Le Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers propose au public de devenir copropriétaire d’un tableau de James Ensor à partir de 150 euros !

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Le Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers (KMSKA) est le premier musée d’Europe à tirer parti d’une méthode de financement innovante pour enrichir sa collection. Depuis le 27 avril 2022, chacun peut acheter une part virtuelle d’un chef-d’œuvre par le biais d’une offre en Art Security Tokens. Les amateurs d’art et le grand public pourront ainsi devenir « copropriétaires » du Carnaval de Binche de James Ensor. Le musée enrichit donc sa collection, tout en offrant à chacun la possibilité d’investir dans l’art. L’œuvre sera exposée dès la réouverture du musée, le 24 septembre 2022, afin de permettre à tous les visiteurs de l’admirer. 

À l’approche de sa grande réouverture, le KMSKA est le premier musée d’Europe à organiser une offre en Art Security Tokens, avec le concours de la plateforme Rubey.

L’offre porte sur la « tokenisation » du Carnaval de Binche d’Ensor. Concrètement, l’œuvre est virtuellement divisée en un grand nombre de parts égales. Chacune de ces parts virtuelles ou « Art Security Tokens » est porteuse de droits financiers sur le tableau, qui fait office de gage. Ces Art Security Tokens sont proposés à la vente et permettent d’investir dans une part de l’œuvre dès 150 €. 

Carnaval de Binche par James Ensor, 1924, 76 x 61 cm, huile sur toile. Signature dans le coin inférieur gauche. Photo © Valerie_Clarysse 
  • Une manière innovante d’enrichir la collection et d’impliquer le public

Avec cette initiative unique, le KMSKA adopte une approche innovante pour collecter des fonds et démocratiser l’art.

Non seulement en maintenant résolument le prix d’entrée des Art Security Tokens au plus bas niveau (150 euros) et en donnant ainsi à chacun la possibilité d’investir dans une œuvre d’art de qualité muséale, mais aussi en exposant l’œuvre d’Ensor après l’offre et en la rendant ainsi accessible à tous les visiteurs.

« Le fonds des Pièces maîtresses du gouvernement flamand (‘Topstukkenfonds’) soutient les musées pour l’acquisition et la restauration de pièces de collection », déclare Jan Jambon, ministre-président du gouvernement flamand. « L’art est cependant très recherché et même pour un gouvernement, il n’est pas toujours simple de jouer à armes égales sur le marché international de l’art. Nous saluons donc vivement l’initiative du KMSKA et de la plateforme Rubey. En investissant dans leur collection de cette manière innovante, le KMSKA et la plateforme Rubey écrivent l’histoire. Ils rendent à nouveau accessible au public le patrimoine privé et font en sorte que tout le monde puisse investir dans une œuvre de premier plan. Un bel exemple de partenariat public-privé ».

  • Gestion des collections 2.0

La collaboration du KMSKA avec la plateforme Rubey est clairement unique « mais les investisseurs privés qui contribuent à enrichir les collections des musées ont cependant toujours existé ».

La famille anversoise Franck a, par exemple, joué un rôle majeur dans la constitution de la collection d’art moderne du musée. Tout comme à l’époque, le KMSKA entend fédérer les amateurs d’art et a trouvé en Rubey « le partenaire idéal ».

Grâce aux fonds récoltés par l’offre en Art Security Tokens, le Carnaval de Binche pourra non seulement être acheté, mais le musée recevra également l’œuvre en prêt à long terme. Chacun pourra ainsi enfin admirer le Carnaval de Binche, un tableau qui fait partie de collections privées depuis de longues années.

La plateforme Rubey utilise la blockchain Ethereum/Polygon.

  • Nouvelle forme de community-building

Après plus de dix ans de fermeture, le KMSKA se positionne à nouveau comme un lieu de rencontre chaleureux à Anvers dès sa réouverture.

« Les Art Security Tokens de Rubey s’inscrivent à merveille dans cette vision. L’idée consiste, en effet, à construire une communauté, même après l’achat des Art Security Tokens, en maintenant une étroite relation avec les investisseurs » explique le musée.

Pendant la période entourant la réouverture, le KMSKA invitera notamment tous les détenteurs de jetons à venir admirer en exclusivité l’œuvre dans laquelle ils ont investi.

Ils seront, en outre, régulièrement informés de l’actualité de « leur Ensor ». Ils seront ainsi les premiers informés en cas de prêt du tableau à un musée à l’étranger ou de nouvelles avancées scientifiques le concernant.

