Sur le web et dans les gares, l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) célèbre les 20 ans de sa création

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L’Institut national d’histoire de l’art (INHA) célèbre les 20 ans de sa création. À cette occasion, l’Institut national d’histoire de l’art réunit chercheuses et chercheurs, créatrices et créateurs afin d’interroger la place de la discipline dans le monde d’aujourd’hui, à travers une programmation dédiée durant toute l’année académique. Elle aura pour fil rouge une question : « À quoi sert l’histoire de l’art aujourd’hui ? ». Une série de conférences et de débats rythme ainsi l’année académique à l’attention de tous les publics. L’anniversaire se déroule aussi en ligne avec des contenus numériques et dans certaines gares de France.

Organisée de septembre 2021 à juillet 2022, une série d’événements ouverts à tous revient sur deux décennies d’actions au service de la discipline, tout en questionnant son rôle dans les enjeux sociaux contemporains et à venir. « À quoi sert l’histoire de l’art aujourd’hui ? », le thème fil-rouge retenu « permet à la fois d’ouvrir et de présenter cette discipline, tout en donnant l’occasion aux chercheuses et chercheurs, mais aussi aux créatrices et créateurs de poursuivre un débat réflexif sur le rôle, l’histoire et l’avenir de l’histoire de l’art ». Cette programmation permet en outre de « croiser les regards, de souligner la diversité de ses objets d’étude et méthodes, tout en mettant l’accent sur l’INHA comme une « maison » pour l’histoire de l’art, telle que l’imaginait André Chastel ».

« L’histoire de l’art constitue en effet cet outil qui nous permet, à travers ses multiples expressions, de voir et de lire le monde autrement. De l’architecture à la mode, de la peinture au cinéma ou la photographie, la recherche en histoire de l’art s’intéresse à tous les domaines sensibles et visuels. Elle nous parle de nos
vies et de nos imaginaires dans leurs dimensions les plus prosaïques comme les plus inattendues » explique l’institution.

  • Des conférences et débats

6 grandes conférences sont proposées, durant lesquelles des figures médiatiques du monde de l’art et de la recherche sont invitées à répondre de manière libre à la question à l’aune de leurs pratiques artistiques ou de leurs champs d’étude.

La programmation inclut également 4 grands débats autour de réponses possibles à la question « À quoi sert l’histoire de l’art aujourd’hui ? » : « À nous rendre plus sensibles, plus critiques, plus divers, plus créatifs ». Ils réuniront également des personnalités issues de divers domaines.

  • 20 capsules vidéos

Quel est l’outil commun permettant de comprendre et d’analyser ces images de Minecraft (2009), de ce défilé Gucci (2017), de la lampe TGV de la designeuse Ionna Vautrin (2017) ou encore de la marche Républicaine du 11 janvier 2015 ? L’histoire de l’art !

« Cette matière fascinante nous permet de lire le monde autrement, en passant par ses multiples expressions possibles ».

Pour le prouver, 20 images, une par année, ont été choisies parmi les plus diffusées, issues de la culture, populaire, de la musique, de la mode, du web, de l’actualité politique, sociale ou sportive, et sont commentées en vidéo par des historiennes et historiens de l’art. Erudites et décalées, libres et suggestives, chacune de ces courtes vidéos permet de donner autant de réponses à la question : « À quoi sert l’histoire de l’art aujourd’hui ? ».Car toutes les images ont une histoire – et toutes nos histoires sont constituées d’images…

Ce programme permet de « replacer l’histoire de l’art comme discipline essentielle à lecture et la compréhension des images ».

Episode de la série « 20 ans en 20 images », consacrée à « 2015 : la manifestation du 11 janvier », commenté par l’historienne de l’art Dominique de Font-Réaulx :

Découvrir les capsules vidéo sur la chaine Youtube de l’INHA.

 

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  • Une exposition dans les gares

SNCF Gares & Connexions et l’INHA se sont associés pour créer une présentation fondée sur des confrontations visuelles inédites et étonnantes.

Le principe est simple : « partir d’une image qui a marqué l’actualité ou qui se trouve dans notre environnement quotidien et montrer comment son efficacité vient notamment de la façon dont elle se rattache à d’autres images, plus anciennes. Tisser ainsi le fil rouge qui relie les créateurs par-delà les générations, les époques et les cultures ».

