Le projet outings veut afficher les peintures des musées du monde sur les murs des villes

Lancé en juin 2014, le projet Outings a pour but de faire sortir les œuvres des musées de manière originale, grâce à des affiches créées par toute personne équipée d’un téléphone mobile. Une nouvelle manière d’associer art et photographie et de faire passer des peintures moins célèbres des galeries à la rue. Le clic vous présente ce projet original et inédit.

 

Une oeuvre du projet Outings à Paris
Une oeuvre du projet Outings à Paris

Artiste, mais avant cela journaliste, auteur, réalisateur et producteur, Julien de Casabianca, à l’origine du projet Outings, définit ce projet comme un « lien entre nos lieux de vie quotidienne et notre culture collective« . Il explique sa démarche par l’envie de faire sortir ces personnages anonymes d’œuvres d’arts des musées où « personne ne va les voir. Alors ce sont eux qui vont voir les gens« .

Et en effet le site internet du projet encourage à choisir des personnages anonymes et non pas des figures connues (« ni roi, ni reines, ni Marie, Jésus, etc… »), de n’importe quel siècle et issu d’un musée de la ville où on veut afficher sa création. Ainsi le lien est conservé entre les œuvres et la conscience collective.

« Tout le monde peut le faire » résume Julien de Casabianca.

De l’art au street art

Il s’agit pour les participants, amateurs comme artistes professionnels, de choisir ce personnage anonyme d’une toile dans un musée de leur ville, de le photographier et de l’imprimer sur une affiche de grande taille. Celle-ci est collée sur un mur délabré et se transforme alors en une nouvelle oeuvre. Le processus, expliqué en détail sur internet, se moque gentiment des réglementations anti-photographies des musées: « si vous êtes rapide et discret vous réussirez à prendre des photos avant qu’on ne vous demande poliment d’arrêter »

Une réalisation de Portland (USA)
Une réalisation de Portland (USA)

L’artiste prend les devants sur la question de la légalité, expliquant que pour être poursuivi il faudrait que le mur choisi pour l’affichage ai subi des « dommages significatifs » alors qu’affiches et colle à papier se retirent facilement. Quant au droits d’auteurs, il n’est pas question de vendre ou de monnayer les œuvres dans le dos des artistes, par ailleurs le plus souvent dans le domaine public.

Déjà dans les rues du monde entier

Outing est d’une réalisation si facile que les participations fleurissent aux quatre coins de la planète: France, Espagne, Brésil, Etats-Unis d’Amérique, Paraguay, Pakistan, Ouganda, Australie, Mexique… 

Réalisation à Belo Horizonte (Brésil)
Réalisation à Belo Horizonte (Brésil)

La presse européenne puis mondiale parle alors du projet qui finit par mobiliser…les musées ! Le Museo del Romanticismo à Madrid, mais aussi le musée Dunstable au nord de Londres ont choisi d’intégrer leur participation dans leur programmation culturelle. A Paris c’est la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs qui mène des ateliers sur le projet.

Aucun musée français ne mène encore de collaboration avec Outings. Dommage !

Compte twitter du projet Outings

SOURCES: Outings, Lemouv’

Date de première publication: 04/03/2015

Clic-separateur(A LIRE SUR LE SITE DU CLIC) (3)

Le street-artiste Bansky publie sur Instagram des œuvres réalisées dans la bande de Gaza

Avec StreetArtProject, l’Institut culturel de Google créé le « Street View » du street art

Les promenades sonores marseillaises de Radio Grenouille tapent dans l’œil de Google

« Street Art NYC » : une nouvelle application de promotion de l’art urbain à New York

L’ancien entrepôt de Pantin « cathédrale du graff » survit grâce à une visite virtuelle sur internet

Laisser un commentaire