Covid-19 / Quand les musées et lieux culturels documentent le confinement et la pandémie

Le confinement est d’ores et déjà entré dans l’Histoire. Mais quelles en seront les traces ? les souvenirs ? les conséquences ? De nombreuses institutions culturelles (musées, bibliothèques et médiathèques) ont décidé de rassembler des documents permettant de saisir au mieux la période inédite qu’a été le confinement. Dans ce dossier, le CLIC France présente les initiatives qui tentent de donner une mémoire à ce moment unique de l »histoire de l’humanité.

Les institutions couvertes en France : BNF, MUCEM, Maison européenne de la photographie, Forum des Images,  Archives départementales des Vosges.

Les institutions couvertes à l’étranger : Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Genève, Victoria and Albert Museum, National Portrait Gallery de Londres, Museum of the city of New York, New York Historical Society, New York State Museum, Atlanta History Center, Maison de l’Histoire d’Autriche, Migratie Museum Migration, Musée d’art et d’histoire de Fribourg, Musée de la civilisation de Québec, Musées de Finlande, Musée national du Danemark, Musée des Vesthimmerlands, Musée de Vancouver.

Ce dossier est progressivement enrichi par les contributions de sa communauté: redaction@club-innovation-culture.fr.

Photo du carousel: une des œuvres photographiques collectées par le Museum of the city of New York

Depuis l’apparition du covid-19 et la pandémie qu’il a engendré, plus de la moitié de la population mondiale a dû se confiner. Cette enfermement a été (et reste) à l’origine de nombreuses peurs et interrogations, individuelles et collectives. À la peur du début, les pénuries de papier toilette et de denrées non périssable, ont progressivement succédé l’émergence de nombreux soucis psychologiques dus à l’enfermement et des questionnements sur le monde et l’économie de demain. Pour garder une trace de cette histoire, de nombreuses institutions culturelles ont décidé de la documenter.

Cette collecte, aussi, est inédite : limitées par les consignes sanitaires et le confinement lui même, les institutions doivent imaginer de nouvelles façons de rassembler et trier les documents et objets qui viendront enrichir leur collection.

Dans ce panorama français et mondial, le Clic France a sélectionné des des institutions dont la collecte adopte un angle particulier. En ciblant une zone géographique le plus souvent, à l’échelle du ville, d’une région, d’un pays … Où/Et en se focalisant sur un aspect particulier du confinement comme l’Atalanta History Center qui invite sa communauté à se focaliser sur ce qui est le plus éphémère ou le Migratie Museum à Bruxelles qui s’intéresse à des témoignages de migrants.

EN FRANCE

  • BNF

La Bibliothèque nationale de France collecte le web français et offre à ses lecteurs la possibilité de consulter des archives remontant à 1996. En prise directe avec l’actualité, les équipes chargées du dépôt légal numérique rassemblent, depuis le mois de janvier 2020, les contenus web liés au Covid-19. (Lire l’article du CLIC France: Covid-19 / Dans le cadre du dépôt légal du web, la BnF archive le web du coronavirus)

(Source: BNF, 10/05/2020)

  • MUCEM – Marseille

Le 21 Avril 2020, le MUCEM a lancé sur ses réseaux sociaux et son site web un appel au don afin de documenter le confinement.  

Sur une page web dédiée le musée explique l’initiative : « À l’heure où la moitié de la population mondiale vit confinée, nul ne niera que nous vivons un épisode majeur de ce début de 21ème siècle qui bouleverse nos vies. Musée du contemporain et du quotidien, le Mucem ne peut que s’intéresser à cette situation exceptionnelle et appelle donc à la participation de ceux qui le souhaitent pour l’aider à collecter les traces de ce moment inédit. Proposez les objets ou documents qui pour vous, symbolisent, incarnent, traduisent votre quotidien confiné. Quels sont selon vous les objets qui parlent de la situation dans laquelle vous vivez, travaillez, passez le temps ou encore enseignez à vos enfants ? Quels objets traduisent la manière dont vous organisez vos sorties, vos relations avec les autres, proches ou lointains, chez vous et à l’extérieur, en France ou à l’étranger ? »

Le Mucem est en quête de ces objets « qui sont devenus les indispensables de nos vies confinées, attendus ou surprenants, officiels ou bricolés, créateurs de liens ou symboles d’isolement, traduisant les formidables solidarités et soutiens qui se mettent en place ou au contraire les mouvements de rejet et de peur… ».

Le projet et les modalités de participation sont présentées sur cette page du site web.

Dans une vidéo postée le 22 Avril sur Youtube, Émilie Girard, directrice scientifique et des collections du Mucem invite à prendre part à ce projet et développe les raisons qui ont conduit à collecter via un appel au don.

