Le Leicester Museum & Art Gallery déploie dans ses salles des cartels numériques qui diffusent les commentaires des visiteurs

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Le 24 janvier 2022, Leicester Museums & Galleries a invité le public à partager ses réflexions et commentaires sur des œuvres de la collection. Ces points de vue seront prochainement affichés sur de nouveaux cartels numériques, installés dans les salles, aux côtés des œuvres. Ce nouvel outil de médiation est déployé au Leicester Museum & Art Gallery en attendant d’autres innovations autour de la réalité augmentée qui seront proposées par d’autres lieux de Leicester.

« Leicester Museums & Galleries vous offre une opportunité passionnante de partager vos réflexions et commentaires sur une sélection de collections de musées qui font partie de l’exposition publique au Leicester Museum & Art Gallery. Vos points de vue seront affichés sur de nouvelles « étiquettes numériques » à côté de chaque objet pour que les gens puissent les lire lors de leur visite au musée ».

Le projet, financé par l’Arts Council England, cherche à apporter de nouvelles voix aux musées et galeries de Leicester et donne au public la possibilité d’offrir une « interprétation alternative » pour des objets de musée sélectionnés et de partager ses propres histoires et réactions au sein du musée et des galeries.

  • Un premier test sur une exposition temporaire

En octobre 2021, Leicester Museums & Galleries avait installé et testé ses nouveaux cartels numériques dans son exposition temporaire Painting Freedom (Liberté de peinture: le modernisme indien et ses trois rebelles).

Durant une visite de groupe, des visiteuses appartenant à la communauté indienne de Leicester ont été invitées à dire comment elles se sentaient ou quels souvenirs avaient été éveillés par les œuvres de l’exposition. Ces pensées et ces souvenirs ont été recueillis par l’équipe du musée puis diffusés dans la galerie grâce à l’utilisation des nouveaux cartels numériques.

Un exemple de cartel numérique dans l’exposition récente Painting Freedom.

Ce nouvel outil de médiation va maintenant être déployé dans les salles des collections permanentes.

  • Un fonctionnement simplifié

Certaines œuvres d’art pourront avoir plusieurs commentaires publics qui sont visualisés en appuyant simplement sur l’appareil pour passer à l’avis suivant.

Les cartels numériques utilisent un écran e-ink, la même technologie utilisée dans les liseuses telles que le Kindle d’Amazon, leur donnant l’apparence d’une étiquette papier traditionnelle. Cela signifie également qu’ils ont une très faible consommation d’énergie, fonctionnant pendant plusieurs semaines à partir d’une seule charge de batterie.

Les écrans sont contrôlés de manière centralisée via un site Web et peuvent être mis à jour à distance avec du texte supplémentaire ou même des images.

  • L’implication du public 

Afin de collecter les premiers commentaires, l’institution des musées de Leicester a lancé un appel sur son site web et invité le public à « prendre le temps de jeter un coup d’œil aux 10 objets du musée dans la galerie de photos et à partager ce que vous pensez de certains d’entre eux ».

Les 10 œuvres choisies, exposées actuellement dans les salles du Leicester Museum & Art Gallery sont un Dodo de la galerie de l’espace sauvage, trois tableaux de la galerie victorienne et une sculpture « Danseuse en Arabesque » (Dancer in Arabesque) d’Edgar Degas (1834 – 1917), deux tableaux de la galerie de l’expressionnisme allemand et 4 objets (momie, cercueil et bijoux) de la galerie de la vie et de la mort dans l’Égypte ancienne

Chacun est invité à « écrire sur un seul objet ou plus, et cela peut inclure n’importe quoi sur vos opinions, réactions, sentiments ou souvenirs sur chacune des œuvres ».

Le musée suggère quelques pistes de réflexion : que dit l’objet et que signifie-t-il pour vous ? comment vous sentez-vous ? cela ne vous rappelle rien ?

Les commentaires doivent être envoyés avec son nom et son âge, à museums@leicester.gov.uk ou directement sur un formulaire en ligne.

Le musée informera les personnes quand leurs commentaires pourront être consultés dans les galeries.

  • En attendant de nouvelles innovations

Une nouvelle galerie qui raconte les histoires des communautés de Leicester, des opportunités passionnantes d’interagir avec les dinosaures et une reconstruction en réalité augmentée du couvent médiéval où le roi Richard III a été enterré sont quelques-uns des développements auxquels les visiteurs des musées de Leicester peuvent s’attendre en 2022.

. Au Leicester Museum & Art Gallery, une nouvelle galerie sera consacrée aux histoires des habitants de Leicester. Créée avec un budget de 350 000 £, elle devrait ouvrir ses portes au printemps 2022. Installée au rez-de-chaussée dans un espace autrefois utilisé comme bureaux, la nouvelle galerie Leicester Stories sera basée sur des thèmes sélectionnés par les habitants de Leicester et présentera des étapes clés de l’histoire de la ville, animées par des histoires individuelles, des photographies, des films et de la poésie.

. En février 2022, le nouveau look de la populaire galerie de dinosaures sera dévoilé. Non rénovée depuis 2011, la galerie sera dynamisée avec cinq nouvelles expositions interactives et une expérience de réalité augmentée qui donneront de la chair aux os des fossiles exposés, y compris le dinosaure Rutland – le cetiosaurus vieux de 168 millions d’années du musée. Une application mobile permettra également aux visiteurs d’interagir avec les dinosaures – et même de « ramener » un dinosaure chez eux !

Les projets à plus long terme pour le musée phare de Leicester – dont le coût n’a pas encore été chiffré – incluent le déplacement du café et de la boutique sur un nouveau site à l’avant du bâtiment, afin qu’il puisse être accessible même lorsque le musée est fermé, et la mise en service d’une nouvelle galerie avec un accent sur le changement climatique au premier étage.

Le centre d’accueil des visiteurs King Richard III de la ville va également proposer une nouvelle expérience immersive permettant de mieux comprendre l’histoire racontée dans le lieu.
Plus tard en 2022, les visiteurs pourront ainsi profiter d’une vue sur le couvent médiéval des Greyfriars disparu depuis longtemps – où le roi a été enterré à la hâte en 1485 – grâce à la technologie de réalité augmentée.

À Jewry Wall, les travaux visant à transformer le site des plus grandes ruines romaines de Leicester en « une attraction touristique de classe mondiale » seront bientôt remis sur les rails. Le musée transformé utilisera la technologie numérique immersive pour donner vie aux ruines et aux objets de la collection romaine de la ville.

SOURCE: Leicester Museums & Galleries

PPHOTOS: Leicester Museums & Galleries

PHOTO du carousel: Un des cartels numériques installés dans l’exposition Painting Freedom

Date de première publication: 31/01/2022

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