Le 19 avril 2026, le Los Angeles County Museum of Art (Lacma), plus ancien et riche musée de Los Angeles a ouvert son nouveau batiment aux membres du musée, avant une ouverture au grand public le 4 mai. Conçu par l’architecte suisse Peter Zumthor, le nouveau batiment porte l’ambition d’être artistiquement et socialement plus inclusif. Pour un budget de plus de 700 millions dollars financé largement par le collectionneur David Geffen et par le comté de Los Angeles, ce projet public-privé comprend également un jardin de sculptures agrandi et enrichi mais également une ambitieuse stratégie hors les murs sur son territoire. La construction et la gestion du nouveau musée a respecté des conditions environementales drastiques. Mais certains choix muséologique innovant font déjà l’objet de critiques.
Le Los Angeles County Museum of Art (Lacma), principal musée de la ville par la richesse de ses collections (près de 150 000 œuvres de toutes les périodes et tous les continents) a été progressivement amputé de 2 de ses 3 batiments. Le complexe principal, conçu dans les années 1960 par l’architecte William Pereira (1909-1985), constitué de trois éléments agencés autour d’un grand plan d’eau, a été rasé en 2020. De même que L’annexe réalisée en 1986 par l’agence Hardy Holzman Pfeiffer, qui s’était insérée en plein milieu.
A la place des 2 batiments détruits, un nouvel édifice a été construit par l’architecte suisse Peter Zumthor et devait être livré avant la fin de l’année 2024. Il l’a été finalement en 2025, 64 ans après l’inauguration de son premier batiment.
L’idée de transformation du musée a été lancée en 2001. Le choix de l’architecte est intervenu en 2009, 3 ans après l’arrivée du directeur et PDG du LACMA, Michael Govan. La construction du nouveau batiment a commencé en 2020, pour une ouverture au public en avril 2026, 25 ans après le lancement du projet.
« L’idée était de créer un musée sans hiérarchie, offrant une transparence permettant aux visiteurs d’admirer Los Angeles », explique Michael Govan.
Situé sur Wilshire Boulevard, une artère majeure de la ville, le musée est bordé par La Brea Park, dont le museum d’histoire naturelle retrace les origines géologiques de la ville, et par l’Academy Museum of Motion Pictures. Le nouveau LACMA et ses 32 000 mètres carrés partagent désormais l’espace avec eux.
En attendant cette ouverture, le musée a proposé ses activités dans le Broad Contemporary Art Museum, le musée d’art contemporain (ouvert en 2008) et le Resnick Pavilion (2010), les deux batiments les plus récents du Lacma, construits sur le même site par Renzo Piano et qui n’ont pas été détruits.
- Un nouveau batiment signé Peter Zumthor
Conçu par le célèbre architecte suisse Peter Zumthor, prix Pritzker d’architecture en 2009, le nouveau batiment devient le navire amiral du Lacma. Il prend le nom de David Geffen Galleries, en hommage à son principal donateur, le producteur de musique et collectionneur.
Le projet comprend la construction d’un batiment pour remplacer quatre batiments vieillissants (Ahmanson, Art of the Americas, Bing, Hammer), ainsi que la construction d’une structure de stationnement. Ce nouveau batiment enjambe le célèbre boulevard Wilshire.
Les anciens batiments présentaient de nombreux problèmes structurels graves, de plomberie, d’égouts, d’isolation sismique, d’étanchéité et de consommation énergétique, compromettant leur capacité à accueillir les visiteurs et le personnel et à conserver les collections. « Rénover les batiments existants aurait été extrêmement couteux tout en ne fournissant pas le cadre idéal pour les collections et les visiteurs » avait expliqué le musée.
La nouvelle construction permet au musée de créer à la fois un batiment plus sur (et plus résistant aux tremblements de terre) et de nouvelles galeries conçues pour être plus accessibles, plus fonctionnelles et plus agréables.
- Des galeries de plain-pied
La conception horizontale choisie par l’architecte et le musée offre une « présentation égalitaire » des diverses collections de LACMA.
« Afficher tout l’art sur un seul niveau évite de donner plus d’importance à une culture, une tradition ou une époque spécifique, offrant aux visiteurs une multitude de perspectives sur l’art et l’histoire de l’art d’une manière plus accessible et inclusive » explique le Président du musée.
