Bayeux, Bordeaux, Bussy-Saint-Georges, Caen, Carnac, Dunkerque, Joeuf, Le Bourget, Lille, Lyon, Nancy, Nantes, Paris, Poissy, Reims, Saint Cloud, Saint Malo, Tautavel, Vienne … des lieux artistiques et culturels français sont en cours de construction, réaménagement ou rénovation. Ce dossier du CLIC propose un panorama non exhaustif des ouvertures ou réouvertures de musées et lieux culturels en France, entre 2027 et 2030.
Photo carrousel : façade du Musée Picasso Paris 2017 Ibex73 / Wikimedia Commons
NOUVEAU : Le musée-mémorial du terrorisme s’installera dans le 13ème arrondissement de Paris (ouverture en 2030); Musée du football ouvrier et de l’immigration, à Jœuf, (Meurthe-et-Moselle) (ouverture au début 2028)
- 2027 – 2030
. Nouveau musée du Grand Siècle au Parc de Saint Cloud – Département des Hauts de Seine (début 2027)
. Nouveau musée Hector Guimard (2027)
. Rénovation du Musée des Beaux-arts de Reims (ouverture avant la fin 2025, reportée à 2027);
. Nouveau parcours scénographique du département des arts de Byzance et des Chrétientés en Orient et le réaménagement du parcours des Antiquités romaines du Louvre (2027)
. Redéploiement du musée de la Tapisserie de Bayeux (2027)
. Nouvelle Cité de la Gastronomie Paris-Rungis (2027)
. Nouveau musée de Préhistoire de Carnac (2027)
. Réouverture du Musée lorrain, Nancy (2027)
. Ouverture du Musée Le Corbusier, à Poissy (2027)
. Ouverture du musée d’histoire de Vienne, à Vienne (2027)
. Musée du football ouvrier et de l’immigration, à Jœuf, (Meurthe-et-Moselle) (ouverture au début 2028)
. Réouverture du Musée d’Histoire naturelle de Lille (ouverture fin 2025, reportée à 2028)
. Nouveau musée école Giacometti aux Invalides (2028)
. Ouverture du nouveau musée d’histoire et de société de Saint-Malo (2028)
. Musée du jeu vidéo de Bussy-Saint-Georges (Seine et Marne) (2028)
. Rénovation du Musée Pasteur de Paris (2028)
. Ouverture de la Cité des Imaginaires – Musée Jules Verne de Nantes (2028)
. Rénovation totale du Musée de Préhistoire de Tautavel (2029)
. Réouverture du Musée des Tissus de Lyon (2029)
. Rénovation totale du Muséum de la Métropole de Nantes (2029)
. Ouverture du Musée-mémorial du terrorisme dans le Grand Paris (2030)
. Agrandissement du musée Picasso Paris (2030)
. Nouveau musée des Beaux-Arts de Dunkerque (2030)
. Ouverture du musée de la Fondation Gandur pour l’Art à Caen (2030)
. Ouverture du Musée des Canaris – FC Nantes (2022, reportée à une date non précisée)
ANNEE 2027
- Le musée du Grand Siècle au Parc de Saint Cloud – Département des Hauts de Seine (ouverture au début 2027)
L’idée de créer un musée dédié au Grand Siècle est née de la rencontre entre Patrick Devedjian (1944-2020), alors président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, et de Pierre Rosenberg, membre de l’Académie française, ancien Président-directeur du musée du Louvre.
Une donation signée en 2020
Pierre Rosenberg souhaitait faire don de toute sa collection d’œuvres d’art pour qu’elle soit visible par le public. La donation au département des Hauts de Seine a été signée le 25 septembre 2020.
Elle se compose de 3 502 dessins allant du XVIe au XXe siècles; de 673 tableaux d’artistes du XVe à la première moitié du XXe siècle; de 805 animaux de verre de Murano du XXe siècle; et d’une bibliothèque d’histoire de l’art de 50 000 ouvrages et d’une riche documentation de recherches.
Cœur du futur musée, cette donation sera mise en valeur au sein de l’ancienne caserne Sully, implantée dans le bas du parc de Saint-Cloud et qui fait l’objet d’un projet de réhabilitation complet.
En juillet 2022, le Département des Hauts-de-Seine a confié au groupement conduit par FAYAT Bâtiment et à l’architecte Rudy Rucciotti, dans le cadre d’un Marché Public Global de Performance de 103,9 millions d’euros HT, la réhabilitation et l’aménagement du site de la Caserne Sully à Saint-Cloud (92) en vue de la création du musée du Grand Siècle.

L’histoire et l’art du XVIIe siècle français
Destiné à prendre place à partir de 2025 dans l’ancienne caserne royale de Saint-Cloud, ce nouveau musée départemental se composera de trois entités étroitement liées.
. Le musée
Le public y découvrira un panorama complet de la civilisation française du XVIIe siècle, entendu comme une période longue, allant d’Henri IV à la Régence (1590-1725). Le musée du Grand Siècle prendra ainsi la suite logique du musée du Moyen-Age (musée de Cluny à Paris) et du musée de la Renaissance à Ecouen dans le Val d’Oise.
Les collections de ce nouveau musée se composeront d’une partie de la donation Rosenberg, dont le cœur est l’art du XVIIe siècle, d’importants dépôts des musées nationaux ou locaux et d’œuvres acquises par le département des Hauts-de-Seine.
Peintures, sculptures, mobiliers, gravures, médailles ou encore objets d’art y seront présentés ensemble, « mettant en valeur une civilisation et un esprit, tout en créant des liens fructueux entre les objets ». Ce musée présentera ainsi de manière thématique et pédagogique l’histoire et l’art du XVIIe siècle français, époque majeure de l’art français.
. Le cabinet des collectionneurs
Cet espace muséal exposera l’essentiel de la collection de Pierre Rosenberg dans son ensemble et sa diversité (peintures, dessins par roulement et collection de verres vénitiens).
Cet espace sera conçu pour recevoir, à terme, d’autres donations. Ce cabinet offrira une grande liberté dans la présentation et l’accrochage des œuvres, dans des espaces plus intimes, permettant au public de ressentir l’esprit du collectionneur.
. Le centre de recherche Nicolas Poussin
Installé dans le pavillon des Officiers, ce centre comprendra un cabinet de dessins et la riche bibliothèque du donateur (50 000 ouvrages), ainsi que sa documentation qui sera numérisée. Le centre offrira des espaces de travail. Il sera dédié à l’étude du Grand Siècle.
Le calendrier du projet
Annonce de la création du musée: juin 2019
Création de la Mission de préfiguration: septembre 2019
Lancement de l’appel à candidatures pour la réhabilitation du site : novembre 2019
Sélection de trois équipes d’architectes et début du dialogue compétitif : mars 2020
Donation Pierre Rosenberg : septembre 2020
Ouverture du pavillon de préfiguration, installé au Petit chateau du Domaine départemental de Sceaux : 10 septembre 2021
Désignation de l’équipe lauréate : juillet 2022
Chantier : 2023-2025
Ouverture du musée au public : fin 2026.
L’ancienne caserne Sully à Saint-Cloud
L’ancienne caserne Sully, implantée dans le bas du parc de Saint-Cloud, est composée de deux batiments principaux : un édifice du règne de Charles X (1825-1828), ancien hôtel des gardes du corps du Roi, dont les lignes pures et le dessin géométrique sont en accord avec le Grand Siècle ; et le pavillon des Officiers, plus tardif (Second Empire), mais dessiné dans le même style.

Ces deux batiments, actuellement non protégés, seront conservés avec soin et bénéficieront d’une restauration menée par le département des Hauts-de-Seine, en adéquation avec les exigences des Monuments historiques. Les batiments annexes, récemment construits par l’armée et sans valeur patrimoniale, seront démolis. Les espaces extérieurs seront réhabilités avec la réalisation d’un jardin contemporain.
Des acquisitions
En complément de la richesse de la donation de Pierre Rosenberg, le département des Hauts-de-Seine a souhaité porter une politique d’enrichissement des collections selon 3 axes :
. les acquisitions d’œuvres d’art absentes de la donation Pierre Rosenberg
. les dépôts d’œuvres provenant de collections publiques et privées,
. et les dons de collectionneurs privés qui ont souhaité donner des œuvres au futur musée.
L’ensemble de ces acquisitions est soumis à l’approbation d’un comité d’acquisition dédié, chargé d’en assurer l’adéquation avec le projet scientifique et culturel du musée du Grand Siècle.
Dévoilement d’un tableau de l’atelier de Pierre Mignard:
Quelques acquisitions réalisées
Le pavillon de préfiguration
Implanté au Petit chateau de Sceaux depuis septembre 2021, le pavillon de préfiguration du musée du Grand Siècle présente le projet architectural et muséal mais également des œuvres de la donation de Pierre Rosenberg et des acquisitions du musée du Grand Siècle.
Pour incarner le projet de création du musée du Grand Siècle durant les quatre ans à venir, cet espace permet de découvrir un aperçu significatif de la beauté des collections (peintures, sculptures, dessins, mobilier, etc.), ainsi que la maquette du projet architectural lauréat en 2022.

Agrandi de deux nouvelles salles et doté d’un espace d’exposition temporaire, le Petit chateau rouvre ses portes avec un parcours amplifié. Après une salle introductive présentant le projet architectural du musée à Saint-Cloud, les acquisitions faites pour celui-ci, auxquelles ont été ajoutées durant la fermeture des œuvres importantes, se déploient désormais dans quatre salles thématiques. Le pouvoir est illustré par des portraits du roi et de la famille royale, mais aussi par ceux de grands militaires et de parlementaires. Tableaux d’autel et de dévotion privée permettent ensuite d’aborder la question de la foi. L’art de vivre est évoqué par des éléments de grand décor ainsi que des objets d’art et mobiliers. La société, enfin, est donnée à voir par des représentations de la vie quotidienne, mais aussi par des objets liés aux lettres et aux sciences. De 13h à 17h. Tarif : 4 euros – Tarif réduit : 3 euros.

