Pour sa prochaine exposition « Mon sosie a 2000 ans », le Musée de la Civilisation invite le public à prêter son visage

Le Musée de la Civilisation du Québec propose au public de participer à la création de l’exposition Mon sosie a 2000 ans en proposant une photographie de son visage. Un outil Web se chargera d’effectuer le couplage entre les têtes d’aujourd’hui et quelque 60 sculptures datant de 2000 ans. Les heureux élus pourront ainsi retrouver leur visage dans l’exposition, aux côtés d’un athlète romain ou d’une nymphe grecque.

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Cette initiative de crowdsourcing et participation s’inscrit donc dans le cadre d’une exposition sur les sosies actuellement en préparation au Musée de la civilisation. Du 23 mai 2018 au 14 avril 2019, le musée y présentera une trentaine de visages de citoyens d’aujourd’hui, des visages lauréats associés à autant d’œuvres anciennes. Antiquités gréco-romaines et portraits funéraires égyptiens trouveront ainsi leur sosie contemporain. 

Présentation vidéo du projet:

C’est l’artiste photographe québécois François Brunelle qui immortalisera les visages sélectionnés. Quant aux œuvres présentées, elles proviennent des collections du Musée d’art et d’histoire de Genève et de la Fondation Gandur pour l’Art. Portraits surdimensionnés ou intimistes et œuvres d’un autre temps formeront un parcours inusité, à la fois ludique et instructif.

Reconnu pour présenter des expositions originales liées à l’expérience humaine, le Musée de la civilisation s’associe à deux institutions prêteuses de la Suisse pour réaliser ce projet. Le Musée d’art et d’histoire de Genève est riche de quelque 650 000 objets de collections dédiées aux arts appliqués, aux beaux-arts et à l’archéologie. Quant à la Fondation Gandur pour l’Art, elle compte des collections d’envergure internationale qu’elle s’emploie à enrichir et à diffuser.

La technologie de reconnaissance d’image au service d’une exposition

Pour effectuer le jumelage entre les visages des personnes contemporaines et les statues d’il y a 2 000 ans, le musée utilise un logiciel de reconnaissance faciale. Lorsqu’une personne envoie une photo de son visage sur le site dédié à l’exposition, le programme Betaface API l’analyse, lui associe un profil de points et compare ce profil de points avec celui les statues. Ce logiciel, gratuit et accessible en ligne, propose une analyse par l’usage de 123 points de repère faciaux.

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© Ollyy/Shutterstock, 94726099

La comparaison entre les profils de points s’appelle la reconnaissance par identification. Le couplage d’images suit les étapes suivantes :

  1. Détection du visage dans son décor et sa position;
  2. Extraction des traits faciaux (nez, yeux, bouche, etc.);
  3. Normalisation par connexion des points de ces traits faciaux;
  4. Comparaison avec les profils des statues (effectuée préalablement);
  5. Finalement, nous obtenons un résultat : un pourcentage de similarité.

Ce résultat permet d’identifier rapidement à quelle statue le visiteur ressemble le plus et s’il le souhaite, de partager ce jumelage dans ses réseaux sociaux. Il se peut que le jumelage l’associe à une statue d’un sexe différent du sien.

Ce logiciel facilite le jumelage des visages. Évidemment, l’œil humain complètera cette analyse, afin d’identifier les personnes invitées à procéder à l’étape suivante de la préparation de l’exposition : la prise de photo avec le photographe François Brunelle.

La technologie de la reconnaissance faciale est utilisée pour la production cinématographique, les jeux vidéo et le multimédia. Elle est également utilisée comme technologie biométrique et dans les systèmes de surveillance et de sécurité. Dans ce dernier contexte, elle soulève de nombreux enjeux éthiques et de respect de la vie privée.

Pour le projet Mon sosie a 2 000 ans, le Musée de la civilisation s’engage à :

  • Ne pas transmettre à Betaface API les informations nominatives (prénom, nom, courriel, numéro de téléphone) fournies par les participants.
  • Ne pas utiliser les données biométriques reçues par Betaface API (profils de reconnaissance faciale) à d’autres fins que pour l’obtention d’un pourcentage de similarité.
  • Ne pas transmettre à d’autres personnes ou organismes les informations et données recueillies et celles reçues de la part de Betaface API.

La politique de conservation des données du logiciel Betaface API est disponible sur leur site (en anglais).

Bravo au musée de la Civilisation du Québec pour cette très belle et originale initiative !

SOURCE: musée de la Civilisation du Québec

Date de première publication: 07/10/2016

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