Surnommés « Pompiers » par dérision, les peintres académiques ont longtemps eu mauvaise réputation… Pas de fumée sans feu ? Le jeudi 22 septembre, de 18h30 à 22h, le public pourra céder au chant des sirènes et venir juger par lui-même lors de l’événement Curieuse Nocturne organisé par le Musée d’Orsay. L’occasion d’écouter la Traviata revue et corrigée par la troupe Operaemobile et de découvrir 11 réinterprétations d’oeuvres de la collection du musée par de jeunes artistes.

Mise à jour du 30 septembre 2016: 5 000 jeunes ont participé à la soirée du 22 septembre 2016. Bilan de la soirée (voir ci dessous)

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Des pastiches au Musée d’Orsay

Dans le cadre des Curieuses nocturnes, onze artistes étudiants ou diplômés des écoles d’Art ont été sélectionnés par Early Work et le musée d’Orsay afin de proposer chacun un pastiche d’une œuvre de la collection académique.

« A mi-chemin entre l’hommage et la parodie, explique le Musée d’Orsay, le pastiche propose aux artistes de s’adonner à un exercice de style mettant à l’épreuve leur capacité à se réapproprier des codes picturaux et des thèmes propres à une époque ».

« L’idée était de pasticher des œuvres de la collection académique du Musée d’Orsay en lien avec la pratique de chaque artiste », précise Hugues Leblond, fondateur d’Early Work

« Le musée d’Orsay fait preuve d’ouverture en nous invitant à montrer notre travail, c’est une vraie chance et une vraie fierté pour nous de pouvoir montrer nos travaux à côté de ceux des grands maîtres » explique Louise de Montalembert, artiste sélectionnée pour cette soirée.

Les onze artistes sélectionnés: Louise de Montalembert, Louis Granet, Florent Groc, Loup Lejeune, Léa Rivera, Thomas Péan, Fleury Fontaine, François Mark, Aurélien Vret, Cyril Debon et Louis Farjon Basler

« Nous souhaitons confronter la jeune génération à ces artistes qui, à l’ouverture du musée d’Orsay, occupaient trop de place sur les cimaises aux yeux de certains » souligne Laurence Imbert, programmateur culturel au musée d’Orsay

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En haut: Alexandre Cabanel, La naissance de Vénus, 1863 © Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

A droite: Thomas Péan, Renaissance de Vénus, 2016 © Thomas Péan

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A gauche: Jean-Léon Gérôme, Jeunes Grecs faisant battre des coqs, 1846 © Musée d’Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt / A droite: Fleury Fontaine, Gérôme en citron, 2016 © Fleury Fontaine

Les autres événements de la soirée

. Postés devant les toiles, les jeunes médiateurs de l’Ecole du Louvre aideront les visiteurs à décrypter les œuvres en répondant à vos questions.

. Le voyage en Italie est une étape fondamentale de la formation des peintres académiques. Pour suivre leurs pas en musique, le musée d’Orsay propose une « Traviata » en trois actes, revue et corrigée par la jeune compagnie de street opéra, Opera è mobile !

Rendez-vous à :
19h : Acte I : La fête
20h : Acte II : L’amour
21h : Acte III : La mort

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Photo (c) Operaemobile

. A l’occasion de cette nocturne exceptionnelle, les visiteurs peuvent découvrir les métiers d’art qui font vivre les collections. Tout au long de la soirée, restaurateurs d’art et copistes seront présents pour dévoiler les coulisses de leurs métiers. Autour de leur étonnant atelier de verre, les restaurateurs des grands formats académiques comme « Les femmes gauloises » d’Auguste Glaize, feront découvrir cet ambitieux chantier en plein cœur du musée, initiative unique en France.

Les « Curieuse Nocturne » du Musée d’Orsay

Arthur Binois, responsable de la programmation pour les publics 18-25 ans, est en charge des « Curieuse Nocturne » et s’exprime auprès d’Early Work: « A la rentrée 2015, nous avons lancé au musée d‘Orsay un nouveau rendez-vous pour faire découvrir au public le musée sous un autre angle : les « Curieuse Nocturne ». L’idée est simple : certains soirs, nous invitons le public à une nocturne exceptionnelle au cours de laquelle il va pouvoir redécouvrir nos collections de manière originale. Ces soirées s’adressent à tous, mais sont entièrement gratuites pour les moins de 26 ans avec comme seuls mots d’ordre, la curiosité intellectuelle et le plaisir de se laisser surprendre.

A notre sens, le musée doit redevenir un espace de vie et de création, ou chacun peut se sentir chez soi. C’est pourquoi nous privilégions, dans la programmation, de jeunes talents et des projets innovants afin de soutenir et faire partager au plus grand nombre la créativité exceptionnelle des jeunes générations. »

Photo: Musée dOrsay / Sophie Boegly

Photo Curieuse Nocturne Douanier Rousseau (31/03/2016): Musée dOrsay / Sophie Boegly

Le public est massivement présent à ces rendez-vous, comme en atteste le succès de la page Facebook de la soirée « Kitch ou pas kitch ? ». Le 22 septembre 2016, près de 20 000 internautes ont exprimé leur souhait de se rendre à la soirée. En mars 2016, une précédente Curieuse Nocturne sur le Douanier Rousseau avait provoqué une telle affluence que le musée n’avait pu accepter tous les visiteurs.

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Message posté par le Musée d’Orsay sur l’événement Facebook Curieuse Nocturne Douanier Rousseau

5 000 jeunes à la Curieuse Nocturne du Musée d’Orsay le 22 septembre. Bilan de la soirée par le musée d’Orsay.

Le musée d’Orsay a accepté de partager avec les membres du CLIC France les résultats de la 3ème Curieuse Nocturne:

« 6 634 visiteurs, dont environ 5 000 jeunes de moins de trente ans, ont pris part le jeudi 22 septembre dernier (entre 18h et 21h15) à la troisième édition des «Curieuses Nocturnes » du Musée d’Orsay.

On peut estimer que 80% des visiteurs du musée ce soir-là sont venus en raison de l’offre culturelle spécifique qui leur était proposée. L’événement avait été annoncé et promu essentiellement via internet et les réseaux sociaux.

Ces chiffres confirment le succès de ce nouveau rendez vous destiné aux jeunes, qui mettait en lumière pour la première fois un aspect de la collection du musée – l’art académique, ou « pompier».

On retiendra en particulier le grand succès de la carte blanche aux jeunes artistes des écoles d’art, qui ont présenté dans la salle des fêtes des créations originales inspirées des œuvres de la collection académique du musée d’Orsay, instaurant un dialogue stimulant entre les œuvres du passé et la création contemporaine.

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Grâce aux réseaux sociaux, cette soirée a eu un fort impact auprès d’un large public, bien au-delà des visiteurs physiquement présents au musée. 70 000 internautes ont visionné la page de l’événement sur Facebook. Le jour de la Curieuse nocturne, on a comptabilisé 135 000 vues sur Twitter (le triple d’une journée normale en cette période). Ce chiffre ne concerne que le compte @MuseeOrsay. Les très nombreux tweets postés par les visiteurs, partenaires de la soirée, blogueurs culturels, etc ont également offert une large visibilité à la manifestation et au musée. »

SOURCE: Musée d’Orsay, Early Work

PHOTOS: Musée d’Orsay, Early Work, Sophie Boegly, RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt, RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt, Fleury Fontaine, Thomas Péan, Operaemobile

Date de première publication: 22/09/2016

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