DOSSIER / Tour de France des expositions et de leurs dispositifs innovants en 2019 (17/11/2019)

Océans en illumination au jardin des Plantes; objectif Nef au Grand Palais; Jeanne d’Arc en playmobil; narration originale autour d’une cathédrale; Mona Lisa en VR; Picasso en XXL à Lyon; une série IGTV avec Toulouse Lautrec; chatbot d’expo au PBA de Lille; immersion numérique au musée Soulages; exploration immersive dans les entrailles du musée des arts et métiers; Assassin’s Creed au Musée de la Légion Etrangère; exploration virtuelle d’une oeuvre de Picasso; les coulisses de la Paix en VR; visite virtuelle en groupe de la Pyramide de Khéops à la Cité de l’Architecture … dans ce dossier, le CLIC France vous propose un tour de France des expositions et de leurs dispositifs numériques en 2019. 

N’hésitez pas à nous faire part de vos propres innovations à redaction@club-innovation-culture.fr.

  • Pour Noël 2019, le jardin des plantes du MNHN renouvelle son expérience en lumière sur le thème Océan en voie d’illumination (du 18/11/2019 au 19/01/2020)

Avec près de 370 000 visiteurs pour sa première édition, Espèces en voie d’illumination s’est placée en 2018 en tête des sorties incontournables pendant les fêtes de fin d’année à Paris. En 2019, le Muséum poursuit l’aventure en offrant une expérience aussi rare qu’insolite aux promeneurs en quête d’enchantement.

Du 18 novembre 2019 au 19 janvier 2020, Océan en voie d’illumination propose aux visiteurs de plonger dans l’immensité des océans, à la découverte de formes de vie majestueuses, fascinantes, parfois surprenantes.

50 tableaux et des centaines de structures lumineuses monumentales sont à découvrir au fil d’un parcours mettant en scène quatre milieux marins.

Ce nouveau parcours nocturne, ouvert au public chaque soir à partir de 18 h, du 18 novembre 2019 au 19 janvier 2020 (à l’exception des 24 et 31 décembre), met à l’honneur le monde marin, en écho à la grande exposition Océan, une plongée insolite, actuellement présentée à la Grande Galerie de l’Évolution.

Site web de l’expérience

(Source: MNHN)

  • Objectif Nef : photographiez le Grand Palais sous tous les angles ! (24/11/2019)

La plus grande verrière d’Europe s’offre à vos regards de photographes et d’Instagrameurs le dimanche 24 novembre 2019 de 14h à 17h en accès libre et gratuit.

Le Grand Palais propose un parcours photo libre imaginé en partenariat avec Spotr : l’application qui trouve les lieux hors du commun pour vos photos.

Les photographes peuvent découvir 9 sections originales pour photographier les 13.500 m2 de la Nef et le prestigieux Salon d’Honneur sous tous les angles !

Dimanche 24 novembre 2019 de 14h à 17h – GRATUIT sans réservation

  • Jeanne d’Arc en Playmobil®, dans une exposition à l’Historial de Rouen (du 9/11/2019 au 5/01/2020)

Au travers de nombreuses scènettes en Playmobil®, les visiteurs peuvent revivre la vie de cette héroïne de légende, dans les salles de la mythothèque, l’espace qui clôt le parcours de l’Historial Jeanne d’Arc.

« Entre ludique et historique, cette exposition ravira toutes les générations. Le célèbre jouet est, en effet, culte depuis plus de 45 ans. De quoi rappeler des souvenirs à certains et donner des envies de jouer pour les autres ! » explique l’Historial.

Jeanne d’Arc en Playmobil © France 3 Normandie

L’idée a germé dans le cerveau de Réjane Silighini, responsable de l’Historial : « On a choisi les scènes dont on est sûr historiquement et scientifiquement, son village natal à Domrémy, sa rencontre avec le roi à Chinon, la bataille d’Orléans, son procès et sa mort sur le bûcher. »

Cette exposition raconte donc en 7 scènes les faits marquants de la vie de Jeanne d’Arc, de ses combats en armures jusqu’à sa condamnation sur le bûché.

Dans un décor de ville reconstituée, des centaines de personnages de la célèbre marque sont mis en scène « au service de l’Histoire et surtout pour le plaisir de tous ». Les pièces proviennent de la collection de Jean-Phillippe Broussin (basé dans le Val-d’Oise), qui a fait de sa passion des playmobil son métier. Il expose d’ailleurs un peu partout en France, notamment dans des lieux de patrimoine, comme des musées ou des châteaux.