L’exposition temporaire
Invité d’honneur du Salon du Dessin qui s’est tenu au Palais de la Bourse en mai 2022 à Paris, le musée du Grand Siècle prolonge en décembre 2022 sa saison graphique au Petit Chateau de Sceaux à travers l’exposition « La Curiosité à l’œuvre, dessins de la donation Pierre Rosenberg ».
Fruit de soixante ans d’acquisitions par l’un des meilleurs spécialistes de l’art, cette collection éclectique allant du XVIe au XXe siècle et qui constituera le noyau du futur musée du Grand Siècle, comporte aussi bien des feuilles importantes de grands maitres (Baroche, Guerchin, Claude Lorrain, Nicolas Poussin, Fragonard) que quelques surprises (redécouvertes d’artistes méconnus, caricatures …). Du 2 décembre 2022 au 5 mars 2023. Tarif : 4 euros – Tarif réduit : 3 euros.
Une série podcast
En novembre 2022, le Département des Hauts de Seine et la Mission de préfiguration du musée ont lancé une série podcast « Une œuvre, un podcast » produite par le studio Unendliche. (Ecriture : Marina Bellefaye, Création et réalisation sonores : Eddie Ladoire)
« Ouvrez grand les oreilles, fermez les yeux ! Découvrez les podcasts du musée du Grand Siècle. Entrez dans les tableaux et suivez les personnages, plongez dans les secrets de leurs histoires ».
museedugrandsiecle.hauts-de-seine.fr/le-musee-du-grand-siecle
museedugrandsiecle.hauts-de-seine.fr/la-prefiguration-du-futur-musee
(Source: Département des Hauts de Seine, presse)
- Nouveau musée Hector Guimard (fin 2027 ou 2028)
Un musée dédié à Hector Guimard ouvrira en 2027 ou 2028, à Paris, dans l’hôtel Mezzara (16ème). Le très attendu musée Guimard, consacré au célèbre architecte et designer visionnaire Hector Guimard (1867–1942), devrait ouvrir fin 2027 ou début 2028 dans un bâtiment parisien de sa création : l’hôtel Mezzara. Ce représentant majeur de l’Art nouveau est notamment connu pour être le créateur des mythiques entrées du métro parisien.
« Ce nouveau musée participera au rayonnement de Paris comme capitale de l’Art nouveau, aux côtés de Bruxelles et Barcelone », précise un communiqué.
Le musée a été imaginé depuis 20 ans par Fabien Choné, président de la Foncière Mezzara, constituée par la société de conseils et d’investissements Fabelsi et d’Hector Guimard Diffusion (fondée en 2019), et Nicolas Horiot, à la tête de l’association Le Cercle Guimard (créée en 2003). Ils ont acquis une centaine de pièces d’exception signées Hector Guimard -comme un vase en cristal au décor torsadé gravé à l’acide daté de 1903, des meubles, des céramiques, des garde-corps en fonte et l’une des emblématiques verrines lumineuses orange conçues pour les entrées du métro parisien.
Pour démontrer le potentiel muséal de l’hôtel particulier, l’association avait organisé avec succès en 2017 une première exposition à l’hôtel Mezzara « Hector Guimard, précurseur du design ».
Classé monument historique, l’hôtel Mezzara de 750 m² fut construit en 1910 par Hector Guimard au 60 rue Jean-de-la-Fontaine, où se situent de nombreux édifices Art nouveau, pour son ami Paul Mezzara, riche industriel textile d’origine vénitienne. L’État, qui en est le propriétaire, a renoncé à le vendre pour 7 millions d’euros et a décidé, au terme d’une consultation lancée en janvier 2025, de signer un bail de 50 ans avec la Foncière Mezzara, avec une participation de la Banque des territoires (groupe Caisse des dépôts).
Cette dernière devra valoriser le bâtiment, en prenant en charge la totalité des travaux de restauration de l’édifice. Évalués à six millions d’euros, ces derniers, qui devraient débuter fin 2026, seront réalisés « avec le concours de spécialistes de l’Art nouveau, d’artisans d’art, de restaurateurs et de l’architecte des monuments historiques et des services du patrimoine de l’État ». La société Fabelsi pourra ensuite exploiter le musée, tout en versant chaque année à l’État une redevance proportionnelle au chiffre d’affaires de l’établissement.
De la VR et un café
Le ticket d’entrée à 15 ou 20 euros inclura la visite du bâtiment et du jardin de 700 m² et la découverte des collections mais aussi de prêts de collectionneurs et d’institutions françaises et internationales. En outre, le lieu proposera au public une expérience immersive en réalité virtuelle, qui permettra de se plonger dans l’ambiance de la salle de concerts Humbert de Romans construite par Guimard en 1901
Les visiteurs seront également accueillir dans un café et dans une boutique qui vendra notamment des rééditions d’œuvres de l’architecte réalisées par des artisans spécialisés.
www.lemonde.fr/culture/article/2025/06/25/l-hotel-mezzara-a-paris-va-devenir-le-musee-guimard_6615757_3246.html (25/06/2025)
(Sources : Fabelsi, Le Cercle Guimard, presse)
- Musée des Beaux-arts de Reims (réouverture avant la fin 2025, reportée à 2027)
Les travaux de rénovation et d’extension du musée des Beaux-arts de Reims, fermé au public depuis 2019, vont enfin pouvoir commencer. La première pierre de ce chantier colossal à 65 millions d’euros a été posée. L’ouverture du nouveau lieu culturel est maintenant prévue en 2027 au lieu de la fin 2025.
« C’est un moment charnière pour notre ville, car il marque le début d’une nouvelle ère pour ce site à la riche et longue histoire » avec ces mots, le maire de Reims, Arnaud Robinet (Horizons), a salué la pose de la première pierre de la restauration du musée des Beaux-arts.
« C’est un projet exceptionnel qui vient reconstituer le plan historique de l’abbaye et renouer avec la ville. Nous allons redessiner les anciens cloitres de l’abbaye dans un geste unique et clairement contemporain, mais les différents corps de batiments seront conservés dans leur quasi-totalité », comme le résume son architecte, le portugais Francisco Aires Mateus.
Une surface d’exposition multipliée par trois
Afin de multiplier par trois la surface d’exposition du musée, le chantier prévoit une fouille archéologique, le démontage de la toiture pour créer de nouveaux espaces sous les combles, l’aménagement en sous-sol de 1 000 m² pour y créer un auditorium, une salle d’exposition temporaire et une salle de documentation, l’installation d’un escalier recouverts de feuilles d’or dans la cour d’honneur, ainsi que construction d’une boutique et d’un café côté jardin.

Un budget de 65 millions d’euros
- Nouveau parcours scénographique du département des arts de Byzance et des Chrétientés en Orient et le réaménagement du parcours des Antiquités romaines du Louvre (2027)
A l’unanimité des membres du jury du concours international de scénographie, le Louvre a retenu la proposition du groupement franco-américain WHY-BGC pour concevoir la scénographie des salles du neuvième et nouveau département du musée, consacré aux Arts de Byzance et des Chrétientés en Orient. WHY-BGC proposera également une nouvelle présentation des collections d’antiquités romaines.

L’ensemble (5 500 m²) constitue la plus importante refonte muséographique menée par le Louvre depuis la création des salles du département des Arts de l’Islam.
. Au sein d’espaces entièrement repensés, sur plus de 2 200 m², le « parcours byzantin » présentera, les collections du département des Arts de Byzance et des Chrétientés en Orient au rez-de-chaussée et à l’entresol de l’aile Denon.
. Le « parcours romain » proposera, quant à lui, une présentation renouvelée des collections romaines du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines sur 3 300 m² d’espaces historiques du musée (galerie Daru, appartements d’Anne d’Autriche, cour du Sphinx). La nouvelle scénographie se déploiera dans les espaces historiques des appartements d’Anne d’Autriche tout juste restaurés et de la cour du Sphinx dont la verrière sera entièrement rénovée, selon deux trames de récits complémentaires : chronologique, mais aussi thématique et civilisationnel.
« Le projet de WHY-BGC a remporté l’adhésion du jury réuni le 15 juillet 2024, saluant tout particulièrement sa fine compréhension du projet scientifique et culturel porté par les équipes de conservation, la qualité remarquable de l’inscription de collections variées au sein d’espaces très divers, ainsi que la pertinence des connexions muséographiques que le projet ménage entre les œuvres des différents parcours et plus généralement avec les autres départements situés à proximité immédiate. WHY-BGC a su proposer une scénographie ambitieuse, offrant au visiteur une expérience visuelle forte et stimulante, qui invite à la contemplation et à la compréhension » explique le musée.
En articulation avec ces projets, la présentation du département des Arts de l’Islam au sein de l’espace conçu par Rudy Ricciotti, Mario Bellini et Renaud Piérard sera également revue, mettant en avant le dialogue inter-civilisationnel avec les parcours byzantin et romain voisins.
« Au terme de ces transformations, ces trois parcours (i.e. parcours romain, parcours byzantin et départements des Arts de l’Islam) mettront en lumière la singularité des expressions artistiques et la richesse des échanges culturels caractéristiques de cet espace géographique. Au sein d’un espace muséographique plus fluide et plus pertinent, le musée du Louvre offrira ainsi, pour le plaisir et la compréhension des visiteurs, un récit, plus équilibré et plus connecté de ses trois civilisations » précise le musée.
La création en 2022 du département des arts de Byzance et des Chrétientés en Orient met en lumière la richesse des civilisations que la géographie et l’histoire connectent et qui ont marqué le grand récit de l’humanité. Le nouveau département rassemble plus de 20 000 œuvres, des origines de l’image chrétienne jusqu’au début du XXe siècle, sur une aire géographique s’étendant de l’Ethiopie à la Russie, des Balkans au Levant et à la Mésopotamie. Tout proche, le parcours romain retrace l’activité artistique du bassin méditerranéen sur six siècles, du IIe siècle avant J.C. au IVe siècle après J.C.
Fondé en 2004 par Kulapat Yantrasast, WHY est un cabinet de design multidisciplinaire. Basé à Los Angeles et à New York, le cabinet est organisé en cinq ateliers interdépendants : Batiments, Paysages, Musées, Objets et Idées. Ces dernières années, WHY a acquis une solide réputation dans le domaine de l’architecture culturelle en remportant des concours internationaux tels que le Ross Pavilion et les West Princes Street Gardens à Edimbourg, en Ecosse ou en s’engageant dans d’importants projets comme le Théatre académique d’opéra et de ballet Tchaikovski à Perm, en Russie. Le Metropolitan Museum of Art de New York lui a commandé la transformation de son aile Rockefeller, consacrée aux arts d’Afrique, d’Océanie et des Amériques, qui ouvrira en 2025.
BGC studio, agence d’architecture et de scénographie basée à Paris, a été créée en 2009 par Giovanna Comana et Iva Berthon GajÅ¡ak. Si l’architecture et le projet urbain sont le point de départ de l’agence, la scénographie d’exposition en devient rapidement le domaine de prédilection, comme en témoignent de nombreuses réalisations pour le GrandPalaisRmn, Paris Musées, le musée de Cluny, la Fondation Cartier, le musée Guimet, etc. BGC studio est présent à l’international, notamment en Italie, au Maroc – où l’agence a conçu le premier Musée National de la Musique, dans les Emirats arabes unis et en Chine.
(Source: musée du Louvre)
- Rédéploiement du musée de la Tapisserie de Bayeux (ouverture en 2027)
Le 5 février 2024, le projet de redéploiement du musée de la Tapisserie de Bayeux, installé dans le Grand séminaire depuis quarante ans, a franchi une nouvelle étape avec la présentation au public des esquisses du futur établissement. Sous la maitrise d’ouvrage de la Ville de Bayeux, en étroite collaboration avec l’Etat, la Région Normandie et le Département du Calvados, le nouvel écrin devrait ouvrir ses portes en 2027.
Le projet de réaménagement du musée qui accueille 400 000 visiteurs annuels, bénéficie d’une enveloppe de 38 millions d’euros (dont plus de 6 millions financés par la Ville).
Les grandes étapes du calendrier à retenir
L’objectif est de mener le projet pour une ouverture du nouveau musée de la Tapisserie de Bayeux en 2027, à l’occasion de la célébration du millénaire de la naissance de Guillaume le Conquérant.
Pour tenir ce délai, cela implique de fermer au public le musée actuel, après la saison estivale 2025. Pour les professionnels du tourisme et les acteurs économiques, cela signifie que seule l’année 2026 sera entièrement impactée par l’absence de la Tapisserie de Bayeux.
En amont de la fermeture au public, des fouilles archéologiques seront programmées sur tout le périmètre concerné par le projet.
Durant la période des travaux du musée, la Tapisserie de Bayeux sera mise à l’abri dans une réserve spécifiquement aménagée pour sa parfaite conservation. L’extraction de sa vitrine actuelle et son conditionnement seront naturellement menés en étroite collaboration avec les services de l’à‰tat, propriétaire de l’œuvre, afin d’assurer la préservation de l’un des plus précieux objet patrimonial du XIème siècle, classé Monument Historique et inscrit au registre Mémoire du Monde de l’UNESCO.

