Marie-France Poletti, responsable communication et promotion de la Corderie Royale – Centre International de la Mer (Rochefort) nous présente les résultats très encourageants de son expérience estivale et nocturne de visite guidée par smartphone et nous annonce les futurs développements et extension pour l’année 2013.

Elle nous explique également comment ce projet a été initié, financé et organisé, et comment il s’intègre dans les futurs projets numériques de ce lieu dédié à la culture maritime.

Comment définiriez-vous La Corderie Royale – Centre International de la Mer?

Il s’agit d’une association Loi 1901 qui a pour but de promouvoir et transmettre l’histoire de la Corderie Royale mais aussi de l’arsenal maritime de Rochefort, et plus largement de diffuser la culture maritime sous toutes ses formes à travers la création de contenus culturels spécialisés : des productions (expositions, éditions, installations artistiques), des rencontres, conférences, colloques…

Ancienne manufacture de cordages, la Corderie Royale est aujourd’hui une manufacture de projets, membre de l’association des centres culturels de rencontre.

Elle est au cœur d’un ensemble patrimonial majeur et assure l’accueil des publics et la médiation pour le site de la Corderie Royale (150 000 visiteurs annuel en moyenne) et pour celui du Chantier de l’Hermione (270 000 visiteurs en moyenne).

Quand est né le lieu ? De quelle collectivité dépend-il ? 

L’association a vu le jour en 1985, à la fin de la restauration du monument. Elle a été chargée de l’exploitation d’une partie des espaces par la Ville de Rochefort, propriétaire (délégation de service public). Le CA annuel est proche de 3M €. On atteint les 90% d’autofinancement. Les subventions complémentaires sont apportées par la Ville de Rochefort, la région Poitou-Charentes et le Conseil Général de la Charente-Maritime.

Les ressources propres sont assurées par la billetterie, les services marchands (restaurant Les longitudes, Librairie Maritime, Magasin des cordages) et la sous-traitance pour le compte de l’association Hermione-La Fayette de l’accueil des publics sur le Chantier de l’Hermione. Des recettes moins saisonnières sont aussi apportées par l’ingénierie culturelle (conseil, production d’expositions ou de contenus culturels pour le compte d’autres équipements dans l’univers maritime exclusivement).

Disposez-vous d’une collection ?

La Corderie ne dispose pas de collection en dehors des objets présentés dans l’exposition permanente. Les expositions temporaires sont conçues avec des prêts d’objets de collections diverses (musées, privés, archives).

Comment est organisé le numérique à la Corderie ? Qquel service gère le site web, les audioguides, les applications mobiles, les réseaux sociaux, les newsletters ….

Une mission de service « informatique » a été confiée il y a plusieurs années à une personne déjà en charge de l’ingénierie et de la production d’expositions, pour assurer le suivi du parc et elle a été également en charge du site web dans un premier temps. Entre temps un service « communication » est apparu, et c’est depuis septembre 2011 ce service qui gère le site Internet.

Dès 2010, le service communication a expérimenté la production en interne de vidéos et leur mise en ligne via les plateformes Dailymotion, puis YouTube. Il a été en veille pour l’intégration sur les réseaux sociaux qu’il a assurée en 2011 et qu’il gère depuis. Il gère aussi la newsletter désormais.

Le développement de l’application mobile soirées d’été est une proposition du service communication, qui assure une fonction de veille également. Il a été chargé de piloter le projet pour des raisons de délais et de manque de disponibilité des autres équipes qui ont cependant apporter leur savoir-faire et leur expertise en termes de médiation et de production culturelle. L’appropriation par les services de production culturelle, de médiation et d’accueil des publics est en cours, ils sont impliqués dans l’évolution du « Complot » pour 2013.