Pour bien comprendre l’épopée de Jeanne, un livret jeunesse est donné aux visiteurs. Pensé pour les enfants, il donne les clés pour comprendre les différentes scènes historiques.

A l’occasion de cette exposition, l’Historial organise un jeu concours.

« Quelques détails décalés se sont glissés dans les scènes représentées (1 détail par scène), tentez de les retrouver et participez au jeu concours à l’Historial Jeanne d’arc ». Tirage au sort le 10/01/2020.

Pour l’Historial Jeanne d’Arc, créé en 2015, il s’agit de la troisième exposition temporaire, après « Des habits et Jeanne », en 2018, « Replay, de la fiction à l’histoire », en 2019.

Informations pratiques:

« En avant l’histoire », du 9 novembre 2019 au 5 janvier 2020,

à l’Historial Jeanne d’Arc, rue Saint-Romain à Rouen.
L’entrée inclut le parcours habituel (tarif plein 10,50 euros ; tarif réduit 7,50 euros).
Accès à l’exposition seule : 2,50 euros, gratuit pour les moins de 6 ans.
Ouvert du mardi au dimanche de 10 heures à 19 heures (dernier départ pour visite à 17h15).

(Source: Historial Jeanne d’Arc)

  • Le musée Fabre Montpellier propose une narration sociale originale autour de l’exposition « De marbre blanc et de couleur. La Chapelle Deydé de la cathédrale de Montpellier (du 16/11/2019 au 15/03/2020)

A partir du 16 novembre 2019, le Musée Fabre de Montpellier présente « De marbre blanc et de couleur. La Chapelle Deydé de la cathédrale de Montpellier (1643 – 1684) », une expo au fil des collections, qui propose la reconstitution, au musée, d’une chapelle du 17e siècle de la cathédrale de Montpellier.

Cette exposition atypique est accompagné d’un Storytelling original sur facebook et instagram. La campagne de communication sur les réseaux sociaux raconte l’histoire de cette exposition, et l’histoire de la chapelle.

Comme l’explique Anne Le Cabec, en charge du numérique au musée: « Toutes les publications seront construites sur le même modèle : des illustrations et textes courts permettent d’entrer dans le sujet tout en donnant envie d’en savoir plus. A la fin de chacune d’elle, nous donnons à voir quelques photos d’œuvres ou d’espaces mais sans trop en dévoiler. Une animation finale sera diffusée sur le site ».

Cette exposition est le fruit d’échanges entre le Musée Fabre et les services de la conservation des Monuments historiques de la DRAC. Elle propose un dialogue entre deux sites : le musée Fabre et la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, où les différents éléments issus de la chapelle et aujourd’hui préservés, seront présentés au public.

Site web de l’exposition

(Source: Musée Fabre Montpellier)

  • A l’occasion de l’expo De Vinci, le musée du Louvre lance sa première expérience de réalité virtuelle en partenariat avec HTC Vive Arts (24/10/2019)

Pour commémorer le cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci en France, le musée du Louvre présente une grande rétrospective de l’ensemble de la carrière de peintre de Léonard du 24 octobre 2019 au 24 février 2020. À l’occasion de cette exposition-événement, le Louvre propose pour la première fois, en partenariat avec HTC Vive Arts, une expérience de réalité virtuelle (RV) afin de redonner vie à l’histoire de la Joconde, le chef-d’œuvre le plus célèbre de Léonard.

Présentée à la fin de l’exposition, dans un espace aménagé près de la boutique, l’expérience de RV En tête-à-tête avec la Joconde permet au public d’interagir avec le tableau en réalité virtuelle. En raison des fortes affluences à prévoir, les visiteurs doivent réserver leur séance. La salle est équipée de 11 casques HTC Cosmos (modèle sorti dans le commerce début octobre 2019). HTC espère ainsi accueillir au moins 90 000 utilisateurs en 4 mois, soit plus que la précédente experience muséale VR proposée à la Tate Modern de Londres pour l’exposition Modigliani, qui avait été testée par plus de 60 000 visiteurs.

Comme l’explique le musée du Louvre, dans un communiqué de presse publié le 17 juin 2019, « les visiteurs auront l’occasion unique de franchir la vitre de protection qui la protège habituellement, pour s’immerger dans cette œuvre emblématique et vivre une rencontre inoubliable avec une icône fascinante ».

Reportage d’HTC Vive:

Grâce à En tête-à-tête avec la Joconde, le public peut découvrir des détails invisibles à l’œil nu et contempler au plus près l’un des tableaux les plus populaires au monde.

