A Beauvais, le département de géo sciences de l’école d’ingénieur Unilasalle – ex Institut LaSalle – a pour intention de créer un Musée virtuel baptisé Musée Albert de L’apparent d’ici 2018, pour présenter sur internet son important fond géologique de plus de 50.000 objets minéraux.

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UniLaSalle possède une importante collection géologique de pièces de roches, de minéraux et de fossiles, constituée depuis le XIXe siècle par d’illustres géologues comme Albert Auguste de Lapparent ou encore Jean Boussac, qui servent de modèles pour les étudiants: 15.140 roches, 16.042 minéraux et 15.782 fossiles exactement. C’est l’un des patrimoines géologiques le plus riche de France.

Et ce trésor historico-scientifique, UniLaSalle aimerait le démocratiser. L’objectif de cette démarche est le partage gratuit de ces collections aux étudiants et chercheurs du monde entier, aux enseignants, mais aussi aux curieux, intéressés par les minéraux.

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« Ce fond accumulé depuis le XIXe siècle sert à la formation de nos étudiants ingénieurs géologues. Aujourd’hui, nous souhaitons le mettre à disposition du plus grand nombre: enseignants de SVT, chercheurs ou simples amateurs » a indiqué Yannick Vautier, directeur du département de géosciences.

Aller plus loin que ce qui a déjà été fait 

Unilasalle veut créer un Musée géologique virtuel à Beauvais. L’objectif n’est pas seulement de numériser des photos de minéraux et de les diffuser sur internet, comme de nombreuses institutions le font déjà.

En effet la démarche d’Unilasalle veut aller plus loin en créant un véritable espace pour exposer virtuellement ses pièces. Les équipes travaillant sur le projet ont imaginé un « espace dans lequel le visiteur sera en immersion totale ». Le but donc, n’est pas de faire une simple galerie virtuelle, mais bien un musée virtuel, interactif et immersif.

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Pour ce faire donc, plus de 5.000 photos en très haute résolution sont en cours de production et devront permettre aux visiteurs de zoomer précisément et ainsi observer des détails invisibles à l’œil nu. L’école souhaite même modéliser a partir de ces photos, ses pièces de collection en 3D. C’est pourquoi elle s’est associée à Dassault Systèmes qui sera en charge de la modélisation.

Enfin, la scénographie digitale serait travaillée afin de créer une atmosphère muséale et de transformer l’internaute en visiteu ». L’établissement aimerait également développer une application mobile permettant de consulter les collections, d’avoir des renseignements supplémentaires lors des visites de la collection physique, mais aussi intégrer de la réalité augmentée en pouvant identifier un spécimen en le photographiant.

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Un projet coûteux financé par le mécénat d’entreprise et le crowdfunding

Afin de financer cet ambitieux projet qui risque de coûter cher à l’école – 200.000 euros de budget total estimé -, l’institution a décidé se lancer dans un financement collaboratif, dont la date de fin était le 18 avril 2017. Pour cela, elle a lancé son projet sur la plateforme participative Ulule. La somme à récolter était de 38.000 euros, soit 25% du budget total estimé pour développer l’architecture du site et les modélisation 3D. L’objectif a été atteint et même dépassé avec plus de 40 000 euros collectés .

Un nouvel objectif est maintenant d’atteindre 88.000 euros pour développer et mettre en route le site internet ; financer la maintenance et les évolutions du site ; et intégrer des comptes d’utilisateurs. Le financement du projet serait complété par le mécénat d’entreprise.

Sources : Les Échos, France 3

Mise en ligne le 21/07/17

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