Le musée de l’air et de l’espace des États Unis (Smithsonian) propose plusieurs simulateurs de réalité virtuelle

Le musée de l’air et de l’espace des États Unis à Washington (Smithsonian), propose depuis quelques années déjà des simulateurs de réalité virtuelle afin d’attirer un public nouveau, sensible aux expériences immersives. En avril 2017, deux nouvelles salles ont été ajoutées, imaginées par la société Pulsework. Une manière efficace de rendre l’institution plus attractive et d’augmenter ses recettes.

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Les heureux visiteurs du musée de l’air et de l’espace, le Smithsonian Museum, basé à Washington ont désormais accès à deux nouvelles expériences de réalité virtuelle. Depuis leur lancement en avril 2017, les nouveaux dispositifs « Danger in Orbit » et « Air Combat Tuskegee experience », développés par la société Pulsework, permettent de vivre des sensations hors du commun et d’apprendre en s’amusant.

  • Spacewalk: danger in orbit (tarif: 12$)

« Spacewalk : danger in orbit » est le simulateur le plus connu des visiteurs. L’histoire ? Vous prenez la peau d’un astronaute envoyé sur la Station spatiale internationale pour résoudre un problème de circuit. L’utilisateur est alors «transporté» dans l’espace et peut observer la Terre comme jamais auparavant. Les joueurs sont munis de casques de vr utilisant la technologie oculus rift. Telle que décrite par Sadie Dingfelder, journaliste au Washington Post, l’expérience semble beaucoup plus passionnante que les simulateurs existants, avec une réalité virtuelle bien produite et réellement immersive. Des effets de sons et images en 4-D sont intégrés à l’expérience pour la rendre la plus complète possible. Seul bémol: l’expérience n’est pas très interactive – le joueur reste passif – mais l’immersion orbitale et le voyage dans l’espace valent le détour.

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  • Air Combat Tuskegee experience (tarif: 10$)

Le joueur prend la position d’un pilote de jet américain chassant des ennemis dans les airs. En plus du casque de vr et à l’aide de deux joysticks, le joueur contrôle la vitesse et les directions du jet. L’expérience est donc réellement interactive et immersive, grâce à l’utilisation de la technologie innovante appelée Pulsework vr transporter. Selon le Sadie Dingfleder, journaliste du Washington Post, Air Combat offre « l’expérience la plus drôle parmi tous les simulateurs ». Il est possible de choisir le type de storytelling, avec entre autres, la possibilité de devenir également un pilote américain pendant la Seconde Guerre Mondiale: l’expérience est personnalisable.

Le créateur du jeu, Pulsework, travaille actuellement sur des gants interactifs que les joueurs pourront porter, afin de leur permettre de saisir des objets en plein jeu.

« Le visiteur vit et voit tout à travers le casque d’un astronaute. Peu d’entre nous ont la chance d’aller dans l’espace, ce simulateur offre la possibilité de réaliser le rêve d’aller dans l’espace et d’en ressentir les sensations explique Zarth Bersch, le directeur du divertissement de la Smithsonian Institution.

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D’autres simulateurs de vols ou de navette spatiale en réalité virtuelle existaient déjà, comme « Wings, flight of courage », « Robot of Mars », « Destination: Black Hole », « Red Baron » ou encore « Discovery ». Comme le décrit le site du Musée, ces simulateurs permettent de découvrir les dangers de vivre et de travailler dans l’espace ou dans les airs et de faire expérimenter aux visiteurs des aventures passionnante à la première personne.

« Wings, flight of courage », par exemple, au tarif de 8$, est une capsule rouge de 8 places qui a pour objectif de faire voyager virtuellement dans les airs les utilisateurs, mais, selon le témoignage du journaliste du Washington Post, « la capsule est un petit peu datée et fait penser à une vieille machine des années 90 ». Dans ce simulateur, il est possible de voler avec les Frères Wright, Tuskegee, les Blue Angels et d’autres célèbres aviateurs.

Pour « Robots of Mars, 3D adventures » (tarif 8$), le joueur est invité à mettre des lunettes 3D et devenir le héros d’une aventure : un gentil robot, envoyé par ses amis pour reprendre des talismans volés par un méchant robot. Encore une fois, ce simulateur n’a pas semblé convaincre le journaliste du Washington qui décrit ce dernier comme « un simulateur procurant des sensations ressemblant à des montagnes russes sous Xanax ».

Une expérience lucrative pour le musée

Malgré ces expériences mitigées, ces simulateurs de vr sont des dispositifs intéressants qui permettent au Smithsonian d’aller toucher un public qui d’ordinaire n’aurait pas ouvert les portes de son enceinte, car c’est un public à la a recherche d’expérience interactive et de sensations fortes. De plus, une portion du prix d’achat des tickets, qui s’achètent dans la galerie et donnent accès aux collections permanentes, est utilisé par le musée à des fins de restaurations, d’organisation des collections et d’entretien du Musée. C’est donc un dispositif très utile et à portée double pour le musée américain.

Sources: Washington Post, Smithsonian Institution, Pulsework

Date de première publication: 17/07/17

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