Le 10 février 2026, le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) a dévoilé les artistes formant la première cohorte d’Habiter le MAC, un nouveau programme de développement de carrière qui place la relève artistique au cœur du Musée, pendant la préparation de l’ouverture du nouveau MAC à la Place des Arts en 2028.
Le programme Habiter le MAC accordera une place importante à la relève artistique de partout au Québec.
Chaque cohorte accueillera deux artistes de l’extérieur du Grand Montréal, qui verront leur logement et leurs frais de subsistance pris en charge par le CALQ, en plus d’honoraires prévus pour l’ensemble des cohortes.
- Habiter le MAC : un programme structurant pour la relève artistique du Québec
Les artistes du programme bénéficieront :
. d’un espace de travail,
. d’une reconnaissance financière conforme aux standards en la matière,
. d’un accompagnement personnalisé par un mentor et par le MAC,
. d’échanges privilégiés avec le public,
. de rencontres avec les équipes du Musée,
. ainsi que d’un accès précieux à un vaste réseau de professionnels du milieu artistique.
Pendant la durée du programme, le MAC à Place Ville Marie reste accessible au public à travers différentes activités ponctuelles d’éducation, de rencontres et d’échanges.
- Les artistes de la première cohorte et leur mentor
Du 4 mai au 12 décembre 2026, Sierra Barber, Miri Chek, Marly Fontaine, Po B. K. Lomami, Myriam Simard-Parent et Sarah Toung ondo investiront pleinement le MAC à Place Ville Marie.
Ces 6 artistes avec dix ans ou moins d’expérience professionnelle reflètent une diversité de perspectives artistiques et des pratiques orientées vers l’échange et l’interaction avec les publics.
Elles ont été choisies à l’issue d’un processus de sélection mené par le Musée et un jury représentatif du milieu universitaire, d’organismes culturels et de centres d’artistes, réunissant artch, Caravansérail, Sagamie, l’Université Concordia et l’Université du Québec à Montréal.
Pour accompagner cette première cohorte, le MAC est heureux de confier le rôle de mentor à François Morelli, artiste pluridisciplinaire montréalais, dont la pratique et l’engagement soutenu auprès de la relève artistique font écho à l’esprit du programme.
« Le MAC est fier d’accueillir des artistes de la relève au moment où l’institution entame les dernières étapes d’une grande transformation. À travers Habiter le MAC, nous réaffirmons notre volonté et notre responsabilité d’offrir une place de choix aux voix artistiques émergentes d’ici en leur assurant des conditions concrètes pour créer, réfléchir et se projeter. Nous sommes enthousiastes à l’idée de les voir habiter le MAC et d’ouvrir cet espace de dialogue avec les publics » a expliqué Stéphan La Roche, directeur général du Musée d’art contemporain de Montréal
« Je vois cette résidence comme un entre-deux, une brèche privilégiée dans le parcours d’une vie d’artiste où tout devient possible. Ce programme offre une opportunité unique de faire place à la magie tout en se faisant confiance et en se laissant guider par l’intuition. Ils auront l’occasion de penser leur pratique d’atelier autrement afin de saisir collectivement le relationnel et le vivant au quotidien. C’est un honneur pour moi de les accompagner dans cette étape importante de leur parcours professionnel » a précisé François Morelli, artiste et mentor de la première cohorte d’Habiter le MAC.
- Une soirée bénéfice en soutien au programme Habiter le MAC
La Fondation du MAC a annoncé que la 18e édition des Printemps du MAC, son événement-bénéfice phare de la relève philanthropique, qui se tiendra le 29 mai 2026, soutiendra le programme Habiter le MAC.
Organisée à Place Ville Marie, quartier d’implantation du musée pendant ses travaux, cette édition invite le public « à vivre une expérience unique où la fête et la création se croisent au cœur de Montréal ».
« Le temps d’une nuit immersive, Place Ville Marie devient un territoire de rêves lucides, comme un entre-deux où l’art contemporain se dévoile autrement. Sous un ciel étoilé, Carpe Noctem est une invitation à profiter pleinement du moment, à s’émerveiller et à célébrer dans une ambiance enlevante portée par l’énergie des rencontres ».
