Un an après le début de la pandémie, des artistes et des expositions racontent le covid-19

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Alors que le monde célèbre le premier anniversaire de la pandémie du covid-19 et les premières mesures de confinement et de fermeture des lieux culturels, des expositions commencent à inviter les artistes à raconter leur expérience du covid-19. Ce Tour du monde des cartes blanches données aux créateurs par des lieux culturels démarrent à Copenhague et à Bruxelles.

  • SMK ouvre une exposition extérieure, avec 3 artistes qui évoquent le Covid-19

Un an après le début du premier confinement au Danemark, une exposition extérieure organisée conjointement par le musée national des Beaux-Arts de Copenhague SMK, la Croix-Rouge danoise et des mécènes invite trois artistes Danois à présenter trois œuvres d’art entièrement nouvelles créées en réponse à la pandémie.

Les trois artistes Benedikte Bjerre, Kaspar Bonnén et Sonja Lillebæk Christensen proposent chacun leur point de vue sur une réponse artistique à la pandémie COVID-19.

Depuis le 11 mars 2021, leurs œuvres sont exposées dans le jardin du musée devant la SMK – Galerie nationale du Danemark, et sont accessibles librement et à tout moment.

« Tout au long de l’histoire, les épidémies ont ravagé les sociétés et changé des vies. Souvent, peintres, sculpteurs et graphistes ont créé des témoignages artistiques qui nous ont aidés à comprendre, bien des années plus tard, comment ces temps de crise ont affecté les personnes qui les ont vécues. Nous espérons que les œuvres présentées dans cette exposition, créées par trois artistes contemporains de premier plan, rempliront une fonction similaire, offrant des lentilles à travers lesquelles voir et comprendre cette année du coronavirus; moment où la solidarité et l’isolement sont devenus les deux faces d’une même médaille » déclare Mikkel Bogh, directeur de SMK.

Créées dans le cadre du projet Touched, dans le cadre d’un partenariat entre la Croix-Rouge danoise, Coop, Hjaltelin Stahl – qui fait partie d’Accenture Interactive et SMK, les trois œuvres d’art ont pour but de « rappeler comment nous nous sommes rapprochés les uns les autres pendant les moments difficiles, en donnant un coup de main là où nous le pouvions, et pour refléter à quel point notre vie quotidienne a été fondamentalement différente cette dernière année ».

Le projet Touched

En 2020, le projet Touched avait donné à chacun la possibilité de télécharger une photo de sa propre main et de partager ses réflexions sur la pandémie sur le site Web berørt.dk. Pour chaque main téléchargée, Coop a fait don de 5 DKK à la Croix-Rouge, toutes les recettes allant directement à l’aide aux personnes les plus vulnérables et les plus touchées par la pandémie au Danemark et à l’étranger.

Les images de mains téléchargées et les réflexions qui les accompagnent sur la pandémie ont ensuite été transmises aux trois artistes, qui se sont chacun inspirés de ce contenu avant de créer leur propre art sur le thème du COVID-19.

(Source: SMK)

. L’Université libre de Bruxelles (ULB) réunit des témoignages et des œuvres dans un « musée du confinement »

Un an après l’entrée en vigueur du premier confinement, le Musée temporaire du confinement a ouvert ses portes le 18 mars au sein de l’Université libre de Bruxelles (ULB) sous l’impulsion de ses services Culture et Archives.

« Afin de garder la mémoire de l’impact de cette période hors normes sur notre quotidien et nos habitudes« , le service Culture de l’Université libre de Bruxelles (ULB) a ainsi récolté des créations et œuvres de la communauté universitaire afin de « confronter le public à ses propres perceptions du confinement » et pour contrecarrer l’isolement.

« La culture nous rappelle l’importance de créer des liens et partager les émotions« , a déclaré l’échevine de la Culture à la Ville de Bruxelles, Delphine Houba, venue visiter les lieux avant leur ouverture. « La culture appartient à tout le monde (…) Ce travail d’archivage est un moment important. C’est l’occasion de s’exprimer et il faudra du temps pour digérer ça et pour y revenir.« 

Cette initiative en partenariat avec la Ville de Bruxelles s’intègre dans l’année thématique des « Citoyennetés numériques » de l’ULB, qui aborde le numérique sous toutes ses formes et à travers le prisme de toutes les disciplines, dont la culture.

Des artistes exposent également leurs œuvres au sein du musée et, « parce que le secteur hospitalier était en première ligne« , un espace du Musée donnera à voir une sélection des photos réalisées pendant le premier mois du confinement à l’Hôpital Erasme, par le photographe Charles Chojnacki: « In Vivo, tous les visages d’Erasme« .

Lors de leur visite de l’exposition, les visiteurs peuvent également partager leur ressenti, leurs propres expériences, face caméra dans un espace aménagé au cœur de l’exposition.

Depuis plusieurs mois, les Archives de l’ULB ont rassemblé des témoignages manuscrits et digitaux sur cette période.

Reportage de la RTBF en novembre 2020:

Les œuvres et les objets sont mis en scène au sein de l’exposition « Musée temporaire du confinement-ULB », accessible sur réservation du lundi au samedi de 12h à 16h à partir du 18 mars 2021, dans l’Espace Allende du campus du Solbosch.

Présentation de l’exposition

(Source: RTBF, 16/03/2021)

SOURCES: institutions, presse 

PHOTOS: institutions

PHOTO du carousel: exposition extérieure de SMK, Benedikte Bjerre, Eee-O-Eleven, 2021 (c) SMK

Date de première publication: 23/03/2021

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