Du 17 oct. 2025 au 01 mars 2026, la Ville de Reims, le Cellier et le musée des Beaux-Arts organisent « Une immersion au cœur du musée des Beaux-Arts », le second acte d’un dispositif de valorisation du musée et de ses riches collections. L’exposition permet de lever le voile sur le vaste chantier de rénovation du musée, près de 2 ans avant sa réouverture, en juin 2027.
Du 17 octobre 2025 au 1er mars 2026, l’exposition « Une immersion au cœur du musée des Beaux-Arts » invite le public à venir découvrir l’avancée du projet du musée des Beaux-Arts de Reims, près de 2 ans avant la réouverture du musée, programmée à la fin 2027.
Cette exposition est le 2e acte d’une démarche de valorisation du projet de nouveau musée et fait suite à une autre séquence immersive (en vidéo-mapping) présentant des œuvres Art déco iconiques de la collection du musée.

- Un projet de rénovation à plus de 50 millions d’euros
Confiées à l’architecte Francisco Aires Mateus de Lisbonne, la restructuration et la rénovation du musée des Beaux-Arts de Reims constituent l’opération la plus importante de la décennie en France pour un établissement muséal, avec un budget de plus de 50 millions d’euros.
Quelle est l’histoire passée, présente et future du musée des Beaux-Arts ? Quelle collection sera présentée dans le parcours permanent à la réouverture, en 2027 ? Comment fabrique-t-on un musée au 21e siècle et les expériences qu’il offrira au visiteur ? Quelles sont les coulisses d’un tel chantier ?
Pour répondre à ces questions, l’exposition mêle visuels, maquettes et dispositifs numériques.
- Découvrir le musée et ses coulisses
Après l’expérience immersive de mapping numérique sur les collections Art déco, « Une immersion au cœur du musée des Beaux-Arts » invite les visiteurs à découvrir les coulisses du musée fermé pour travaux.
Ils peuvent explorer son histoire de plus de deux siècles, ses collections d’une variété étonnante parmi les plus riches de France.
L’exposition dévoile également le projet de rénovation en cours et les avancées du chantier, la médiation inventive à la rencontre des habitants, ou encore le travail réalisé sur les collections pendant la fermeture.
- Un parcours thématique dans un ancien cellier d’expédition de champagne
A proximité immédiate de l’Hôtel de ville, un ancien cellier d’expédition de vin de champagne datant de 1898 accueille au premier sous-sol, au calme, un espace d’exposition intimiste aux longues perspectives.
Le parcours de visite sur le musée des Beaux-Arts de Reims signé Marie-Hélène Montout Richard, directrice des musées d’art de la ville de Reims et Georges Magnier, directeur des musées de la Ville, aborde les thèmes suivants : « Cinq siècles nous contemplent », « Dans l’atelier d’Aires Mateus », « Les trésors du Musée », « Un musée dans la ville », « A vos casques ! Le chantier du Musée », « En coulisses – les fouilles archéologiques », « En coulisses – les collections » et « En coulisses – la médiation du futur musée ».
. Le musée des Beaux-Arts de Reims conserve plus de 54 000 œuvres illustrant cinq siècles de création artistique, du 16e au 20e siècle. Constituée autour du fonds de l’Ecole de dessin acquis par la ville de Reims en 1752, puis enrichi par les saisies de la Révolution, c’est au 19e siècle que la collection se développe avec les nombreux dons faits par des collectionneurs privés. En 1907, le legs d’Henry Vasnier, directeur de la maison de champagne Pommery, enrichit considérablement le musée. Dans un nouveau bâtiment, l’ancienne abbaye Saint-Denis, le nouveau musée est inauguré le 19 octobre 1913 par le président de la République, Raymond Poincaré. D’autres dons et des achats ont permis ensuite de conforter l’importance au niveau national et international de la collection du musée rémois. Cette dernière offre un voyage de cinq siècles à travers l’art français et européen, de la Renaissance à l’Art Déco en passant par la peinture du Grand Siècle, l’Impressionnisme et l’œuvre inclassable de l’artiste franco-japonais Léonard Foujita. La collection du musée des Beaux-Arts en chiffres, c’est à la fois : 7 884 dessins, 6 064 estampes, 3 112 céramiques, 2 972 peintures, 2 942 sculptures et 636 meubles.
. Le projet de réhabilitation et d’extension du musée des Beaux-Arts de l’agence portugaise Aires Mateus va redonner son éclat d’origine à un îlot patrimonial de plus de 7 000 m2, voisin de la cathédrale de Reims avec cour et jardin.
