Le 28 juin 2017, la plateforme de financement participatif imaginée par la startup Ôboem a été lancée sur la toile. Son objectif ? Afficher des œuvres d’art sur des emplacements dédiés aux affiches publicitaires pour éveiller les consciences plutôt que de pousser à la consommation. Premier lieu d’implantation: les rues de Bordeaux.

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Aujourd’hui, rues, habitations et trottoirs sont envahis par des messages publicitaires incessants que beaucoup qualifient de « pollution visuelle » et qui ne cessent de tous nous pousser à la consommation. C’est pourquoi la startup Ôboem a eu l’idée de remplacer ces spots publicitaires par des œuvres d’art pour permettre aux villes de respirer.

Ôboem est née de la rencontre d’Oliver Moss et Marie Toni qui se sont lancés dans cette aventure au retour de leur voyage à Valparaiso au Chili, où l’art se déploie dans la rue.

Leur concept est de remplacer les publicités par des œuvres d’art et de financer cela par la contribution de tous les citoyens. Grâce à l’avènement des nouvelles technologies et des modes de consommation solidaires et participatifs, les deux associés pensent qu’il est « possible réapproprier ce média de communication de masse pour égayer les villes et soutenir les artistes qui manquent parfois de visibilité ».

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« On souhaitait permettre aux gens de profiter différemment de leur espace public, tout en leur donnant l’occasion de remettre en question les messages souvent trop consuméristes auxquels ils sont beaucoup exposés. L’idée d’Ôboem est de permettre une réappropriation de ces espaces visuels, par la population, en lui permettant de choisir le contenu affiché. C’est une manière pour elle de prendre plus de contrôle sur les choses », affirment Oliver Moss et Marie Toni, cofondateurs d’Ôboem

Lancement de la plateforme digitale de financement participatif 

Le 28 juin 2017, la startup implantée à Bordeaux, a lancé sa plateforme sur internet et démarré ses campagnes de crowdfunding.

Chacun peut désormais y accéder et contribuer à sa guise pour renouveler les villes et les transformer en galerie d’art à ciel ouvert. Les internautes intéressés par le projet peuvent choisir l’œuvre de l’artiste qu’ils préfèrent et lui apporter une contribution financière de leur choix. En échange, ils recevront une contrepartie : une carte postale de l’œuvre pour 10 €, un carnet pour 20 €, une affiche pour 30 €, une affiche encadrée pour 50 € ou encore une toile s’il met 100 € de contribution. La somme totale récoltée pour une œuvre permettra à cette dernière d’être affichée dans des espaces publicitaires tels que les abribus. La somme d’argent récoltée déterminera la surface d’affichage de l’œuvre : plus elle récoltera d’argent, plus elle sera susceptible d’être affichée sur de grandes surfaces.

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« Toutes les œuvres seront affichées, mais celles qui auront eu le plus de contributions auront le plus d’espaces », explique Oliver Moss.

Un objectif commun de 1 000 euros est espéré pour chacune des  œuvres, pour donner une idée du budget aux contributeurs. Pour le lancement 2017 et donc leur première campagne de financement participatif qui durera 40 jours, les initiateurs du projet ont choisi 19 œuvres d’artistes très divers et provenant des quatre coins de la France.

« Nous avons sélectionnés nos propres coups de cœur sur Internet et dans des galeries, des œuvres colorées que les gens pourront repérer de loin. », explique Oliver Moss.

Ôboem a calculé que si elle arrive à récolter 12 000 euros en tout, cela lui permettra d’investir 150 panneaux publicitaires en plein cœur de Bordeaux.

Sources : Oboem, up-inspirer

Mise en ligne le 21/07/17

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