“Le Mucem est un musée de société qui s’intéresse à la vie quotidienne et à la période contemporaine. Donc il était très important pour nous de ne pas passer à côté d’un phénomène qui touche la moitié de la population mondiale à l’heure actuelle (…). Nous étions très envieux de pouvoir collecter des témoignages de cette vie matérielle (…) En cette période on ne peut pas envoyer des ethnologues sur le terrain pour faire des enquêtes comme nous avons l’habitude de le faire donc nous avons choisi de lancer cette appel à la participation.”

(Lire l’article du Clic France: « Vivre au temps du confinement »: le Mucem lance une grande collecte des « traces de ce moment inédit »)

(Source : Mucem, Ville de Marseille,  21/04/20)

Début avril 2020, trois établissements culturels financés par la Ville de Paris, la maison européenne de la photographie, le forum des images, et la maison de la poésie, se sont associés au sein de l’initiative #fenetresurlautre et via 3 concours créatifs lancés par les 3 lieux.

  • Maison européenne de la photographie – Paris

La maison européenne de la photographie documente le confinement avec le lancement du concours “Fenêtre ouverte”. Ce concours photographique invite à mettre en scène cette objet du quotidien qu’est la fenêtre.

Pendant toute la durée du confinement, la MEP et la Ville de Paris @paris_maville invitent photographes amateurs ou professionnels à partager en post sur Instagram une photographie réalisée dans le contexte du confinement autour du thème de la fenêtre !

Un jury composé de Marguerite Bornhauser, photographe, Simon Baker, directeur de la MEP et Pascal Hoël, responsable de la collection, sélectionnera les 3 meilleures images qui seront publiées sur le compte Instagram de la MEP. À gagner : 3 abonnements annuels à la MEP et un tirage @pictofr de la meilleure photo !

Pour participer, il faut publier (en compte public) sa création photo en post Instagram avec les hashtag #fenetreouverte #fenetresurlautre et la mention @mep.paris.

 

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CONCOURS | FENÊTRE OUVERTE ⠀ Pendant toute la durée du confinement, la MEP et la Ville de Paris @paris_maville invitent photographes amateurs ou professionnels à partager en post sur Instagram une photographie réalisée dans le contexte du confinement autour du thème de la fenêtre ! ⠀ Un jury composé de Marguerite Bornhauser, photographe, Simon Baker, directeur de la MEP et Pascal Hoël, responsable de la collection, sélectionnera les 3 meilleures images qui seront publiées sur le compte Instagram de la MEP. ⠀ À gagner : 3 abonnements annuels à la MEP et un tirage @pictofr de la meilleure photo ! ⠀ ______ Pour participer : Publiez (en compte public) vos images inspirées par l’idée de la fenêtre en post Instagram avec les hashtag #fenetreouverte #fenetresurlautre et la mention @mep.paris ⠀ ______ Marguerite Bornhauser, Journal de confinement, deuxième semaine, 2020. © Marguerite Bornhauser @margueritebornhauser ⠀ #MEPParis #Concours #Contest #MuseumFromHome #CultureChezNous #StayHome #ConfinementCreatif #Window #LaMEPChezVous

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(Source : Maison Européenne de la photographie, Ville de Paris,  07/04/20)

  • Forum des images – Paris

Le forum des images a lancé un appel à vidéos. Pour participer, il faut depuis chez soi ou à sa fenêtre, filmer en moins d’une minute un instant de vie en ces temps de confinement. Un moment inscrit dans le quotidien, l’émotion, le rire, la fantaisie ou la contemplation… et bien sûr partager sa créativité sur les réseaux sociaux en mentionnant le hashtag #fenêtresurlautre et @forumdesimages !

Les meilleures réalisations seront sélectionnées pour intégrer la collection de films amateurs du forum des images riche de + de 500 films ! Cette collection fait partie des 5 000 heures numérisées qui constituent la mémoire audiovisuelle de Paris, de 1895 à nos jours. 

Le Forum des images contactera les participant·e·s sélectionné·e·s (via leur compte réseau social) pour demander l’autorisation de diffuser les vidéos sur la chaîne Youtube dédiée.

 

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APPEL À FILMS 🎥 Depuis chez vous ou votre fenêtre, filmez en moins d’une minute un instant de vie en ces temps de confinement. Un moment inscrit dans le quotidien, l’émotion, le rire, la fantaisie ou la contemplation… Partagez votre créativité sur vos réseaux sociaux en mentionnant le hashtag #fenêtresurlautre et @forumdesimages ! Les meilleures réalisations seront sélectionnées pour intégrer notre collection de films amateurs riche de + de 500 films 👍 #fenêtresurlautre #appelafilms #films #movies #creation #video #creativity #realisation #filmamateur #art #collection #confinement #restonscheznous #stayathome #forumdesimages cc @paris_maville >> bit.ly/fenetre-sur-lautre <<

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(Source : Forum des images, Ville de Paris,  07/04/20)

  • Archives départementales des Vosges

Dès le début du confinement, le 18 mars 2020, les archives départementales des Vosges ont lancé un appel à témoignage afin de documenter cette situation inédite.

