DOSSIER / Tour de France des expositions et de leurs dispositifs innovants en 2019 (08/05/2019)

Immersion numérique au musée Soulages, exploration immersive dans les entrailles du musée des arts et métiers, visite virtuelle en groupe de la Pyramide de Khéops à la Cité de l’Architecture,   … Dans ce dossier, le CLIC France vous propose un tour de France des expositions et de leurs dispositifs numériques en 2019. 

N’hésitez pas à nous faire part de vos propres innovations à redaction@club-innovation-culture.fr.

  • Visite virtuelle en groupe dans la pyramide de Khéops à la Cité de l’Architecture Paris (Du 14 février au 23 mars 2019) (expérience renouvelée du Jeudi 16 Mai 2019 au Samedi 29 Juin 2019) NOUVEAU

ScanPyramids VR, propose de se téléporter en groupe sur le plateau de Gizeh, en Égypte, et d’arpenter la Grande Pyramide en taille réelle avec un guide conférencier, durant une visite de 45 minutes.

Les visiteurs-explorateurs sont équipés d’un sac à dos et d’un casque de réalité virtuelle. Ils se téléportent par groupe de 6. Les déplacements et les interactions de groupe dans les espaces virtuels sont naturels. L’expérience est suivie d’une introduction à la galerie des moulages de la Cité. Elle est accessible sur réservation à un large public à partir de 12 ans.

Un lieu de recherche et d’innovation qui se dévoile progressivement au public

Depuis six mois, Dassault Systèmes et la Cité de l’architecture & du patrimoine ont créé un espace de recherche et d’innovation ouverte, baptisé l’Exaltemps, dédié au patrimoine et aux nouveaux usages de la réalité virtuelle collective grandeur nature. Cette première expérience prototype, en constante évolution, préfigure de nouveaux usages dans le monde de la culture, de l’éducation et de la recherche. Du plâtre au pixel : à travers les différentes expérimentations qui y seront développées, cet espace renoue avec l’esprit originel de la Cité de l’architecture & du patrimoine et le souffle visionnaire d’Eugène Viollet-le-Duc dont elle est l’héritière.

ScanPyramids VR © DR

Informations pratiques

Ouvert uniquement sur réservation
Phase d’expérimentation du 14 février au 23 mars 2019.
Réouverture à partir du 16 mai 2019 
Les séances de 1h30 débutent toutes les heures, de 11h à 17h et jusqu’à 19h les jeudis
Tarif de lancement pour la phase d’expérimentation : 20 €

Tarif à partir du 16 mai 2019 : 32 €

Le prix du billet comprend l’accès aux collections permanente du musée.
#ScanPyramids
ScanPyramids VR est une co-création Emissive, Dassault Systèmes et l’Institut HIP. L’expérience VR à la cité de l’Architecture est proposée en partenariat avec Optitrack, Art Graphique & Patrimoine, La Fondation Dassault Systèmes et le Groupe de recherches musicales de l’Ina (Ina GRM).

(Source: Cité de l’Architecture)

  • Rodez : l’art numérique au musée Pierre Soulages (19/04/2019) NOUVEAU

À Rodez, le Siècle Soulages est lancé jusqu’à la fin de l’année 2019, avec une série d’événements pour célébrer le centenaire de l’artiste, né le 24 décembre 1919. Parmi les deux premiers rendez-vous inaugurés en avril 2019, une exposition de Miguel Chevalier. Ce pionnier de l’art numérique est, après Claude Lévêque, le second artiste contemporain invité par l’institution ruthénoise.

« Pixels Noir lumière » est une installations de réalité virtuelle générative et interactive inédite imaginée par Miguel Chevalier à l’occasion de la célébration des 100 ans de Pierre Soulages.

« Une peau de pixels noire évolue de façon autonome sur le mur et le sol. Cette oeuvre interagit avec les visiteurs. Leurs déplacements créent des trainées blanches et bleutées qui se mélangent avec la trame de fond noire. Le blanc et le noir fusent en une « peinture lumière », avant de s’effacer lentement jusqu’au prochain visiteur » explique le musée.

Miguel Chevalier a mis au point la technique du «dripping électronique», une peinture de la lumière en perpétuel mouvement où le spectateur devient par son corps un pinceau numérique.

Pixels Noir Lumière s’inscrit dans la continuité de «l’Action painting» que Pierre Soulages a mis au point comme d’autres artistes américains de l’expressionnisme abstrait. Cette installation est avant tout une expérience à vivre et un espace d’immersion où les spectateurs font corps avec cette peinture numérique.