Luk Lemmens, président du KMSKA a partagé son enthousiasme: « Le KMSKA sera plus qu’un lieu où l’on expose des œuvres d’art. Nous nous engageons pleinement à faire participer les visiteurs et les détenteurs de jetons à notre collection et à nos activités. Le fait que tout le monde puisse devenir « copropriétaire » du Carnaval de Binche de James Ensor est très particulier. Le KMSKA possédait déjà la plus grande collection Ensor au monde. L’arrivée du Carnaval de Binche renforce encore notre
positionnement mondial en tant que centre d’expertise Ensor ».

  • Art Security Tokens, une révolution sur le marché de l’art

Les Art Security Tokens étant très récents, beaucoup de gens les confondent encore avec les bitcoins ou les NFT (Non-Fungible Tokens ou certificats numériques de propriété non échangeables et non remplaçables).

Les Art Security Tokens fonctionnent toutefois sur un marché régularisé, ce qui constitue une différence substantielle. En d’autres termes, l’émission d’Art Security Tokens est soumise à la législation financière. Les investisseurs en Art Security Tokens bénéficient, de ce fait, de la même protection juridique que les investisseurs en actions, obligations ou autres titres. Les bitcoins ou les NFT ne disposent, quant à eux, pas encore d’un cadre juridique clair.

Peter Hinssen, associé chez Rubey et entrepreneur technologique, prédit un grand avenir aux Art Security Tokens: « Je suis totalement convaincu qu’il ne s’agit pas d’un nouveau concept à la mode, mais du début d’une révolution. Sur le plan technologique, ces jetons de sécurité sont le nec plus ultra de l’environnement blockchain. Mais l’élément social est au moins aussi important. Investir dans les
Art Security Tokens a un véritable impact ».

Les Art Security Tokens représentent également une participation dans un produit physique existant,
en l’occurrence le Carnaval de Binche, une peinture unique, non copiable et de qualité muséale.

« En combinant ainsi le meilleur des deux mondes, les Art Security Tokens se profilent comme une vraie
révolution pour les investisseurs » ajoute la société.

Les personnes de l’Union européenne intéressées par cette acquisition peuvent investir depuis le 27 avril 2022, via la plateforme Rubey à l’adresse www.rubey.be, qui a été spécialement créée pour permettre les
investissements en Art Security Tokens. Il est possible d’investir dans le chef-d’œuvre à partir de 150
€ seulement.

www.rubey.be/fr/artworks/le-carnaval-de-binches

A propos de James Ensor

James Ensor est sans doute l’un des artistes flamands les plus célèbres au niveau international. Le peintre est souvent mentionné dans la lignée de Rubens, Bruegel ou Van Eyck. Ensor est, en outre, très prisé. De nombreux musées internationaux prestigieux, tels que le Getty à Los Angeles et le MoMa à New York, possèdent un Ensor dans leur collection permanente. Le KMSKA possède la plus grande collection Ensor au monde. La contribution la plus marquante d’Ensor à l’art moderne est son utilisation des masques. Les masques de carnaval apparaissent dans ses dessins et peintures à partir de 1887. L’œuvre Carnaval de Binche contient cette imagerie caractéristique. Elle illustre la rencontre entre des personnages divers: dames élégantes, officiers drolatiques et autres bouffons, personnes masquées et créatures grotesques. Dans un texte de critique d’art datant de 1911, Ensor explique sa prédilection pour l’utilisation des masques de carnaval : « Le masque me dit : fraîcheur de ton, décor somptueux, grands gestes inattendus, expression suraiguë, exquise turbulence. » Les conservateurs du KMSKA ont sélectionné le tableau Carnaval de Binche sur la base de sa qualité, de son authenticité et de son état.

À propos du KMSKA

Le Musée Royal des Beaux-Arts Anvers (KMSKA) est le plus grand musée d’art de Flandre, véritable résidence des Maîtres flamands. Il compte des œuvres de premier plan allant des primitifs flamands et du baroque anversois à une vaste collection d’art moderne avec Rik Wouters, Henri de Braekeleer et René Magritte. Il détient aussi la plus grande collection de James Ensor au monde. Le musée met actuellement la touche finale à sa rénovation. Le bâtiment existant, qui date du XIXe siècle, fait, en effet, l’objet d’une profonde restauration pour retrouver sa splendeur d’antan et accueillera une extension. Le KMSKA sera en fête durant le week-end du 24 et 25 septembre 2022. La collection sera enfin rouverte au public et un grand festival d’inauguration est prévu dans et autour du musée avec des performances éblouissantes, des scènes contemporaines et interdisciplinaires, des crossovers surprenants et des ateliers ludiques pour les enfants, les jeunes et les familles. https://kmska.be/fr

SOURCE: Musée Royal des Beaux-Arts Anvers (KMSKA) (CP)

PHOTOS: Musée Royal des Beaux-Arts Anvers (KMSKA), Rubey

Date de première publication: 09/05/2022

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