Sous le hashtag #memoiredeconfinement, les archives ont invités leur communauté à partager leur quotidien durant le coronavirus. Un initiative inspirée de celle des archives de Paris en Novembre 2015 en réaction aux attentats.

« Nous avons décidé de faire cette collecte maintenant, car le témoignage immédiat a une valeur que le témoignage d’après coup n’a pas. Quand une personne parle d’un événement passé, elle a tendance à le fantasmer et à y raccrocher ses sentiments actuels. La mémoire fait aussi son travail », explique pour France24, François Petrazzoler, chef de service aux Archives départementales des Vosges.

A la suite de cet appel, les Archives départementales des Vosges ont déjà reçu une cinquantaine de témoignages : « Les gens qui ont répondu à notre appel nous écrivent de manière très spontanée. Ils expriment les choses telles qu’ils les vivent. Ils nous envoient beaucoup de messages par mails, mais aussi des photos sur ce qu’ils font pendant leur confinement ».

Cette collecte a été suivi par une dizaine d’autres archives départementales et de nombreuses municipalités. Toujours pour France24, Frédéric Pige, responsable du service du fonds historique et généalogique à Orléans, explique que cela « a semblé être une évidence mais aussi une nécessité, celle de constituer un corpus de sources que des historiens, géographes, sociologues, ou encore économistes pourront utiliser pour analyser cette crise inédite que nous vivons tous de différentes façons »

« Les documents que nous attendons, issus de l’expérience intime, viendront compléter les archives que nous recueillerons par la collecte auprès des administrations et qui témoigneront de la manière dont les différentes institutions publiques ont géré la crise », précise Frédéric Pige.

D’autres centres d’archives plus spécialisés ont aussi saisi l’occasion. Aux archives nationales du monde du travail, il est apparu nécessaire de documenter la situation actuelle pour les recherches du futur. « Nous sommes dans un contexte très particulier, où plusieurs millions de Français découvrent le télétravail de manière très soudaine et généralement avec les moyens du bord et leur matériel personnel », décrit Marine Huguet, responsable du département des publics.

(Source : France24, Coronavirus : les centres d’archives collectent déjà les témoignages des confinés, 10/04/20, Archives Départementales des Vosges, Épinal, 18/03/20)

DANS LE MONDE

  • Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

« Pour essayer de faire sens des bouleversements amenés par la pandémie », le 13 mai 2020, le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (MICR) a lancé « COVID-19 et nous », un projet participatif d’envergure internationale, en partenariat avec la prestigieuse agence Magnum Photos. L’institution Genevoise ouvre également une collecte de témoignages écrit, photo et vidéo. « Votre témoignage intégrera les collections du Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, où il pourra également être présenté ».  

Le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge lance donc « un ambitieux projet, innovant et expérimental », avec la célèbre agence Magnum Photos.

Crédits photographiques : Gants jetables sur le sol. Taverny. France. Mars, 2020. © Antoine d’Agata | Magnum Photos

Avec l’opération « Covid-19 et vous », des photographes du monde entier partageront avec l’institution, d’abord en ligne dès le 18 mai puis physiquement au musée à partir de mi-juin 2020, leur regard sur la pandémie.

Le musée donne aussi la possibilité au public de lui confier son témoignage, qui sera conservé dans ses collections. Si le témoin le souhaite, il pourra aussi être présenté au musée et intégré dans un nouveau film coproduit avec Magnum Photos, prévu à l’automne 2020.

« Quel que soit notre parcours de vie et notre âge, la pandémie du Covid-19 nous a tous marqués. Notre expérience de cette situation exceptionnelle est à la fois individuelle et collective. Pour faire sens de ce qui nous arrive et en constituer une mémoire pour les générations futures, nous vous invitons à partager votre histoire avec nous ».

(Lire l’article du Clic France: Le Musée international de la Croix-Rouge de Genève lance le projet « COVID-19 et nous », avec l’agence Magnum Photos et le public)

(Source: Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, 12/05/2020)

  • Victoria and Albert Museum – Londres

Depuis le 12 mai 2020, les conservateurs du Victoria and Albert Museum de Londres collectent également des objets en lien avec l’épidémie actuelle.

En 2014, le musée, qui se concentre sur l’art appliqué et le design, avait ouvert une galerie spéciale « rapid response collecting » , consacrée à l’acquisition d’objets qui « articulent les grands moments de notre histoire contemporaine », selon Corinna Gardner, conservateur principal et responsable de la “rapid response collecting”. La collection du V&A s’est ainsi déjà enrichie d’une sélection très originale d’objets tels qu’un « pussyhat » (les casquettes rose vif portées lors de la Marche des femmes de 2017), des accessoires portant le logo de la Rébellion d’Extinction, et un ensemble de faux cils de la marque Katy Perry, choisis comme artefact de la culture de consommation mondiale.