Les audioguides ont été proposés par le service communication, toujours par rapport à sa mission de veille. Il a été chargé d’initier la démarche de mise en accessibilité du site de la Corderie Royale pour TOUS les publics et les audioguides ont été pointés comme des solutions pertinentes d’adaptation de la visite pour les personnes en situation de handicap visuel, ou de handicap auditif léger. De même il a proposé les visioguides pour les personnes sourdes. L’investissement dans les audioguides était transversal car il offrait aussi une solution pour les publics étrangers et répondait aux attentes de certains publics demandeurs d’un accompagnement autre que les médiateurs présents sur le site. Pour concevoir les contenus, gérer le parc au quotidien, le relai a été passé au service de médiation et accueil des publics.

Vous avez lancé cet été une initiative mixant visite réelle et outil numérique. Pouvez-vous la présenter ?

En effet, la Corderie Royale – Centre International de la Mer a proposé, du 25 juillet au 31 août 2012, une découverte du site sous la forme d’un jeu de rôle, porté par la technologie Smartphone. Le visiteur était plongé dans un univers mêlant celui de l’Arsenal maritime de Rochefort au XVIIIe siècle et celui de la BD historique l’Epervier, créée par Patrice Pellerin. Le visiteur-joueur avait pour mission d’aider le célèbre corsaire à déjouer les sabotages à la Corderie et à arrêter les espions.

Comment avez-vous eu l’idée d’un tel projet ?

La première piste a germé après une rencontre proposée par le CLIC en janvier 2011 qui s’est agrégée par la suite à une étude pour proposer des visites en soirées pour l’été 2012. Après une veille sur les propositions dans la région et dans d’autres équipements culturels, le cahier des charges était posé en septembre: du ludique, des personnages en costumes d’époque, une cible famille, un parcours d’1h30 maximum avec une majeure partie en intérieur pour ne pas subir les aléas météorologiques.  Les expériences évoquées lors de la rencontre de janvier ont ouvert une possibilité de différencier notre projet et d’en faire une expérience plus participative pour les publics en y intégrant des nouvelles technologies. De même, les rencontres avec Patrice Pellerin dans l’année et son envie de trouver une forme de collaboration entre son personnage et notre site, d’abord envisagée plutôt sous la forme d’une exposition, ont permis d’envisager de lui soumettre l’idée d’une aventure virtuelle. Il a accueilli la proposition avec enthousiasme et curiosité en décembre. En parallèle, la veille sur des jeux de rôles sur Smartphone nous avait conduit sur la société Furet Company qui venait de finir un jeu pour Versailles.

Comment avez-vous monté le projet ? Avec quels partenaires ?

Le montage s’est fait en grande partie en répondant à l’appel à projet du Ministère de la Culture et de la Communication « Services numériques culturels innovants » de 2011, ainsi qu’avec le soutien de la DRAC. La réponse aux questionnements et aux critères de l’appel à projet, nous a obligé à le structurer pour lui donner une forme réalisable et pertinente. Nous avons pu compter sur l’appui de l’auteur, de Furet Company qui, avant même que nous ayons signé un engagement auprès de lui, s’est beaucoup investi pour nous conseiller sur la mise en œuvre.

Des consultants en tourisme et nouvelles technologies, François Izarn (Orange) et Philippe Fabry (Atout France), nous ont apporté une expertise et des préconisations.  L’Université de La Rochelle a aussi été associée : Stéphanie Pelletier, Maître de Conférence LR-MOS CEREGE qui a été le maître de stage d’une des personnes impliquée dans l’équipe du projet à partir d’avril. Elle avait fourni une lettre de soutien pour le dossier de l’appel à projet. Mickaël Augeron qui dirige le Master Professionnel « Patrimoine, Multimédia et Tourisme », mention Histoire, a également été consulté et a encadré une autre personne missionnée sur le projet d’avril à août. Son mémoire de stage constitue une formidable méthodologie de projet.

Quel a été le budget du projet ? Comment l’avez-vous financé ?

