Porteur de légendes et emblème touristique d’Avignon, le pont Saint-Bénezet a fait l’objet d’une campagne de recherches de longue haleine qui permet aujourd’hui de restituer au public son histoire et son aspect intégral, en 3D en réalité augmentée. Un film et une application mobile ont été présentés au public le vendredi 28 novembre 2014. Retour sur ce projet ambitieux et interviews croisées du Grand Avignon et de la société Art Graphique & Patrimoine.

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« Les recherches ont permis de déconstruire la légende »

Des carottages géologiques à l’iconographie ancienne, de l’échographie sous-marine aux plongées dans les archives, des relevés archéologiques à la photographie aérienne, des nuages de points au film de restitution numérique, toute une communauté de chercheurs s’est réunie autour du projet de reconstitution du pont d’Avignon en 3D dans le cadre du programme PAVAGE. La communauté de chercheurs a été coordonnée par le laboratoire Map CNRS de Marseille (Modèles et simulations pour l’architecture et le patrimoine), « réunie dans cette aventure au long cours qui a ouvert la voie vers de nouvelles découvertes sur le célèbre pont et son contexte historique ».

Le budget global de ce projet ambitieux (recherche et valorisation) a été valorisé par l’ANR à hauteur de 2.4 millions d’euros. (voir interview ci-dessous)

« Les recherches ont permis de déconstruire la légende », souligne Marc Andrieu, chargé de mission à l’action culturelle du Grand Avignon, et l’un des initiateurs de ce projet quand il travaillait à la Chartreuse (qui a également fait l’objet d’un programme de numérisation). Les recherches ont également battu en brèche des idées fausses: la construction du pont a duré une centaine d’années et non pas sept, et il n’a pas été bâti sur un pont romain.

A l’issue de ces recherches qui ont associé historiens, chargés de recherche, professeurs d’histoire et d’archéologie, chargés d’étude en modélisme, 2 outils innovants ont été conçus pour le grand public, un film en 3D et une application en réalité augmentée. Ils ont été présentés à la presse le vendredi 28 novembre 2014.

Portée par le Grand Avignon et le CNRS, cette reconstitution virtuelle du Pont d’Avignon a été présentée le vendredi 29 novembre 2014, au centre des congrès du palais des Papes, en ouverture d’un après-midi de conférences-débats qui a réuni plus de 530 journalistes, historiens, archéologues, architectes ou spécialistes de la numérisation.

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Un film sur la reconstitution numérique de la traversée aller-retour du Pont d’Avignon

Avec ce film (à visionner ci-dessous), « le public pourra ainsi voir pour la première fois le pont dans son intégralité mais également le percevoir dans son contexte paysager et historique » explique le Grand Avignon.

Le film Pont d’Avignon 3D:

Ce film est le fruit d’un travail de longue haleine qui a mobilisé pendant quatre ans des ingénieurs informaticiens et une petite armée de chercheurs du CNRS (43 personnes réparties sur cinq laboratoires).

« Si les uns se sont plongés dans l’étude des manuscrits et des dessins anciens, d’autres se sont rendus sur le terrain à la recherche de vestiges et d’indices archéologiques, raconte Marc Andrieu. « L’objectif était de déterminer l’emplacement des anciennes piles du pont aujourd’hui enfouies sous les alluvions du Rhône ou immergées dans les bras de Villeneuve et Avignon. À l’aide de scanners laser 3D, d’échographies sous-fluviales et autres opérations de carottage, une interprétation de la forme du Pont Saint-Bénezet a pu être reconstituée avant d’être numérisée ».

Le film permet ainsi de « découvrir à quoi ressemblait le pont à l’origine, en 1550, avant que ses 18 arches ne disparaissent dans le Rhône. » explique le Grand Avignon. Et dans sa longueur originelle, de la tour Philippe-le-Bel à la cité des Papes.

« On est allé chercher dans le fleuve et dans la Barthelasse, en faisant des travaux de forage, des mesures d’électro-résistivité, de la bathymétrie, de l’échographie sous-marine, toute une série d’indications pour confirmer où étaient les piles du pont et quel tracé il avait », précise Marc Andrieu.

Le pont a été abandonné en 1669 après une nouvelle crue du Rhône. Au fil des siècles, les 18 piles ont disparu.

L’application Avignon Pont 3D

Cette application sur systèmes embarqués a été produite par les sociétés Art Graphique & Patrimoine et GMT Editions, lauréates du World Summit Award de l’Unesco. Cette application raconte l’histoire sur trois périodes historiques et avec trois points de vue différents (Depuis le Rocher des Doms, l’île de la Barthelasse et au pied de la tour Philippe Le Bel), du célèbre pont d’Avignon. Le pont est ainsi présenté tel que le public ne l’a jamais vu et ne pourra jamais le revoir en réel, c’est-à-dire avec ses 22 arches sur 920 mètres et dans son paysage de l’époque.