Parmi les objets liés à la pandémie déjà identifiés par le musée un dispositif qui peut être fixé à une poignée de porte pour une ouverture mains libres, créé par les architectes Ivo Tedbury et Freddie Hong et disponible en ligne pour une impression en 3D.

Sur le site web du musée, une page web dédiée www.vam.ac.uk/blog/pandemic-objects permet de suivre l’évolution de cette collecte et d’y participer.

(Source :  Victoria and Albert Museum, Ville de Londres, 20/03/20  | New York Times, 31/03/20)

  • Kate Middelton lance une collecte photographique avec la National Portrait Gallery de Londres

Le 7 mai 2020, la duchesse de Cambridge, Kate Middleton, a lancé un projet de photographie communautaire en partenariat avec la National Portrait Gallery, baptisé Hold Still (tenir bon), afin de montrer comment les citoyens britanniques vivent et ressentent la pandémie.

 

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Launched by The Duchess of Cambridge in collaboration with the #NationalPortraitGallery, #HoldStill2020 is an ambitious community project to create a unique photographic portrait which captures the spirit, mood, hopes, fears and feelings of the nation as we continue to deal with the Coronavirus outbreak.⁠⠀ ⁠⠀ Completely free and open to all ages and abilities, Hold Still will capture a snapshot of the UK at this time, creating a collective portrait of lockdown which will reflect resilience and bravery, humour and sadness, creativity and kindness, and human tragedy and hope.⁠⠀ ⁠⠀ One hundred shortlisted portraits will feature in a gallery without walls – a one of a kind digital exhibition open to all this August.⁠⠀ ⁠⠀ The images can be captured on phones or cameras and each image will be assessed on the emotion and experience it conveys rather than its photographic quality or technical expertise.⁠⠀ ⁠⠀ Submit your images through the link in bio and share your portraits on Instagram by using #HoldStill2020 to be in with a chance of featuring on our account. ⁠⠀ ⁠⠀ ⁠⠀ #StayAtHome #NationalPortraitGallery #Portraiture ⁠⠀

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Cette collecte vise à représenter « un portrait de notre nation en 2020un portrait photographique unique qui permet d’enregistrer l’esprit, l’humeur, les espoirs, les peurs et les aspirations d’une nation alors que nous continuons de lutter contre la pandémie de coronavirus ».

Entièrement gratuite et ouverte à tous les âges et à toutes les talents, Hold Still entent créer un portrait collectif du confinement qui « reflétera la résilience et la bravoure, l’humour et la tristesse, la créativité et la gentillesse, la tragédie humaine et l’espoir ». ⁠Une centaine de portraits présélectionnés figureront dans une galerie sans murs – une exposition numérique unique en son genre ouverte à tous en août 2020.⁠

Les images peuvent être prises sur un téléphones ou un appareil photo et chaque image sera « évaluée en fonction de l’émotion et de l’expérience qu’elle véhicule plutôt que sur sa qualité photographique ou son expertise technique ».
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Les portraits photos peuvent être envoyés par mail ou publiés sur Instagram par en utilisant le # HoldStill2020. ⁠⠀

(Source: National Portrait Gallery, 07/05/2020)

  • Museum for London

Depuis le 23 avril 2020, le Musée de Londres -qui s’est rebaptisée Musée pour Londres- cherche à collecter à la fois « des objets et des expériences de première main pour refléter la vie des Londoniens à cette époque, afin de conserver une trace et de garantir que les futures générations de Londoniens pourront connaître et comprendre cette période extraordinaire ».

« Les Londoniens, comme des millions de personnes dans le monde, doivent trouver des moyens de faire face à la nouvelle vie que l’épidémie a imposée. Il s’agit d’un moment majeur de l’ histoire de la capitale et nous voulons collecter une gamme d’objets, des vêtements aux tondeuses à cheveux, des journaux intimes aux choses décalées qui reflètent la réponse physique et émotionnelle des Londoniens à COVID-19. Le Museum of London s’efforce toujours de raconter l’histoire de Londres et de ses habitants. Nous pensons qu’il est impératif de saisir ce temps pour les générations futures, pour nous aider à comprendre comment cette ville a fait face à une situation extraordinaire« , a déclaré la conservatrice en chef Beatrice Behlen.

Les soumissions envoyées par mail, peuvent inclure des créations artistiques, des entrées de journal intime et des vidéos qui ont été produits pendant la pandémie, ainsi que des objets quotidiens qui ont pris une nouvelle signification.

Le musée souhaite se concentrer sur trois thèmes : comment les espaces physiques de la ville ont été transformés – d’une métropole animée à des rues feutrées – alors que la vie sociale et professionnelle de beaucoup de gens est passée au numérique ; les effets sur les employés clés et les travailleurs à domicile, et comment les enfants et les jeunes réagissent et font face aux changements maintenant que de nombreuses écoles sont fermées.

(Source : Museum for London, Londres,  23/04/20)

  • Musée de Vancouver – Vancouver

Le lundi 20 avril 2020, le Musée de Vancouver a lancé une campagne de crowdsourcing et de collecte de récits intitulée #IsolatingTogetherMOV.

