Grand Palais Immersif (Rmn-Gp) et le musée du Louvre présenteront leur première exposition immersive consacrée à la Joconde, à Marseille en mars 2022

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Le 30 novembre 2021, Grand Palais Immersif (filiale de la Rmn – Grand Palais) et le musée du Louvre ont officialisé leur première coproduction d’exposition immersive consacrée à la Joconde. La première étape de cette expérience itinérante sera Marseille, le Palais de la Bourse, du 10 mars au 21 août 2022.

Pourquoi la Joconde est-elle le tableau le plus connu du monde ? Question simple en apparence mais dont les réponses variées, complexes, surprenantes permettent aux visiteurs d’accéder à une compréhension d’une part du mythe et surtout de l’œuvre en elle-même, au-delà des faux mystères et des clichés.

L’exposition immersive propose ainsi une re-découverte du chef-d’œuvre de Léonard de Vinci à travers des récits et expériences sensorielles qui s’articulent à différents niveaux :

– la déambulation est ponctuée de contacts avec la « peau-paysage » qui enveloppe l’ensemble de l’espace d’exposition. Elle immerge les visiteurs dans un lieu inspiré des œuvres de Léonard de Vinci (1452 – 1519) comme la Joconde, la Vierge aux rochers, ou encore la Sainte Anne jouant avec un agneau et propose au public des interactions. Les paysages issus de ces œuvres se composent et interagissent pour créer un univers panoramique animant l’espace.

« Le numérique, réputé comme médium et format « froid », séduit ici par sa dimension sensible et émotive, avec des textures graphiques inédites » explique le communiqué de Grand Palais Immersif.

différents récits visuels racontent les histoires, les intrigues, la contemporanéité et le processus qui a fait de cette peinture, l’icône qu’elle est devenue. Le public chemine ainsi dans des narrations visuelles à la fois instructives, sensitives et contemplatives.

  • Des projections numériques en très grand format

Six projections numériques en très grands formats évoquent la polysémie de l’œuvre de Léonard de Vinci :

. La Joconde, une icône universelle. Le portrait de Mona Lisa est aujourd’hui l’une des rares images qui soit réellement universelle. La culture populaire s’en empare au XXe siècle et les caricaturistes interrogent l’actualité à travers son sourire. Image, icône, ou symbole, elle est aujourd’hui le visage le plus connu de l’histoire de l’art.
. On a volé la Joconde. Ou comment le tableau le plus célèbre du monde a été volé puis retrouvé à Florence avant d’être restitué au musée du Louvre après une tournée d’adieux en Italie.
. La Joconde, copiée, jamais égalée. Jusqu’au XIXe siècle, de très nombreux peintres rendent hommage à la composition de Léonard de Vinci. Dès sa création, la Joconde fut copiée et imitée. Le tableau n’était pas achevé que le jeune Raphaël trouvait dans la Joconde une puissante source d’inspiration pour ses propres œuvres. Elle le fut ensuite pour de très nombreux portraits de femmes et d’hommes de toute l’Europe pendant des siècles.
. La Joconde et l’art du portrait. Comme d’autres peintres avant lui, Léonard de Vinci place son personnage devant un paysage. Si la tradition italienne privilégie jusqu’alors la position de profil, dans celle venue d’Europe du Nord la vue privilégiée est le trois quart et le regard se tourne vers le visiteur. Le cadrage offre la vue des mains qui prennent vie. Le maître choisit surtout de peindre Monna Lisa avec une expression que peu d’artistes avant lui avaient osé représenter : le sourire. Léonard de Vinci s’est donc inspiré d’autres traditions picturales, en particulier la peinture flamande. Mais parce qu’il a su rendre la vie de son modèle comme nul autre auparavant, il a créé un chef-œuvre qui nous fascine encore cinq siècles plus tard.