A quoi ressemblera le nouveau musée de la Tapisserie de Bayeux ?
L’idée que le parcours et l’expérience du visiteur doivent s’articuler autour d’un seul objet est l’une des caractéristiques essentielles du concept architectural et scénographique proposé.
Le futur musée de la Tapisserie de Bayeux restera au cœur de la cité et fera s’articuler l’ancien et le contemporain avec deux vastes ensembles architecturaux. Dans ce périmètre urbain de 11 000 m2, une extension neuve sera adossée à l’actuel Grand séminaire (XVIIème siècle) qui sera entièrement rénové.
« Ce poumon culturel et historique se devait de rester non loin de la Cathédrale, pour continuer de dérouler le fil de son histoire et de répondre aux enjeux de nos stratégies touristiques » explique Loic Jamin, élu en charge des musées, du tourisme, de l’attractivité et de la valorisation du patrimoine à Bayeux.
Le nouveau batiment accueillera la Tapisserie désormais présentée sur un support incliné d’une longueur de plus de 70 mètres, afin de répondre aux prescriptions de conservation, issues des diagnostics sur l’état matériel de ce textile extrêmement fragile de près de 1000 ans.
Comme elle l’est depuis 1983, la Tapisserie de Bayeux sera conservée au sein d’un local hermétique qui la protègera des variations de lumière, de climat et de la pollution atmosphérique.
Tout le long de cet espace de conservation contrôlé, une fenêtre constituera également la vitrine d’exploration pour le public. Le support de présentation de l’œuvre sera incliné face à cette ouverture permettant aux visiteurs d’apprécier la monumentalité de cette narration imagée, d’une longueur équivalente à la distance séparant les piliers de la Tour Eiffel !

La Tapisserie de Bayeux, à laquelle le musée est entièrement dédié, sera placée au cœur du parcours de visite, qui verra sa surface doublée dans ce nouvel établissement.
Par une construction ingénieuse des espaces sur deux niveaux, le public découvrira la broderie sous différents angles et reculs, associés à un discours adapté.
Le premier regard se veut être un choc visuel pour le visiteur qui découvrira progressivement l’œuvre en surplomb de la galerie d’exposition avec une vue à 180 °. En progressant vers le début de la narration, muni de son audio guide, le visiteur bénéficiera ensuite d’un rapport privilégié avec la toile brodée qui déroule l’histoire de la conquête de l’Angleterre au XIème siècle par Guillaume, duc de Normandie.
En accédant au deuxième niveau vers les espaces d’interprétation, le visiteur poursuivra son exploration tout en restant en contact visuel avec l’œuvre originale située en contrebas.
Ce nouveau parcours permettra au public d’approfondir son expérience, en immersion dans le monde médiéval, et ses connaissances, à l’appui des résultats des récentes recherches scientifiques.
Les esquisses du futur écrin de la Tapisserie de Bayeux sont visibles au sein de la chapelle, située dans la cour d’Honneur du musée actuel. Cet espace d’information dédié au projet est en libre accès aux horaires d’ouverture au public.

« Dans le projet proposé par RSHP, nous avons immédiatement apprécié l’intelligence du dialogue entre les volumes de l’ancien séminaire du XVIIe siècle et l’écrin contemporain entièrement dédié au déploiement de l’œuvre, caractérisé par un geste architectural aux lignes épurées, débouche sur la création d’un parcours des publics totalement renouvelé qui s’attache à parfaire les conditions d’accueil au sein d’un musée de renommée internationale » explique Antoine Verney, Conservateur en Chef des Musées de Bayeux.
www.tendanceouest.com/actualite-416316-travaux-le-musee-de-la-tapisserie-de-bayeux-se-refait-une-beaute-en-2027 (12/02/2024); www.francebleu.fr/infos/culture-loisirs/en-images-decouvrez-les-premieres-esquisses-du-futur-musee-de-la-tapisserie-de-bayeux-2345068 (03/02/2024); www.ouest-france.fr/normandie/bayeux-14400/futur-musee-de-la-tapisserie-de-bayeux-le-projet-a-38-millions-deuros-presente-au-public-vendredi-4be4ed00-bd02-11ee-96ed-15a2bf803bd0 (27/01/2024)
www.bayeuxmuseum.com/actus/tapisserie-de-bayeux-vers-un-nouveau-musee/
(Source: Musée de Bayeux. Crédits Images @RSHP)
- Cité de la Gastronomie Paris-Rungis (ouverture prévue en 2027)
La Cité de la gastronomie Paris-Rungis est attendue dans le Val-de-Marne en 2027. Imaginé comme un ensemble culturel, ce nouveau lieu se donne pour mission de valoriser une alimentation durable et une gastronomie responsable autour de plusieurs espaces à la fois créatifs et conviviaux.
La Cité de la gastronomie Paris-Rungis est un nouveau lieu culturel, créatif et convivial qui devrait ouvrir ses portes à proximité du Marché international (MIN) de Rungis.

. un Fab Lab gastronomique pour favoriser la créativité et la participation des publics ;
. un auditorium équipé ;
. un plateau modulable pour des formations spécifiques aux thématiques de la Cité ;
. des concept stores et des commerces ;
. des restaurants pour découvrir toutes les facettes de la gastronomie (y compris des restaurants d’application) ;
. une rue couverte pour les grands banquets et les spectacles vivants et gastronomiques ;
. et des jardins pédagogiques en lien étroit avec les fermes urbaines à proximité.
Grace au prolongement de la ligne 14, l’accès à la Cité de la gastronomie sera facilité. Il faudra ainsi compter 20 minutes depuis la Gare de Lyon à Paris.
citegastronomie-parisrungis.com
(Sources: Cité de la gastronomie, presse)
. Déménagement du musée de Préhistoire de Carnac (Morbihan) dans un nouveau b timent en 2027
Le musée de Préhistoire de Carnac (Morbihan) déménagera dans un nouveau batiment qui ouvrira au premier semestre 2027, dans le cadre d’une vaste rénovation extension, dont le budget s’élève à 20 M d’euros TTC.
Le projet de construction du nouveau b timent, voté lors du Conseil municipal du 28 juillet 2023, prendra place sur l’emplacement de l’ancienne cantine municipale de Carnac. Le cabinet d’architectes Projectiles et Pollen Paysages ont été désigné le 16 juin 2023 pour concevoir le projet.

Le futur espace d’exposition permanente se déploiera sur 2 500 m², sur trois niveaux, et sera « traversé par le fac-similé de la grande stèle gravée de Locmariaquer ». La scénographie sera « volontairement immersive ».
« La démolition de l’actuel batiment devrait intervenir en septembre ou en octobre 2024. La construction démarrera début 2026 », a indiqué Jean-Luc Servais, conseiller municipal délégué aux grands projets de la Ville de Carnac, à Ouest France le 31/08/2023.
La nouvelle organisation permettra « d’exposer un peu plus [d’objets parmi les 300 000 composant la collection] et, surtout, d’avoir un flux de circulation étudié. Les nouvelles collections qui nous sont confiées pourront également être présentées. Le sous-sol du batiment permettra une meilleure conservation des réserves. Grace à ses collections, le musée qui sera construit permettra d’accéder à un paysage mégalithique exceptionnel à l’échelle internationale. Il continuera d’accueillir tous les publics, avec un niveau de prestation supérieur (accessibilité PMR, multimédia, café du musée). Au-delà de la construction d’un batiment, c’est un projet culturel ambitieux, soucieux de répondre aux attentes de tous ses usagers, carnacois comme touristes proches et internationaux » précise l’élu.

