Une nouvelle expérience numérique du Musée des Beaux Arts de Montréal permet d’explorer et manipuler les netsuke japonais

Au cœur de l’aile des arts du Tout-Monde du Musée des Beaux-Arts de Montréal se cache une collection de petits objets japonais aux détails fascinants. Ils tiennent dans la paume de la main, mais sont porteurs d’une riche histoire méconnue. Le MBAM invite le public à découvrir les secrets qu’ils renferment et à les manipuler grâce à une nouvelle expérience numérique 根付 Les netsuke au bout des doigts, utilisable dans les salles ou à domicile.

Avec la nouvelle expérience 根付 Les netsuke au bout des doigts, les visiteurs et amis du Musée des beaux-arts de Montréal sont invités à se munir de leur téléphone intelligent et de leurs écouteurs pour procéder à une manipulation numérique de ces objets japonais si intrigants.

  • Trésors de l’art japonais de l’époque Edo

Mais qu’est-ce qu’un netsuke ? À l’origine, il s’agissait d’accessoires de mode masculine portés au Japon durant l’époque Edo (1615-1868). Ces sculptures miniatures servaient de boutons pour suspendre de petits sacs à la ceinture du kimono de leur propriétaire. Décorés avec finesse et fabriqués avec des matériaux d’importation coûteux comme l’ivoire, les netsuke n’étaient pas que des objets pratiques, mais aussi des symboles culturels. Ils sont devenus convoités par les collectionneurs occidentaux, particulièrement au XIXe siècle, en raison de leur petite taille, de la richesse de leurs matériaux et de leur complexité artistique.

  • Une expérience in situ ou hors les murs

L’expérience 根付 Les netsuke au bout des doigts peut se vivre au Musée, sur un téléphone intelligent, mais aussi en ligne, dans une version conçue spécialement pour le web. 

En scannant le code QR qui se trouve près des œuvres ou en consultant le site web depuis chez eux, les visiteurs accèdent à deux modes d’exploration : un premier permettant de manipuler virtuellement les modélisations 3D des netsuke, et un second avec médiation et commentaires audio offrant en plus des informations quant à leur nature et à leur histoire passionnante.

L’expérience donne à voir les plus fins détails qui ornent ces objets porteurs de récits et qui sont presque invisibles à l’œil nu.

La modélisation 3D des netsuke a été effectuée par photogrammétrie, une technique qui permet de calculer les dimensions et les volumes des objets au moyen de la photographie.

« Avec cette initiative numérique, les objets de petite dimension, tels que les netsuke, sortent de leur vitrine pour revendiquer leur juste place au Musée. Leur nouvelle visibilité permet au public d’en apprendre plus, de façon ludique et amusante, sur leur contexte social et leur parcours, du Japon d’Edo (1615-1868) au Montréal d’aujourd’hui », explique Laura Vigo, conservatrice de l’art asiatique au MBAM.

  • Un don du Dr Stephen Fichman

La collection de netsuke se trouve dans les salles de l’aile des arts du Tout-Monde, située au quatrième étage du pavillon Jean-Noël Desmarais du MBAM.

Si le Musée peut présenter cette collection et lui donner vie par l’expérience numérique 根付 Les netsuke au bout des doigts, c’est grâce au don du Dr Stephen Fichman, qui a permis au Musée d’intégrer ces objets d’art à sa collection puis de procéder au développement et à la réalisation du projet numérique.

La Fondation du Musée le remercie, ainsi que les donateurs qui ont répondu à son appel à la générosité. Leur passion peut maintenant être transmise au grand public.

根付 Les netsuke au bout des doigts a également été réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec et de Tourisme Montréal. Ce projet est financé en partie par le gouvernement du Québec dans le contexte de la mise en œuvre de la mesure 115 du Plan culturel numérique du Québec.

Le public pourra avoir accès gratuitement aux netsukes du 24 au 31 décembre 2022, alors que l’accès à la collection et à certaines expositions du musée sera gratuit.

SOURCE: MBAM (CP)

PHOTOS: MBAM

Date de première publication: 15/12/2022

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