Le Peabody Essex Museum (PEM) souhaite utiliser les neurosciences pour améliorer l’expérience des visiteurs

Partager :

Le 13 mars 2017, le Peabody Essex Museum (PEM) a reçu une subvention de la Fondation Barr pour évaluer la façon dont la recherche émergente en neurosciences peut améliorer l’expérience muséale.

pem Project Image

Pendant une année, le PEM travaillera avec une équipe de neuroscientifiques pour utiliser les dernières découvertes de la science du cerveau -y compris la nature de la perception, le traitement de l’information et des systèmes d’attention- afin de créer de nouvelles stratégies d’interprétation et de conception qui favorisent la transformation des expériences muséales.

Première dans un musée d’art, cette initiative novatrice permet au PEM d’embaucher un neuroscientifique à plein temps qui collaborera avec trois autres neuroscientifiques afin de publier une synthèse des recherches et proposer des recommandations détaillées pour le domaine muséal.

« L’Application de la recherche en neurosciences à la conception de l’expérience muséale est une stratégie entièrement nouvelle et terriblement excitante, qui a déjà produit des résultats positifs et de nouvelles orientations en matière de présentation et d’interprétation de l’art et de l’éducation muséale » explique Dan Monroe, directeur du PEM et ancien président de l’Association des directeurs de musées d’art (AAMD). « Nous sommes très reconnaissants du soutien de la Fondation Barr qui soutient notre ambition de créer des rencontres avec l’art, la culture et l’expression créative qui transforment la vie des gens en élargissant leurs points de vue, les attitudes et les connaissances d’eux-mêmes et du monde ».

Les danseurs de la troupe BoSoma Dance Company pendant l'exposition "Rodin: Sculpture Transformation" (14 mai au 5 Septembre 2016)
Les danseurs de la troupe BoSoma Dance Company pendant l’exposition « Rodin: Sculpture Transformation » (14 mai au 5 Septembre 2016)

La stratégie innovante du PEM

L’initiative neurosciences du PEM s’inscrit dans la stratégie générale du musée en matière de transformation de l’ expérience muséale qui, ces dernières années a mis en place des expériences d’implication des visiteurs dans ses expositions innovantes.

En 2016, pour son exposition Rodin, des danseurs professionnels ont été intégrés dans les galeries afin d’attirer l’attention plus grande des visiteurs à la forme humaine, la posture et le mouvement. Par ailleurs, l’exposition « l’Asie à Amsterdam » a présenté des « expériences inattendues multi-sensorielles et interactives, mettant l’accent sur la narration émotionnelle et intégrant la logique des systèmes d’attention dans la conception et la scénographie de l’exposition ».

La subvention de 135 000 $ us fournie par la Fondation Barr permettra au musée d’améliorer considérablement son programme de transformation de l’expérience visiteur.

« Le PEM a toujours développé des actions qui suscite la curiosité sur le monde et les diverses cultures » a déclaré Wong San San, responsable du programme pour les arts et la créativité à la Fondation Barr. « Au moment où il est plus important que jamais d’investir dans la curiosité et la compréhension mutuelle, Barr est heureux d’appuyer l’exploration audacieuse, rigoureuse de PEM et cette nouvelle manière de mettre les gens au centre de ce travail, et de transformer l’expérience du musée ».

Basée à Boston, la Fondation Barr s’associe à des organismes sans but lucratif, des fondations, et des entreprises pour enrichir les arts et l’expression créative, proposer des solutions pour le changement climatique, et développer la réussite à l’école secondaire. Avec un capital de 1,6 milliard $, Barr est parmi les plus grandes fondations privées en Nouvelle-Angleterre et a versé plus de 834 millions $ à des œuvres de bienfaisance depuis 1999. barrfoundation.org.

Article du NY Times sur le projet Neurosciences du PEM.

SOURCES: PEM, Barr Foundation

Date de première publication: 30/03/2017

Clic-separateur(A LIRE SUR LE SITE DU CLIC) (3)

Avec Ikonikat, le CNRS et le musée du Louvre-Lens s’associent pour étudier la perception des œuvres par les visiteurs d’une exposition

Les chercheurs d’IBM Inde imaginent un compagnon numérique de visite très intelligent

Partager :

Laisser un commentaire