Le nouveau musée comprendra deux salles qui permettront d’augmenter les offres d’animations du musée. Un jardin pédagogique sera également créé en extérieur. Et le musée bénéficiera d’une nouvelle boutique située à la fin du parcours.
L’effectif du musée s’étoffera, passant de dix à 15 personnes.
L’investissement de 20 millions d’euros (16 millions hors taxes), est porté par la commune avec un fort appui de l’Etat et des collectivités. Carnac est un des trois grands projets de musées retenus par le contrat de plan Etat-Région Bretagne.
Les quatre maquettes sélectionnées pour la phase finale du projet sont présentées au musée, au sein de l’exposition « Sorti(s) de terre. 140 après vers un nouveau musée », visible jusqu’au 05/05/2024.

Le musée de Préhistoire de Carnac a ouvert ses portes en 1882, afin de conserver sur place « de nombreux objets découverts lors des fouilles menées sur les monuments mégalithiques de la région ». Depuis 1984, il occupe l’ancien presbytère de la ville, construit à la fin du XIXe siècle. Le musée comprend « une des plus riches collections préhistoriques d’Europe » et du « premier musée au monde sur le mégalithisme ». Il bénéficie de l’appellation « Musée de France » et ses collections sont classées au titre des Monuments historiques depuis 1928.
www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan/le-nouveau-musee-de-prehistoire-a-carnac-attendu-en-2027-coutera-20-millions-deuros-dc0a1894-482f-11ee-9b02-871302dcc973 (01/09/2023); www.ouest-france.fr/bretagne/carnac-56340/carnac-louverture-du-nouveau-musee-est-prevue-au-premier-semestre-2027-c40a6b9e-4812-11ee-8a67-1cf645ac5ae4 (31/08/2023); www.letelegramme.fr/morbihan/auray-56400/le-projet-de-nouveau-musee-de-la-prehistoire-devoile-a-carnac-6418959.php (31/08/2023); www.ouest-france.fr/bretagne/carnac-56340/a-carnac-le-conseil-valide-le-projet-du-futur-musee-de-prehistoire-3f790f4e-2e58-11ee-aa7a-ea6d185f86ac (30/07/2023)
(Source: Musée de Préhistoire de Carnac, presse)
. Musée lorrain, Nancy (réouverture prévue en 2023, décalée à 2027)
Le 2 avril 2018, à l’issue d’un « Dernier week-end avant travaux ! » qui a attiré plus de 15 000 visiteurs, le palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain a fermé ses portes au public pour entamer sa grande métamorphose.

Le projet de rénovation et d’extension du palais des ducs de Lorraine – Musée lorrain est conduit par la Ville de Nancy, en partenariat avec l’Etat, la Région Grand Est et le Conseil Départemental de Meurthe-et-Moselle, en concertation avec la Métropole du Grand Nancy, et en lien avec la Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain.
Les grands axes du projet consistent à :
. Valoriser l’exceptionnel ensemble patrimonial abritant le musée, dans une démarche respectueuse de l’environnement,
. Poursuivre l’histoire architecturale du site en le dotant de nouveaux espaces de services, d’étude et de convivialité répondant aux besoins d’un grand musée du XXIe siècle,
. Proposer cinq nouveaux parcours de visites simples, lisibles et interactifs,
. Créer un espace muséal ouvert sur le quartier et la ville, accessible de tous côtés.
En 2013, le projet a donné lieu à un concours international d’architecture remporté par l’agence parisienne Dubois & Associés.
Après un premier avis favorable rendu par la Commission Nationale des Monuments Historiques, le 8 septembre 2014, le projet architectural a du faire l’objet d’adaptations visant à intégrer les demandes formulées par le Ministère de la Culture et de la Communication suite à des investigations complémentaires menées sur le mur de séparation du jardin du palais ducal et du jardin du palais du Gouvernement en 2015.
Le maitre d’œuvre a ainsi proposé deux adaptations du projet initial, intégrant et valorisant le mur de séparation réalisé par l’ingénieur Balligand au milieu du XVIIIe siècle.
Entre juillet et septembre 2016, une consultation publique a été organisée par la Ville de Nancy, afin que chaque citoyen puisse donner son opinion sur ces deux propositions. C’est la variante A qui a recueilli le plus grand nombre d’avis favorables, valorisant le mur de séparation des deux jardins et conservant le batiment de l’ancienne écurie, également du XVIIIe siècle.
En octobre 2016, la Commission nationale des Monuments historiques a examiné la variante A du projet architectural de l’agence Dubois & Associés.
A hauteur de 43,6 millions d’euros, le projet de rénovation muséale, inscrit dans le contrat de plan Etat-région, est actuellement un des plus importants en province.
Réouverture prévue en 2027
Budget prévisionnel: 43.6 millions d’euros
Porteur: ville de Nancy
(SOURCE: musée Lorrain, La Croix)
- Poissy : un musée Le Corbusier à l’horizon 2027
Alors que la Villa Savoye est classée au patrimoine mondial depuis 2016, un lieu consacré à son architecte est en cours de création.

Ce musée Le Corbusier serait construit à Poissy, à proximité de la Villa Savoye, conçue par le célèbre architecte.
Le futur musée prendra place dans un batiment neuf, en face et à quelques pas de l’emblématique Villa Savoye de Le Corbusier à Poissy. Un concours international d’architecture permettra de sélectionner le maitre d’oeuvre.
En décembre 2016, une convention a été créée pour la création du musée Le Corbusier entre Karl Olive, maire de Poissy, Antoine Picon, président de la fondation Le Corbusier, Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux, et Philippe Tautou, président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise.
Un musée du 21e siècle
Trois ans après la signature de la convention, le projet avance.
A ce stade de la réflexion et sur une superficie d’environ 7 500 m2, le musée devrait comprendre :
. une exposition permanente,
. des espaces de conservation, de médiation et d’expositions temporaires,
. un auditorium,
. la médiathèque du quartier Beauregard,
. un centre de ressources spécialisé sur l’architecture pour les étudiants et les chercheurs,
. les petits architectes : un espace-atelier d’éducation artistique d’initiation à l’architecture dédié aux enfants,
. une cafétéria,
. un restaurant haut de gamme,
. une boutique et une librairie.
Une étude de programmation est prévue en 2020. Celle-ci sera suivie des acquisitions foncières nécessaires, de la création de l’entité juridique en charge de la maitrise d’ouvrage, d’un concours d’architecture international puis des études de conception (2021-2023).
Les travaux devraient se dérouler de 2024 jusqu’en 2027. L’ouverture du musée au public est prévue au début de l’année 2027.
Un équipement culturel « exemplaire »
Le futur musée devrait constituer un équipement culturel exemplaire dans sa démarche de conception et sa muséographie pour faire dialoguer l’œuvre de Le Corbusier, architecte, urbaniste, peintre, sculpteur, théoricien avec les évolutions actuelles de l’architecture et ses relations avec le design, l’art et la culture contemporaine.
Il embrassera tous les moyens de la médiation, de la recherche et de la création autour de l’œuvre de Le Corbusier pour en favoriser la connaissance, aider à sa compréhension, susciter les débats qu’elle induit et éclairer les projets qui s’en inspirent.
Le musée Le Corbusier constituera un vecteur d’éducation artistique et d’innovation tant pédagogique que technique, en faisant appel à des processus immersifs. Le public jeune sera particulièrement visé, dans un territoire dont la mixité sociale oblige plus qu’ailleurs, à faire que le principe de la culture pour tous devienne une réalité.
(Source: Le Parisien, lesechos.fr, www.yvelines-infos.fr/)
- Musée d’histoire de Vienne (ouverture programmée en 2027)
Le 4 juillet 2023, le Président du Département de l’Isère, Jean-Pierre Barbier, et le Maire de Vienne, Thierry Kovacs, ont dévoilé le projet architectural qui a remporté le concours de création du futur Musée d’histoire de Vienne, 12ème musée du Département de l’Isère.
Un musée : unité et singularités
Le projet de douzième musée départemental a franchi une nouvelle étape, décisive, avec la présentation du projet retenu pour sa construction. Un projet qui sera mené par le cabinet d’architectes Atelier Novembre, qui a fait l’unanimité du jury du concours le 23 mai 2023, de par sa beauté et sa fonctionnalité. Le projet rassemble les 2 sites du musée, dans un parcours muséographique unitaire, tout en conservant leur singularité patrimoniale : l’abbaye Saint-Pierre et l’église SaintGeorges, situées en plein cœur du centre de Vienne.
Le projet de 3 500 m² au total présente le défi de faire évoluer l’ensemble du site en un musée moderne avec toutes les fonctions requises, tout en respectant le patrimoine exceptionnel du site. Il prendra toute sa place dans le quartier, grace à une façade accueillante, intégrée et rythmée (entre les pleins et les vides) qui donnera à voir l’activité du musée. Il conservera des espaces de respiration, avec le jardin du chevet et la cour accessible au public, qui sera un bel écrin pour la programmation du musée.
L’histoire de Vienne
Il créera également, un parcours permanent à travers une boucle de plus de 1 800 m², fluide et cohérent, présentant l’histoire de Vienne, ainsi qu’un espace d’exposition temporaire en deux parties, de plus de 400 m² au total. Le musée comprendra également un accueil, une salle de conférence, une boutique, un salon de thé et deux salles pédagogiques.
Un patrimoine d’exception
Fondée au Ve siècle, Saint-Pierre compte parmi les plus anciennes églises de France. C’est l’une des rares basiliques de l’Antiquité tardive aussi bien conservée. Devenue abbaye au VIe siècle, l’église est utilisée comme basilique funéraire jusqu’au XIIIe siècle. En 1809, elle devient le premier musée de Vienne, fondé par Pierre Schneyder. Une partie des collections lapidaires antiques et médiévales y sont conservées : sculptures, fragments d’architecture, inscriptions, mosaiques.
Ce lieu patrimonial d’exception a fini de séduire le Département qui fait le choix de construire ses musées dans des lieux patrimoniaux forts, comme le reflète son réseau actuel de 11 musées.

