Un accord entre le Walters Museum et l’Université de Stanford devrait permettre la protection de la collection numérique de manuscrits médiévaux du musée et la création d’applications pour mieux les étudier et les analyser.

Le Walters Art Museum, à Baltimore, a été l’un des pionniers pour la numérisation de ses collections et leur mise en ligne. Afin de poursuivre ces développements, le musée vient de conclure un accord avec la Bibliothèque de l’Université de Stanford, en Californie, dans la Silicon Valley. Par cet accord, le musée s’apprête à confier plus de 100 000 images en  haute définition de manuscrits médiévaux.

La collection du Walters Art Museum est l’une des collections médiévales les plus importantes d’Amérique du Nord. Elle rassemble 850 manuscrits médiévaux enluminés ainsi que 150 feuillets allant du neuvième au dix-neuvième siècle.

Les deux tiers de cette collection de manuscrits sont déjà en ligne sur le site web du Walters Art Museum, mais le « transfert » d’une partie de ce trésor au dépôt numérique de Stanford, le Stanford Digital Repository, devrait lui offrir deux avantages supplémentaires.

. D’une part les images recevront un traitement de protection longue durée contre la perte ou l’altération de données.

. D’autre part, l’accord prévoit la mise en place d’outils numériques permettant aux chercheurs d’analyser les manuscrits et de les comparer à d’autres documents. La transcription des textes et une application d’affichage en vis-à-vis font partie des projets envisagés par les deux partenaires.

La collection entière sera accessible en ligne via le catalogue de la Bibliothèque de Stanford : SearchWorks. Les manuscrits originaux resteront quant à eux la propriété du Walters Museum.

Wiliam Noel, ancien conservateur des manuscrits et livres rares du musée Walters, travaillant à présent à l’Université de Pennsylvanie, a contribué au lancement de ce projet de collaboration.

Qualifiant l’investissement de Stanford de «visionnaire», il salue la haute qualité des ressources et leur ouverture en licence libre, qu’il voit comme des atouts non seulement pour l’institution qui les possède, mais aussi pour d’autres qui y sont liées.

Pour lui, cette collaboration est «un modèle pour toute future entreprise dans laquelle il est reconnu que la meilleure création d’image se fait in situ par des spécialistes de l’image, souvent dans les musées, et qu’elle est mieux conservée et diffusée par des spécialistes des données, souvent dans les bibliothèques».

Auteur: Carole Heulin

Date de première publication: 14/05/2013