« Alors que nous nous isolons dans nos maisons pour tenter de soutenir les travailleurs de la santé et d’empêcher la propagation de COVID 19 dans nos communautés, nos vies ont pris un tournant dramatique. Nos nouveaux modes de vie, qui nous éloignent de la société, sont très différents de ceux que nous menions il y a un mois à peine », explique Alan Kollins, responsable de l’engagement communautaire au musée de Vancouver. « Nous reconnaissons que chaque vie (d’intérieur) a une histoire à raconter, et le musée de Vancouver veut entendre la vôtre. Dans un effort pour savoir comment vous vous adaptez aux limites et aux possibilités de la quarantaine, le musée aimerait voir, lire et entendre vos histoires, témoignages, performances, art et confessions de votre nouvelle réalité ».

Le musée invite le public à partager des vidéos, des écrits, des hobbies, des performances, et plus encore sur Instagram et Twitter en incluant le hashtag #IsolatingTogetherMOV Il existe également un groupe Facebook ouvert dédié à la collection de ces histoires d’isolement.

Le contenu collecté par ces différentes plateformes sera conservé et présenté sur la page centrale du site web du Musée de Vancouver, où sont présentés tous les messages contenant le hashtag. Des histoires d’isolement, provenant du monde entier, sont également présentées sur le site, ainsi que des ressources et des liens vers divers groupes sociaux, des vidéos, des podcasts et des articles.

De plus amples informations sur cette initiative sont disponibles à l’adresse web museumofvancouver.ca/isolating-together

(Source : Musée de Vancouver, Vancouver, 20/04/20; Art Daily, 19/05/20)

  • Museum of the city of New-York

Le 13 avril 2020, le Museum of the city of New York a lancé sur les réseaux sociaux  #COVIDSTORIESNYC, un appel à contribution photo, destiné à collecter des images documentant un « New York socialement distant ».

Sur son site web le musée explique l’initiative : “Depuis plus d’un siècle, le Musée de la ville de New York documente les histoires de la ville de New York – datant de ses premiers jours – quelle que soit la nature qu’elles prennent. À tout moment, une myriade d’histoires se jouent dans les rues de la ville, dans les institutions publiques et privées et dans les foyers des habitants. Le Musée souhaite partager vos histoires telles qu’elles sont vécues à travers la lentille de cette crise COVID-19 et des directives sanitaires et gouvernementales qui s’y rapportent, sans doute l’une des périodes les plus difficiles de l’histoire de New York. Le MCNY aimerait voir comment la ville entière, dans les cinq arrondissements, voit ce moment de notre histoire collective ».

Le public est donc invité à partager des photos prises d’un point de vue “socialement éloigné”, documentant ses expériences personnelles durant cette période difficile. Les images doivent être publiées sur Instagram en utilisant le hashtag #CovidStoriesNYC, et le tag @museumofcityny.

Le personnel du musée sélectionne les images en continu, afin d’en diffuser certaines sur ses médias sociaux et d’autres canaux numériques, « en réfléchissant à l’impact de cet événement sur la vie dans cette ville dense, créative et résistante ».

Au départ, le musée ne pouvait accepter d’objets physiques mais il précisait dans ses messages « si vous possédez un objet qui, selon vous, aiderait la collection du musée à raconter l’histoire de COVID-19 à New York aux générations futures », veuillez envoyer une photo de cet objet par courriel à covidstoriesnyc@mcny.org.

Voici une première sélection de contributions reçues et partagées par le musée :

 

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More from last night outside #lenoxhillhospital – I know we all see these videos and pictures of the health care workers leaving hospitals – and seeing the footage and images is emotional enough. I wanted to go and document it myself today. To be there at 7:00 when the whole city is showing their appreciation for these people – and to see them, in turn, appreciating the appreciation – was just too much (in the best way possible). Masks may be covering their faces but look at their eyes – those are smiling eyes. I looked at them and imagined what they had been witness to for most of today, yesterday and the days before – and what they will witness firsthand tomorrow and all that they’ve been doing to keep people alive. What’s more heroic than that? I’ve never been a wartime photographer and I certainly didn’t put my life at risk or put myself in the line of fire but this was the closest I’ve ever come to documenting soldiers in the line of duty. . . . . . #clapbecausewecare #clapbecausewecarenyc #i❤️ny #i❤nyc #er #healthcareworkers #healthcareheroes #heroes #hospitalworkers #covi̇d19 #coronavírus #intheluupe #icpconcerned #canon #profotousa #profotoglobal #photojournalism #onthefrontlines #frontlines #emergencyroom #nurses #lenoxhill #doctors #nycstrong #lenoxhill #covidstoriesnyc #nycphotographer #ny1pic #documentaryphotograpy

Une publication partagée par Marsha Lebedev Bernstein (@marsha_photo) le

 

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Taken two weeks ago after the rain in #soHo #newyork very quiet and deserted – #newyorkonpause #covidstories #covidstoriesnyc #icpconcerned

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(Source : Museum of the city of New York,  New York, 13/04/20)

  • New York Historical Society

Dans son souci de préserver les moments clés de l’histoire de la ville, le 13 avril 2020, la New York Historical Society a lancé un appel aux dons d’objets, de photographie et de toutes autres documents permettant de garder une trace de « l’époque sans précédent dans laquelle nous vivons actuellement ».