En effet, le projet de créer un musée d’histoire au cœur du centre-ville était porté par la Ville de Vienne depuis plusieurs années. Convaincu de son intérêt, de son attrait, de l’importance de créer un musée de taille en nord Isère, étant donné que la plupart des musées départementaux se trouvent en sud Isère, le Département a proposé de reprendre ce projet, dans la droite ligne de sa politique culturelle.
12e musée départemental
Ce 12e musée départemental permettra à la fois de donner à voir l’importance de l’histoire de la Ville de Vienne et la richesse de son patrimoine, en réunissant dans un parcours sensible et cohérent les collections présentées actuellement dans le musée lapidaire, le musée des BeauxArts & d’archéologie et le cloitre de Saint-André-le-Bas.
Il permettra de redonner toute son importance à l’ensemble patrimonial de premier plan que forment l’abbaye Saint-Pierre et l’église Saint-Georges en cœur de ville.
Une enveloppe de 32,5 M E est prévue pour ce projet, dont 5M E pour la Région et 4,9 M E pour l’Etat dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région (CPER), hors crédits Monuments historiques.
La Ville de Vienne a cédé, pour la somme d’un euro symbolique, la propriété des biens fonciers où s’implantera le musée.
Le déménagement commence
Le transfert des collections du musée Saint-Pierre par la Ville de Vienne commence en juillet 2023 et se prolongera jusqu’en octobre 2023. Près de 1 000 objets sont en cours de nettoyage, descellements et conditionnement, par une équipe de 6 restaurateurs lapidaires et préventistes sous la responsabilité d’Emmanuel Desroches, conservateur-restaurateur indépendant, l’équipe de l’atelier de restauration des mosaiques du Département du Rhône et l’équipe de conservation des Musées municipaux. Ils vont être entreposés dans une réserve de la Ville de Vienne.
Les travaux de restauration débuteront en 2024, puis viendront les fouilles archéologiques. Commenceront ensuite les travaux de construction, en 2025, pour une ouverture prévue durant l’été 2027.
« Je suis fier de pouvoir présenter un projet aussi abouti aux côtés du maire de Vienne, Thierry Kovacs, qui fait honneur à l’engagement fort du Département pour la culture et le patrimoine. Le projet a maintenant un visage ! Dans quelques années, les Viennois, les Isérois, et bien au-delà , pourront venir découvrir gratuitement ce douzième musée départemental, symbole de la volonté du Département de mettre la culture et l’art à la portée de tous ». Jean-Pierre Barbier, Président du Département.
www.francebleu.fr/infos/societe/en-images-decouvrez-le-futur-musee-d-histoire-de-vienne-3939382 (05/07/2023); www.isere.fr/actualites/musee-dhistoire-de-vienne-le-coup-denvoi-est-donne (04/2022)
(Source: Département de l’Isère, CP)
- Rénovation du Musée Pasteur de Paris (réouverture prévue en 2027)
En 1936, l’appartement où Louis et Marie Pasteur ont résidé les dernières années de leur vie est devenu le musée Pasteur. L’Institut Pasteur a débuté en novembre 2022 des travaux de restauration et de réhabilitation de l’appartement et du batiment, classé monument historique.
Ces travaux sont l’occasion pour le musée de faire peau neuve et de proposer à sa réouverture, programmée en 2027, une nouvelle offre muséale.

Avant d’entamer toute transformation, il était important de dresser un état des lieux le plus exhaustif possible des biens culturels conservés in situ. Entre novembre 2022 et mai 2023, un chantier des collections a été mis en place avec la société GRAHAL, spécialisée dans la gestion et la valorisation des projets patrimoniaux.
Un patrimoine choyé jusqu’à la réouverture du musée Pasteur en 2027
La première étape du projet de rénovation du musée s’est donc concrétisée par un important chantier des collections, qui s’est déroulé du 2 novembre 2022 au 31 mai 2023.
« Cette étape est essentielle pour la réussite d’un projet muséal qui va progresser jusqu’en 2027. L’Institut Pasteur conserve des collections exceptionnelles qui relatent à la fois l’œuvre scientifique de Louis Pasteur et l’histoire de son Institut, mais également différents jalons de l’histoire des sciences. Il est nécessaire de mener ce travail conséquent, pour assurer la bonne conservation de ce patrimoine et sa transmission aux générations futures » commente Laurence Isnard, conservatrice du patrimoine et nouvelle responsable du musée Pasteur.
Une étude rigoureuse de plus de 12 000 biens de la collection du musée
Le chantier des collections a consisté à inventorier, récoler, informatiser, photographier, dépoussiérer, et établir le diagnostic sanitaire de tous les objets de la collection du musée. Au début de l’opération, la collection était estimée à 9 000 objets, mais 12 406 objets auront été traités durant les sept mois de chantier.

Les collections du musée Pasteur étant extrêmement variées, des restaurateurs et restauratrices du patrimoine de spécialités tout aussi variées (sculpture, peinture, arts graphiques, photographie, cadres, verre et céramique, métal et textile) sont intervenus à différents moments du chantier. Ils ont dressé l’état sanitaire de chaque objet afin de déterminer si des interventions sont nécessaires pour les consolider.
A la mi-novembre 2023, les collections du musée ont rejoint un espace de stockage de la société CHENUE, prestataire retenu pour le déménagement des collections et leur anoxie. Situé dans le Nord de Paris, ces réserves externes permettent de « maintenir un accès aux collections afin de programmer les restaurations nécessaires et poursuivre les mouvements d’œuvres dans le cadre d’une politique de musée hors-les-murs qui participe au rayonnement du musée ».
Les collections présentées hors les murs pendant la fermeture du musée
. Exposition Des Vikings et des Normands – Musée de Normandie à Caen (du 1er avril au 1er octobre 2023)
Prêt du coffret en vermeil et émaux cloisonnés réalisé en 1892 par David Andersen, sur lequel est inscrit « à Louis Pasteur ses admirateurs de Norvège 27 décembre 1892 ».
. Exposition Une histoire d’amitié entre Louis Pasteur et Jean-Jacques Henner (titre provisoire) – Musée national Jean-Jacques Henner à Paris (du 15 novembre au 3 mars 2024, puis accrochage au sein du parcours permanent)
Prêt pour une durée de quatre ans de trois portraits réalisés par cet artiste qui sont déposés à ce musée : Louis Pasteur, sa fille Marie-Louise Pasteur, et sa belle-fille Jeanne Boutroux.
. Exposition Une histoire des épidémies – Conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes (du 3 octobre 2023 au 4 juillet 2024)
Prêt de deux poupées en costume de médecin de la peste du 19e siècle, issues du musée Pasteur.
. Exposition Aux temps du sida. Oeuvres, récits et entrelacs – Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (du 6 octobre 2023 au 4 février 2024)
Prêt de trois céramiques réalisées en 2017 pour l’Institut Pasteur par Hervé di Rosa, dont une assiette à l’effigie de Françoise Barré-Sinoussi, une assiette VIH et lymphocyte et une urne Virus et microbes.
D’autres événements à suivre…
Le musée en version numérique
Pendant sa fermeture, le musée de l’Institut Pasteur reste disponible sur la plateforme Google Arts and Culture. le public peut explorer librement les différents étages du musée, les collections et découvrir les temps forts de l’œuvre scientifique de Louis Pasteur au travers de différentes histoires. Accéder à la visite virtuelle du Musée Pasteur
Le musée propose également une série de vidéos sur les coulisses du chantier de rénovation. Ces vidéos sont disponibles sur les pages Youtube et facebook de l’Institut.
(Source: Institut Pasteur)
ANNEE 2028
- Musée du football ouvrier et de l’immigration, à Jœuf, (Meurthe-et-Moselle) (ouverture au début 2028)
Initié et parrainé par Michel Platini, le projet de musée du football ouvrier et de l’immigration s’installera à Jœuf, sa ville natale de Meurthe-et-Moselle et devrait ouvrir début 2028. Hommage au « football du peuple », il offrira un parcours muséographique de 800 m2 racontant l’histoire du football à travers des destins individuels et des clubs fondateurs.
Le triple Ballon d’or a levé le voile sur le futur musée du football ouvrier et de l’immigration le samedi 8 novembre 2025, avec les autres porteurs du projet.
Ce musée, porté par l’Association pour un musée du football ouvrier à Jœuf (AMFJ) comme « unique en France », vise à narrer l’histoire sociale du football masculin et féminin en France, de son arrivée dans le pays au XIXe siècle à ces dernières années.
« Ce musée, c’est un hommage à celles et ceux qui ont bâti le pays (…) qui ont bossé dur. Je voudrais dire merci à nos parents, à nos grands-parents, à ceux qui ont tout donné à la France », a déclaré Michel Platini. « Je sais que le football était le souffle vital de tous ces gens. Le dimanche, c’était la révolution » avec le jeu sur le terrain. C’est à cette liberté que nous voulons rendre hommage dans ce musée du football que j’ai toujours aimé, le football du peuple ».
L’implantation du musée dans cette commune de 6 000 habitants à une quarantaine de kilomètres de la frontière luxembourgeoise est une évidence pour Michel Platini : sa région natale, « c’est le cœur de la sidérurgie, des mines, c’est là que sont arrivés des millions d’Italiens », mais aussi de Polonais notamment, pour travailler en France.
. L’histoire du football avec celle de l’industrie
Le musée mêlera l’histoire du football avec celle de l’industrie des XIXe et XXe siècles.
Il questionnera aussi le football aujourd’hui, où « les jeunes veulent être professionnels, ils veulent gagner de l’argent ». Mais le Ballon d’or 1983, 1984 et 1985 rappelle qu’à son époque, « les gens ne jouaient pas pour l’argent, parce qu’il n’y en avait pas à l’époque dans le football. Donc, ils jouaient ensemble pour respirer, pour vivre après des longues heures sous terre ou dans les usines ».
Le musée exposera de nombreux objets liés à la culture du football tels que des maillots, des coupes (dont celle de la coupe d’Europe mise à disposition par Platini), et d’autres documents historiquesd et sociaux.
Reconstitution des vestiaires d’un stade post-Grande Guerre, hologramme de Michel Platini ou encore immersion dans un salon en 1958, année de la première apparition des Bleus à la télévision en Coupe du monde, l’expérience muséale se veut innovante et accessible à tous.
Fan du football ou non, le musée s’adressera d’abord aux curieux souhaitant en apprendre plus sur le sport préféré des Français.
Le futur musée est également le reflet de l’histoire personnelle du footballeur et de la plus grande histoire du sport en France. Le musée s’implantera d’ailleurs dans les anciens bureaux des usines de la famille De Wendel, non loin du café que tenait la famille du joueur et qui devrait également rouvrir ses portes.