La soirée mêlera stations gourmandes, performances musicales, activations de marques créatives, cocktails et danse jusqu’au bout de la nuit. Les participants auront également accès en primeur aux ateliers des artistes de la première cohorte d’Habiter le MAC. Chaque participation à l’événement (250 $ canadiens) « représente un geste concret : un don qui soutient directement le programme Habiter le MAC et contribue à faire rayonner la création en art contemporain ».
La 17e édition des Printemps du MAC, qui s’est tenue le 11 avril 2025, a rassemblé près de 1 200 personnes et a permis une récolte de fonds substantielle au profit de la Fondation du MAC, grâce à la générosité remarquable des participants, des donateurs et des précieux partenaires, pour une somme de plus de 450 000 $ (287 250 euros).
Créés en 2006, les Printemps du MAC rayonnent grâce à l’implication un groupe de jeunes philanthropes passionnés par l’art contemporain qui se donne pour mandat d’organiser un événement unique avec une réelle valeur ajoutée pour les invités et de faire rayonner le Musée au profit de la Fondation du Musée d’art contemporain. L’événement, qui vise à sensibiliser les jeunes générations à l’art contemporain ainsi qu’à l’importance du rôle du Musée d’art contemporain (MAC) dans la conservation et la diffusion de ce patrimoine au Québec, au Canada et à l’international, contribue de façon directe à l’essor du Musée, puisque tous les profits de la soirée sont versés à la Fondation du MAC. Depuis sa création, les Printemps du MAC ont permis à la Fondation de récolter plus de 3 millions de dollars (1,9 million d’euros) et de toucher plus de 14 000 participants. macm.org/activites/les-printemps-du-mac-2026/
- À propos du mentor François Morelli
Né à Tiohtià-ke (Montréal), François Morelli obtient un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Concordia en 1975. Dès lors, sa démarche est informée par l’interdisciplinarité, la performativité et le relationnel. Entre 1981 et 1990, Morelli vit et travaille dans le grand New York, où il complète une maîtrise au Mason Gross School of the Arts, Rutgers University (New Jersey) en 1983. Il enseigne dès 1981 et prend sa retraite de l’Université Concordia en 2019, après 22 ans d’enseignement. Récipiendaire de nombreuses subventions et résidences, il performe et expose ses œuvres depuis 1977.
- À propos des artistes
. Sierra Barber est une artiste upper mohawk et d’origine mixte européenne originaire de Port Dover, en Ontario, inscrite à la communauté des Six Nations du territoire de la Grand River. Elle détient une maîtrise en peinture et dessin de l’Université Concordia (2025) et un baccalauréat en sculpture et installation, avec une mineure en culture visuelle autochtone, de l’Université OCAD (2015). Son travail a été présenté au Woodland Cultural Centre, à la Stewart Hall Art Gallery, au Musée régional de Rimouski, à la galerie HOEA! (Aotearoa/Nouvelle-Zélande), ainsi que lors de la 7e Biennale d’art contemporain autochtone (BACA).
. Miri Chek est une artiste visuelle et cinéaste dont la pratique transcende les frontières. Née en Arménie et ayant grandi à Jérusalem, elle travaille maintenant entre Tiohtià:ke/Mooniyang (Montréal) et Erevan. Son travail a été présenté dans plusieurs festivals et musées, notamment le Tribeca (New York), l’IDFA (Amsterdam), le New Images Festival (Paris), le Centre Pompidou et la Biosphère à Montréal. Sa performance vidéo Being With a été présentée au Centre Phi lors de la 58e Biennale de Venise en 2019.
. Marly Fontaine (artiste de la Côte-Nord bénéficiant du soutien financier du CALQ, partenaire du programme Habiter le MAC). Marly Fontaine est une innue de la communauté de Uashat Mak Mani-utenam. Diplômée en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Marly Fontaine concentre son travail de création sur la sensibilisation des gens à la réalité des Premières Nations et à leur histoire, largement méconnue. Dès 2017, ses œuvres suscitent de vives réactions. Par son témoignage, elle démontre la résilience de sa communauté, mais aussi la sienne. Aujourd’hui, elle a finalisé sa maîtrise en muséologie et pratique des arts à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) en mettant en valeur l’oralité innue, autant dans sa pratique artistique que dans sa démarche de recherche. Elle est la première à déposer un mémoire de façon orale à l’UQO. Elle continue cette démarche en poursuivant, depuis l’automne 2025, un doctorat en arts et culture orale innue, avec l’appui du Fonds de recherche du Québec.