« Le projet attribue une valeur forte à l’héritage important laissé par l’abbaye SaintDenis. Les différents corps de bâtiments sont conservés dans leur quasi-totalité et modifiés a minima afin de renforcer la lecture de leur géométrie. […] Le projet propose de redessiner les anciens cloîtres de l’abbaye dans un geste unique et clairement contemporain dans son dessin. » Francisco AIRES MATEUS, Architecte
Tout en multipliant la surface d’exposition par trois, en créant des espaces pour des offres nouvelles telles que la librairie, la salle d’exposition temporaire, la salle de documentation, la cafeteria, etc., le cabinet Aires Mateus porte un projet durable. Dans le cadre de la Charte Chantier Vert, visant la limitation des nuisances, des pollutions et des consommations, citons : la revalorisation à hauteur de 89% des 1 096 tonnes de produits issus de la déconstruction des parties existantes, l’utilisation pour les planches et huisseries de forêts éco-gérées (label PFEC), l’utilisation de peinture à l’eau… Dans le
futur musée, les zones végétalisées occuperont 25 % de la superficie totale de la parcelle, en favorisant les espèces locales et nécessitant un faible entretien. Cette couverture végétale, associée aux miroirs d’eau et à la couleur claire des bâtiments, contribuera à réduire l’effet d’îlot de chaleur.
. Avec le thème « Les trésors du musée », le visiteur découvre les chefs-d’œuvre et les points forts de la collection du musée des Beaux-Arts qui seront présentés au fil des futures sections. Un grand nombre d’œuvres du futur parcours permanent seront inédites ou auront été peu montrées au public. Le visiteur pourra choisir de ne découvrir qu’une partie du musée en accédant directement à certaines galeries. L’exposition propose un focus sur les points forts du futur musée : « L’école de dessin de Reims », « Peintures du Grand Siècle », « L’Art de vivre au siècle des Lumières », « La peinture au 19e siècle », « La galerie de sculpture », « Les céramiques de Madame Pommery », « L’Art Nouveau », « L’Art Déco », « Le vitrail du 20e siècle », « Léonard Foujita : entre Orient et Occident ».
. Avec le thème « Un musée dans la ville », une démarche initiée en 2021 se dévoile, celle du Musée nomade. Il s’agit d’une initiative d’action culturelle hors-les-murs permettant d’offrir aux Rémoises et aux Rémois l’opportunité de s’approprier le Musée des Beaux-Arts et ses collections de manière décomplexée, de devenir in fine ambassadeur du futur musée. Chaque année, le Musée nomade change de secteur et rayonne depuis les maisons de quartier, établissements scolaires, tiers lieux, …. Une programmation culturelle variée composée principalement de séances de médiation et d’ateliers artistiques portées par des médiateurs et des artistes locaux, invite les participants à la
réalisation de créations, souvent collectives, inspirées des œuvres du musée des Beaux-Arts. Le visiteur découvrie la malle nomade, support pédagogique pour aborder les thématiques du paysage, du portrait et des couleurs sans les œuvres. Un dispositif numérique a été également créé pour une présentation interactive d’œuvres. Ce dernier a été subventionné par le FEDER. Une application créée par l’agence Opixido et 19 tablettes interactives connectées à un vidéoprojecteur permettent une approche partagée des œuvres.
. A noter également, la possibilité d’écouter des « capsules sonores ». En ateliers, des habitants ont préparé un texte sur une œuvre « coup de cœur » de la collection du musée. Ensuite, avec l’appui d’un comédien professionnel ils se sont préparés à dire leur texte pour une captation audio. Ainsi, dans le musée rénové, le public pourra, s’il le souhaite, découvrir ces témoignages, ces mises en perspectives singulières.
. Des vidéos mettent en lumière la diversité des métiers nécessaires pour le chantier en cours et le caractère hors norme de certaines séquences. Sur le site de l’abbaye Saint-Denis, une cinquantaine de professionnels s’affairent au quotidien. A travers eux, plus d’une vingtaine d’entreprises contribuent, au gré des phases du chantier, à la réalisation de l’opération du nouveau musée, une page marquante de l’histoire contemporaine de Reims.