On arrive à un budget de près de 65 000€ TTC dont près d’un tiers pour développement de l’application qui est amortissable sur au moins 2 ans (mais pour les deux versions soirée et journée, la version en Anglais, et avec des développements exclusifs de certaines fonctionnalités : images cliquables, puzzle dynamique, vidéo embarquée), 20% pour la communication (réalisation d’une vidéo « teaser », affichage grand format, campagnes radio, diffusion des flyers sur tout le département…), un vrai choix assumé et pas regretté. 10% pour les appareils qui seront amortis sur au moins deux ans. 10% pour le film d’immersion qui sera réutilisé en 2013.

Pour le financement, 26000€ ont été apportés par le Ministère de la Culture dans le cadre de l’appel à projet, on a aussi sollicité la région (Contrat Régional de Développement Durable) et les fonds Leader Européens gérés par la Communauté d’Agglomération du Pays Rochefortais (la demande porte sur 28000€ au total sur ces deux subventions qui ont un avis favorable mais ne sont pas encore confirmées).

Par ailleurs, les soirées ont généré des recettes de billetterie et aussi suscité des ventes en Librairie et des recettes au restaurant Les longitudes qui ouvrait exceptionnellement lors des soirées.

En combien de temps avez-vous développé ce projet ?

Le montage du projet s’est fait entre fin décembre et le 10 février, soit un gros mois. On peut dire que le projet s’est réellement développé à partir de la réponse favorable du Ministère (fin mars), soit entre avril et la mi-juillet (3 mois et demi).

Les équipes permanentes étant déjà prises par le début de saison et des événements (Fête polynésienne autour de l’exposition temporaire, mise à l’eau de l’Hermione le 6 juillet, notamment), il a fallu constituer une équipe spécifique, sous le pilotage du service communication (1 personne à ce moment-là) et avec la collaboration des services de production culturelle, médiation et accueil des publics dans la mesure de leurs disponibilités. Deux personnes sont arrivées au premier avril pour la mise en œuvre (l’une en Master 2 «Patrimoine, Multimédia et Tourisme », mention Histoire, et l’autre en Licence « Marketing des Services et TIC » de l’IUT de La Rochelle. Une autre personne est arrivée au 1er juin (en Master 2 « Nouvelles technologies, conception et médiation » à l’ESTHUA d’Angers) plus spécifiquement pour la coordination du film et du teaser.

A noter, nous étions deux personnes de l’équipe projet présentes à chaque soirée pour assurer la présentation du jeu, la dispense des appareils mais aussi les retours et l’administration des questionnaires. Nous gérions aussi la réservation en journée. En effet, nous avons jugé important d’avoir un contact avec les visiteurs en amont de leur venue afin de faciliter les téléchargements s’ils étaient déjà équipés, mais surtout d’anticiper la gestion du parc d’appareils mis à disposition.

Vous proposiez combien de terminaux à la location ? a quel prix ?

En juillet 2012, nous proposions 20 ipods et 5 ipads, en prêt gratuit.

L’application mobile était-elle multistandard ?

L’application également en téléchargement gratuit était disponible sous Apple et Android . Nous n’avons eu aucun souci sur la version ios.

Quels ont été les résultats de cette visite étonnante et innovante ?

Au 31/08/2012, 1 132 personnes ont participé au jeu au cours des 12 soirées avec une forte fréquentation entre le 15 et le 22 août (130 à 170 personnes par soirée), soit une moyenne de 94 personnes par soirée.

Sans compter la soirée de lancement du 17 juillet (8 jours avant l’ouverture au public), avec les personnels du site et des partenaires (Office de tourisme, Musée de la Marine, Service Historique de la Défense, CAPR, Charente Maritime Tourisme, les Universités et IUT, etc.) qui a permis de tester avec 70 participants la maquette du jeu et de lui apporter les dernières retouches.

