Avec Rachel et Hannah, le Mémorial de Caen mobilise à nouveau des personnages fictifs sur les réseaux sociaux pour raconter la 2nde Guerre Mondiale

Après le GI français Louis Castel et Suzon, la petite Normande qui racontait son Journal, le Mémorial de Caen présente l’histoire fictive de Rachel et Hannah, deux sœurs juives de 8 et 13 ans cachées sous l’occupation allemande, via leur album photos et les réseaux sociaux. Pour l’occasion, un site internet est mis en ligne afin de présenter la vie quotidienne sous l’Occupation et le déroulement de la guerre à un jeune public.

Louis Castel, le GI français

Le Mémorial expérimente des récits de vie fictives pour raconter l’Histoire depuis plusieurs années déjà: du 19 décembre 2013 au 8 juillet 2014, Louis Castel, créé à partir des témoignages issus des fonds du Mémorial, a fait revivre jour après jour jour l’approche du débarquement puis son déroulement jusqu’à sa blessure et son rapatriement. Son aventure a été suivi sur Facebook par 26 000 personnes et sur Twitter par 5 900 personnes.

FireShot Screen Capture #708 - 'Louis Castel (@louiscastel44) I Twitter' - twitter_com_louiscastel44

 Suzon, la petite parisienne réfugiée en Normandie

La-Seconde-Guerre-mondiale-version-Facebook_article_mainAprès Louis, c’est l’histoire de Suzon que 6 300 internautes ont pu suivre sur Facebook ; son premier post le 5 janvier 2015 commence par  « La guerre est déclarée. Partout dans les rues de Paris, on a collé des affiches marquées” Ordre de mobilisation générale” et papa doit partir à la guerre. J’ai neuf ans, je n’y comprends rien et j’ai peur ». 

Suzon sera confrontée à la Collaboration, elle apprendra la disparition d’un petit voisin juif, elle croisera aussi un résistant en la personne de son oncle. Quittant Paris pour la campagne, près de Caen, pour échapper un tant soit peu aux rigueurs de l’Occupation, la petite fille se retrouvera, paradoxalement, aux premières loges de la bataille de Normandie et suivra les joies de la Libération jusqu’au 23 octobre 2015 et l’annonce de la fin du procès de Pétain.

En complément aux messages postés sur Facebook, des cartes, des chronologies, des bibliographies ou des biographies de grands personnages ont été progressivement publiées sur un site internet dédié.

Le journal de Suzon – Bande annonce:

 

Rachel et Hannah, soeurs juives sous l’Occupation

12189924_1522919084696929_7028945687880590263_nEt en suivant la fiction de Suzon, les internautes se sont inquiétés du devenir du personnage de Rachel, une amie juive de Suzon. Le Mémorial a choisi de poursuivre cette histoire pour raconter la vie de Rachel et de sa sœur Hannah, en étoffant son dispositif réseaux sociaux.

La fiction a débuté le 5 novembre 2015 sur une page facebook (400 amis au 09/11/2015), sur un compte twitter (94 abonnés au 09/11/2015), sur un compte instagram (17 abonnés au 09/11/2015) mais également sur un site internet, rachel-hannah.fr. Ce site présente des contenus synthétiques destinés à un public scolaire, enrichis de photographies et de vidéos, sur les thèmes du quotidien, de la poursuite de la guerre…des activités pédagogiques sont proposées aux classes.

L’album de Rachel et Hannah – Bande annonce:

 

Interactivité et proximité

« L’utilisation des réseaux sociaux permet d’opter pour de petits formats d’écriture et de rajouter du contenu tous les jours en y passant peu de temps. Partager l’histoire de Rachel et Hannah sur Facebook, Twitter et Instagram permet aussi de dématérialiser les contenus et de faciliter le travail des enseignants dans les classes. » explique Isabelle Bournier, directrice des affaires culturelles et pédagogiques du Mémorial de Caen au journal La Croix. « Les abonnés à notre page Facebook réagissent par des commentaires, des questions ou des likes aux textes et photos publiés. Ces échanges, qui nous ont motivés à poursuivre cette aventure, n’auraient pas été possibles avec un livre. »

« L’utilisation de Facebook étant interdite avant l’âge de 13 ans, j’ai créé un compte au nom de l’école pour pouvoir suivre avec mes élèves de CE2, CM1 et CM2 le parcours de ce soldat », raconte Mélanie Drancey, professeur au Fresne-Camilly (Calvados) au journal La Croix.

L’attrait principal de cet outil ? « L’interactivité, assez magique et source de proximité, d’empathie », répond sans hésiter l’enseignante. « Nous avons posté des commentaires et des questions auxquelles répondaient, sous l’identité de Louis Castel, des historiens du mémorial. », poursuit Mélanie Drancey, qui depuis hier, travaille désormais avec sa classe sur le parcours de Suzon. Une pratique qui se confirme dès le départ quant à la fiction Rachel et Hannah.

FireShot Screen Capture #709 - 'L'album de Rachel et Hannah' - www_facebook_com_Lalbum-de-Rachel-et-Hannah-1517139908608180__fref=ts

SOURCES: Mémorial de Caen, La Croix

Date de première publication: 10/11/2015

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