Le projet, annoncé en mars 2022, est le fruit d’un long de travail de recherches, notamment mené par l’ami d’enfance de Michel Platini, Michel Keff, et soutenu par le maire de la commune André Corzani. Théo Georget, docteur en histoire à l’université de Lorraine. est chargé de l’aspect scientifique du futur musée
Le musée du football ouvrier et de l’immigration d’une surface de 2 600 m² devrait ouvrir ses portes début 2028. Il nécessitera des travaux qui dureront plus d’un an et qui s’élèveront à près de trois millions d’euros. Cet investissement devrait être couvert par des aides régionales et départementales et par des mécénats privés.
www.franceinfo.fr/culture/arts-expos/hommage-au-football-du-peuple-platini-devoile-son-projet-de-musee-du-football-ouvrier-et-de-l-immigration-a-joeuf-sa-ville-natale_7605524.html#xtor=CS2-765-%5Bautres%5D- (09/11/25) ; france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/meurthe-et-moselle/je-suis-tres-fier-de-ce-projet-michel-platini-lance-un-futur-musee-du-foot-et-de-l-immigration-3246490.html (08/11/25); www.francebleu.fr/sports/football/le-projet-de-musee-du-foot-de-joeuf-officiellement-lance-1646302077 (03/03/22)
- Musée d’Histoire naturelle de Lille (réouverture à la fin 2025, reportée à 2028)
Le Musée d’histoire naturelle de Lille existe depuis quasiment 200 ans, il a ouvert ses portes le 26 aout 1822. Installé au début du XX ° siècle au 23 rue Gosselet, quartier historique des facultés, il est aujourd’hui le seul grand Musée de son type dans la région Hauts-de-France. Présentation insolite et histoire des collections atypique, ce lieu rassemble pas moins de 450 000 objets répartis dans 4 collections remarquables : la géologie, la zoologie, les sciences et techniques et l’ethnographie. Le Musée d’histoire naturelle est né du regroupement de plusieurs musées lillois d’où ses collections variées.
Sa fréquentation a explosé ses derniers mois: 143 000 visiteurs entre mai 2021 et mai 2022, soit 17% de plus par rapport à 2019 !
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Un musée qui s’agrandit
Nouvelle entrée ! Nouvelle adresse ! Entre novembre 2020 et février 2021, un premier chantier de rénovation s’est tenu au sein du Musée d’histoire naturelle de Lille. Cette première phase de transformation a permis l’amélioration de l’accueil du public et du confort de visite. Elle comprend la création d’une nouvelle entrée rue Gosselet, davantage tournée vers la ville et plus visible, d’un accueil avec billetterie, vestiaires et espace pour les groupes, d’une boutique, d’un café et de salles pour les conférences. L’accès aux expositions temporaires est également repensé. A l’issue de cette première étape, ce sont 400 m ² supplémentaires qui sont dédiés au public.
La 2ème phase prévoit une rénovation en profondeur du batiment, permettant l’aménagement du nouveau musée.
Celui-ci offrira un parcours de visite totalement repensé autour de collections présentées de manière transversale selon de grandes thématiques sociétales. La scénographie proposera une expérience de visite immersive et interactive.
Elle intègrera des espaces modulables, notamment pour les plus jeunes (0-6 ans). A terme, les espaces ouverts au public seront augmentés de plus de 70 %.
L’agence d’architecture norvégienne Snoghetta a été choisie pour porter le projet. Elle a conçue le mémorial du World Trade Center à New-York, le siège du Monde à Paris ou encore l’Opera d’Oslo, pour ne citer que quelques exemples.
« On veut garder l’essence du lieu mais en le faisant évoluer vers quelque chose de plus contemporain et ça commence par revenir à la forme d’origine du bâtiment en E, en détruisant les extensions qui sont arrivées plus tard » explique Marie-Pierre Bresson, adjointe au maire déléguée à la Culture.
Pour relier les trois corps de b timent, un grand couloir vitré va être construit comme une colonne vertébrale. Des jardins vont également être créés, visibles depuis l’extérieur.
D’autres nouveaux espaces verront le jour, comme celui dédié aux expos temporaires et certains services seront relocalisés, comme le café et la boutique. Tous les étages vont être à nouveau accessibles. Le public pourra s’y promener et avoir une vue plongeante directe sur les réserves du musée ainsi partiellement ouvertes au public. Le MHN ne pouvait jusqu’à présent exposer que 5% de ses collections, le nouvel aménagement lui permettra de présenter au public beaucoup plus d’objets.
Le coût total de la rénovation du musée est budgété à hauteur de 19,1 millions d’euros.
Le chantier du Musée d’histoire naturelle de Lille va débuter à l’automne 2023, pour une durée de deux ans, durant lesquels le musée fermera ses portes. La réouverture du Musée rénové est prévue à la fin 2025 sous la nouvelle appellation « Museum de Lille ».
(Source: Musée d’histoire naturelle de Lille / Ville de Lille)
- Un grand musée – école consacré à l’artiste Alberto Giacometti aux Invalides (2028)
Installé dans un hôtel particulier Art Déco (en l’occurrence, l’ancien atelier de l’artiste-décorateur Paul Follet), l’espace de l’Institut comprend la reconstitution de l’atelier où le sculpteur Alberto Giacometti a vécu et travaillé toute sa carrière, des salles dédiées aux expositions temporaires, une bibliothèque, et un fonds d’œuvres graphiques. Mais la Fondation Giacometti est à l’étroit dans ses 350 m2.
Après une tentative ratée d’investir un espace en voie de réhabilitation dans Paris, la Fondation a réussi a mettre la main sur le bâtiment historique de l’ancienne gare des Invalides et les sous-sols de l’esplanade, afin d’y implanter un nouvel espace le Musée et Ecole Giacometti qui devrait ouvrir ses portes en 2026.

Exposer une collection patrimoniale exceptionnelle
L’objectif de ce nouvel espace est d’exposer la collection de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, constitue de près de 10 000 œuvres dont la plupart ne sont pas accessibles au public, de proposer des espaces d’expositions pluridisciplinaires et une école de création non professionnalisante et s’adressant à tous.
D’autres créateurs modernes et contemporains seront accueillis dans des salles d’expositions dédiées.
Ce nouveau musée présentera « en permanence et par roulement une grande partie des quelque 10 000 œuvres de Giacometti rassemblées par la fondation (sculptures en platre et en bronze, peintures, dessins, objets d’art décoratif) dont la plupart ne sont actuellement pas accessibles au public », précise Catherine Grenier, directrice de la Fondation.
La superficie de ce vaste espace de 6 000 m2 permettra également d’offrir aux visiteurs un café, un restaurant, une librairie, ainsi qu’une cour végétalisée.

Réinventer Paris et l’esplanade des Invalides
C’est dans le cadre du programme Réinventer Paris : Esplanade des Invalides » que ce projet a pu voir le jour. Ce concours portant sur les espaces souterrains de Paris incitait les participants à proposer un projet urbain attractif en réponse aux enjeux de la capitale.
« L’extension de cette fondation dédiée à l’œuvre d’un artiste majeur et l’ouverture d’une école confirment le dynamisme artistique de Paris. Cela viendra aussi renforcer son rayonnement à l’international, nous nous en réjouissons » indique Carine Rolland, adjointe à la Maire de Paris chargée de la culture. « Nous sommes ravis d’entamer la mise en œuvre de ce projet d’envergure qui permettra de partager avec le plus grand nombre, l’exceptionnelle collection d’œuvres de la Fondation Giacometti » explique Emmanuel Grégoire, Premier adjoint à la Maire de Paris chargé de l’urbanisme.
Les sociétés lauréates, Emerige et Nexity, vont mettre en place une rénovation complète du bâtiment et de ses annexes souterraines en faisant appel à l’architecte de renommée internationale Dominique Perrault, l’architecte du patrimoine Pierre-Antoine Gatier, et les paysagiste Louis Benech.
Le projet bénéficie du mécénat de Xavier Niel, fondateur de Free qui lui apporte 10 millions d’euros.
(SOURCES: Fondation Giacometti, presse)
- Nouveau musée d’histoire et de société de Saint-Malo (ouverture en 2028)
Après de multiples péripéties, lors de la réunion du 14 décembre 2023, le conseil municipal de la ville de Saint Malo a décidé d’implanter le musée dans la ville et non pas sur le port, dans les anciens locaux de l’école nationale supérieure maritime (ENSM).
Un budget de 32,5 millions d’euros a été attribué par la Ville de Saint-Malo à la réalisation de ce projet.
Les élus ont également validé le projet scientifique et culturel du futur musée, un document de 119 pages, actualisant la précédente version d’un projet datant de 2007, élaborée par l’ancien conservateur.
Un nouveau chapitre s’ouvre pour le Musée Maritime de Saint-Malo. , , Ì… !⚓️ https://t.co/uOAXHEB1ew pic.twitter.com/Ezea8x50xr
€” Ville de Saint-Malo (@VilleSaintMalo) November 23, 2023
En avril 2024, la Ville a annoncé avoir reçu 90 candidatures pour son futur musée maritime. Parmi elles, quatre architectes « de renom » ont été retenus. Le lauréat sera connu durant l’automne 2024.
Les 4 groupements finalistes sont:
. Atelier Philippe PROST / AAPP, équipe qui a imaginé entre autres : L’Anneau de la Mémoire, le Chateau de Caen, ou encore le Port Gallice à Juan-les-Pins; en collaboration avec DESIGNERS UNI qui a scénographié le Centre International d’Art Verrier, Musérial du Fort des Dunes et le Musée de la Ville de Bruxelles.
. CONSTRUIRE, architectes notamment pour Le Sew dans la Ville, le Musée Maritime de La Rochelle, ou Le Musée national de l’histoire de l’immigration. En collaboration avec Du&Ma, scénographe du Musée Maison Poincaré, Musée de la Monnaie de Paris et Musée des Confluences.
. KAAN Architecten, créateurs du Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers – KSMKA, du Palais Het Loo, ou encore le Centre Culturel, Médiathèque et Centre des Arts Vivants UTOPIA. En collaboration avec GSM Studio, scénographie du Pavillon Dubai Creek : Birth of a City, de la Salle de l’Histoire canadienne et de la Galerie de l’Alaska.
. et WILLMOTTE et Associés, agence à l’origine du Breus Art Center, Musée Sursock, Hôtel Dieu au Puy-en-Valais. Rijksmuseum, Musée d’Arts islamiques de Doha, Musée des Arts Décoratifs de Paris pour la création scénographique.