L’expérience de 8 minutes s’appuie sur les dernières recherches scientifiques, qui ont mis au jour les techniques utilisées par l’artiste dans son processus de création et des informations sur l’identité du modèle. Les participants pourront ainsi percer les secrets d’une œuvre qui fascine et interroge depuis des générations.

Dominique de Font-Réaulx, directrice de la Médiation et de la Programmation culturelle au musée du Louvre explique : « À l’occasion de l’exposition « Léonard de Vinci » et pour la toute première fois, le musée du Louvre présente, en partenariat avec HTC Vive Arts, une expérience en réalité virtuelle. Nous proposerons aux visiteurs une expérience immersive autour de la Joconde, à la rencontre de cet immense chef-d’œuvre et au-delà des mythes et des légendes qui l’accompagnent depuis 500 ans ».

Didactique, l’expérience VR se veut également poétique. Le « tête-à-tête avec la Joconde » se conclue d’ailleurs par un vol au-dessus du paysage montagneux de Toscane derrière Mona Lisa, avec le prototype d’avion qu’avait conçu le génial Italien.

Un tête à tête in situ ou hors les murs

Produite en collaboration étroite avec les équipes de conservation du musée du Louvre, l’expérience VR a été réalisé par le studio français Emissive.

Près de quarante personnes ont travaillé sur ce projet, depuis mai 2019. L’équipe était notamment composée d’une animatrice pour concevoir le squelette de Mona Lisa, de deux game designers pour la progression et l’interactivité, d’une directrice artistique et d’un développeur. De très nombreux graphistes 3D ont également été impliqués, et ont travaillé sur 3ds Max pour la modélisation et via Unity pour le moteur graphique.

Pour reconstituer le tableau lui-même ou concevoir la Mona Lisa en 3D, l’équipe du studio Emissive s’est basée sur des images prises par réflectographie infrarouge. Les graphistes ont travaillé à partir des dessins et des plans de Léonard de Vinci.

En plus de sa diffusion au sein du muséeEn tête-à-tête avec la Joconde est également accessible gratuitement dans une version plus longue consultable à domicile partout dans le monde via VIVEPORT, le catalogue d’HTC, mais également sur les autres plateformes VR. En plus du contenu accessible à l’intérieur du Louvre, cette version permet d’entrer dans le musée par la Pyramide de verre et de parcourir la Grande Galerie pour admirer l’ensemble des œuvres réalisées par Léonard de Vinci.

Après l’expérience autour de Monet, réalisée avec le musée de l’Orangerie, le projet avec le Louvre est le second projet culturel français en réalité virtuelle soutenu par HTC, via son programme Vive Arts.

(Lire l’article du CLIC France: A l’occasion de l’expo De Vinci, le musée du Louvre lance sa première expérience de réalité virtuelle en partenariat avec HTC Vive Arts)

(SOURCES: Musée du Louvre, HTC / Vive Arts)

  • Assassin’s Creed s’invite au musée de la Légion Etrangère (19/10/19 – 4/11/19)

Du 19 octobre au 4 novembre 2019, au Musée de la Légion Étrangère à Aubagne, le public découvrira la nouvelle aventure Assassin’s Creed – Le Secret de Camerone, en réalité augmentée ! « Une expérience à mi-chemin entre le célèbre jeu vidéo et l’histoire du musée ».

Après le succès de l’expérience immersive Assassin’s Creed au musée de l’Armée-Invalides, c’est au musée de la Légion Étrangère que les visiteurs pourront pour la première fois, incarner un membre de la Confrérie des Assassins.

Cette expérience immersive sur un scénario inédit est proposée grâce à l’application mobile de réalité augmentée Hootside. L’application, développée par le studio créatif Augmenteo, avait déjà suscité l’événement aux Invalides en 2018 avec un jeu autour de Napoléon 1er.

Munis de leur smartphone et connectés à l’application Hootside, les joueurs sont plongés dans une quête historique, inspirée de la Bataille de Camerone, sur les pas du capitaine Danjou et du caporal Maine. Les visiteurs devront récolter des indices en réalité augmentée, indispensables pour retrouver la relique sacrée découverte pour la première fois par la Légion Etrangère en 1863 au Mexique.

La narration de l’expérience suit la chronologie de la galerie principale du musée, de sa création à nos jours. Les visiteurs enquêtent au cœur du musée et ont même accès à une partie du musée habituellement interdite au public.

Sur son compte Facebook, le musée propose un jeu concours et un « pack promo » à gagner.

A Aubagne, le projet est coproduit avec le musée et Ubisoft ainsi qu’en partenariat avec l’association Les Petits Princes. L’entreprise qui a supporté les coûts de création ainsi que l’achat et les droits d’utilisation de licence à Ubisoft se rémunèrera sur une partie des ventes de billets.