En remontant le temps jusqu’en 1675 et 1350, l’application offre la chance de pouvoir admirer le pont dans son intégralité.

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Grâce aux vues panoramiques 3D et à la réalité augmentée, les utilisateurs de l’application se retrouve en immersion totale dans le Avignon du 14ème et 17ème siècle. La molette temporelle permet de comparer le présent avec le passé.

Combinant contenu historique, scientifique et ludique, l’application offre également des commentaires audios, des interviews d’experts, des jeux de réflexion et des vidéos illustrant l’aventure scientifique du  projet.

avignon 3d appli 3L’application Avignon 3D a été produite par la Communauté d’agglomération du Grand Avignon, et réalisé par Art Graphique & Patrimoine et GMT Editions. Les films documentaires ont été réalisés par Py Films.

L’application est déjà disponible gratuitement en français et anglais, sur l’AppStore et Google Play.

En mettant les nouvelles technologies au service de l’Histoire, le Grand Avignon espère booster le développement touristique du Grand Avignon, sachant que le pont Saint-Bénezet, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, attire déjà en moyenne chaque année quelque 350 000 visiteurs venus fouler les quatre arches restantes de l’ouvrage.

Au printemps prochain, des outils in situ viendront enrichir le dispositif sous la forme d’une tablette numérique qui sera prêtée pour utiliser l’application et des bornes interactives.

« L’offre touristique de tout le territoire de l’agglo du Grand Avignon sera ainsi renouvelée et profitera à toute l’économie locale. L’intérêt de voir l’édifice en entier devrait entraîner une augmentation des visites, notamment du public régional, qui va redécouvrir le pont Saint-Bénezet », a expliqué à la Provence Marc Andrieu.

INTERVIEWS CROISEES: Marc Andrieu, chargé de mission à l’action culturelle du Grand Avignon et Didier Happe, co-gérant d’Art Graphique & Patrimoine AGP

Comment est né ce projet si ambitieux ?

Marc Andrieu: J’ai rencontré Michel Berthelot, architecte, ingénieur de recherche au CNRS  et directeur du Map,  à Versailles lors d’une journée de présentation du Grand Versailles Numérique en 2007 (NDLR: journée qui a donné naissance au Clic France). Dans le train du retour, au bar du TGV, nous avons eu l’idée de reconstituer le pont d’Avignon en 3D. Michel nous a ensuite accompagné tout au long du projet. Il savait créer des communautés d’exaltation réciproque.  C’est d’ailleurs lui qui a résolu l’énigme du nombre d’arches du pont d’Avignon, il en comportait 22.

La reconstitution historique et numérique du pont d’Avignon repose sur une campagne de recherches de longue haleine. Quand a-t-elle démarrée ? 

MA: La campagne de recherche a démarré en 2012 et a duré quatre années. Elle a porté sur :

avignon pavage 2. le paysage, avec une campagne de mesures geo physiques sur la plaine de l’Abbaye et l’ile de la Barthelasse. Les campagnes de forages, de relevés bathymétriques, et d’échographies sous-marine ont permis de cartographier  les différentes évolutions du fleuve ,et de comprendre l’incidence des variations climatiques  sur les dégradations et dommages causés sur l’ouvrage .

le pont, avec des relevés archéologiques sur la chapelle St Benezet  qui ont mis à jour les différents états de construction au niveau de la pile numéro deux

. la tour Philippe le bel. Des fouilles ont été entreprises au bas de la tour Philippe le bel , elles ont révélé l’emplacement  exacte  de l’arrivée du pont  en dégageant  les restes de la tour porte. Elles ont permis d’en préciser les contours , d’affiner les hypothèses autours des vestiges

L’étude du bâti de la Tour Philippe le Bel a révélé les deux états de construction la tour avant et après  sa surélévation.

Une étude historique à partir des archives a également permis de  retracer l’histoire de  le pont et de donner une nouvelle vision de  la légende de saint benezet.

Qui ont été les porteurs du projet de reconstitution historique et numérique du pont d’Avignon ? 

MA: Les porteurs du projet sont l’agglomération du Grand Avignon et le CNRS ; le volet scientifique du programme Pavage  a permis de concentrer des recherches interdisciplinaire au tour d’une maquette numérique synthétisant l’ensemble des connaissances.

Qui a réalisé le modèle 3D ? 

