« Love Is in the Air », de Banksy, va être revendu aux enchères sous la forme de 10 000 NFT

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Une nouvelle start-up, fondée notamment par un ex-responsable de l’art contemporain chez Christie’s, vise à fractionner la propriété d’œuvres d’art traditionnelles en les convertissant en blocs NFT, permettant ainsi potentiellement à des milliers de personnes de partager la propriété de certaines œuvres. Après avoir reçu un financement de démarrage de 15 millions de dollars d’une société de capital-risque durant l’été 2021, la société Particle a annoncé sa première acquisition: « Love Is in the Air », créée par Banksy en 2005.

« J’ai toujours voulu posséder de l’art, même quand je n’avais absolument pas d’argent – j’aurais aimé pouvoir avoir au moins une petite participation dans les peintures que j’aimais ». Ainsi s’exprime Loïc Gouzer, un des co-fondateurs de Particle.

  • Une première œuvre acquise

Le 1er décembre 2021, la start-up américaine Particle a révélé que sa première acquisition sera l’œuvre de Banksy l’amour est dans l’air « Love is in the air », que l’équipe a acquis pour 12,9 millions $ aux enchères.

La création de 2005 a été segmentée en 10 000 NFT, chaque « particule » représentant une section unique de la peinture.

L’offre initiale de revente de Love Is in the Air aura lieu du 10 au 14 janvier 2021, permettant aux collectionneurs d’acheter une « particule » de l’œuvre pour environ 1 500 $.

Après l’offre initiale, les particules entreront sur le marché secondaire sur les plates-formes NFT et pourront être revendues.

« Particle fait vraiment partie du monde NFT, mais nous utilisons les NFT d’une manière très différente. Fondamentalement, nous utilisons la technologie blockchain et la technologie NFT pour fractionner chaque tableau que nous acquérons. Les collectionneurs peuvent acheter ces parties pour refléter leur propriété et avoir accès à la peinture originale elle-même. C’est là que le composant NFT entre en jeu – les collectionneurs obtiennent un NFT qui représente la propriété de l’œuvre d’art physique sous-jacente » explique Loïc Gouzer.

  • L’œuvre physique gérée par une fondation

Mais que devient la version physique de l’œuvre « Love Is in the Air » ? Elle sera remise à Particle Foundation, la branche à but non lucratif de la start-up qui conservera, préservera et exposera l’œuvre afin que les collectionneurs puissent notamment admirer le tableau dont ils sont copropriétaires.

Une partie des redevances perçues lors de la revente de particules sera partiellement utilisées pour financer les activités de Particle Foundation. La fondation conservera également 1% des revenus générés par les reventes de Love Is in the Air pour agir, comme l’explique un communiqué de presse, « comme un protecteur et garantir que personne ne pourra envisager de revendiquer la possession de la peinture physique ».

« Il est important pour nous que la jouissance en personne et « physique » des œuvres d’art soit maintenue » a déclaré Charlotte Eytan, directrice de la Particle Foundation. « En plaçant « L’amour est dans l’air » et toutes les acquisitions ultérieures dans la Fondation des particules, nous sommes en mesure de garantir que les œuvres sont à jamais préservées et mises à la disposition de tous. La Fondation ne vendra jamais ces particules, ou le sous-jacent œuvres physiques ».

  • Qui peut décider de vendre l’oeuvre physique ? 

Dans le projet imaginé par Particle, l’œuvre physique ne peut être vendue.

Cela constitut une différence avec le fonctionnement d’une entreprise comme Rally, qui fractionne également la propriété des objets de collection de manière plus traditionnelle. Dans ce cas, la vente d’un objet ou d’une œuvre entière est le seul moyen pour les collectionneurs de créer un retour sur leur investissement.

C’est d’ailleurs le cas actuellement, puisque près de 5 500 co-détenteurs d’une copie de la déclaration d’indépendance votent sur l’opportunité de vendre ou non le document historique. S’ils décident de le vendre ensemble en tant que groupe, ils dégageront tous un substantiel retour sur investissement.

Dans le cas de Particle, le potentiel retour sur investissement se fait de manière individuelle lors de la mise en vente des « particules » sur les plates-formes NFT secondaires.

  • Vers la création d’un métamusée

Les fondateurs de Particle et de la Fondation Particle ont annoncé leur ambition de créer une sorte de méta-musée, composés d’œuvres acquises en copropriété et combinant la gestion d’une collection privée avec le fonctionnement des NFT.

 

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Les fondateurs de Particle, Loïc Gouzer, ancien président de Christie’s Post-War and Contemporary Art, Shingo Lavine et Adam Lavine co-fondateurs d’Ethos.io, Philip Eytan co-fondateur et président de Voyager, et Oscar Salazar, CTO fondateur et architecte en chef d’Uber, ont levé 15 millions de dollars en financement de démarrage, incluant un investissement de Voyager Digital, Atrum et d’autres passionnés de l’art et des NFT.

Le 15 juillet 2021, la banque suisse Sygnum, axée sur les actifs numériques, avait annoncé son association avec la société d’investissement artistique Artemundi pour offrir des actions de propriété fractionnées d’un tableau de Pablo Picasso, « Fillette au béret ».

Chaque part a été vendue 6 000 $ et l’ensemble des actions valorisaient l’œuvre à plus de 3,68 millions de dollars. Les actions ont été émises via la technologie blockchain, permettant à une grande variété d’investisseurs d’être propriétaire et de profiter de l’œuvre d’art. (ARTICLE CLIC: Une banque suisse émet des actions NFT sur un tableau de Picasso vendues 6 000 $ chacune)

SOURCES: Particle, presse

PHOTOS: Particle

Date de première publication: 02/12/2021

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