Pour Maxime Gattano, responsable communication et médias sociaux du musée : « Nous valorisons l’initiative auprès du grand public sur la zone d’attraction du musée, mais aussi auprès des communautés de joueurs, amateurs des univers d’Assassin’s Creed, désireux d’explorer un nouveau scénario de jeu ».

Augmenteo entend capitaliser sur cette nouvelle expérience et la proposer à d’autres institutions muséales et patrimoniales. 

« En deux ans d’existence, nous avons conçu plus de 80 animations qui ont réuni, au global, 40 000 joueurs. Nous sommes intervenus sur des Journées Européennes du Patrimoine, pour la Banque de France, pour des séminaires… Sur les 14 000 personnes qui ont joué aux Invalides, 90% n’étaient jamais venues sur le site auparavant. Le musée de la Légion Etrangère va pouvoir aussi toucher une cible de 18-35 ans qui ne connaît pas la richesse de son histoire. D’autres sites culturels ou touristiques pourront à l’avenir investir dans ces visites immersives », explique Charlotte Landry, co-fondatrice d’Augmenteo.

« Assassin’s Creed : Le Secret de Camerone »

Du 19 octobre au 4 novembre 2019

Musée de la Légion Etrangère

Chemin de Thuilière

13400 Aubagne

(Source: Musée de la Légion Etrangère)

  • Picasso  en immersion XXL à Lyon (17/10/2019)

Depuis le 17 octobre 2019, la Sucrière de Lyon accueille en première mondiale l’exposition « Imagine Picasso » et plonge ainsi les visiteurs  en immersion dans l’oeuvre du maître franco-espagnol.

200 oeuvres de Picasso sont projetées sur les murs, le sol et des plans inclinés et le visiteur est invité à déambuler au milieu de reproductions géantes pour une expérience immersive qui permet de (re)découvrir les plus célèbres toiles du peintre catalan. La projection s’accompagne d’œuvres musicales signées à la fois par des contemporains de Picasso (Satie ou Ravel) et des compositeurs actuels.

(c) 7alyon.com

Cette exposition événement est présentée en avant-première mondiale à la Sucrière à Lyon du 17 octobre au 19 janvier 2020.

« C’est un moment rare et poétique » explique à France Infos Olivier Picasso, petit-fils de l’artiste en visite à Lyon. « Je connais l’oeuvre de mon grand-père, mais là il y a énormément de détails que je découvre pour la première fois et qui montrent le sens de la précision qu’avait cet artiste ».

Les 2 créateurs de l’exposition, Annabelle Mauger et Julien Baron, ont travaillé sur le projet Picasso avec l’architecte Rudy Ricciotti et l’historienne de l’art Androula Michael.

« Pour quelqu’un qui découvre l’oeuvre de Picasso, tout comme pour une personne qui la connaît déjà, il y a ici forcément quelque chose à découvrir, quelque chose que l’on avait pas vu » explique Annabelle Mauger.

Cette exposition immersive, autorisée par la Succession Picasso, est présentée en avant première mondiale à Lyon jusqu’au 20 janvier 2020, avant son itinérance.

Exposition Imagine Picasso, La Sucrière, 49-50 quai Rambaud, Lyon. Ouvert tous les jours le 10h à 18h, samedis et dimanches &vacances scolaires de 10h à 19h. Fermé les lundis hors vacances scolaires – entrée  toutes les 30 minutes 

(Source: Imagine Picasso, France Télévisions, 7alyon.com)

  • A l’occasion de l’exposition Toulouse Lautrec, la RMN-GP lance la première série IGTV culturelle en France (5/10/2019)

« J’me présente, je m’appelle Henri » : Henri de Toulouse-Lautrec !

A l’occasion de l’ouverture de la grande rétrospective consacrée à Toulouse-Lautrec du 9 octobre 2019 au 27 janvier 2020, le Grand Palais lance sa première série spécifiquement créée pour l’IGTV et conçue avec l’agence créative Madame Bovary qui en a réalisé la production.

L’artiste raconte, à la première personne et sur un ton actuel et humoristique, le Paris de la Belle époque, l’électricité des nuits de Montmartre, l’intimité et l’innovation de son temps à travers ses tableaux, affiches, photographies ou croquis.

La série est à suivre sur le compte Instagram du Grand Palais en IGTV depuis le 8 octobre 2019, les épisodes seront également diffusés sur les comptes Facebook et Twitter du Grand Palais.