« Comme les tableaux de Pierre Soulages, c’est au grès de nos déplacements que nous percevons les oppositions de ces noirs et de ces blancs, de l’infinité de leur variations, tantôt lisse ou tantôt avec des stries qui émanent du mur ou du sol. L’oeuvre révèle des effets de matière étonnants, c’est un nouveau rapport au trompe l’oeil. Pixels Noir Lumière entre en résonance avec les oeuvres de Pierre Soulages et témoigne de la grande contemporanéité de son oeuvre, toujours source d’inspiration pour les artistes quelque soit le medium ».

Des capteurs permettent aux visiteurs d’interagir avec les œuvres de Miguel Chevalier. – ©ADN12

Informations pratiques:

du 19/04/2019 au 26/05/2019

Du mardi au vendredi et fêtes de 10h à 13h et de 14h à 18h, samedi dimanche fêtes de 10h à 18h. Fermé le 1er mai.

Tarif plein : 9 €  Tarif réduit : 5 €

musée Soulages

jardin du foirail

12000 Rodez

Site web de l’exposition

(Sources: musée Soulages, midilibre.fr)

  • Musée des arts et métiers: « Paris flotte-t-il ? », un voyage onirique dans les entrailles de Paris (Du 26 mars au 23 juin 2019) NOUVEAU

L’installation Paris flotte-t-il ?  invite à un voyage virtuel onirique dans les sous-sols parisiens du Conservatoire national des arts et métiers et de ses environs.

Entre fiction et investigation, cette installation vidéo a été imaginée par Anaïs Tondeur, artiste, et Germain Meulemans, anthropologue, à partir des récits et légendes recueillis sur l’histoire des lieux.

Présentée du mardi 26 mars au dimanche 23 juin 2019, elle est le fruit d’une enquête réalisée lors de leur résidence d’artistes au musée des Arts et Métiers.

Installée dans la tour de la chapelle de l’ancienne église Saint-Martin‑des‑Champs, Paris flotte-t-il ? crée l’illusion d’une plongée sous terre. En ces lieux chargés d’histoire, l’eau s’obstine à s‘infiltrer entre les pierres du dallage. Un sourcier tente de lever le mystère en recherchant une source ou les traces d’une rivière souterraine. Depuis un promontoire évoquant un autel, une dalle ouverte offre une vue plongeante sur un effondrement dans le sol. En suivant les pérégrinations du personnage, le visiteur est aspiré dans les profondeurs sous le musée et le Cnam jusqu’aux anciennes « sources du Nord », à Ménilmontant, qui alimentaient jadis le prieuré Saint-Martin-des-Champs. Par ce dispositif immersif d’une durée d’une quinzaine de minutes projeté sur les murs et le sol, le visiteur est convié à une expérience sensorielle et cognitive dans un Paris révélé en cité lacustre bâtie sur pilotis.

Anaïs Tondeur et Germain Meulemans ont mené une enquête in situ, de novembre 2017 à janvier 2018, interrogeant l’apparente « solidité » des sols en ville. Dans les réserves du musée, ils ont découvert des objets liés à l’histoire de l’occupation des sous-sols : des plans, des maquettes de réseaux de câbles souterrains et d’égouts. Ils ont aussi rencontré des chercheurs du Cnam, spécialistes de la géotechnique, cette discipline « invisible » sans laquelle il n’y aurait pas de construction. Ils ont visité les sous-sols, construits sous la nappe phréatique, où des stations de pompage relèvent les eaux en cas d’inondation, et le puits situé sous le parvis du musée. En suivant la piste de l’existence hypothétique de ruisseaux souterrains irriguant le quartier Arts et Métiers, l’artiste et l’anthropologue ont ensuite exploré les voies souterraines de Paris avec les membres de l’Inspection générale des carrières et rencontré les puisatiers mineurs qui consolident les sous-sols. Leur périple s’est achevé au regard de la Lanterne où l’on peut encore voir les vestiges de la rivière et de l’aqueduc de Belleville qui fournissait l’eau au prieuré.

