Le musée de Céret propose la vidéo projection extérieure et gratuite d’une oeuvre de Tom Carr, créée en 2008

Partager :
Temps de lecture : 4 min

Le vendredi 30 janvier 2026, à 18h, le musée d’art moderne de Céret invite le public à une projection monumentale de Cripsis, œuvre numérique de Tom Carr, visible gratuitement sur sa façade. Présentée pour la première fois depuis sa dernière apparition, il y a dix-huit ans, cette projection ouvre la saison 2026 de l’institution.

Le musée d’art moderne de Céret met à l’honneur une pièce emblématique de sa collection numérique avec la projection de Cripsis, réalisée par l’artiste catalan Tom Carr.

Le vendredi 30 janvier à 18h, la façade du musée devient le support d’une œuvre lumineuse accessible à tous, au cœur de l’espace urbain.

L’artiste sera présent pour partager ce moment « qui mêle création contemporaine et rencontre avec le public ».

  • Crispis, une œuvre réactivée dix-huit ans après sa création

À partir des années 1980, Tom Carr a orienté son travail vers une sculpture architectonique inspirée de formes telles que tours ou escaliers.

« Cette démarche conduit à une simplification formelle marquée, où la géométrie et la lumière deviennent des langages symboliques à part entière » indique le musée.

Réalisée en 2008, Crispis s’inscrit dans cette continuité. L’œuvre propose un jeu de lumière inspiré des camouflages dazzle issus du cubisme, créant une expérience visuelle qui transforme la perception du bâtiment.

Présentée pour la première fois depuis sa dernière apparition, il y a dix-huit ans, cette projection prolonge la réflexion de l’artiste sur le temps et l’espace dans la ville.

À travers cette œuvre, Tom Carr affirme « une volonté constante de relier expérience physique, architecture et paysage, tout en conservant une grande sobriété formelle ».

  • Un artiste catalan

Né en 1956 à Tarragone, Tom Carr développe depuis plusieurs décennies une œuvre reconnue à l’échelle internationale.

« Sculptures et installations constituent le cœur de sa pratique, avec une attention constante portée à l’espace et au temps, considérés comme de véritables matériaux. Dès ses premières recherches, l’artiste privilégie l’économie de moyens. Quelques éléments suffisent à modifier en profondeur la perception d’un lieu, dans ce que le critique Daniel Giralt-Miracle a nommé le « spatial minimal ». Tissus tendus, cordes ou bâtons peints laissent progressivement place aux ombres, aux reflets et aux projections lumineuses, aussi bien dans des espaces d’exposition que sur des architectures urbaines » précise le communiqué.

Le communiqué précise qu’en cas d’intempéries, l’événement sera reporté.

  • En ouverture de la saison 2026
La vidéo projection monumentale gratuite de Cripsis sur la façade du musée ouvre sa saison 2026.

. Celle-ci démarre avec Hippolyte Hentgen, duo d’artistes formé par Gaëlle Hippolyte et Lina Hentgen. Leur exposition Mimosa, présentée du 7 février au 31 mai 2026, proposera « un dialogue subtil entre dessin, collage et installation, dans une approche à la fois poétique et engagée ». Au musée d’art moderne de Céret, Hippolyte Hentgen présentera un panorama de près de 120 œuvres, entre installations, dessins, sculptures et peintures.

. L’été cérétan sera consacré à une figure majeure de la modernité : Francis Picabia, dont des œuvres rares seront réunies autour du thème de la Méditerranée. Cette exposition, programmée du 27 juin au 29 novembre 2026, retracera le parcours de l’artiste sous un angle inédit, en explorant notamment le rôle joué par la culture ibérique sur son œuvre et celle de ses contemporains. L’exposition réunira près d’une centaine d’œuvres de Picabia et de son cercle artistique new-yorkais et catalan, de Marcel et Suzanne Duchamp à Albert Gleizes, de Robert et Sonia Delaunay à Kees van Dongen, Marie Laurencin, ou encore à Pablo Picasso. L’exposition bénéficiera du soutien de prestigieuses institutions en France et en Espagne, à travers des prêts exceptionnels du musée de l’Orangerie, du Centre Pompidou, du Palais Princier de Monaco, du Centro de Arte – Museo Reina Sofía, du Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, ou encore des musées Picasso de Paris et de Barcelone.

« Nous nous trouvons une fois encore face à des expositions exceptionnelles qui feront rayonner notre territoire. C’est une chance inouïe pour Céret et le Vallespir », s’est réjouit Samuel Moli, membre du conseil d’administration du musée et représentant de la Région Occitanie.

Au-delà des noms prestigieux et des prêts d’exception, le jeune directeur du musée, Jean-Roch Dumont Saint Priest a insisté sur la dimension collective de ces projets : « Chaque exposition est le fruit d’une collaboration exigeante avec nos institutions partenaires et d’un travail de fond sur nos propres collections. »

  • Nouveau parcours d’art contemporain

Sept étapes rythment la visite en proposant une lecture renouvelée de grands enjeux de l’art depuis les années 1960. « Il s’agit d’une occasion de se plonger dans des expositions d’avant-garde du musée et d’étudier les parcours des artistes ayant contribué à Supports/Surfaces. Cette proposition porte également un regard actualisé sur la place de la nature ainsi que sur l’intérêt de l’environnement artistique du musée et de ses résidences. D’autres temps forts mettent en évidence la fécondité de la peinture après Matisse et le dynamisme de la scène catalane » précise le musée.

Le Musée d’art moderne de Céret est un établissement public de coopération culturelle, porté par la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, le Département des Pyrénées-Orientales et la Ville de Céret. Musée de France, il est aidé par l’État au titre de ses actions et expositions ponctuelles.

SOURCES : Musée d’Art moderne de Céret, presse

PHOTOS : Musée d’Art moderne de Céret

Date de première publication : 30/01/2026

Laisser un commentaire