Le musée maritime de Saint-Malo devrait voir le jour en 2028, à l’intérieur de ses remparts
L’établissement ambitionne de recevoir entre « 120.000 et 130.000 visiteurs par an », selon l’adjoint à la culture.
Les collections malouines rassemblent un fonds de 13 000 objets évocateurs du «fait maritime », de l’explorateur Jacques Cartier (1491-1557) au commandant Charcot (1867-1936) ou des pêcheurs ou corsaires qui ont sillonné les mers de Terre-Neuve au cap Horn. Un nouvel espace de conservation des collections en cours de construction, devrait être livré fin 2024, dans une zone d’activité commerciale de Saint-Malo.
En attendant son ouverture, le musée maritime de Saint-Malo maintient le lien avec le public à travers sa programmation « hors les murs ». Une troisième exposition grand public est proposée, à partir du samedi 6 juillet 2024, sur le thème Explorer. Des Pôles aux profondeurs.
www.saint-malo.fr/actualites/quatre-architectes-de-renom-en-lice-pour-le-musee/ (19/04/2024); www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/projet-de-musee-a-saint-malo-lancien-conservateur-confie-ses-craintes-bb37285a-b51c-11ee-be97-0ca6f5a426b0 (17 01 2024); www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/le-nouveau-batiment-des-reserves-du-musee-de-saint-malo-sera-pret-fin-2024-f6a4918c-9e80-11ee-9839-768f8ee105c7 (19/12/2023); www.lefigaro.fr/culture/patrimoine/un-musee-maritime-s-installe-a-l-interieur-des-remparts-de-saint-malo-en-2028-20231126 (26/11/2023)
- Musée du jeu vidéo de Bussy-Saint-Georges (Seine et Marne) (ouverture en 2028)
La ville de Bussy-Saint-Georges (Seine et Marne) devrait accueillir en 2026 le plus grand musée du jeu vidéo du monde au sein d’un nouveau Pôle ludique situé à l’entrée de ville, en bordure de l’A4.
Ce projet, dénommé Odyssée, est porté par Ici Japon, société fondée en 2010 par Benoit Theveny, alias Tev, créateur de contenu aux 1 million d’abonnés sur YouTube. L’entreprise basée à Tokyo et Paris, est spécialisée dans le e-commerce, le tourisme et la communication digitale. Le nom « Odysée » fait référence à la première console de salon née en 1972.
« L’univers du jeu vidéo est incroyablement vaste, il n’y a jamais trop de place » estime Tev. « et permet de prouver que le jeu vidéo ne parle pas qu’à une communauté. C’est une vraie culture au même titre que le cinéma ou la musique ».
Retracer l’histoire du jeu vidéo
Le projet Odyssée sera le premier musée du jeu vidéo en France. Il retracera l’histoire du jeu vidéo grâce à une collection unique au monde de plus de 2 200 consoles rassemblées par le collectionneur Ludovic Charles. Sur une surface de 3 500 m² à 7 000m² (en fonction des financements obtenus), le musée sera inclus dans un univers japonais composé de plusieurs activités centrées autour de la culture japonaise. Il sera conçu pour offrir une expérience immersive unique, avec des décors high-tech et traditionnels qui plongeront les visiteurs dans l’univers du jeu vidéo et de la culture japonaise.
L’objectif est de créer un musée interactif qui soit non seulement divertissant, mais aussi éducatif, au travers d’expositions retraçant l’histoire des jeux vidéo et permettant de comprendre comment ils ont évolué et comment ils ont influencé notre culture.
Plus qu’un simple musée, l’Odyssée regroupera de nombreux espaces qui permettront aux visiteurs de passer plusieurs heures dans le complexe. A mi-chemin entre le musée et le parc d’intérieur, il mettra l’accent sur l’expérience ludique du visiteur. Pour exposer les 2 200 pièces de collection, des atmosphères et univers de différentes époques seront reproduits, reprenant les codes et références des jeux les plus connus.
L’Odyssée proposera ainsi un vrai lieu de rencontres interactif et ludique, où les visiteurs disposeront également d’un restaurant, d’une salle d’arcade, de boutiques, d’une salle modulable pouvant accueillir des séminaires ou les conférences de nombreux créateurs de contenu, et d’un espace de réparation et de customisation de consoles unique en France.
Campagne de crowdfunding lancée en septembre 2023
Initiée fin septembre 2023 sur la plateforme kisskissbankbank, la Campagne de crowdfunding en faveur du projet Odyssée a récolté 2 216 055 euros, apportés par 31.267 contributeurs.
C’est le record français en termes de fonds levés pour un financement participatif.
Les dons se sont accélérés à l’occasion d’un stream sur Twitch.
« Si on atteint le palier de 2 millions d’euros, le projet pourrait devenir le plus grand musée du jeu vidéo du monde » expliquait le 19 octobre 2023 le Youtubeur. « Cela permettrait de doubler la surface du projet, de passer de 3 500 m2 à 7 000 m2,peut-être même plus », précise Fabien Goupilleau, 36 ans, conseiller municipal à Bussy-Saint-Georges, en charge de la communication digitale, qui chapeaute le projet.
Parrainage présidentiel
Le président français Emmanuel Macron a salué le projet en lui accordant son « haut patronage ».
Le projet de musée s’intègre dans la stratégie de la ville de Bussy-Saint-Georges visant à devenir une référence dans le milieu de l’esport et des jeux vidéo, avec un élu délégué aux jeux vidéo, un agent municipal chargé de mission esport, un tournoi esport « Bussy Esport Masters », des animations esport tout au long de l’année et une gaming house occupée par une équipe professionnelle dans l’éco-quartier du Sycomore dès la fin d’année 2024.
www.bussysaintgeorges.fr/actualite/le-plus-grand-musee-du-jeu-video-du-monde-a-bussy/
www.enlargeyourparis.fr/culture/bientot-un-musee-du-jeu-video-dans-le-grand-paris-a-bussy (13/11/2023) actu.fr/ile-de-france/bussy-saint-georges_77058/le-plus-grand-musee-du-jeu-video-de-france-ouvrira-en-seine-et-marne_60226340.html (19/10/2023) france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/seine-et-marne/le-plus-grand-musee-du-jeu-video-au-monde-prevu-pour-2026-en-seine-et-marne-2867741.html (05/11/2023) www.lemonde.fr/pixels/article/2023/11/05/emmanuel-macron-apporte-son-soutien-a-un-projet-de-musee-du-jeu-video-lance-par-un-youtubeur_6198341_4408996.html (05/11/2023)
(Sources: ville de Bussy-Saint-Georges, kisskissbankbank, presse)
- Nouvelle Cité des Imaginaires de Nantes – Musée Jules Verne (ouverture en 2028)
« Le projet de Cité des imaginaires s’inscrit dans les suites du Grand Débat sur la Loire, avec la valorisation du patrimoine de Loire » rappelle Fabrice Roussel, vice-président de Nantes Métropole en charge des grands équipements métropolitains.
Le batiment unique a été construit en 1895 selon le procédé « Hennebique » de béton armé pour abriter l’ancienne minoterie industrielle, devenue par la suite entrepôt puis immeuble de bureaux sous le nom Cap 44.
En 2018, à l’issue d’une concertation citoyenne, la maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole, Johanna Rolland, annonçait la conservation du Cap 44 et le lancement d’une réflexion pour un nouvel usage du batiment. Le dossier est ensuite passé par un comité scientifique. Suite à ses travaux, le conseil métropolitain du 30 juin 2022 donnait le top départ du projet de Cité des imaginaires.
Pour Aymeric Seassau, adjoint nantais à la culture, le projet de Cité des imaginaires constitue, « plus qu’une réhabilitation, une restitution. On restitue Jules Verne au monde depuis sa ville de naissance ; on restitue la vue qui lui a donné sa vocation, la vue de son inspiration ; on restitue au public nos précieuses collections : manuscrits, correspondance … ».
Les usages futurs de la Cité des imaginaires sont pour partie encore en réflexion. Mais l’horizon est déjà connu : lieu culturel et touristique « populaire, ouvert, vivant, expérientiel et sensible », la Cité des imaginaires s’attachera à faire (re)découvrir Jules Verne et son œuvre, et en explorera les résonances actuelles.
. Sélection de l’équipe de maitrise d’œuvre
Après le lancement du projet en 2018, un dialogue compétitif de maitrise d’œuvre s’est tenu entre trois équipes internationales et pluridisciplinaires. Plus de 160 candidatures de tous pays avaient été reçues.
L’équipe finalement désignée a été dévoilée le 16 mai 2024 : elle réunit Neutelings Riedijk Architects et l’agence nantaise ARS, porteurs d’un projet de « voyage des imaginaires » entre ciel et terre.
La Cité des imaginaires de Nantes a été pensée comme « un lieu de rencontre en réunissant la carrière et le fleuve, la ville et son patrimoine industriel », explique Raphael Saillard de l’agence ARS.
Basés à Rotterdam aux Pays-Bas, Neutelings Riedijk Architects ont porté de nombreux projets publics d’envergure, dont le musée et centre de biodiversité Naturalis de Leyde, la reconversion de la gare de Bruxelles et le centre culturel et d’exposition d’Amersfoort. Plus près de nous, l’agence ARS a notamment conduit la transformation en médiathèque d’une ancienne halle de l’usine Tréfimétaux à Couron. Cinq autres agences spécialisées (l’Atelier Franck Boutté, Artelia, Acoustibel, Scenevolution, Mycelium Muséographie) seront aussi associées à la maitrise d’ouvrage. « Elles représentent toutes les disciplines pour fournir les meilleures solutions, des expertises en matière de design, d’ingénierie, de patrimoine, de scénographie, de durabilité… », précise Michiel Riedijk, associé de l’agence néerlandaise, qui entend « créer un batiment pour l’avenir, où l’ancien rencontre le nouveau ».
. Le projet retenu
« Les projets que nous avons reçus étaient de très grande qualité, mais s’il fallait retenir un élément qui a fait la différence, c’est la transparence. C’était la promesse initiale faite aux Nantaises et aux Nantais », rappelle Johanna Rolland. Le batiment transformé jouera ainsi un rôle de « charnière, de conducteur entre le Jardin extraordinaire et la Loire, entre la ville et l’estuaire », poursuit la maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole.
Le projet « voyage des imaginaires » porté par l’équipe lauréate a encore d’autres arguments : « Le soin particulier sur les enjeux écologiques », « la façon dont le procédé Hennebique est révélé »…
Les concepteurs de l’équipe chargée de la maitrise d’œuvre, Neutelings Riedijk Architects et ARS Architectes, ont dénommé « la Terre » le volume aménagé dans la continuité du jardin couvert et tourné vers la ville. Il est dédié en partie à la logistique et l’administration, mais aussi à la création et à la diffusion.
Au premier étage sera aménagée une nouvelle médiathèque, offrant de belles vues sur le Jardin extraordinaire et sur la Loire. On pourra tout aussi bien y lire un roman de Jules Verne, jouer à des jeux de société ou encore participer à un atelier immersif en réalité augmentée.
Les 4e et 5e niveaux accueilleront respectivement des laboratoires, où pourront être proposés des ateliers à destination du jeune public, et un espace de diffusion, petit amphithéatre d’une centaine de places, pour la projection de films ou l’organisation de débats, tables-rondes, lectures ou performances.
. 4e et 5e niveaux : Jules Verne en son domaine
Bienvenue dans « le Ciel », comme l’ont appelé les architectes qui ont imaginé ce volume allongé en lieu et place des deux derniers niveaux du batiment Hennebique, qui seront déconstruits. « On a voulu ces espaces aussi flexibles et polyvalents que possible, pour accueillir toutes sortes de manifestations » souligne Raphael Saillard. C’est au 4e niveau que se situeront les espaces d’exposition du grand musée Jules Verne. Celui-ci retracera la vie de l’écrivain né à Nantes, présentant son œuvre, ses influences ligériennes et ses Voyages extraordinaires. Les riches collections nantaises y trouveront un cadre enfin à leur mesure, le musée multipliant sa surface par 4 ! Au 5e niveau, l’espace d’exposition temporaire accueillera une « programmation pluridisciplinaire tournée vers les imaginaires au sens large ».
. 6e niveau : un toit-terrasse, nouvelle place publique
Dominant le Jardin extraordinaire, la terrasse de la Cité des imaginaires va offrir aux visiteurs des vues à 360 ° sur le fleuve, l’ile de Nantes, Trentemoult, l’ancienne carrière Miséry. On y trouvera un « pavillon des étoiles », « une réinterprétation du pavillon du batiment d’origine », avec un café-snacking et une salle événementielle. « Des ateliers, animations ou encore des expositions pourront être proposées dans cet espace modulable et flexible ». La végétation sera aussi très présente sur le toit-terrasse.
. Ouverture en 2028
Sur le site du Cap 44, les travaux préalables de désamiantage et de curage intérieur ont commencé et se poursuivront jusqu’à l’automne 2024. A cette même période devrait être choisi le scénographe pour le grand musée Jules Verne. Après dépôt du permis de conduire en 2025, les travaux de transformation devraient démarrer au printemps 2026 pour s’achever à l’automne 2028.
L’ouverture au public est annoncée en 2028 : « Nous visons le bicentenaire de la naissance de Jules Verne ! », conclut Aymeric Seassau.
(Source: Ville de Nantes. Photos: © Neutelings Riedijk Architects)
ANNEE 2029
- Muséum de la métropole de Nantes : nouveau parcours et positionnement engagé à l’horizon 2029
Le Muséum d’histoire naturelle de la métropole est un lieu emblématique depuis le début du 19e siècle. Il fêtera ses 150 ans en 2025. C’est dans ce cadre que sera proposé au vote des élus lors du Conseil métropolitain du 23 juin 2023 un projet de restructuration et de rénovation de l’institution dont les espaces sont devenus trop petits pour accueillir le public.
Parcours repensé, numérique raisonné et positionnement engagé … les travaux devraient se dérouler de 2025 à 2028, pour un budget de plus de 45 millions d’euros. Objectif: devenir le deuxième muséum de France, avec une fréquentation doublée !
ARTICLE CLIC: Muséum de la métropole de Nantes : nouveau parcours et positionnement engagé à l’horizon 2028
(Source: Métropole de Nantes)
- Rénovation totale du Musée de Préhistoire de Tautavel (2029)
Pour batir ce grand projet, la Région et ses partenaires souhaitent recueillir les attentes, idées et propositions des habitants, des commerçants et de tous les citoyens qui le souhaitent.
- Ouverture du Musée des Canaris – FC Nantes (en 2022, reportée à une date non précisée)
Le Football Club de Nantes, né en 1943, souhaite aujourd’hui mettre en valeur son histoire au travers d’un musée qui devait être inauguré au sein du futur stade de La Beaujoire en 2022. Le covid a ralenti le projet qui n’a toujours pas confirmé son lieu d’implantation et ses financeurs
En parallèle à la création du musée des Canaris et de sa programmation, l’équipe met en place plusieurs actions afin de rendre accessible aux publics les collections du Club.