. Autres coulisses mises en lumière, celles des fouilles archéologiques conduites par le service Archéologie du Grand Reims, selon les prescriptions du Service Régional de l’Archéologie du Grand Est. Dans l’hypercentre de Reims, tantôt dans le jardin du musée, tantôt dans la cour d’honneur, en préalable aux travaux pour aménager des accès en sous-sol, l’opportunité de conduire des fouilles archéologiques a permis d’enrichir la compréhension de l’évolution de la cité rémoise au fil des siècles. Vidéos, objets découverts témoignent du caractère inattendu et exceptionnel de certaines découvertes, comme de la démarche adoptée par les archéologues. Citons notamment la mise au jour de d’un vestiges d’un bâtiment du 18e siècle, du decumanus – chaussée qui traversait la ville romaine d’est en ouest, des éléments d’un système de chauffage par le sol, d’un frigidarium ou salle froide, ou encore d’une statue gauloise en pierre datant du 1er siècle avant J.-C.
. Vidéo et panneaux évoquent les enjeux de la politique d’acquisition du musée rémois. Précisons que, tout confondus, dons, legs et achats, auront permis d’acquérir plus de 770 œuvres lors des cinq dernières années. L’accent a été mis sur la sculpture et les arts décoratifs du 20e siècle, incluant le vitrail, soit des domaines qui constitueront de véritables redécouvertes du parcours permanent. Un travail de recherche est conduit également, aussi bien en interne qu’avec d’autres établissements français et internationaux.
. Autre enjeu, conduit en coulisses, par l’équipe du Musée : la médiation du futur musée. L’action conduite avant la fermeture va se diversifier plus encore. L’objectif est d’accompagner les visiteurs à travers les collections, quel que soit leur niveau de connaissance, et de procurer de l’intérêt et du plaisir par une expérience interactive, pédagogique et ludique. Dans le sillage d’ateliers participatifs, d’une réflexion en interne, c’est le Studio Vaste qui a été retenu en juin 2025 pour scénographier divers dispositifs. Au programme : dispositifs de bienvenue, stations multisensorielles, lutrins d’interprétation, « ateliers des petits artistes », « surprises numériques », et un audioguide.
- Des outils numériques variés
Sous la voute de l’ancien cellier, les visiteurs sont accompagnés par uen série d’outils numériques : vidéos d’interviews de professionnels du chantier et d’archéologues sur les fouilles archéologiques, casque de réalité virtuelle pour découvrir le musée après les travaux de rénovation et d’extension, borne interactive pour découvrir sous tous les angles 7 sculptures datant des 19e et 20e siècle.
Grâce au procédé de la photogrammétrie, ces œuvres d’artistes et de matériaux variés sont présentées en 3D.
Une visite virtuelle du chantier en cours, ainsi qu’une application ludique permettant de composer son paysage à partir de détails des collections, sont aussi proposées à la découverte.
Programme autour de l’exposition :
. Visites guidées, les dimanches 9 et 23 novembre 2025, 14 décembre, 18 janvier 2026, 8 février, à 14 h
. Les cours de l’Ecole du Louvre à Reims proposeront au Conservatoire à Rayonnement Régional de Reims, du 5 janvier au 27 avril, les lundis, à partir de 18 h 15, un cycle de cinq séances intitulé « L’architecture des musées du 19e au 21e siècle : du palais au geste architectural » (inscription payante sur : www.ecoledulouvre.fr).
. Jeudi 30 avril, à 18 h 15, à la médiathèque Jean Falala, conférence conclusive par l’équipe de direction des musées da la Ville intitulé « L’exemple architectural du musée des Beaux-Arts de Reims ».
. Restitutions du musée nomade : vendredi 17 octobre, de 14 h à 16 h, boîtes sonores, projet « Lambe Lambe » et le samedi 18 octobre, à 14 h 30 et à 16 h, le spectacle de restitution « Le musée en lumière ».
. Programme des ateliers artistiques, à partir du 31 octobre et des conférences et rencontres, organisées en partenariat avec la Société des Amis des Arts et des Musées de Reims, à partir du 6 novembre, consultable sur : https://www.infoculture-reims.fr/
Infos pratiques :
Du 17 octobre 2025 au 1er mars 2026. Du mercredi au dimanche de 14 h à 18 h. Entrée gratuite. Le Cellier – 4 bis rue de Mars, 51100 Reims.
Guide d’accompagnement de la visite
musees-reims.fr/manifestation/31161-21480
www.reims.fr/la-ville-de-reims/grands-projets/le-nouveau-musee-des-beaux-arts
SOURCE : Musées de Reims, presse
PHOTOS : Musées de Reims
Date de première publication : 20/10/25
Les Musées de Reims sont membres du CLIC




























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