L’installation des galeries sur un seul niveau est également plus intuitive en matière de circulation et plus facile d’accès, en particulier pour les fauteuils roulants et les poussettes.
Son périmètre de verre transparent fournit « une lumière naturelle énergisante et des vues sur le parc et l’environnement urbain, avec également des vues de l’extérieur sur les galeries ».
Le nouveau batiment totalise 32 200 mètres carrés, contre 36 500 mètres carrés dans les batiments détruits.
Il inclut environ 10 000 mètres carrés d’espace de galerie, soit l’équivalent de trois terrains de football, mais également un nouveau théatre, un centre éducatif gratuit pour les enfants et les familles, trois restaurants/cafés dont un espace géré par Erewhon, l’une des chaînes de supermarchés les plus chères du comté qui vend des smoothies plus de 23$, une boutique de musée et des espaces événementiels polyvalents couverts. Des bureaux et les espaces de réserves du musée ont été transférés dans des annexes du musée.
A l’issue des travaux l’ensemble du musée dispose de plus de 20 000 mètres carrés de galeries accessibles au public, contre 12 000 m² en 2007. Elles seront utilisées pour mieux présenter la collection permanente (dans les galeries Geffen) et pour accueillir un plus grand nombre d’expositions temporaires (dans les 2 anciens bâtiments conservés).
- Une nouvelle muséographie
Le nouveau LACMA, avec ses galeries Geffen de plain-pied, s’affranchit des hiérarchies muséologiques traditionnelles.
Les œuvres des quinze départements de conservation du LACMA peuvent être exposées librement et sans hierarchie dans tout le bâtiment : aucun département n’a d’espace réservé, et certains, comme celui des costumes et des textiles, présentent même une collection plus importante que jamais. Certaines expositions sont le fruit d’une collaboration entre plusieurs départements.
La présentation des oeuvres ne suit pas un ordre chronologique ou un schéma géographique. Les 26 galeries intérieures du musée, qui possèdent toutes des agencements et des dimensions uniques, présentent 78 sections thématiques initiales, dont une galerie intitulée « Culture automobile », une autre sur « Le monde ibérique : de l’Espagne à l’Amérique hispanique » ou « La Méditerranée antique : fusion des croyances », et un espace dédié aux « Échanges transatlantiques et leur héritage » qui ne plaira pas trop aux soutiens de Trump. Des œuvres d’art modernes et contemporaines sont disséminées dans l’ensemble de la galerie.
Le nouveau parcours permanent « vise à repenser le concept de musée encyclopédique, en renonçant aux divisions muséologiques traditionnelles au profit de liens thématiques à travers le temps et l’espace », peut on lire dans Hyperallergic.
« Alors que d’autres institutions adoptent une histoire de l’art plus globale qui met l’accent sur la pluralité, voici le nouveau LACMA, où des œuvres réalisées sur plusieurs siècles se côtoient, tout comme des pièces créées au cours d’une même décennie mais dans des contextes géographiques radicalement différents. C’est une réussite. » peut-on lire dans un article d’Artnews, titré « Le nouveau LACMA a le potentiel de réécrire l’histoire de l’art ».
Plutôt que d’opter pour un thème général fédérateur, l’accrochage permanent inaugural s’inspire de quatre étendues d’eau : l’océan Pacifique, l’océan Indien, la mer Méditerranée et l’océan Atlantique, « privilégiant les voyages, la communication et les échanges plutôt que les frontières et les identités figée ».
L’idée, selon un court texte figurant sur le plan du musée, est de « considérer l’art et l’histoire comme un flux océanique dynamique dans lequel les œuvres acquièrent du sens par l’échange, le transit, le temps et la traduction ».
- Une « plateforme d’expérimentation »
L’objectif du nouveau musée est donc d’inciter les visiteurs à flâner. Ce verbe est d’ailleurs le titre du guide que le LACMA publie pour les aider à s’orienter.
« Les musées du XIXe siècle étaient fortement axés sur la catégorisation et la connaissance, mais nous vivons dans le Los Angeles moderne, où la migration et l’interconnexion sont essentielles à notre vie quotidienne », a déclaré Michael Govan, lors d’une avant-première pour la presse.
