Du 13 octobre 2026 au 3 janvier 2027, le musée d’Orsay présente « Échos de l’Invisible. Regards d’adolescents sur les collections du musée d’Orsay », un accrochage inédit par son thème et son format. Consacré à la santé mentale chez les jeunes de 18 à 25 ans, cet accrochage a été imaginé par Jad Bestautte, lauréate du dispositif Orsay Lab, un appel à projets lancé en 2025. Ce projet a été mené en partenariat avec l’Institut de l’Engagement et avec l’hôpital Pitié- Salpêtrière AP-HP.
Durant l’été 2025, le musée d’Orsay lançait Orsay Lab, avec l’Institut de l’Engagement, un appel à projets destiné aux jeunes de 18 à 25 ans, conçu comme un espace d’expérimentation et de dialogue entre les collections du musée, les enjeux contemporains et les nouvelles générations.
- 1 projet retenu parmi plus de 150 candidatures
Parmi plus de 150 candidatures, le jury , composé de Martin Hirsch, Isabelle Giordano et Virginie Donzeaud a retenu le projet proposé par Jad Bestautte, étudiante en histoire de l’art en Bourgogne-Franche-Comté.
Son projet, intitulé « Échos de l’Invisible. Regards d’adolescents sur les collections du musée d’Orsay », propose à des adolescents du service Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP de porter un regard nouveau sur les collections du musée d’Orsay, avec pour principal objectif de mettre en lumière les enjeux de santé mentale chez les jeunes.
- Donner la parole aux jeunes
L’appel à projets Orsay Lab est né de la conviction que les oeuvres peuvent constituer un espace de dialogue, d’expression et de rencontre, notamment pour les jeunes qui peuvent se sentir éloignés des institutions culturelles.
Pour donner corps à cette vision, Jad Bestautte a été accompagnée tout au long du projet par les équipes du musée d’Orsay et par l’Institut de l’Engagement.
Entourée des conservateurs et par le service de la médiation du musée, elle a sélectionné plusieurs oeuvres des collections, pour leur résonance émotionnelle et leur capacité à évoquer des expériences intimes et des questionnements liés à la santé mentale.
- Une sélection d’oeuvres par une dizaine d’adolescents âgés de 13 à 17 ans
Au printemps 2026, une dizaine d’adolescents âgés de 13 à 17 ans, suivis à l’hôpital de jour du service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP, ont été invités à découvrir ces oeuvres au musée.
Au fil des visites et des échanges, suivis par une équipe de tournage, ils ont été encouragés à exprimer leurs ressentis, à mettre des mots sur les émotions suscitées
par les oeuvres et, lorsque cela faisait sens pour eux, à établir des liens avec leur propre expérience.
- Une installation audiovisuelle mêlant voix des adolescents et vues des oeuvres
Ce sont ces paroles qui sont au centre de l’accrochage « Échos de l’Invisible. Regards d’adolescents sur les collections du musée d’Orsay », sous forme d’une installation audiovisuelle mêlant voix des adolescents et vues des oeuvres.
Cette installation sera mise en regard avec trois oeuvres présentées lors des visites : La Solitude d’Alexander Harrison, L’Implorante de Camille Claudel et Le Dîner, effet de lampe de Félix Vallotton.
Une courte vidéo documentant les coulisses du projet est également disponible sur le site Internet du musée d’Orsay.
- Mettre en regard les collections du musee d’orsay et les sujets de societe : la sante mentale
« Les collections du musée d’Orsay témoignent du siècle qui les a vues naître et des profondes mutations qui l’ont traversé : transformations sociales et industrielles, bouleversements politiques, évolution des modes de vie. Le projet « Échos de l’Invisible » démontre que plus d’un siècle plus tard, ces oeuvres peuvent continuer à entrer en résonance avec les questionnements de notre époque et proposer ainsi de nouvelles pistes de lecture comme celle de la santé mentale » explique le musée.
S’il n’est jamais évoqué frontalement, le sujet apparaît progressivement au fil des visites, dans les mots choisis par les adolescents, les émotions exprimées et les associations personnelles suscitées par les oeuvres.
Grâce à ce projet, le musée donne une place à des voix qui y sont encore peu entendues : celles d’adolescents accompagnés dans un parcours de soin.
« Il devient alors lieu d’écoute et de dialogue, où les oeuvres peuvent susciter de nouvelles formes de rencontre » ajoute l’institution.