La série se compose de 5 épisodes de 3 à 4 minutes chacun, diffusés à intervalle régulier sur la chaîne IGTV du Grand Palais.

La série a été conçue spécifiquement pour IGTV avec l’agence créative Madame Bovary.

Lire l’article du CLIC France: Le Grand Palais publie sa première web série instagram à l’occasion de l’exposition Toulouse-Lautrec

(Source: RMN-GP)

  • 1er chatbot au PBA de Lille à l’occasion de l’exposition le Rêve d’être artiste (septembre 2019)

« Quel type d’artiste es-tu ? découvre quel profil d’artiste te correspond ! Alors, plutôt Bohème, Génie, Businessman ou Artiste officiel »

À l’occasion de l’expo #LeRevedEtreArtiste au @PBALille, la RMN-GP et le PBA s’associe à Ask Mona pour proposer un chatbot quizz sur le thème et les oeuvres de l’exposition. Le chatbot est disponible sur messenger.

Les séquences vidéos du chatbot ont été conçues par l’influenceuse Camille Jouneaux (la minute culture).

Ce « jeu dont vous êtes le héros » a été au départ conçu pour instagram (et adapté sur FB Messenger avec Ask Mona).

A l’occasion de cette exposition, le PBA offre également gratuitement un livret illustré est offert à chaque petit visiteur.

SOURCES: PBA Lille, RMN-GP, Ask Mona (septembre 2019)

  • Exploration d’une oeuvre de Picasso en très haute résolution au Musée Picasso d’Antibes (juillet 2019)

Durant l’été 2019, le Musée Picasso d’Antibes propose de se balader virtuellement dans le «Buste de Mousquetaire» peint par Picasso en 1968.

(c) Qoqa / Edwin Allan

Ce tableau accroché exceptionnellement dans les Alpes Maritimes, a été prêté par ses propriétaires, 25 000 membres de la communauté suisse QoQa qui s’étaient cotisés pour en faire l’acquisition en décembre 2017.

Sur l’écran, l’image pivote sur elle-même, se retrouve la tête en bas et à la demande de l’utilisateur peut s’agrandir presque à l’infini pour laisser apparaître un deuxième visage entre le nez et la moustache du personnage couché par l’artiste espagnol sur une simple planchette de bois. Le puissant zoom révèle également les veines et les trous des clous qui devaient le fixer à d’autres pièces de bois.

« On a évidemment imaginé qu’en présentant aussi cette version numérisée de notre tableau on allait détourner l’attention de l’original », explique à la Tribune de Genève Fabio Monte, responsable opérationnel chez QoQa.

Conservateur en chef du magnifique Musée Picasso installé dans le château Grimaldi d’Antibes, Jean-Louis Andral y voit plutôt des avantages.

« C’est une manière d’appréhender l’art qui correspond peut-être à l’esprit du temps. Le multimédia qui forme ce projet, c’est un atout ludique. Les mômes vont adorer lui mettre la tête en bas à ce mousquetaire. Et après tout, juste à côté d’ici, il y a le technopôle de Sophia-Antipolis. »

Dans le musée, autour du tableau, la communauté des contributeurs est valorisée puisque les noms de ceux qui ont participé à l’opération défilent, tandis que des messages – postés en direct depuis le site piqasso.ch – sont affichés quelques secondes. Une webcam retransmet également les images en direct.

L’oeuvre est exposée jusqu’au 22 septembre 2019 à Antibes, non loins de Mougins, le village voisin dans lequel l’artiste Espagnol l’a réalisée alors qu’il y vivait et où il a fini ses jours.

Le «Buste de mousquetaire», qui appartenait à la succession Picasso, n’avait jamais été exposé publiquement avant que QoQa ne le propose au Mamco (Musée d’art moderne et contemporain) de Genève, où il a été accroché d’avril 2018 à janvier 2019 selon la volonté de ses multiples propriétaires.

SOURCE: Artmyn, Tribune de Genève, juillet 2019

  • Expérience VR pour l’exposition « dans les coulisses de la paix » au musée de la Grande-Guerre de Meaux (du 8/06/2019 au 8/12/2019)

L’exposition revient sur cette période qui, de novembre 1918 à la signature le 28 juin 1919 du traité de Versailles, principal traité de paix entre l’Allemagne et les Alliés, a façonné l’histoire européenne.

Durant 7 mois, la conférence de la paix rassemble à Paris dirigeants et experts (historiens, juristes, ethnologues et surtout géographes) de 32 pays. C’est cette page unique de l’Histoire, où pour la première fois autant de nations se réunissent autour de la table pour redessiner le monde, que les visiteurs pourront découvrir.