Le fait que le LACMA bénéficie de contraintes minimales sur sa collection permanente, grâce à l’absence de legs ou de prêts à long terme, lui permet d’explorer de nouvelles pistes. Le Président a d’ailleurs décrit les galeries Geffen comme un « laboratoire » et une « plateforme d’expérimentation ».
Les conservateurs y apporteront et en retireront des œuvres au fur et à mesure qu’ils s’habitueront aux particularités du nouveau bâtiment. De ce fait, les galeries évolueront fréquemment, comme c’est de plus en plus courant dans les musées du monde entier, et la collection permanente semblera souvent éphémère.
- Plus de 2 500 oeuvres exposées, sans cartel
Découvrir l’ensemble des œuvres exposées dans les nouvelles galeries relève du miracle en une demi-journée. Pour leur ouverture, les galeries Geffen présentent actuellement 1 700 objets, et environ 800 à 900 autres devraient s’y ajouter au cours de l’été. À titre de comparaison, le MoMA exposait quelque 2 400 objets lors de sa réouverture en 2019.
L’absence totale de cartels descriptifs pour chaque œuvre, est un sujet qui a et qui reste encore débattu parmi les conservateurs, selon le président du musée. Cette forme de non-médiation privilégie l’observation. Michael Govan ajoute : « J’espère d’ailleurs que le LACMA renoncera aux cartels détaillés : cela nuirait à l’élégance de l’accrochage actuel, et la plupart des informations sont accessibles via l’application Bloomberg Connects. En général, je suis contre ce genre de pratique, mais cet exemple nous rappelle qu’un musée doit d’abord être un lieu d’expérience artistique, l’étude venant ensuite; l’observation étant l’étincelle qui, en fin de compte, suscite des interrogations plus approfondies ».
- Un jardin agrandi et enrichi
Outre l’aménagement d’espaces verts supplémentaires, le LACMA expose davantage d’œuvres d’art en plein air. Les sculptures de Rodin du musée bordent désormais une pelouse. La fontaine restaurée Three Quintains (Hello Girls) d’Alexander Calder (1964), fait face, de l’autre côté de la rue, à Spilt-Rocker (2025) de Jeff Koons, entièrement recouverte de plantes indigènes de Californie, ce qui garantit sa floraison tout au long de l’année.
- Un projet durable
Le LACMA s’est engagé à atteindre un niveau de conception, de construction et de fonctionnement durable aussi élevé que possible. Le projet intègre ainsi les caractéristiques LEED pour obtenir la certification Or du batiment.
La terre excavée et les matériaux démolis ont été recyclés dans toute la mesure du possible, et l’aménagement paysager nécessite un minimum d’eau et est en adéquation la flore naturelle de la région.
Un effort particulier a été porté sur la maitrise de l’eau avec une gestion intelligente des flux entre le jardin et le musée et la rétention des eaux pluviales pour des usages multiples.
De nombreuses critiques ont été émises sur l’impact écologique de l’utilisation de béton armé pour la longue structure du bâtiment. Le musée et l’architecte ont répondu en expliquant que ce matériau garantissait une meilleure résistance aux tremblements de terre.
- Un budget global de 720 M$ et un partenariat public-privé
Sur l’objectif de campagne de 750 millions de dollars (640 M Euros), le budget total du batiment est de 720 millions de dollars (contre 650 millions initialement prévus), ce qui inclut les couts de construction, les couts accessoires et les imprévus.
Ce cout est financé par un partenariat public-privé sans précédent par lequel le nouveau batiment appartenant au comté sera financé à 80 % par des dons privés.
Le comté de Los Angeles a contribué 125 millions de dollars et 525 millions de dollars proviennent de dons privés, dont 150 millions de dollars ont été apporté par David Geffen.
En mars 205, 840 millions de dollars avaient été levés, soit 90 millions de plus que l’objectif de la campagne. La collecte avait déjà atteint cet objectif le 22 aout 2023. (ARTICLE CLIC: Le LACMA dépasse l’objectif de 750 millions de dollars pour la campagne de financement de son extension)
Le comté a indiqué que le LACMA ne vendra jamais d’œuvres d’art pour financer des couts de construction, d’exploitation ou autres.