Un autre musée de Paris vient de lancer une initiative autour de la santé mentale des adolescents. Le CLIC présentera ce projet dans les prochains jours.
- La démarche RSO des musées d’Orsay et de l’Orangerie
Le projet « Échos de l’Invisible. Regards d’adolescents sur les collections du musée d’Orsay » s’inscrit dans la démarche de responsabilité sociétale des musées d’Orsay et de l’Orangerie, engagés pour l’ouverture à tous les publics et pour faire de nos musées des lieux de dialogue ancrés dans les attentes et les préoccupations des publics d’aujourd’hui.
Santé mentale, place des femmes, inclusion des personnes réfugiées : sous ces nouveaux regards, nos collections se découvrent sous d’autres facettes et deviennent partie intégrante des réflexions contemporaines.
C’est dans ce cadre que le musée d’Orsay s’engage également cet automne pour Octobre rose, mois dédié à la prévention et à la lutte contre le cancer du sein.
Le jeudi 15 octobre 2026, en nocturne, le musée d’Orsay accueille Le Murmure, une création chorégraphique portée par le projet Elles Dansent. Cette œuvre artistique, solidaire et inclusive réunit dix danseurs et danseuses, dont six personnes touchées par le cancer, ainsi qu’une musicienne et une chanteuse lyrique. Un moment suspendu dans la nef du musée d’Orsay, mais aussi un rappel du rôle de l’art pour renforcer les liens et révéler les ressources de chacun face à la maladie.
www.musee-orsay.
fr/fr/programme/agenda/evenements/octobre-rose-sous-le-signe-de-la-danse-au-museedorsay
- A propos de Jad Bestautte
Étudiante en licence d’histoire de l’art en Bourgogne-Franche-Comté lors du projet, Jad Bestautte se tourne désormais vers les métiers du social.
À travers son projet, elle poursuit une ambition : « apporter la culture à ceux qui pensent qu’ils n’ont pas leur place ». Jad est par ailleurs accompagnée dans cette démarche par Lilou Barnes, également étudiante à Dijon, qui la soutient et la conseille dans la réalisation du projet.
- A propos de Institut de l’Engagement
L’Institut de l’Engagement, association d’intérêt général créée en 2012, agit pour faire de l’engagement citoyen une véritable voie d’avenir pour la jeunesse. Il accompagne les jeunes de tous horizons qui se sont investis dans des actions citoyennes ou solidaires en leur ouvrant des perspectives éducatives et professionnelles à la hauteur de leurs talents et de leur potentiel, en s’appuyant sur un large réseau d’entreprises, d’associations et d’établissements d’enseignement supérieur. L’Institut accompagne chaque année près de 1 600 jeunes qui ont eu un engagement citoyen dans la réalisation de leur projet d’avenir (emploi, formation, création d’activité). Il incite également un plus large public à s’engager en diffusant des outils de sensibilisation aux grands enjeux contemporains comme les Premiers Secours de la Planète, co-conçus avec le CNRS.
Depuis 2022, les musées d’Orsay et de l’Orangerie et l’Institut de l’Engagement sont liés par une convention autour d’une ambition commune : favoriser l’égalité d’accès à la culture et ouvrir les métiers des musées à des profils plus diversifiés. La porteuse du projet, Jad Bestautte, est lauréate de L’Institut de l’Engagement. Elle a bénéficié d’un accompagnement dédié tout au long du projet, avec un rendez-vous mensuel pour suivre ses avancées, s’assurer de son bien-être, et l’aider dans la mise en œuvre.
À propos de l’AP-HP
Premier centre hospitalier universitaire (CHU) d’Europe, l’AP-HP assure un service public de santé pour tous 24h/24. Dans ses 38 hôpitaux, chaque année, 100 000 professionnels accueillent et soignent plus de 8 millions de patients à tous les âges de la vie, forment près de 18 000 étudiants des filières médicales et paramédicales, mènent près de 3 000 études et publient près de 11 000 publications. L’AP-HP possède 880 brevets actifs. Elle intègre la transformation écologique à tous les niveaux de son activité. Elle est membre de l’Alliance européenne des hôpitaux universitaires – EUHA).
www.musee-orsay.fr/fr/magazine/2026-10-05/echos-de-linvisible-naissance-du-projet
SOURCE : Musée d’Orsay (CP)
PHOTO : Orsay Lab © photo : Musée d’Orsay / Allison Bellido
Date de première publication : 09/10/2026
Le Musée d’Orsay est membre du CLIC