Depuis sa fondation, le New-York Historical collecte des documents reflétant les événements contemporains. Ainsi, au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 le musée a lancé l’initiative History Responds. Afin de préserver les moments historiques importants pour les générations futures, les conservateurs recherchent activement des documents pertinents pendant ou immédiatement après des événements majeurs tels que des célébrations, des protestations et des catastrophes naturelles … et maintenant les épidémies. Depuis le 11 septembre, History Responds a documenté l’occupation de Wall Street, les manifestations de Black Lives Matter, les marches des femmes de 2017, la Marche pour nos vies et la grève du climat, entre autres événements.

Le New-York Historical rassemble actuellement des documents relatifs à la pandémie COVID-19. La collecte se concentre sur New York et la région environnante, et vise à documenter tous les aspects de la crise, y compris les efforts héroïques du personnel médical, le sort des victimes, les effets sur les entreprises, les écoles et les groupes culturels, et la créativité née de l’isolement. 

L’équipe muséale collecte des objets et des images ainsi que les histoires qui s’y rapportent. Il peut s’agir d’outils pour la santé et la médecine, d’articles ménagers qui reflètent la vie en quarantaine et les mesures de distanciation sociale, de nouveaux produits créés par le commerce et l’industrie, d’œuvres d’art placées à la vue du public et d’articles qui représentent des projets et des initiatives communautaires.

Le département de l’éducation invite également les jeunes à tenir des journaux intimes sur leurs expériences de la pandémie, et à en partager des extraits. Les élèves peuvent enregistrer leur journal sous la forme qu’ils souhaitent – numérique, analogique, vidéo, mémo vocal.

https://www.nyhistory.org/history-responds

(Source : New York Historical Society  New York, 13/04/20)

  • New York State Museum

Le New York State Museum s’est joint à l’appel de l’APHNYS (Association of Public Historians of New York State) afin de documenter la pandémie actuelle et son impact sur la vie des newyorkais.

Plus de 1 600 historiens sont mobilisés afin de documenter la situation en temps réel. Une démarche unique expliquée par le musée dans ce podcast de la WAMC Northeast Public Radio. 

L’APHNYS a publié des directives à l’intention des historiens publics de tout l’État de New York sur la meilleure façon de documenter l’événement historique.

(Source : New York State Museum, New York, 10/04/20)

  • Atlanta History Center

L’Atlanta History Center invite également à partager des objets, des histoires liés à la période actuelle, en insistant sur les choses considérées comme éphémères : un masque fait à la main, un appel Zoom avec un collègue, une margaritas publicitaire temporaire à emporter …

Cette appel à contribution a été lancé par le collectif Made by Us (history made by us) sous le nom du #TrashOrTreasure Challenge.

Sur le réseau social Médium, le collectif explique cette démarche et donne des directives pour procéder efficacement à la collecte d’archives.

(Source : Atlanta History Center, Atlanta, 10/04/20)

  • Maison de l’Autriche – Vienne

« L’épidémie de coronavirus et le confinement sont des événements sans précédents et annonciateurs de potentiels changements radicaux dans nos sociétés ». Dans ce contexte, la Maison de l’Histoire d’Autriche, hdgö, actuellement fermée, a chargé ses équipes de documenter la crise.

Les témoignages et objets récoltés prendront leur place dans les collections du musée et seront présentées à la réouverture du musée.

« Lorsque les musées ont été fermés le 12 mars 2020, nous avons réalisé très rapidement que c’était un moment historique, nous entrions dans une époque historique critique » explique la directrice du musée, Monika Sommer à Euronews. « Dès le 17 mars, nous avons appelé la population à nous aider à documenter les changements dans notre vie mais également les changements dans notre coexistence pendant cette crise ».

De nombreux objets ont déjà été collectés. Ironiquement, le premier objet de cette nouvelle collection est un rouleau de papier toilette. Le musée a également récupéré des objets des élections municipales annulées dans le Vorarlberg et en Styrie ou encore des masques protecteurs réalisés avec les moyens du bord.

Une page du site internet du musée présente cette collecte, qui peut recevoir des photos de la vie quotidienne pendant la crise, d’autres documents numériques tels que des tweets ou des enregistrements vidéo et des objets.  

