Artips est une toute jeune startup, qui propose de recevoir une petite dose quotidienne d’art. L’idée : permettre à chacun de découvrir des œuvres d’art, de façon originale.

Après inscription gratuite, Artips envoie par mail, 4 fois par semaine (du lundi au jeudi), une anecdote « amusante, décalée et mémorable » sur une œuvre d’art.  Une histoire qui doit pouvoir se lire en une minute.

Les newsletters peuvent donc raconter l’histoire d’un tableau, d’une sculpture, d’une installation, d’une photographie ou d’un objet de design … illustrée d’images de l’oeuvre en question. Sur chaque e-mail, Artips propose également de participer à un jeu concours, pour gagner des places pour des expositions.

2 jeunes co-fondateurs

Artips est née de la rencontre entre Coline Debayle et Jean Perret (23 et 28 ans respectivement), deux jeunes deux jeunes diplômés de grandes écoles (Sciences-Po/ HEC/ ENSIMAG) et passionnés d’art, frustrés car leur travail ne leur laissait pas le temps de voir assez d’expos, ou de visiter assez de musées.

Ils décident alors de créer une startup (artly) qui proposerait à tous ceux qui sont dans le même cas de s’évader quelques minutes par semaine pour découvrir une œuvre d’art. Ils réunissent pour cela un réseau de spécialistes (des professeurs et étudiants en histoire de l’art, des guides de musées, des artistes, des amateurs éclairés) pour créer tous les artips, tous validés par un expert en histoire de l’art, Gérard Marié.

Comme l’explique Jean Perret: « Avant, je me réveillais à 5h du mat’ avant d’aller au boulot pour pouvoir lire un peu d’histoire de l’art parce que c’était un besoin. Maintenant c’est toujours un besoin, mais je le satisfais professionnellement, tout en permettant à tous ceux qui aiment l’art mais n’ont pas le temps de le satisfaire aussi. »

La première newsletter a été envoyée à 1 000 abonnés le 18 avril 2013. 

Pourquoi Michel-Ange est-il revenu signer sa Pietà comme un voleur ? Pourquoi la serveuse du bar des Folies-Bergères représentée par Manet semble t-elle si mélancolique ? Quelles sont les prémonitions pas si surréalistes de Dali ou de Brauner ? De l’Antiquité à l’art contemporain, Artips permet d’appréhender des oeuvres d’art sous un angle nouveau.

Quelle spécificité ?

Artips veut préempter un espace encore peu occupé. L’émission d’Art d’Art de France 2 n’est pas présente sur le numérique. Les autres newsletters sur l’art parlent plutôt des expositions en cours et de l’actualité du milieu artistique mais jamais d’histoire de l’art.

Après quelques semaines d’activité, l’aventure s’avère prometteuse. Les inscrits sont de plus en nombreux et ils restent fidèles.

Se pose maintenant évidemment la question de la monétisation ou comment transformer une base d’inscrits suffisamment importante en genérateur de revenus. Les deux cofondateurs imaginent plusieurs pistes comme des partenariats avec des musées et des institutions culturelles ainsi que la vente de contenu au sein d’une application mobile.

Grâce à son développement en responsive design, Artips peut être lu sur smartphone, sur tablette ou sur ordinateur. Chaque anecdote peut être facilement partagée sur les réseaux sociaux.

Ses créateurs envisagent de proposer des contenus en 5 langues en plus du Français (Anglais, allemand, espagnol, italien et néerlandais) lorsque le niveau d’abonnés aura atteint 800 pour une langue donnée.

Quelques exemples

« C’est moi qui l’ai fait ! », Où l’on apprend pour quelle raison Michel-Ange a choisi de signer sa Pietà.

Par une froide nuit à Rome en 1501, Michel-Ange pénètre le plus discrètement possible dans la Basilique Saint-Pierre, s’assurant auparavant que personne ne l’ait repéré. Il s’approche de sa propre sculpture, La Pietà, réalisée quatre ans plus tôt, pour y rajouter un détail d’importance…

La Pietà, cette sculpture exceptionnelle qu’il a achevée en moins d’un an, est le fruit d’un travail acharné. Elle représente la Vierge tenant dans ses bras son fils Jésus après la descente de la croix. L’ensemble est taillé dans un unique bloc de marbre qu’il a lui-même choisi. Michel-Ange est très fier de cette Pietà qu’il a réalisée à la demande d’un cardinal. C’est sa première grande commande d’artiste alors qu’il n’a que 24 ans.

Un jour, alors qu’il souhaitait voir une dernière fois son oeuvre avant de partir à Florence, Michel-Ange surprend la conversation de visiteurs venus admirer la sculpture. L’un d’eux déclare que son auteur ne serait pas Michel-Ange, mais plutôt un certain Gobbo le Milanais…

Michel-Ange est un homme au caractère difficile. Il peut se montrer agressif, querelleur et…susceptible ! Profondément blessé par cette absence de reconnaissance, il décide alors de s’introduire et de s’enfermer de nuit dans la Basilique. Eclairé à la lumière vacillante d’une bougie fixée sur son casque, il sculpte toute la nuit un bandereau sur la poitrine de la Vierge sur lequel il grave «MICHAL.AGELUS BONAROTUS FLORENT.FACIEBAT», c’est à dire « Michel-Ange Buonarroti le Florentin l’a fait».

Une manière de montrer à tous et pour l’éternité qu’il était bel et bien un génie. Et cela, ses contemporains l’ont compris, puisque La Pietà est la seule œuvre qu’il ait eu besoin de signer durant sa carrière…

. « La double vie de Suzon ». Où l’on s’intéresse à Suzon, une serveuse des Folies Bergère.

« Ne me quitte pas. » Où l’on découvre une sculpture autobiographique de Camille Claudel.

Présentation en vidéo sur YouTube

Le site Artips

Sources: Startups, presse-citron.net, startup-story.fr, commentcamarche.net

Date de première publication: 09/09/2013