MA: C’est le MAP qui a réalisé le modele 3d , et c’est avec la sociéte PY film que le rendu final du film a été réalisé

avignon pavageLe programme PAVAGE et l’idée de la restitution numérique du pont d’Avignon – dans son paysage fluvial est née dans le cadre de la «Chartreuse numérique» et de ses expériences de réalité augmentée. La reconstitution de l’ouvrage d’art  dans son environnement fluvial couvre l’étude d’une zone d’environ25 km2. Elle comporte une dimension géo- historique  majeure. Ainsi ce programme réunit des géomorphologues, des archéologues, des médiévistes  et des architectes spécialistes de la simulation numérique. Le programme PAVAGE sous la coordination du MAP regroupe quatre laboratoires qui ont travaillé de façon interdisciplinaire :

. le MAP Modèles et simulations pour l’architecture et le patrimoine UMR 3495 – CNRS / Ministère de la Culture et de la Communication

. le CEREGE, Centre Européen de Recherche et d’Enseignement des Géosciences de l’Environnement – UMR 7330  CNRS / Aix-Marseille III / IRD / Collège de France

. le CIHAM, Centre Inter-universitaire d’Histoire et d’Archéologie Médiévales (UMR 5648 – CNRS / Univ. Lyon II / Univ. d’Avignon / ENS Lyon / EHESS)

. et le LA3M, Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée (UMR 7298 – CNRS / Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme).

La maquette de reconstitution en 3D du Pont a été livrée par les laboratoires du CNRS en juillet 2014.

L’interdisciplinarité voulu par Michel Berthelot coordinateur du projet  auquel il faut ici rendre hommage (il nous a quitté au printemps 2014) est l’élément essentiel qui conduit au résultat actuel. La confrontation des approches et la mise en commun des connaissances synthétisées par restitution numérique se sont révélées être particulièrement fécond .

Ce programme  a bénéficié du  soutien de l’Agence Nationale de la Recherche, a reçu l’appui de la région Provence Alpes-Côte-d’Azur  et du Fonds européen de développement régional, de la  DRAC Languedoc-Roussillon et de la CNR. Il implique les villes d’Avignon et de Villeneuve lez Avignon à travers la maîtrise d’ouvrage de la communauté d’agglomération du Grand Avignon.

Vous proposez un film sur la reconstitution numérique de la traversée aller-retour du Pont d’Avignon. Quel est son contenu ?

MA: Le film propose une traversée aller-retour d’ Avignon à Villeneuve lez avignon aux environs de 1550, il dure six minutes. Il a été produit par le Grand Avignon, le MAP et la société Py film. Il sera téléchargeable sur le site web  du grand Avignon et  visible sur le pont d’Avignon et la tour Philippe le bel. Il sera également visible sur le systeme embarqué  de l’application  sur tablette.

L’autre outil de valorisation de la recherche et de médiation est l’application Avignon Pont 3D. Quels contenus et expérience allez-vous offrir ?

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MA: Nous avons souhaité confier le développement de cette application à deux sociétés AGP  et GMT, qui ont été lauréates du world summit award pour l’application Jumièges 3D et qui ont une longue expérience en ce domaine. Cette application s’attache à éclairer l’histoire du pont dans son paysage fluvial et invite le public à un véritable parcours numérique. Elle va permettre aux touristes de partir à la redécouverte du Pont d’Avignon via des systèmes numériques embarqués (tablettes et smartphones)

Didier Happe : La feuille de route  était de développer (en exploitant et  valorisant les contenus scientifiques du programme PAVAGE -recherches historiques, archéologiques, études techniques et modèles 3D) un dispositif numérique innovant intégrant les dernières  technologies. L’originalité de ce projet résidait dans le fait  de travailler sur un espace plus vaste que celui du  pont et  pas seulement sur le monument lui-même. Cette application devait être  pédagogique et rendre accessibles au plus grand nombre les résultats des travaux de recherche effectuées. Mais elle  devait aussi être ludique, spectaculaire et proposer une expérience immersive dans le temps et l’espace. D’où le choix de la réalité augmentée, devenue un outil de compréhension et de mise en valeur incontournable. Concrètement, l’application Avignon 3D permet de se plonger dans l’histoire du pont et de son paysage en remontant le temps.  Trois dates clé (  2014-1675-1350) et trois points de vue , associés à  de nombreux contenus  permettent ainsi   de revivre  ses transformations jusqu’à aujourd’hui..

Qui a produit les contenus de l’application ? 

DH: Nos reconstitutions 3D, qui constituent les éléments de réalité augmentée, ont été réalisées à partir des résultats des travaux scientifiques et notamment sur les modèles 3D réalisés par les équipes du CNRS dans le cadre du projet de recherche..

avignon 3d appli 5Quels sont les services offerts par l’application ?

DH: Le visiteur, géo- localisé lors du lancement de l’application, peut découvrir grâce à la réalité augmentée la reconstitution du Pont d’Avignon et du paysage alentour à 2 époques de sa construction, sur 3 points d’intérêt symboliques, à Avignon, sur l’Ile de la Barthelasse et à Villeneuve les Avignon.