Pour la première fois, le musée de la Grande Guerre présente au sein de son parcours d’exposition, une expérience de réalité virtuelle à 360° ; celle-ci invitera à revivre dans l’environnement de l’époque, les négociations et la signature du Traité de paix, au château de Versailles.

Afin de mieux comprendre les différents enjeux de ces mois de négociation pour la Paix, d’autres dispositifs de médiation sont également mis à la disposition du public.

(Lire l’article du CLIC France: Pour l’exposition « dans les coulisses de la paix », le musée de la Grande-Guerre de Meaux propose sa première expérience de médiation en réalité virtuelle)

Site web de l’exposition

(Source: musée de la Grande Guerre de Meaux)

  • Visite virtuelle en groupe dans la pyramide de Khéops à la Cité de l’Architecture Paris (Du 14 février au 23 mars 2019) (expérience renouvelée du Jeudi 16 Mai 2019 au Samedi 29 Juin 2019) NOUVEAU

ScanPyramids VR, propose de se téléporter en groupe sur le plateau de Gizeh, en Égypte, et d’arpenter la Grande Pyramide en taille réelle avec un guide conférencier, durant une visite de 45 minutes.

Les visiteurs-explorateurs sont équipés d’un sac à dos et d’un casque de réalité virtuelle. Ils se téléportent par groupe de 6. Les déplacements et les interactions de groupe dans les espaces virtuels sont naturels. L’expérience est suivie d’une introduction à la galerie des moulages de la Cité. Elle est accessible sur réservation à un large public à partir de 12 ans.

Un lieu de recherche et d’innovation qui se dévoile progressivement au public

Depuis six mois, Dassault Systèmes et la Cité de l’architecture & du patrimoine ont créé un espace de recherche et d’innovation ouverte, baptisé l’Exaltemps, dédié au patrimoine et aux nouveaux usages de la réalité virtuelle collective grandeur nature. Cette première expérience prototype, en constante évolution, préfigure de nouveaux usages dans le monde de la culture, de l’éducation et de la recherche. Du plâtre au pixel : à travers les différentes expérimentations qui y seront développées, cet espace renoue avec l’esprit originel de la Cité de l’architecture & du patrimoine et le souffle visionnaire d’Eugène Viollet-le-Duc dont elle est l’héritière.

ScanPyramids VR © DR

Informations pratiques

Ouvert uniquement sur réservation
Phase d’expérimentation du 14 février au 23 mars 2019.
Réouverture à partir du 16 mai 2019 
Les séances de 1h30 débutent toutes les heures, de 11h à 17h et jusqu’à 19h les jeudis
Tarif de lancement pour la phase d’expérimentation : 20 €

Tarif à partir du 16 mai 2019 : 32 €

Le prix du billet comprend l’accès aux collections permanente du musée.
#ScanPyramids
ScanPyramids VR est une co-création Emissive, Dassault Systèmes et l’Institut HIP. L’expérience VR à la cité de l’Architecture est proposée en partenariat avec Optitrack, Art Graphique & Patrimoine, La Fondation Dassault Systèmes et le Groupe de recherches musicales de l’Ina (Ina GRM).

(Source: Cité de l’Architecture)

  • Rodez : l’art numérique au musée Pierre Soulages (19/04/2019) NOUVEAU

À Rodez, le Siècle Soulages est lancé jusqu’à la fin de l’année 2019, avec une série d’événements pour célébrer le centenaire de l’artiste, né le 24 décembre 1919. Parmi les deux premiers rendez-vous inaugurés en avril 2019, une exposition de Miguel Chevalier. Ce pionnier de l’art numérique est, après Claude Lévêque, le second artiste contemporain invité par l’institution ruthénoise.

« Pixels Noir lumière » est une installations de réalité virtuelle générative et interactive inédite imaginée par Miguel Chevalier à l’occasion de la célébration des 100 ans de Pierre Soulages.

« Une peau de pixels noire évolue de façon autonome sur le mur et le sol. Cette oeuvre interagit avec les visiteurs. Leurs déplacements créent des trainées blanches et bleutées qui se mélangent avec la trame de fond noire. Le blanc et le noir fusent en une « peinture lumière », avant de s’effacer lentement jusqu’au prochain visiteur » explique le musée.

Miguel Chevalier a mis au point la technique du «dripping électronique», une peinture de la lumière en perpétuel mouvement où le spectateur devient par son corps un pinceau numérique.

Pixels Noir Lumière s’inscrit dans la continuité de «l’Action painting» que Pierre Soulages a mis au point comme d’autres artistes américains de l’expressionnisme abstrait. Cette installation est avant tout une expérience à vivre et un espace d’immersion où les spectateurs font corps avec cette peinture numérique.

