entrée était gratuite. Certains ont même patienté plus de 45 minutes le dimanche avant de pouvoir découvrir l’Envol des pionniers, ce musée créé dans un des hangars d’Air France tout près de la mythique piste d’où décollait les Mermoz, Guillaumet et Saint-Exupéry.

L’Envol des Pionniers est désormais ouvert du mercredi au dimanche jusqu’à fin janvier 2019, puis du mardi au dimanche à partir de février 2019. L’entrée est de 8€ pour les adultes.

Le musée Aéroscopia change de propriétaire

Ouvert en 2015, ce lieu culturel dédié à l’histoire de l’aéronautique basé à Blagnac (Haute-Garonne) va changer de propriétaire. Jusqu’à présent, les murs du musée Aéroscopia appartenaient à la ville de Blagnac. Mais une délibération du conseil de Toulouse Métropole du 8 novembre 2018 vient de reconnaître le lieu « d’intérêt métropolitain ». En clair, sa gestion va être transférée de la ville de Blagnac à Toulouse Métropole.
©PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI / DAVID BECUS / TOULOUSE / LE 09/12/14
MUSEE AEROSCOPIA DE BLAGNAC — OUVERTURE JANVIER 2015 (MaxPPP TagID: maxnewsworldthree639286.jpg) [Photo via MaxPPP]

Cela peut s’apparenter à une sorte de passage de témoin. Basé à Blagnac, entre les ateliers de l’avionneur européen Airbus et le futur Parc des Expositions, le musée Aéroscopia va ainsi changer de propriétaire.

« Toulouse Métropole, depuis le 1er janvier 2016, a reconnu d’intérêt métropolitain un certain nombre d’équipements culturels, socioculturels, socioéducatifs et sportifs qui répondent à des critères, notamment de rayonnement et d’usage à l’échelle métropolitaine et au-delà du territoire », explique l‘institution métropolitaine.

Le musée portant sur l’histoire de l’aéronautique ouvert en janvier 2015 pourra ainsi être inséré dans un « parcours » autour de la découverte scientifique. Avec la Cité de l’espace et la Piste des Géants , « c’est un véritable pôle de l’aventure scientifique qui pourra être proposé, si on ajoute à ce parcours le Museum et le Quai des savoirs, lieux de partage des savoirs et de mise en avant de la science vers tous les publics. Une ambition qui vise à renforcer l’attractivité de la Métropole dans un domaine qui constitue un de ses marqueurs : la culture scientifique », explique la Métropole. Toulouse espère également développer le tourisme culturel et de loisirs. 

Le groupe toulousain spécialisé dans le tourisme industriel Manatour continuera de gérer et animer Aéroscopia, au moins jusqu’à la fin de la DSP actuelle qui s’achève le 14 janvier 2021.

217 000 visiteurs sont venus à Aeroscopia la première année, en 2015 (alors qu’il était attendu 120 000 touristes), 176 000 la deuxième année et à 173.000 en 2017.

SOURCES: Toulouse Métropole, Envol des pionniers (site web, dossier de presse), francebleu.fr

Photos: Toulouse Métropole, Piste des Géants, Envol des pionniers

Date de première publication: 24/12/2018

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