La ville de Caen fait décorer par les artistes locaux ses blocs de béton anti-attentat

Le mardi 13 mars 2018, 62 de blocs de béton, décorés par des artistes locaux, ont été dévoilés sur l’esplanade de l’hôtel de ville de Caen. Ils seront bientôt réinstallés dans les rues Caennaises, afin de prévenir les attentats.

Ces blocs sont déployés depuis plus d’un an dans les rues de la ville, à chaque manifestation, pour la protection contre l’attentat à la voiture bélier.

En janvier 2018, la ville de Caen a fait appel à des artistes pour décorer des blocs de béton anti-attentat.

« La Ville de Caen recherche des artistes pour peindre les blocs de béton qui sécurisent l’espace public. L’objectif est de faire de ces cubes gris des espaces colorés de street art. La Ville de Caen lance un appel à candidatures pour décorer les blocs de béton utilisés pour sécuriser les manifestations sur l’espace public. Un jury se réunira avant les vacances de février pour étudier les candidatures reçues. »

Sur les nombreux artistes ayant répondu à l’appel à candidature, sous forme de concours, vingt artistes normands ont été sélectionnés et le collège de Creully a également participé au projet.

Après une première expérimentation réalisée avec l’artiste Hubert Grimonprez, la Ville souhaite ainsi poursuivre cette action en faveur de la création et du développement artistique.

Des blocs anti-attentats « relookés » par le street-art

58 des 400 blocs ont donc été redécorés gratuitement par ces artistes, en échange de leur CV visible via un QR code.

Actuellement au pied de l’hôtel de ville, les blocs seront par la suite redéployés sur le territoire.

340 autres blocs peuvent encore être décorés.

Des avis partagés

Le projet n’a pas fait l’unanimité, certains artistes ont dénoncé la fait de devoir travailler gratuitement. L’appel à projets prévoyait en effet : « un local sera mis à disposition par la Ville, le matériel et la peinture restent à charge des artistes sélectionnés. »

Pour d’autres, comme l’artiste peintre Emanuel Pertuisot, il s’agit aussi d’un moyen de lutter pacifiquement contre la menace terroriste.

« C’est vraiment bien qu’on nous demande à nous d’égayer les rues. C’est important de lutter aussi avec des dessins et pas seulement des armes. Ce que j’ai aimé, c’est mettre de la couleur là où les gens sont tristes. » témoigne l’artiste Emanuel Pertuisot.

Cet artiste a dessiné des visages de gens qu’il aime, et des petits canards de bain, « ils sont bien plus intelligents que les humains, assure-t-il. Ils ne polluent pas, ils ne tuent personne, ne politisent personne. »

Un autre artiste Pop the Fish a lui joué sur le côté ludique. Ses blocs sont à l’effigie de Pacman ou encore de Legos colorés, des choses assez simple « parce que je ne sais ni peindre, ni dessiner,sourit-il, et aussi parce que je suis resté un grand enfant ! », comme il l’a déclaré au site web tendanceouest.com.

Reportage de France 3 Normandie:

Sources : France info, ouest-france.fr, tendanceouest.com

Photos: Twitter et Marie-Charlotte Nouvellon / tendanceouest.com

Date de première publication: 20/03/2018

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