. Les dessous de l’œuvre. L’impression de réalité extraordinaire émanant de la Joconde provient de la technique picturale de Léonard de Vinci : en estompant les lignes de contours, l’ensemble des éléments du tableau semblent ne faire qu’un seul corps. Pour lui, les ombres et les lumières doivent se fondre les unes dans les autres et se perdre « comme de la fumée ». Ainsi, il invente cet effet pictural connu sous le nom de « sfumato ». Il est pour l’artiste l’aboutissement de son travail de recherche et de son observation scientifique du monde.
. Un peintre et son modèle. Au cours de sa vie, Léonard de Vinci a réalisé plusieurs portraits. Dans ses dessins, ses carnets ou sa peinture, il a cherché à comprendre comment représenter, dans toute sa complexité, la vie. Peinte à taille réelle, la Joconde semble être pour son créateur la représentation la plus fidèle de sa quête. Léonard de Vinci n’a jamais remis à son commanditaire, Franceso del Giocondo, le portrait de sa femme, il l’a gardé précieusement près de lui jusqu’à sa mort le perfectionnant sans cesse. C’est à ce prix qu’il a su rendre la vie sur un panneau de peuplier, au point de faire « trembler » ses contemporains devant ce miracle.

  • Projections et imaginaires

Chacune des projections propose des imaginaires différents ainsi que des animations adaptées à chaque contenu :

des dispositifs interactifs poursuivent cette mise en image et sont destinés à provoquer un engagement du visiteur. Ce dernier peut en effet « toucher » ces œuvres numérisées, les manipuler, en observer le grain et les moindres détails, comme il n’aura rarement pu le faire auparavant.
– les différentes expériences proposées permettent une transmission dynamique des connaissances. Le public vit alors une véritable rencontre avec des chefs-d’œuvre mythiques qui deviennent accessibles à tous.

  • Renouveler l’expérience de l’exposition 

La Joconde, exposition immersive, propose à un large public, par son format, de renouveler l’expérience d’une visite d’exposition et le rapport de chacun à cette œuvre emblématique.

« L’ambition est importante puisqu’il s’agit d’articuler innovation esthétique, narrative et technologique, tout en étant vigilant à l’accessibilité et l’implication du public. Cette création offre une vision singulière de l’œuvre de Léonard de Vinci, à la fois précise et documentée, ainsi qu’un point de vue artistique fort et original » explique la RMN-GP. « Le visiteur peut approfondir et partager ses connaissances sur les sujets développés dans l’exposition par l’expérimentation et l’interaction offertes dans des modules ludiques, séduisants et intuitifs où l’innovation technologique se met au service de l’éducation et de la découverte. »

Générique de l’exposition

Conseil scientifique : Vincent Delieuvin, conservateur en chef de la peinture italienne du XVIe siècle au musée du Louvre
Direction d’exploitation : Artisans d’idées, agence internationale de création, d’innovation, de production et de partage qui place l’intelligence collective au cœur de son processus de réalisation. La société a déjà travaillé avec la RMN-GP sur l’exposition Napoléon (la Villette) et l’exposition sur les arts de l’Islam. Elle accompagne également le CMN pour l’exposition permanente du futur centre de la Francophonie de Villes Cotterêts et la société Expédition Spectacle pour l’exposition Sensory Odyssée.
Scénographie : Sylvain Roca
Scénographie numérique : Lundi8 – Artisans d’idées
Réalisateur : Nicolas Autheman
Production numérique : Mardi8 – Artisans d’idées
Graphisme : Sabir Studio

Informations pratiques

La Joconde, exposition immersive
Une coproduction Grand Palais Immersif (filiale de la Rmn – Grand Palais) / musée du Louvre

Palais de la Bourse
9, La Canebière
13001 Marseille

10 mars – 21 août 2022

#JocondeImmersive

Ouverture de la billetterie : 8 décembre 2021

SOURCE: RMN-GP

PHOTOS: artisansdidees.com

PHOTO du carousel:  © Mardi8 – Artisans d’idées, 2021

La RMN-GP est membre du CLIC France

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