Les recettes de la billetterie s’élèvent à 7 978 €, soit un billet moyen à 7€ pour un tarif de 11€/adulte et 6€ pour les 6-15 ans. Cela s’explique par le succès du forfait « famille » à 29€ pour 2 adultes et 2 enfants et plus qui a rendu le produit attractif et accessible aux publics visés, la gratuité systématique pour les moins de 6 ans et quelques invités suite à des actions de promotion (partenaires touristiques, presse, jeux radio ou web).

70 % des participants a utilisé le matériel prêté par la Corderie Royale (soit parce qu’ils n’étaient pas équipés du tout, ou pas assez pour le nombre de personnes de leur groupe, soit parce que leurs appareils n’étaient pas compatibles avec l’application, soit ils avaient des difficultés de téléchargement, des batteries faibles).

Combien de téléchargements de l’application mobile ?

Au total, l’application mobile a été téléchargée 786 fois depuis son lancement (dont 514 sur iOS et 272 sur Android). Mais attention, on ne communique plus sur l’application depuis le 31 août. La soirée spéciale pour les Journées Européennes du Patrimoine, samedi 15 septembre, n’a pas bénéficié d’une même diffusion que les soirées estivales.

A  noter, le teaser du « Complot » continue d’être vu sur YouTube :  1 239 vues depuis le 5 juillet (l’une des plus vues de notre chaîne et l’une des plus partagées aussi).

Avez-vous pu mesurer l’intérêt du public pour ce projet ?

Oui 2 personnes à l’accueil remettaient le matériel avant la visite et administraient à son retour un questionnaire conçu par l’équipe. Les résultats sont très encourageants.

. Le taux de réponse au questionnaire est plutôt satisfaisant. Sur 1132 participants, 334 questionnaires ont été recueillis, sachant que 74% des personnes sont venues en famille (soit 2, 3, 4 personnes ou plus parfois), 13% en couple et 10,6% entre amis, 73,6% étaient avec des enfants. Il est probable que le taux de réponse soit favorisé par le fait que les visiteurs souhaitaient récupérer leur photo souvenir (superposition avec une image de l’Epervier intégrée dans le jeu) et devaient pour cela nous laisser leur adresse e-mail.

. Toutes les tranches d’âge sont représentées mais on note près de 40% de 12-15 ans, et 14,4% de plus de 15 ans, ce qui répond favorablement aux objectifs du projet. 55,5% des répondants ont entre 40 et 59 ans et 27% entre 25 et 39 ans.

. 71,4% sont des touristes en séjour et 28, 6% sont des locaux (public de proximité), ce qui répond à une second objectif du projet, reconquérir les publics de proximités. Sur juillet-août lors des enquêtes précédentes, ils ne représentaient que 8% des visiteurs du site (sur la visite en journée).

  

. 52% ont fait un trajet de moins de 30 minutes, 38,5% de moins d’une heure.

. Le mode de connaissance est pour 37% le flyer ou l’affichage (6% lors de la dernière enquête sur les visiteurs de la Corderie), ce qui justifie le déploiement du budget assez conséquent sur ces supports et leur diffusion. Les offices de tourisme comptent pour 23,4% des sources d’information des visiteurs. Avec  12,6%, la recommandation par des proches reflète la grande satisfaction et le partage de l’expérience par les publics, sur un laps de temps relativement court (12 soirées entre le 25 juillet et le 31 août seulement). Pour 10,8%, le site Internet (6% dans l’enquête précédente) les a informés et pour 5,7%, la radio a été leur source (une campagne renforcée et ciblée semble avoir porté ses fruits par rapport à la dernière enquête où la radio n’était pas citée malgré l’achat de spots).

. Les motivations de leur venue sont multiples : 75% pour le jeu/l’aventure, 44% pour la Corderie Royale, 39% pour la sortie en soirée, 38% pour l’activité culturelle, 17% pour l’application Smartphone, 11,7% pour l’Epervier.