« Comme les tableaux de Pierre Soulages, c’est au grès de nos déplacements que nous percevons les oppositions de ces noirs et de ces blancs, de l’infinité de leur variations, tantôt lisse ou tantôt avec des stries qui émanent du mur ou du sol. L’oeuvre révèle des effets de matière étonnants, c’est un nouveau rapport au trompe l’oeil. Pixels Noir Lumière entre en résonance avec les oeuvres de Pierre Soulages et témoigne de la grande contemporanéité de son oeuvre, toujours source d’inspiration pour les artistes quelque soit le medium ».

Des capteurs permettent aux visiteurs d’interagir avec les œuvres de Miguel Chevalier. – ©ADN12

Informations pratiques:

du 19/04/2019 au 26/05/2019

Du mardi au vendredi et fêtes de 10h à 13h et de 14h à 18h, samedi dimanche fêtes de 10h à 18h. Fermé le 1er mai.

Tarif plein : 9 €  Tarif réduit : 5 €

musée Soulages

jardin du foirail

12000 Rodez

Site web de l’exposition

(Sources: musée Soulages, midilibre.fr)

  • Musée des arts et métiers: « Paris flotte-t-il ? », un voyage onirique dans les entrailles de Paris (Du 26 mars au 23 juin 2019) NOUVEAU

L’installation Paris flotte-t-il ?  invite à un voyage virtuel onirique dans les sous-sols parisiens du Conservatoire national des arts et métiers et de ses environs.

Entre fiction et investigation, cette installation vidéo a été imaginée par Anaïs Tondeur, artiste, et Germain Meulemans, anthropologue, à partir des récits et légendes recueillis sur l’histoire des lieux.

Présentée du mardi 26 mars au dimanche 23 juin 2019, elle est le fruit d’une enquête réalisée lors de leur résidence d’artistes au musée des Arts et Métiers.

Installée dans la tour de la chapelle de l’ancienne église Saint-Martin‑des‑Champs, Paris flotte-t-il ? crée l’illusion d’une plongée sous terre. En ces lieux chargés d’histoire, l’eau s’obstine à s‘infiltrer entre les pierres du dallage. Un sourcier tente de lever le mystère en recherchant une source ou les traces d’une rivière souterraine. Depuis un promontoire évoquant un autel, une dalle ouverte offre une vue plongeante sur un effondrement dans le sol. En suivant les pérégrinations du personnage, le visiteur est aspiré dans les profondeurs sous le musée et le Cnam jusqu’aux anciennes « sources du Nord », à Ménilmontant, qui alimentaient jadis le prieuré Saint-Martin-des-Champs. Par ce dispositif immersif d’une durée d’une quinzaine de minutes projeté sur les murs et le sol, le visiteur est convié à une expérience sensorielle et cognitive dans un Paris révélé en cité lacustre bâtie sur pilotis.

Anaïs Tondeur et Germain Meulemans ont mené une enquête in situ, de novembre 2017 à janvier 2018, interrogeant l’apparente « solidité » des sols en ville. Dans les réserves du musée, ils ont découvert des objets liés à l’histoire de l’occupation des sous-sols : des plans, des maquettes de réseaux de câbles souterrains et d’égouts. Ils ont aussi rencontré des chercheurs du Cnam, spécialistes de la géotechnique, cette discipline « invisible » sans laquelle il n’y aurait pas de construction. Ils ont visité les sous-sols, construits sous la nappe phréatique, où des stations de pompage relèvent les eaux en cas d’inondation, et le puits situé sous le parvis du musée. En suivant la piste de l’existence hypothétique de ruisseaux souterrains irriguant le quartier Arts et Métiers, l’artiste et l’anthropologue ont ensuite exploré les voies souterraines de Paris avec les membres de l’Inspection générale des carrières et rencontré les puisatiers mineurs qui consolident les sous-sols. Leur périple s’est achevé au regard de la Lanterne où l’on peut encore voir les vestiges de la rivière et de l’aqueduc de Belleville qui fournissait l’eau au prieuré.