. Po B. K. Lomami (Pauline Batamu Kasiwa Lomami) est artiste-chercheure indisciplinaire, enseignante et productrice culturelle. Issue de la diaspora congolaise en Belgique, iel vit à Tiohtià:ke-Mooniyang-Montréal depuis 2017. Explorant la rage et l’échec, la pratique artistique de Lomami s’articule autour du déplacement du travail, du devenir, de sa subjectivité et des futurs collectifs possibles. Lomami est titulaire d’un baccalauréat (2011) et d’une maîtrise (2014) en ingénieur de gestion de l’Université de Namur, ainsi que d’un diplôme de deuxième cycle en études des communications (2022) et d’une maîtrise en intermédias en arts plastique (MFA) à l’Université Concordia (2025).
. Myriam Simard-Parent est une artiste visuelle pratiquant la sculpture sur bois. Elle est née et vit présentement à Montréal. Elle crée ses œuvres à partir de techniques artisanales, telles que la taille directe et le tournage, ainsi que de multiples techniques d’assemblage. Ses œuvres sont réalisées avec des essences indigènes et du bois recyclé, et témoignent d’une sensibilité envers les différentes couleurs et textures propres au matériau. Par une approche stylisée et humoristique, Simard-Parent représente et détourne des éléments de son quotidien ou provenant de souvenirs : vêtements, nourriture, animaux, etc. Titulaire d’une maîtrise en sculpture et céramique de l’Université Concordia, Myriam Simard-Parent a présenté son travail dans de nombreuses expositions individuelles et collectives au Canada, en France et aux États-Unis.
. Sarah Toung ondo (artiste de Québec bénéficiant du soutien financier du CALQ, partenaire du programme Habiter le MAC). D’origine franco-gabonaise, Sarah Toung ondo a grandi en France et au Gabon, ce qui a fortement influencé sa pratique artistique. Après des études en design et en histoire de l’art, elle entame un cursus en anthropologie sociale et historique, la menant à compléter un master à l’Université Toulouse II. C’est dans le cadre de sa recherche universitaire qu’elle découvre la communauté artistique de la région de Québec – le territoire Nionwentsïo et décide de s’y installer. Également diplômée de la Maison des métiers d’arts de Québec en construction textile, Toung ondo est une touche-à-tout qui aime explorer les médiums afin d’interroger les liens entre l’art, l’intime et la société au travers du prisme du métissage culturel.
- À propos du Musée d’art contemporain de Montréal (MAC)
Depuis plus de 60 ans, le MAC assure la rencontre entre des artistes québécois et internationaux, leurs œuvres et des publics variés, célébrant l’art comme une composante essentielle de la vie à Montréal et au Québec. Le siège social du Musée au cœur du Quartier des spectacles faisant l’objet d’une transformation architecturale majeure, le MAC est temporairement relocalisé à Place Ville Marie, autre lieu emblématique de la métropole. Le MAC à Place Ville Marie offre plusieurs activités pour le grand public, ainsi que pour les groupes scolaires et communautaires. Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) est une société d’État subventionnée par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Il bénéficie également de la participation financière du gouvernement du Canada et du Conseil des arts du Canada. Le Musée tient aussi à remercier sa Fondation et les nombreux partenaires et donateurs qui contribuent à son rayonnement. www.macm.org
- À propos de la Fondation du MAC
La Fondation du Musée d’art contemporain a pour mission de soutenir le Musée dans ses divers pôles d’activités, soit l’enrichissement de sa collection, la production d’expositions, la promotion et les programmes éducatifs. Elle a donc le mandat de solliciter des fonds auprès des entreprises, des fondations philanthropiques et des individus engagés envers la diffusion et la conservation de l’art contemporain québécois, canadien et international. La Fondation soutient également le financement du projet de transformation du MAC, en vue de sa réouverture en 2028. La Fondation participe ainsi au rayonnement de la toute première institution d’importance vouée entièrement à l’art actuel au Canada : le Musée d’art contemporain de Montréal. macm.org/fondation/
SOURCES : Ministère de la Culture et des Communications du Québec, Musée d’art contemporain de Montréal
PHOTOS : Musée d’art contemporain de Montréal
Date de première publication : 12/02/26

