Il a également accès, grâce à une interface  intuitive, à de nombreuses vidéos, à  des commentaires  audios, des galeries d’images, des extraits musicaux. Un jeu lui permet de valider ses connaissances et d’accéder à des contenus bonus.

Enfin, un film de la traversée du pont reconstitué en 3D complète l’application. La diversité  et la richesse des contenus permettent différents niveaux de lecture et  donnent à vivre une expérience unique.

Quel a été le rôle précis d’AGP et de GMT Editions ?

DH: AGP et GMT Editions ont été lauréats de l’appel d’offres lancé par le Grand Avignon fin 2013. AGP, en tant que mandataire du groupement s’est occupé de la coordination générale du projet et s’est principalement concentrée sur la réalisation des représentations 3D du pont et de son environnement aux deux époques définies et de leur superposition sur le paysage existant. De son côté, GMT Editions, société bordelaise spécialisée dans les application touristiques, était responsable de la conception et de la réalisation de l’application. De nombreuses techniques, tant de relevés, de prise de vue que d’infographies 3D ont été utilisées, tout cela en contact très étroit avec les scientifiques, chercheurs et historiens. Nos deux équipes ont bien entendu travaillé ensemble dans la réflexion sur l’ergonomie et la navigation de l’application ainsi que sur les contenus culturels associés.

Ce type de projet nécessite la coordination d’équipes pluridisciplinaires afin de transcrire de la manière la plus fidèle possible le travail des scientifiques pour le grand public, tout en intégrant ce travail dans une application numérique extrêmement innovante. Chaque projet est spécifique et les réalisations passées (Abbaye de Jumièges, Arènes de Nîmes, Villa Cavrois et bientôt Poitiers) nous permettent de proposer aujourd’hui des plates-formes de conception et de réalisation éprouvées.

Quelles ont été les difficultés spécifiques sur ce projet d’application ?

DH: La principale difficulté a été d’intégrer des vues et des informations portant sur un territoire très étendu, avec des points de vue plus ou moins rapprochés, sur 3 POI géographiquement éloignés. Avec les équipes de GMT Editions, nous avons  donc conçu et développé des interfaces spécifiques pour prendre en compte ces caractéristiques.

Comment peut-on accéder à l’application ?  

DH: L’application est téléchargeable gratuitement sur les stores Apple et Google  sous le nom de  «Avignon 3D». Elle est disponible en français et en anglais. Elle sera également disponible sur le site sous la forme d’une location d’Ipad à l’entrée du Pont et de la Tour Philippe le Bel à Villeneuve les Avignon, au printemps 2015.

Quel est le budget global du projet de reconstitution historique et numérique du pont d’Avignon ? Quel a été son financement ?

MA: Le budget global du projet est valorisé par l’ANR à hauteur de 2.4 millions d’euros. Il inclut :

. la valorisation des coûts des chercheurs pendant les 4 ans à hauteur de 1.9 millions d’euros

. les coûts spécifiques de recherches (fouilles et autres dépenses locales) et de valorisation (budget de conception et de développement des outils de médiation) à hauteur de 500 000 euros.

Ce projet est particulièrement exemplaire par l’articulation forte entre recherche, recherche appliquée et création d’outils de valorisation et de médiation pour le grand public. Il l’est également par la variété de ses financeurs: le CNRS et l’état pour le budget recherche; Le Grand Avignon, les Villes d’Avignon et de Villeneuve lez Avignon, la région Provence Alpes Cotes d’Azur, la Compagnie Nationale du Rhône, le CNRS et le Feder pour la partie valorisation.

D’autres projets numériques patrimoniaux ont été développés par ou dans le Grand Avignon, pouvez-vous nous en parler ?

Chartreuse tableMA: Le projet majeur est Chartreuse Numérique, déployé depuis 2008 à la Chartreuse, monastère construit à la même époque (14è) que le palais des papes et situé à 4 kms d’Avignon. Dans le cadre de ce projet, le laboratoire MAP a conduit un chantier de numérisation permettant notamment de scanner toute la chartreuse (1.8 hectares), de reconstituer l’église  et même de numériser des tableaux.

Pour valoriser cette recherche, une des plus grandes tables numériques d’Europe à été installée en avril 2014. Elle permet à 10 ou 12 visiteurs de découvrir simultanément les étapes de construction de la chartreuse et de zoomer sur les fresques en écoutant des commentaires. (vidéo de présentation de la table). Le numérique est également fortement intégré dans le programme des artistes accueillis en résidence à la Chartreuse.

Le projet Pont Avignon 3D a également permis de produire les 1ères images numériques du Palais des Papes. C’est une première étape !

Propos recueillis par mail le 29 novembre et le 1er décembre 2015

SOURCES: Grand Avignon, midilibre.fr

Date de première publication: 01/12/2014

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