Exposition numérique en temps réel

« Même si le musée (physique) est fermé, notre musée (numérique) est toujours ouvert ». Sous le titre « Écrire l’histoire », l’institution invite le public à « partager son expérience sur le web et à élargir ses propres perspectives ». Immédiatement après la fermeture de l’espace public, elle a mis mis en place une section sur son site web bilder.hdgoe.at sous le thème « Restez chez vous ». Chaque document qui est envoyé et qui est conforme à ses conditions d’utilisation, peut-être publié immédiatement.

« Contrairement à la collecte numérique, la hdgö ne reprend pas ici des objets pour les préserver à l’avenir, mais met à disposition des espaces d’exposition pour une discussion commune sur l’histoire et le présent. Les droits sur ces photographies ne doivent pas être transférés de façon permanente à cette fin, mais peuvent également être révoqués. Les contributeurs restent propriétaires des photos, la hdgö les expose” explique l’institution.

(Source : Maison de l’Histoire d’Autriche, Vienne, 08/04/20)

  • Musée d’art et d’histoire – Fribourg

Parmi les différents sujets d’expositions sur lesquels le Musée d’art et d’histoire de Fribourg avait prévu de travailler pendant les mois à venir, le Musée d’art et d’histoire de Fribourg avait mis au programme la thématique du confinement et de l’enfermement. L’institution a été ainsi rattrapée par l’actualité de la pandémie de coronavirus.

Le musée a donc décidé de documenter cette situation inédite. Sur une page web dédiée, le musée explique : “Cette pandémie qui a et qui aura de multiples répercussions sur notre société, touche ainsi de manière directe notre thématique d’exposition et nourrit nos réflexions. De plus, en tant que musée cantonal d’art et d’histoire, notre institution se doit de garder des traces de cet événement d’envergure mondiale. Pour ce faire, nous avons besoin de vous, chères Fribourgeoises et chers Fribourgeois.”

Les habitants de Fribourg sont donc invités à partager leurs expériences (en vidéos, photos, sons ou à l’écrit) et répondre aux questions suivantes : Comment vivez-vous ce « confinement » ? À quoi ressemble votre vie quotidienne ? Personnelle ou professionnelle ? Comment avez-vous adapté vos habitudes ? Qu’est-ce qui vous apporte encore du plaisir ou du réconfort ? Quels sont vos loisirs ? Quels sont vos problèmes ? Vos soucis ? Quelles sont vos peurs Quels sont vos espoirs ?

Toutes les informations liées à cette initiative sont expliquées sur le site web du musée.

(Source : Maison d’Art et d’Histoire, Fribourg, 07/04/20)

  • Migratie Museum Migration – Bruxelles

Le Migratie Museum Migration alerte sur la situation des migrants face au Coronavirus, et propose des portraits de migrants liés à l’actualité comme Karl un autrichien séparé de sa copine par la fermeture des frontières, ou l’histoire du père d’une employée surnommé le “Zorro Chilien” et sa situation de confinement en maison de retraite.

Dans le cadre de la campagne #MuseumAtHome, le MigratieMuseumMigration offre aux étudiants en journalisme de la Haute École PXL un forum sur les réseaux du musée pour partager leurs articles sur et avec les migrants. Voici par exemple un article de Giel Lehouck sur Basheer, un Syrien bruxellois :

(Source : Migratie Museum Migration, Molenbeek-Saint-Jean, 25/03/20)

  • Musée de la civilisation – Québec

Le musée de la civilisation souhaite jouer son rôle de reflet de la société en cette période de confinement. ET dès le 21 mars 2020, l’institution a invité les québécois à partager des fragments de leur quotidien.

Sur le site uneheureaumusee.ca, en guise de présentation du projet, le musée explique : “S’il est vrai que les épidémies ne datent pas d’hier, la présence d’un virus à l’ère numérique est un événement encore unique. Plus que jamais, nous avons les outils pour documenter tous ces moments qui feront un jour partie de nos livres d’histoires.”

« Il est encore trop tôt pour dire si on en fera une exposition formelle, dans une salle du musée. Tout va dépendre de la matière qu’on va amasser » explique au Soleil le directeur général Stéphan La Roche. « Notre volonté est d’agir comme un musée de société. »

Le directeur insiste également sur le caractère inouï et inédit de cette période de confinement. “L’histoire s’écrit actuellement”.

C’est donc à travers la collecte des ressentis de chacun, de cette mémoire collective, que le musée s’engage à documenter ce jalon de l’Histoire. Et après ? « Est-ce que les gens ont des réflexions sur la façon dont la société va changer? Car il y aura un avant et un après COVID-19. Je pense que les choses ne seront jamais exactement les mêmes. Comment la crise aura-t-elle eu un impact sur les changements d’habitude en matière environnementale, par exemple? ».

https://uneheureaumusee.ca/documentez-la-pandemie/

(Sources : Musée de la civilisation, Ville de Québec, 21/03/20, Le soleil, 23/03/20)

  • Musées de Finlande

Des dizaines de musées à travers la Finlande collectionnent des histoires, des images, des sons et des objets liés à la crise du Coronavirus. Mais le Musée national de Finlande a fortement engagé ses conservateurs et chercheurs à suivre l’évolution de la pandémie dans l’espoir de lancer de futures expositions sur la crise sanitaire.