- Développer les activités d’éducation artistique dans le comté
LACMA poursuivra la prochaine phase de son expansion grace à la création ou à des partenariats avec des espaces muséaux situés dans le comté de LA, « améliorant ainsi l’accessibilité de ses collections et apportant l’art et l’éducation artistique aux communautés du vaste comté ».
Le musée dispose déjà d’une présence permanente (exposition, activité éducative et programmation publique) à la Charles White Elementary School de MacArthur Park, de collaborations avec le Vincent Price Art Museum de l’East Los Angeles College de Monterey Park.
Des activités hors les murs supplémentaires sont prévues dans un nouveau musée du sud de LA et le LACMA prévoit également de participer au SELA Cultural Center, conçu par Frank Gehry, dans le sud-est de LA.
- Un nouveau batiment déjà critiqué
Les galeries David Geffen du LACMA ont ouvert leurs portes aux membres le dimanche 19 avril 2026, mais les critiques distribuent déjà leur bon et mauvais points.
. Matt Stromberg, Hypperallergic a écrit le 16 avril dans un article titré « Le nouveau bâtiment du LACMA vous invite à tracer votre propre chemin » : « Au fil des ans, le LACMA a fait l’objet d’innombrables débats et controverses. Les critiques ont attaqué tous les aspects du bâtiment, de sa forme massive et grise en béton qui s’étend sur Wilshire Boulevard (premier bâtiment de l’architecte suisse Peter Zumthor aux États-Unis) à son budget faramineux de 720 millions de dollars, en passant par le fait qu’il offre moins d’espace d’exposition que les bâtiments qu’il a remplacés. Son approche curatoriale a également été scrutée de près : la Fondation Ahmanson, donatrice de longue date, a cessé de faire des dons d’œuvres d’art au musée en 2020, inquiète de la nouvelle orientation du LACMA. … Certains visiteurs pourraient se sentir désorientés par l’agencement ouvert du musée et le caractère informel des associations d’idées, mais d’autres apprécieront cette approche non conventionnelle. … La transformation radicale de l’expérience muséale traditionnelle proposée par le LACMA ne manquera pas de diviser le public. Certains regretteront les hiérarchies d’antan, déconcertées par l’espace ouvert et la liberté d’association des idées, tandis que d’autres seront enthousiasmés par cette approche non conventionnelle qui permet aux visiteurs de tracer leur propre chemin. Il est peut-être préférable de considérer ce nouveau LACMA non pas comme un musée encyclopédique retraçant de manière linéaire la grande histoire de l’art mondial, mais comme un musée qui la bouleverse de façon parfois chaotique, controversée et, par moments, révélatrice ».
. Michael Kimmelman du New York Times a décrit le bâtiment comme « tour à tour exaltant, lyrique et combatif ». Il apprécie « l’agencement labyrinthique d’espaces liminaux imaginé par Zumthor – tel un village avec ses places, ses ruelles et ses passages – qui favorise les découvertes fortuites et où il est facile et agréable de se perdre ». Les baies vitrées panoramiques « offrent des vues imprenables sur la ville », tandis que les rideaux métalliques conçus par Reiko Sudo « projettent des ombres sur les murs et les sols qui évoluent au fil de la journée, donnant vie aux galeries ». « Là où le nouveau musée rencontre la rue, le charme est moins évident ».
. Dans le Guardian, Oliver Wainwright décrit le nouveau bâtiment comme « moins un musée qu’une infrastructure colossale, un entrepôt-pont de 10 200 m², surélevé de neuf mètres et dominant la rue d’une masse imposante et massive ». Wainwright critique la désolation de son parvis – « on a l’impression de flâner sous un viaduc autoroutier » – mais « une fois monté à l’étage, les choses s’améliorent. Déambuler dans les galeries, qui varient en taille, en ambiance et en couleur, est un vrai plaisir. »
. Dans Artnews, Maximimiliano Duron considère que « le seul aspect que Zumthor semble avoir négligé est l’acoustique, car le béton n’atténue que très peu la diffusion sonore des œuvres vidéo exposées et le brouhaha des conversations. Lorsque les galeries Geffen sont pleines, elles sont assez bruyantes« .