À la croisée entre l’art, l’anthropologie et l’histoire des techniques, le processus créatif de cette installation s’est nourrit des échanges avec les personnes rencontrées, le lieu lui-même ayant fourni le matériau de la mise en fiction. Paris flotte-t-il ? s’inscrit dans la continuité du travail de l’artiste et de l’anthropologue, dont la réflexion s’articule autour de notre relation au sol en milieu urbain. En 2015, ils ont ensemble inventé un protocole d’enquête sur les traces de l’odeur du sol après la pluie, connu sous le nom de Pétrichor, présenté au Centre Pompidou et lors de la Nuit blanche 2016. En 2017, ils ont réalisé Nous hantons les lisières, une installation évoquant la disparition des marais et des champs face à l’urbanisation du plateau de Saclay. Pour leur troisième collaboration, ils ont choisi de descendre dans les profondeurs du sol. Paris flotte-t-il ? a été imaginé comme un périscope inversé, inspiré de celui décrit dans le roman d’Umberto Eco, Le Pendule de Foucault, dont l’histoire se déroule au musée des Arts et Métiers. Au début de l’intrigue, le personnage principal du roman se cache dans le périscope qui était l’un des points d’attraction du musée avant sa rénovation. Aucune archive de ce dispositif ne subsiste : entre légende et souvenir, a-t-il réellement existé ?

Les artistes

Anaïs Tondeur et Germain Meulemans au regard Saint-Martin, janvier 2019

Anaïs Tondeur, artiste chercheuse, est diplômée du Central Saint Martins College of Art and Design et du Royal College of Arts (Londres). Sa pratique artistique se forme au point de rencontre entre les disciplines. Liant les sciences naturelles et l’anthropologie, la fabrication de mythes et les nouveaux médias, elle crée des récits spéculatifs par lesquels elle expérimente d’autres conditions d’être-au-monde.

Germain Meulemans est postdoctorant en anthropologie au Centre Alexandre Koyré (EHESS/CNRS/MNHN). Il s’intéresse aux environnements anthropisés et aux implications épistémologiques et méthodologiques que leur étude amène en sciences naturelles et en sciences sociales. Ses recherches actuelles portent sur les sols urbains, un thème qui fait aujourd’hui l’objet d’un intérêt nouveau dans les mondes de la science des sols et de l’aménagement urbain.

Autour de l’exposition

Un livret de présentation de Paris flotte-t-il ?, avec un texte inédit de Tim Ingold, anthropologue à l’université d’Aberdeen, sera mis gratuitement à disposition des visiteurs.

Photos: © Anaïs Tondeur et Germain Meulemans, 2019

(Source: musée des arts et métiers)

  • « Delacroix et Eugène, l’homme derrière l’artiste », au Musée Delacroix, Paris (07/02/2019 au 06/05/2019)

Pour la première fois, dix étudiantes de l’Ecole du Louvre ont été invitées à imaginer une exposition au musée national Eugène-Delacroix. Ce projet a été l’occasion de s’interroger sur les facettes moins connues de l’artiste et d’apporter un nouveau regard sur la collection.

Ainsi, quel Eugène se cache derrière Delacroix ? Au-delà du mythe incarné par Delacroix, de ses représentations les plus connues et de sa face publique, le visiteur est invité à pénétrer dans l’intimité d’Eugène et à le découvrir à travers ses passions et ses lieux de refuge. Fil conducteur de l’exposition, son Journal dévoile toute l’ambivalence et la complexité de sa personnalité, mais aussi la richesse et la diversité de son art.

Bande-annonce de l’exposition:

Le visiteur est convié à un voyage ludique au sein de son dernier appartement et atelier, dans lequel des citations du Journal ainsi que des anecdotes qui serviront de guides pour entrer dans l’intimité de l’artiste.

Commissaire(s) : Les étudiantes de l’Ecole du Louvre : Jade Barbet, Marion Benard, Eugenia Dell’Aiuto, Anne de Colonges, Louise Madinier, Isaline Msica, Marie-Liesse Postic, Rachele Riani, Alithéia Soulié, Clémence Vergez, sous la direction de Dominique de Font-Réaulx, directrice de la Programmation et de la Médiation culturelle, musée du Louvre, et sous la coordination de Jessy Coisnon et Miléna Planche, musée national Eugène-Delacroix.

A l’occasion de cette exposition, le Musée Delacroix propose un riche programmation culturelle dont « Soirée conviviale chez Eugène Delacroix ». Le musée Delacroix se transforme en terrain de jeu le temps d’une soirée inédite. (Jeudi 2/05/19 à 18h)

Musée national Eugène-Delacroix 
6 rue de Fürstenberg
75006 Paris

Du 7 février au 6 mai 2019
Ouverture du musée du mercredi au lundi, de 9h30 à 17h30
Nocturne jusqu’à 21h chaque premier jeudi du mois
Billet d’entrée au musée Delacroix : 7 €

(Source: Musée Delacroix)

SOURCES: Musées

Photos: musées

Date de première publication: 09/02/2019

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