À la croisée entre l’art, l’anthropologie et l’histoire des techniques, le processus créatif de cette installation s’est nourrit des échanges avec les personnes rencontrées, le lieu lui-même ayant fourni le matériau de la mise en fiction. Paris flotte-t-il ? s’inscrit dans la continuité du travail de l’artiste et de l’anthropologue, dont la réflexion s’articule autour de notre relation au sol en milieu urbain. En 2015, ils ont ensemble inventé un protocole d’enquête sur les traces de l’odeur du sol après la pluie, connu sous le nom de Pétrichor, présenté au Centre Pompidou et lors de la Nuit blanche 2016. En 2017, ils ont réalisé Nous hantons les lisières, une installation évoquant la disparition des marais et des champs face à l’urbanisation du plateau de Saclay. Pour leur troisième collaboration, ils ont choisi de descendre dans les profondeurs du sol. Paris flotte-t-il ? a été imaginé comme un périscope inversé, inspiré de celui décrit dans le roman d’Umberto Eco, Le Pendule de Foucault, dont l’histoire se déroule au musée des Arts et Métiers. Au début de l’intrigue, le personnage principal du roman se cache dans le périscope qui était l’un des points d’attraction du musée avant sa rénovation. Aucune archive de ce dispositif ne subsiste : entre légende et souvenir, a-t-il réellement existé ?

Les artistes

Anaïs Tondeur et Germain Meulemans au regard Saint-Martin, janvier 2019

Anaïs Tondeur, artiste chercheuse, est diplômée du Central Saint Martins College of Art and Design et du Royal College of Arts (Londres). Sa pratique artistique se forme au point de rencontre entre les disciplines. Liant les sciences naturelles et l’anthropologie, la fabrication de mythes et les nouveaux médias, elle crée des récits spéculatifs par lesquels elle expérimente d’autres conditions d’être-au-monde.

Germain Meulemans est postdoctorant en anthropologie au Centre Alexandre Koyré (EHESS/CNRS/MNHN). Il s’intéresse aux environnements anthropisés et aux implications épistémologiques et méthodologiques que leur étude amène en sciences naturelles et en sciences sociales. Ses recherches actuelles portent sur les sols urbains, un thème qui fait aujourd’hui l’objet d’un intérêt nouveau dans les mondes de la science des sols et de l’aménagement urbain.

Autour de l’exposition

Un livret de présentation de Paris flotte-t-il ?, avec un texte inédit de Tim Ingold, anthropologue à l’université d’Aberdeen, sera mis gratuitement à disposition des visiteurs.

Photos: © Anaïs Tondeur et Germain Meulemans, 2019

(Source: musée des arts et métiers)

  • « Delacroix et Eugène, l’homme derrière l’artiste », au Musée Delacroix, Paris (07/02/2019 au 06/05/2019)

Pour la première fois, dix étudiantes de l’Ecole du Louvre ont été invitées à imaginer une exposition au musée national Eugène-Delacroix. Ce projet a été l’occasion de s’interroger sur les facettes moins connues de l’artiste et d’apporter un nouveau regard sur la collection.

Ainsi, quel Eugène se cache derrière Delacroix ? Au-delà du mythe incarné par Delacroix, de ses représentations les plus connues et de sa face publique, le visiteur est invité à pénétrer dans l’intimité d’Eugène et à le découvrir à travers ses passions et ses lieux de refuge. Fil conducteur de l’exposition, son Journal dévoile toute l’ambivalence et la complexité de sa personnalité, mais aussi la richesse et la diversité de son art.

Bande-annonce de l’exposition:

Le visiteur est convié à un voyage ludique au sein de son dernier appartement et atelier, dans lequel des citations du Journal ainsi que des anecdotes qui serviront de guides pour entrer dans l’intimité de l’artiste.

Commissaire(s) : Les étudiantes de l’Ecole du Louvre : Jade Barbet, Marion Benard, Eugenia Dell’Aiuto, Anne de Colonges, Louise Madinier, Isaline Msica, Marie-Liesse Postic, Rachele Riani, Alithéia Soulié, Clémence Vergez, sous la direction de Dominique de Font-Réaulx, directrice de la Programmation et de la Médiation culturelle, musée du Louvre, et sous la coordination de Jessy Coisnon et Miléna Planche, musée national Eugène-Delacroix.

A l’occasion de cette exposition, le Musée Delacroix propose un riche programmation culturelle dont « Soirée conviviale chez Eugène Delacroix ». Le musée Delacroix se transforme en terrain de jeu le temps d’une soirée inédite. (Jeudi 2/05/19 à 18h)

Musée national Eugène-Delacroix 
6 rue de Fürstenberg
75006 Paris

Du 7 février au 6 mai 2019
Ouverture du musée du mercredi au lundi, de 9h30 à 17h30
Nocturne jusqu’à 21h chaque premier jeudi du mois
Billet d’entrée au musée Delacroix : 7 €

(Source: Musée Delacroix)

SOURCES: Musées

Photos: musées

Date de première publication: 09/02/2019

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