Paris Musées a lancé une nouvelle application pour explorer en détail les œuvres des musées de la ville

Paris Musées, associé à l’entreprise espagnole Mad Pixel, a lancé en octobre 2018 une nouvelle application intitulée « Second Canvas » qui permet d’explorer et de contempler 52 œuvres de la collection des 14 musées de la ville de Paris en extra haute définition.

Un nouvel outil de découverte des œuvres de Paris Musées

L’application « second canvas » est le résultat d’un travail de numérisation des œuvres en « gigapixels ».

Une cinquantaine de chefs d’œuvres ont été numérisées. On trouve notamment dans cette sélection Le Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt de Claude Monet, la Femme aux yeux bleus d’Amedeo Modigliani, Plan de Paris de Giovanni Maria Tamburini, la mini-robe d’Iris Van Herpen…

Comme l’explique Paris Musées: « l’application Paris Musées Second Canvas est un outil incomparable pour découvrir les collections des musées de Paris Musées. Elle permet de parcourir les œuvres en très haute définition et de les appréhender dans les moindre détails comme jamais auparavant ! 52 œuvres des musées de la Ville de Paris sont actuellement présentées dans l’application : des pièces exceptionnelles, dont certaines ne sont pas exposées. »

La découverte de chaque œuvres s’accompagne d’informations complémentaires (le contexte de création , l’artiste, la date, le format, les matières utilisées…)  et également d’une analyse approfondie de l’œuvre sous tous ses aspects avec des focus sur différents détails de l’oeuvre. L’utilisateur peut lire ou écouter les commentaires.

Un outil immersif de très haute qualité

Les 50 œuvres ont été numérisées dans la «meilleure qualité existante». L’application permet ainsi une exploration numérique à l’intérieur des œuvres. L’utilisateur est invité à zoomer afin de pouvoir repérer et percer les détails invisibles à l’œil nu. L’application permet de zoomer sur un détail du tableau sans aucune dégradation du visuel. Ainsi les œuvres se dévoilent entièrement et complètement.

Comme l’explique Paris Musée, « chacun peut ainsi apprécier le coup de pinceau de l’artiste, s’émerveiller de la maîtrise de la technique d’une œuvre, remarquer le détail dans le coin de la toile que personne n’aurait remarqué auparavant… ».

L’application « second canvas » incite chacun à observer les détails les plus infimes avec netteté  : une silhouette, une couture, les ornements, les tracés de pinceaux, jusqu’aux fissures causées par le temps.

L’oiseau sur le portrait de Marie-Emilie Baudouin peint par François Boucher (musée Cognacq-Jay)
La précision des coutures et le travail des ornements sur le manteau de Balenciaga – Lesage (collection du Palais Galliera)

Un outil qui s’enrichit

Prochainement, l’application va s’enrichir d’une centaine d’œuvres d’art. Paris Musée proposera ainsi d’accéder d’une autre manière à une plus riche collection numérique comme c’est le cas aujourd’hui sur les sites internet des 14 musées. Une nouvelle fonctionnalité permettra bientôt la reconnaissance d’images à scanner avec le téléphone ou la tablette.

« Après la mise en ligne de son portail des collections, il y a bientôt trois ans, Paris Musées travaille sur les nouveaux formats et médias à proposer à ses visiteurs en ligne et in situ. Ces gigas pixels sont proposés d’abord sur cette application mobile, très prochainement sur son site des collections et dans nos musées à travers des outils adaptés » explique Paris Musées.

Une première française

Réalisée par la société MadPixel, en partenariat avec Paris Musées, l’application Second Canvas de Paris Musées est la première application produite avec un musée français.

Elle est proposée en 2 langues : français et anglais. Elle est téléchargeable gratuitement sur les terminaux IOS et Android.

Avant Paris Musées, Mad Pixel a déjà produit une application avec une trentaine d’institutions muséales dont le Prado Museum et le Mauritsuis Museum. (Lire l’article du CLIC France: Le Museo del Prado offre une nouvelle façon de découvrir et de partager l’art sur les appareils mobiles)

La technologie Second Canvas a été développée avec le soutien d’un programme de recherche européen.

Un outil d’exposition numérique

La technologie Second Canvas n’est pas seulement un outil de diffusion mobile d’oeuvres d’art. Elle peut également être utilisée comme outil d’exposition numérique. Après une première expérience à San Telmo, Mad Pixel s’est associé à la RMN et à l’Institut Français de Marrakech pour organisé une telle exposition.

« Vivre à la vitesse de la lumière. «Impressions impressionnistes vers l’abstraction » était une exposition éphémère qui revisitait d’une nouvelle manière les œuvres du mouvement impressionniste français: « plus on se rapprochait, plus c’était innovant ». Cette exposition a été proposée du 8 au 12 mai 2018.

« Le projet a pour origine une série de conversations que nous avons eues avec l’ Institut Français et les musées nationaux du Grand Palais (RMN) à la recherche d’expositions numériques pouvant voyager pour diffuser le patrimoine culturel et artistique français. Ils voulaient connaître les options que Madpixel pourrait offrir pour mettre en place une expérience culturelle en utilisant des œuvres d’art déjà numérisées » explique Mad Pixel.

Mad Pixel coopère actuellement avec plus de 70 musées en Europe, aux Etats-Unis et au Mexique, mais n’a pas de nouveau projet en France.

Ces 2 expériences prouvent à nouveau le potentiel de développement de l’utilisation de la photographie très haute définition (gigapixel) dans un contexte muséal et artistique. (Lire l’article du CLIC France: DOSSIER / Avec la photographie en gigapixels, le public peut explorer les oeuvres dans leurs moindres détails)

SOURCES: Mad Pixel, Paris Musées, Le figaro 

PHOTOS: Mad Pixel, Paris Musées

Date de première publication: 21/03/2019

Clic-separateur(A LIRE SUR LE SITE DU CLIC) (3)

DOSSIER / Avec la photographie en gigapixels, le public peut explorer les oeuvres dans leurs moindres détails

Le Museo del Prado offre une nouvelle façon de découvrir et de partager l’art sur les appareils mobiles

Art#Connexion au Grand Palais: compte-rendu des conférences Agora animée par le CLIC France

Laisser un commentaire