Sur Instagram, le Northern Photography Center, le Modern Photography Center et le musée Renlund invitent également à un projet international de collecte de photos durant la crise dans le cadre du projet Mass Isolation.

Le Mass Isolation Project est né en Irlande à l’initiative de la Gallery of Photography Ireland. Ils ont invité des photographes du monde entier à participer à un projet d’image visant à cartographier globalement les effets de la prévention de la propagation du coronavirus dans la vie quotidienne des gens. En Irlande, le projet est présenté sur instagram.com/mass_isolation_project. Dans le monde entier, le projet peut être suivi avec le hashtag #massisolation.

Les musées Lahti collectent des histoires d’aînés par e-mail ou par courrier. Le Workers ‘Museum Werstas  collecte des photos et des histoires lié au travail durant l’épidémie.

D’autres collectes ont été lancées par d’autres musées du pays. Ainsi, Le musée de la maternelle recueille des descriptions des employés de la maternelle sur la vie quotidienne des jardins d’enfants à l’aide d’un formulaireLe musée maritime de Rauma rassemble les histoires de marins. Le Musée provincial de Laponie partage des photos et des histoires de résidents de Laponie sur Facebook. L’Association finlandaise des arts et métiers, le Musée de l’artisanat finlandais et l’Université de Finlande orientale, en coopération avec d’autres acteurs de l’artisanat et du patrimoine vivant, collectent des images et des histoires liées à l’épidémie et l’artisanat. Chacun peut apporter son témoignage et voir les contributions des autres sur le site web dédiéLe musée de Hanko documente la vie quotidienne des habitants de Hanko en mots et en images. Sur le site web dédié, chacun peut télécharger son témoignage et e profiter pour voir celui des autres.

(Source : uutiset, 13/05/20)

  • Musée National du Danemark – Copenhague

Pour sa collecte en cours, le Musée national du Danemark, à Copenhague, concentre ses efforts sur les documents numériques.

Le musée demande aux citoyens de tous âges de répondre à un questionnaire en ligne afin de préserver des informations importantes sur la vie quotidienne pendant la crise pour une étude future.

« Je ne sais pas si ou quand nous aurons une exposition spéciale sur le coronavirus », a déclaré Christian Sune Pedersen, le directeur de recherche du département d’histoire moderne du musée. « Peut-être envisagerons-nous de l’inclure dans la collection permanente, puisqu’il s’agit d’un événement historique central. Mais pour l’instant, nous nous concentrons sur le souvenir de ce qui se passe dans notre vie quotidienne, ce qui est au cœur de la vision du musée ».

En attendant ces choix, une partie de la collecte actuelle prendra place dans la prochaine exposition sur les 100 dernières années d’histoire du Danemark, racontées par les Danois avec leurs propres objets.

(Source : Nationalmuseet, Copenhague, 20/03/20 | New York Times, Museums Scramble to Document the Pandemic, Even as It Unfolds, 31/03/20)

  •  Musée des Vesthimmerlands – Aars

La conservatrice du musée des Vesthimmerlands, dans le nord du Danemark, Maria Hagstrup, et une collègue ont pris des photos de rues et de magasins vides dans le respect des mesures de distanciation sociale mises en place. 

« Habituellement, nous considérons un musée comme un lieu où les objets sont derrière du verre solide », a déclaré Maria Hagstrup dans une interview au New York Times« Mais en ce moment, nous avons la possibilité de recueillir les impressions des gens, avant même qu’ils n’aient eu le temps d’y réfléchir ».

Avec l’aide du gouvernement municipal, le musée a lancé un appel sur les médias sociaux pour que les citoyens envoient leurs récits de vie pendant la pandémie.

Jusqu’à présent, la plupart des récits ont été envoyés par courrier électronique : le dentiste qui a dû fermer son cabinet, le couple âgé qui s’inquiète pour son fils autiste, le jeune garçon qui vient de suivre des cours à domicile et qui décrit ce que c’est que d’avoir sa mère comme professeur. Un propriétaire de petite entreprise a envoyé un poème.

« En tant qu’historien, vous pensez toujours à ce qui manque, à ce sur quoi vous voulez en savoir plus », ajoute Maria Hagstrup. « Je pense que ce que les gens voudront savoir sur cette époque folle, c’est comment était la vie quotidienne, ce que c’était de vivre ».

Lorsque la collecte d’objets ne présentera plus de risque pour la santé, le Vesthimmerlands Museum espère en ajouter certains à sa collection. 

(Source :  Musée des Vesthimmerlands, Aars, 20/03/20  | New York Times, , 31/03/20)

SOURCES: musées, presse

Auteur: Klaus Gerke

PHOTOS: musées

Date de première publication: 10/05/2020

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