Dans la continuité de sa mise en ligne en juillet 2018 (www.fcnantes.com/musee/), le site internet du musée a rendu accessible le 23 octobre 2018 les trophées modélisés en 3D, afin que les internautes puissent « manipuler virtuellement » ces objets, témoins matériels du palmarès du Club.
Les trophées et cadeaux interclubs ont été modélisés par les entreprises Cent Millions de Pixels et par MG Design qui a travaillé à partir du logiciel Sketchfab.

Un comité de pilotage (composé d’anciens journalistes, de membres des archives départementale ou municipale etc.) travaille depuis 2015 sur ce projet.
« On a rassemblé, stocké et inventorié les collections depuis un an et demi ou deux ans. Plus de 2.000 photos, 15.000 coupures de presse, 700 à 800 vidéos sont actuellement répertoriées » annonce Philippe Laurent, qui a visité les musées de nombreux clubs européens (Saint-Etienne, Lyon, Juventus, Milan, Barcelone etc). « Notre objectif est de créer un équipement culturel à part entière, rattaché au club et intégré dans son territoire avec un parcours permanent [scénographie alternant ambiance immersive, participative et spectaculaire]. Mais aussi relater le passé tout en s’inscrivant dans le contemporain [expos temporaires, programmation culturelle etc.]. On veut un musée innovant. On travaille sur un mixte entre Saint-Etienne, qui est un vieux musée, et Lyon, plus moderne. »
En 2020, Philippe Laurent avait estimé qu’en 2022 ou 2023 au plus tard, ce lieu pourrait ouvrir dans un endroit encore à déterminer.
Une ouverture incertaine
Ce ne sera pas le cas, du moins à cette échéance. Le covid a considérablement ralenti le projet, qui n’a -à ce jour- trouvé ni lieu ni financeurs majeurs.
En attendant, le FC Nantes présente une partie de sa collection dans une exposition qui pourrait devenir itinérante.
La première exposition a été proposée du 16 octobre 2020 au 2 avril 2021 dans les locaux du Crédit Mutuel. Baptisée « Tous Supporters », l’exposition revient sur l’Histoire du FC Nantes, depuis sa création en 1943.
« On est en très fier, très heureux » estime un brin ému Philippe Laurent, chef du projet du musée, depuis septembre 2015. « Cette exposition, conçue à la base pour être itinérante, va nous permettre de valoriser une partie des objets que nous avons collectés depuis cinq ans ».
Et ils sont nombreux. Parfois insolites, souvent nostalgiques. La plupart, émanant de 343 donateurs, étant toujours gardés bien précieusement dans un lieu tenu secret.
L’exposition, intergénérationnelle, se veut également interactive, avec des témoignages de joueurs et de nombreux supporters. Témoignages associés à divers éléments (photos, vidéos, objets, dates clés).
A quand un lieu permanent, estimé entre 1 300 et 2 000 m2, retraçant la riche histoire de l’octuple champion de France ?
« On espère que cette exposition sera un déclencheur pour avoir un futur lieu ou un futur financement pour pouvoir créer un lieu dédié au club. Pour l’heure, tout est prêt mais dans un tiroir. C’est un projet qui n’est pas enterré et verra le jour un jour, j’en suis certain. Le dossier est en suspens car les lieux ont changé à plusieurs reprises. La seule chose dont je suis certain, c’est qu’il faut faire un musée au sein du stade, là où s’écrit l’histoire du FCN actuellement » estime Philippe Laurent.
Mais l’enceinte des Canaris n’appartient pas au FCN qui renégocie actuellement sa convention d’exploitation de la Beaujoire (qui arrive à son terme en 2021) avec la Métropole de Nantes.
« Il faut laisser passer cette étape et, après, on verra comment on peut ressortir le projet du musée et sous quelle forme. Mais, en tout cas, il est prêt. Il faut juste trouver le lieu et être patient ».
www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/ces-collectionneurs-qui-font-vivre-la-memoire-du-fc-nantes (27/10/2022)
www.ouest-france.fr/sport/football/fc-nantes/fc-nantes-les-canaris-s-exposent-au-champ-de-mars-jusqu-au-2-avril (16/10/2020)
(Source: Football Club de Nantes, 20 minutes Nantes)
SOURCES: musées, presse
PHOTOS: musées, wikimedia commons
Date de première publication: 10/03/2018








Habitant ou commerçant de Tautavel, visiteur du musée et de sa région ont été invités à faire part de leurs attentes et idées. 


Contrairement aux musées-mémoriaux existant à l’étranger, le musée-mémorial du terrorisme en gestation en France ne portera pas sur un seul attentat mais sur tous ceux commis depuis l’attaque du Drugstore Publicis en 1974.







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