. 98,8% sont satisfaits ou très satisfaits de leur expérience. Dans 84% des cas, leur parcours a duré entre 1h et 1h30.

. 93,4% pensent que c’est une bonne façon de comprendre l’histoire de la Corderie et de l’Arsenal.

. 15,8% seulement, sur un public essentiellement néophyte, ont rencontré des difficultés dans la pratique du jeu (mais palliée par l’assistance humaine sur le parcours).

. 38% connaissaient le personnage de l’Epervier. 87% ont envie de découvrir  les albums à l’issue de l’aventure.

. 98,5% recommanderont cette expérience à leurs proches.

Comment avez-vous impliqué l’auteur et l’éditeur de la bd l’Epervier ?

C’est le fruit de rencontres et de sa passion pour le patrimoine qu’il explore et dont il se sert pour apporter une valeur ajoutée à ses aventures. Il lui a semblé logique de mettre son héros au service de la découverte d’un site auprès duquel il a pu puisé des informations historiques et qu’il envisage d’intégrer comme décor de scènes dans ses prochains tomes.

Avez-vous vu un impact sur les ventes de la BD dans votre librairie ?

Oui, les ventes de l’album épervier dans la librairie ont doublées au moment de l’opération et les questionnaires révèlent que 87% des visiteurs ont envie de découvrir ou redécouvrir cette BD historique, qu’ils connaissaient pour 38%, qui les a motivé à faire le jeu pour 11%.

Allez-vous renouveler l’expérience l’an prochain ?

Oui, les soirées seront reconduites en 2013, nous envisageons  une programmation plus fournie, dans le temps (avant et après l’été) et dans la fréquence en saison (3 soirées en 2013 au lieu de 2 en 2012). On prévoit assez peu de modifications puisque le public a été satisfait du concept mais selon la disponibilité de Patrice Pellerin, on pourrait intégrer des dessins plus personnalisés avec le héros sur le site de la Corderie ou d’autres lieux de l’arsenal.

La nouveauté, à partir de février/mars 2013 : on va proposer une application permanente en journée déclinant l’aventure du « Complot » de 2012. Toujours grand public et gratuite, toujours avec Furet Company.  Le parcours sera différent car on doit tenir compte des contraintes du site que nous n’avions pas lors de soirées : les autres visiteurs individuels ou groupes, l’exposition temporaire, l’éclairage. Le circuit sera plus court, des modifications sont prévues dans le scénario notamment pour le final afin de ne pas dissuader de faire la version en soirée, de nouveaux contenus seront explorés là encore pour éviter d’être redondant avec la version soirée). On gardera une même arborescence pour limiter les frais de développement qui sont déjà inclus dans le budget du projet. Par la suite, une version en Anglais sera proposée en journée également.

Ces prévisions nous conduiront à augmenter le parc d’appareils en 2013, sans doute davantage de tablettes (5 actuellement, 10 ou 15 en 2013).

Allez-vous l’étendre à d’autres lieux de votre région ?

D’après notre questionnaire,  95% des visiteurs interrogés se disent  intéressés par des visites de ce type sur d’autres sites de l’Arsenal (Musée de la Marine, Hermione…). Cela donne de belles raisons de réunir les acteurs concernés pour la phase suivante pour mutualiser et capitaliser ces retours. Nous nous plaçons comme appui technique à des projets pour les sites intéressés qui bénéficieront d’économies d’échelle pour leur réalisation. Les échanges sont en cours.

Au-delà de notre zone géographique, nous pensons aussi que cela peut intéresser des sites de Bretagne où se passent pas mal de scènes de l’Epervier. Le jeu est ouvert.

Avez-vous d’autres idées de déclinaison ?

Nous voudrions pouvoir proposer un prolongement de ces visites in –situ sur internet avec  un jeu en ligne que nous pourrions lancer en même temps que la refonte du site à la fin mars 2013.