Se déploient ainsi dans les gares de Nantes, Lille Europe, Bordeaux Saint-Jean et Paris Montparnasse des parcours visuels à partir de l’image la plus vue au monde qu’est le fond d’écran de Windows XP (2001), une représentation du crâne en diamant de l’artiste Damien Hirst (2007), un instantané de la grande marche républicaine du 11 janvier 2015 à Paris et une photo de la lampe TGV de Ionna Vautrin créée en 2017.

La première s’inscrit dans l’histoire de la représentation du paysage, la seconde dans celle des « Vanités » ou la représentation de la mort selon les civilisations, la troisième rappelle le célèbre tableau de Delacroix et comment les artistes ont symbolisé la Liberté. La quatrième attire notre attention sur la manière dont les créateurs et les artistes ont représenté et utilisé les sources de lumières.

Gare de Nantes © INHA/SNCF Gares & Connexions, David Paquin

Le choix d’implantation de ces dispositifs a été retenu pour valoriser les musées des villes dans lesquels sont conservés des œuvres qui figurent dans le parcours visuel. On peut ainsi retrouver l’œuvre Saint Jérôme (1643) de José de Ribera au Musée des beaux-arts de Lille, l’œuvre La ballade de Lénore (1839) d’Émile-Jean-Horace Vernet au Musée des beaux-arts de Nantes, ou encore la lampe TGV (2017) de Ionna Vautrin, conservée au Musée des arts décoratifs de Bordeaux.

Ces jeux d’écho présents dans les dispositifs, permettent de comprendre que l’histoire de l’art, loin d’être
réservée à quelques privilégiés, est un outil puissant d’autonomie et d’émancipation. Dans un monde structuré par la multiplication et la circulation frénétique des images, elle fournit les moyens de les comprendre et de porter un regard critique sur elles.

« Mais elle sert aussi à nous rendre plus sensibles et plus inventifs. En analysant la création artistique à toutes ses étapes et dans son infinie diversité, elle nous offre des émotions nouvelles et ouvre des pistes pour développer, diversifier et densifier nos imaginaires. Toutes les images ont une histoire – et toutes nos histoires sont constituées d’images ».

Ce dispositif a été co-conçu avec les équipes de SNCF Gares & Connexions – filiale de SNCF Réseau en charge du développement et de l’exploitation des 3 000 gares françaises. Positionnées dans des espaces stratégiques, au cœur des flux de voyageurs, elles contribuent à faire connaître au plus grand nombre le rôle que l’Histoire de l’Art peut jouer pour chaque citoyen, bien au-delà des spécialistes de la discipline.

Du 15 février au 31 mars à Lille Europe & Nantes et du 1er avril au 15 mai à Paris Montparnasse & Bordeaux St Jean.

  • D’autres contenus et activités numériques

En 2021, l’INHA avait déjà lancé une série de contenus en podcast. En 2022, l’institution propose une série de rencontres autour du livre d’art. Programme créé en partenariat avec le magazine L’Œil, « L’art entre les lignes » est diffusé en direct en public depuis la salle Labrouste de l’INHA et sur son site web.

Dans chaque épisode, Fabien Simode, rédacteur en chef du magazine L’Œil, reçoit l’auteur ou l’autrice d’une parution récente et deux invités (artistes, personnalités du monde des musées ou de l’université, éditeurs ou éditrices…) pour débattre du sujet du livre et des grandes questions qu’il soulève. Chaque rendez-vous est ponctué d’interludes de lecture à voix haute ; et d’une chronique « coup de cœur », réalisée par un chercheur ou une chercheuse en histoire de l’art, qui présente, en 3 minutes, un ouvrage récent de son choix.

À propos de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA)

L’INHA a été créé en 2001 pour servir la recherche en histoire de l’art et du patrimoine et contribuer à son rayonnement. Il développe et soutient des programmes de recherche en France et à l’étranger. Sa bibliothèque est la plus grande bibliothèque d’art au monde. Elle contient un ensemble de ressources et de documentation unique au monde, riche de plus d’1,7 millions de documents dont 30 000 dessins et estampes, 750 000 photographies, 1800 manuscrits. L’INHA est placé sous la double tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du ministère de la Culture. www.inha.fr/

SOURCE: Institut national d’histoire de l’art (INHA)

PHOTOS: Institut national d’histoire de l’art (INHA), SNCF

Date de première publication: 08/04/2022

SNCF est membre du CLIC France 

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