- Des collections élargies
Pendant la construction des galleries Geffen, le Lacma a encore enrichi ses collections, grace à une série de donations.
. En octobre 2025, la famille Otto Kallir a fait don de plus de 130 œuvres expressionnistes autrichiennes au musée. Ce don, d’une valeur largement supérieure à 60 millions de dollars, enrichira la collection du LACMA avec les premières toiles de Gustav Klimt, Egon Schiele et Richard Gerstl. La collection retrace les débuts de l’expressionnisme autrichien, du début du XXe siècle jusqu’aux années 1920, avec des peintures, des dessins, des estampes, des affiches et des œuvres mixtes d’artistes-designers associés à la Wiener Werkstätte. Une sélection de 24 œuvres issues du don sera présentée dans le cadre de l’exposition « L’expressionnisme autrichien et Otto Kallir », qui se tiendra du 23 novembre au 31 mai 2026.
. En août 2025, la Fondation Henry et Rose Pearlman a annoncé que sa une collection d’œuvres impressionnistes, post-impressionnistes et modernes sera partagée entre le Brooklyn Museum, le Los Angeles County Museum of Art (LACMA) et le Museum of Modern Art (MoMA) de New York. Le Lacma a pris possession de six pièces, dont Jeune femme au chapeau rond (vers 1877-1879) d’Édouard Manet et La Diligence de Tarascon (1888) de Vincent van Gogh, les premières peintures de ces deux artistes à intégrer la collection.
. La plus récente et la plus précieuse acquisition du LACMA, Trois études de Lucian Freud (1969) de Francis Bacon, léguée au musée par Elaine Wynn, ancienne coprésidente du conseil d’administration, dont le don de 50 millions de dollars a lancé la campagne de financement pour les galeries Geffen.
- Le Gala d’ouverture du 16 avril rapporte plus de 11 millions de dollars
Le jeudi 16 avril 2026, le Los Angeles County Museum of Art (LACMA) a inauguré les galeries David Geffen lors d’un gala. Plus de 820 invités de marque issus des milieux artistiques et philanthropiques de Los Angeles étaient présents. L’événement a permis de récolter près de 11,5 millions de dollars, un record pour une levée de fonds du LACMA, afin de financer l’ouverture des galeries Geffen.
Le gala d’ouverture des galeries David Geffen était mécéné par le constructeur automobile Genesis et bénéficiait également du soutien d’East West Bank, et de Gucci, partenaire historique du musée.
- Week-end inaugural
L’ouverture des galeries David Geffen s’accompagne de nombreuses activités organisées entre le jeudi 16 avril et le 4 mai 2026., autour du dimanche 19 avril, jour officiel d’inauguration « du nouveau lieu emblématique de Los Angeles », nouvel espace dédié à la collection permanente du musée.
. du jeudi 16 avril au dimanche 19 avril, l’activité mensuelle Third Weekends au LACMAa proposé une programmation riche et gratuite de conférences, projections et événements spéciaux au pavillon Resnick, au BCAM et sur la place d’accueil Smidt
. le jeudi 16 avril, Julia Latane, directrice adjointe de la conservation des œuvres d’art, et Elspeth Patient, conservatrice associée principale, ont animé une conférence en ligne intitulée « Installation de la collection du LACMA dans les galeries David Geffen » , qui ont dévoilé « les coulisses de la planification et du travail minutieux qui ont permis ce projet ».
. le vendredi 17 avril, le public a pu découvrir les nouvelles expositions de manière inédite. Une discussion et une méditation autour de l’expressionnisme autrichien et des œuvres d’Otto Kallir, exploration du lien entre design et sport dans l’exposition « L’art des chaussures de football », la prochaine Coupe du monde en visionnant « Pelé » (2021) en lien avec l’exposition « Le football, c’est la vie ».
. le samedi 18 avril, les visiteurs se sont détendus lors d’une séance de mouvement guidée et apaisante tout en découvrant des œuvres de la collection d’art moderne du LACMA, et ont laissé libre cours à leur inspiration poétique lors d’un atelier d’écriture créative dans les galeries de l’exposition Grounded.