On peut envisager des séances spéciales avec de petits groupes scolaires ou hors scolaires en journée, mais aussi des soirées privatisées pour des groupes d’adultes (CE, séminaires, incentives).

Des retours de jeunes adultes montrent un intérêt pour un concept  proche d’une murder party ou d’un Cluedo grandeur nature, on va explorer ces possibilités.

La Corderie dispose d’un site web riche en informations et en contenus. Quelle est son audience ? 

L’audience de notre site internet est en constante progression depuis sa mise en ligne en 2008Du 1er janvier  au 29 octobre 2012, le site web de la Corderie Royale a reçu 68 963 visites (dont 54 865 visiteurs uniques).

En 2010 : 55 482 visites ont été enregistrées (dont 42 303visiteurs uniques) et en 2011 : 64 941 visites (dont 50 849 visiteurs uniques).

La gestion du site se fait de façon « partagée ». L’administration et les mises à jour du quotidien se font en interne via un CMS Joomla, mais si des éléments plus complexes s’imposent (développement et intégration HTML…) alors nous faisons appel à notre prestataire web.

Quelles évolutions prévoyez-vous pour la refonte du site en 2013 ?

Prioritairement l’adaptation mobile, la mise en avant des réseaux sociaux pour favoriser les liens avec nos publics, une meilleure accessibilité pour les publics en situation de handicap pour être en cohérence avec nos efforts sur le site physique (label tourisme et handicap depuis 2011), une meilleure information en anglais.

L’intégration d’un jeu  en ligne adapté de « Complot » est envisagée et de manière globale, nous souhaitons proposer des concours en ligne de façon régulière, intégrer des quizz et puzzle pour le jeune public notamment. Certains jeux pourraient faire l’objet d’un projet avec des scolaires ou hors temps scolaire à l’image des projets du Cube (Game play notamment).

Depuis quand êtes-vous sur les réseaux sociaux ? Quels en sont les résultats ? 

Nous sommes présents sur Dailymotion depuis juillet 2010, Facebook depuis avril 2011 et YouTube depuis novembre 2011.

Pour la page Facebook, nous comptons 697 fans et sur le profil de Marie-web Corderie Royale (modératrice de la page) a 1 492 amis.

Nous avançons vers un développement de notre communauté et une ouverture de plus en plus significative sur le Web 2.0. Nous pensons ouvrir prochainement un compte et sur Flickr, on étudie l’intérêt d’être sur Google + et Twitter.

Avez-vous déjà lancé des opérations spéciales (jeu, concours) en utilisant ces réseaux ? Allez-vous/avez-vous lancé une invitation spéciale aux amis virtuels ?  

Nous n’avons pas encore effectué ce type d’opération mais nous avons débuté une veille à ce sujet.

Avez-vous une application iphone et android vitrine pour la Corderie  ?

Nous ne disposons pas d’une application « vitrine » sur iphone ou android pour l’instant mais nous y réfléchissons, le « Complot à la Corderie » est une première façon d’être présent sur ces medias. Nous devons étudier notre intérêt à générer un tel dispositif s’il n’est pas visible ou ne répond pas à une attente significative des  publics, est-ce prioritaire ? Le site mobile nous paraît plus urgent et va nous mobiliser ces prochains mois. Notre site internet n’est pas encore adapté pour les mobiles et tablettes mais ce critère fait partie de notre cahier des charges pour la refonte qui serait opérationnelle pour le printemps 2013.

Nous pouvons aussi être présents sur des applications de partenaires (l’Office de Tourisme Rochefort Océan, Charente Maritime Tourisme).

Avez-vous un audioguide permanent ? si oui, qui le gère ? 

Nous avons acquis, en 2010, 40 audioguides permanents mis à disposition du public gratuitement à l’accueil du site de la Corderie Royale (en version française, anglaise, allemande, espagnole, néerlandaise et en audio-description pour les personnes non-voyantes).

Nous utilisons les modèles Portadap RSF et nous avons travaillé avec la société Audiovisit pour la production des commentaires pour tous les publics (langues étrangères, version française grand public, et version audiodécrite pour déficients visuels). (voir article sur le site web)

Nous disposons également de 2 visioguides (Ipod) adaptés en langue des signes française avec version texte également, toujours en prêt gratuit.

Le service médiation développe les contenus et pointe d’éventuels besoins de modifications qui sont intégrées par notre prestataire. Le service des publics (accueil et guidage) en assure la gestion et la dispense auprès des publics. Les contenus de notre exposition permanente sont ainsi disponibles au plus grand nombre sur place mais ils sont aussi téléchargeables sur notre site Internet (en version française, prochainement pour les autres versions).

L’acquisition du parc d’Ipod et d’Ipad pour le Complot permet d’ouvrir de nouvelles perspectives pour une application de visite plus classique.

Avez-vous des audioguides pour vos expositions ? 

Les audioguides acquis sont utilisés pour présenter nos expositions temporaires, toujours en prêt gratuit et dans plusieurs langues. Exceptionnellement pour l’exposition 2012-2013, « La promesse d’un île », nous n’avons pas intégré de présentation audioguidée car le parti pris scénographique ne s’y prête pas, étant lui-même basé sur la transmission orale et d’importants dispositifs audiovisuels ou audio tout court. En revanche, l’exposition de 2014 sera consacrée à la BD et la mer, notamment avec l’Epervier, ce qui laisse à penser que les audioguides pourront être utilisés. L’application pourra être adaptée ou une application spécifique pourra être développée, voire d’autres outils interactifs.

Avez-vous des outils numériques installés en permanence dans le musée (tables multitouch, bornes interactives, écrans tactiles) ? Avez-vous des projets en la matière ?

Non, nous ne disposons pas de ce type de matériel dans nos expositions en ce moment mais nous avons pu en avoir lors de précédentes expositions temporaires (atlas du Neptune François numérisé et interactif dans l’exposition « La mer à l’encre » en 2010-2011, bornes tactiles pour suivre l’avancement du chantier du canal dans l’exposition « Panama » en 2008-2009). Nous sommes en veille pour l’instant concernant la pertinence de ces équipements dans notre projet de médiation.

La Corderie Royale : INFOS PRATIQUES

Date de création du lieu : l’association a été créée en 1985.

Nombre de collaborateurs : environ 40 équivalents temps pleins

Nb d’œuvres dans la collection / dans le musée : il n’existe pas de collection. Nous disposons de deux espaces distincts : une exposition permanente relatant l’histoire de la Corderie Royale et de la fabrication des cordages mais également un espace dédié aux expositions temporaires. Actuellement,  l’exposition « la Promesse d’une île » présente les méthodes anciennes de la navigation polynésienne jusqu’en décembre 2013.

Surface du musée visitable : 700 m²

Site web : www.corderie-royale.com

Page facebook

Page Youtube

Adresse :

Le Centre International de la Mer – Corderie Royale

BP 50108

17303 Rochefort Cedex

Contact activités numériques

Marie-France POLETTI – Responsable Communication et Marketing

Mail : mf.poletti@corderie-royale.com

Contact téléphone : 05 46 87 88 80

Les autres personnes impliquées dans le numérique et pouvant être contacté par les membres du clic :

Arnaud DAUTRICOURT – Responsable Ingénierie Culturelle

Mail : a.dautricourt@corderie-royale.com

Contact téléphonique : 05 46 87 81 43

Alice PIEUCHOT – Assistante Communication et Multimédias

Mail : servicecom@corderie-royale.com

Contact téléphone : 05 46 87 01 90

Interview réalisée le 30/10/2012

PROCHAINE INTERVIEW SUR LE SITE DU CLIC:

LE PALAIS DES BEAUX ARTS DE LILLE