. le dimanche 19 avril, le week-end s’est terminé en beauté avec des poètes locaux en plein air sur le Kendall Concourse pour l’activité Pop-Up Poems. Le public a pu créer des poèmes originaux inspirés des œuvres de l’exposition « Collecting Impressionism » au LACMA ou assister à une conférence explorant les amitiés et les réseaux artistiques qui ont façonné l’exposition.
. le dimanche 19 avril, de 10.00 à 22.00, visite des galeries Geffen réservées aux membres.
Le programme des événements se poursuit le lundi 20 avril avec un bain sonore relaxant dans l’espace « Royaumes du Dharma », où des bols chantants et des instruments à résonance permettront de ralentir le rythme et de s’immerger dans l’exposition par la contemplation attentive.
Après les « Troisièmes week-ends » d’avril 2026 au LACMA, les membres seront les premiers à découvrir les galeries David Geffen, du 20 avril au 3 mai.
Le musée ouvrira à tous les publics le 4 mai.
- Les expositions temporaires
Outre les nouvelles collections présentées dans les galeries David Geffen, le LACMA propose un programme riche d’expositions temporaires présentées dans les 2 anciens bâtiments du musée.
. Exposition Grounded » (du 14 septembre au 21 juin 2026, BCAM)
L’exposition « Grounded » invite les visiteurs à considérer la terre non seulement comme un terrain, mais aussi comme un fondement pour explorer l’écologie, la souveraineté, la mémoire et le foyer. Elle présente les œuvres de 35 artistes.
. Village Square : Dons d’art moderne de la collection Pearlman au Brooklyn Museum, au LACMA et au MoMA (du 22 février au 19 juillet, Resnick Pavilion)
L’exposition « Village Square » présente près de 50 peintures, sculptures et œuvres sur papier provenant de la collection Henry et Rose Pearlman, dont des œuvres de Cézanne, Degas, Manet, Modigliani, Sisley, Soutine, Toulouse-Lautrec et autres.
. Royaumes du Dharma : l’art bouddhique à travers l’Asie (du 11 mai 2025 au 12 juillet, Resnick Pavilion)
S’appuyant sur une étude internationale de l’art bouddhique, de ses origines en Inde à sa diffusion à travers l’Asie, L’exposition présente 180 œuvres issues des collections du LACMA et d’importants prêts de collections privées.
. Le football, c’est la vie : Portraits animés par Lyndon J. Barrois, Sr. (du 15 février au 26 juillet, Resnick Pavilion)
Pour célébrer l’arrivée de la Coupe du Monde à Los Angeles, Fútbol Is Life présente les œuvres de Lyndon J. Barrois, Sr., animateur et artiste d’effets visuels primé. Réalisés à partir d’emballages de chewing-gum, de colle, de peinture et d’autres matériaux, ses « portraits » miniatures capturent des moments célèbres des matchs de football féminin et masculin.
. Sueño Perro : une installation cinématographique d’Alejandro G. Iñárritu (du 22 février au 26 juillet, BCAM)
Une exposition multisensorielle célébrant le 25e anniversaire du premier film d’ Amores Perros , réalisé par Alejandro G. Iñárritu et récompensé aux Oscars. Des projecteurs 35 mm permet de visionner des morceaux des pellicules coupés au montage.
. Collectionner l’impressionnisme au LACMA (Jusqu’au 3 janvier 2027, Resnick Pavilion)
Pourquoi l’impressionnisme français occupe-t-il une place si centrale dans notre conception de cette période ? Cette exposition propose un récit sur les personnalités et les artistes qui ont façonné le LACMA.
- Informations pratiques
Horaires du musée : Lundi et mardi : 11h-18h; Mercredi : Fermé; Jeudi : 11h-18h; Vendredi : 11h-20h; Samedi et dimanche : 10h-19h.
Tarifs d’accès au musée (galeries permanentes à partir du 4 mai et expositions temporaires) : 15 $ (3-17 ans), 18 $ (accompagnateur d’un membre), 26 $ (étudiants, + 65 ans), 30 $ (adultes).
www.lacma.org/support/building-lacma
www.lacma.org/support/building-lacma#building-facts
SOURCES : Lacma, presse
PHOTOS : Lacma / Iwan Baan, Museum Associates/Lacma, Peter Zumthor & Partner / the boundary
Date de première publication : 20/4/26

