DOSSIER / Ouvertures ou réouvertures de musées et lieux de patrimoine en France, en 2018 (30/08/2018)

A Manosque, Nîmes, Carnac, Toulouse, Lyon, Carhaix, Paris, Pantin et Bordeaux, dans toute la France, des lieux artistiques, historiques et culturels sont en cours de construction, aménagements ou rénovations. Ce dossier du CLIC France propose un panorama des ouvertures ou réouvertures de musées et lieux culturels en France en 2018.

 

  • le Centre national des arts plastiques (Cnap) ouvre les portes de sa « nouvelle adresse » à Pantin les 14, 15, 16 septembre

Le temps d’un week-end, le Cnap invite à expérimenter le site : performances, musiques et paroles live, œuvres in situ, salon d’écoute et cinéma éphémères. Une nuit de fête prolonge la soirée inaugurale.

Crédit photo : site du Cnap

L’art s’immisce pour la première fois dans le bâtiment et le Cnap fait ses premiers pas dans son nouveau voisinage pantinois, en partenariat avec le Centre national de la danse (CND) et le Centre national édition art image (Cneai).

A l’occasion de cette soirée festive, l’entrepôt de 25 000 m2 s’ouvre donc au public, avant le lancement des travaux qui lui permettront d’accueillir, en 2022, les collections du Cnap.

Source : Site du Cnap

  • Nouvel accueil du musée de Cluny (réouverture le 14/07/2018)

Le Samedi 14 juillet 2018, le musée de Cluny – musée national du Moyen Âge – entre dans une nouvelle ère avec l’ouverture d’un tout nouvel espace d’accueil, accessible depuis le boulevard Saint-Michel.

Conçu par l’architecte Bernard Desmoulin, ce bâtiment instaure un dialogue avec les architectes qui l’ont précédé. Sur le site, le visiteur peut trouver les thermes antiques, l’hôtel médiéval et les adjonctions du 19e siècle.

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Crédit photo : patrimoine-environnement.fr

Conçu pour répondre à l’objectif d’accessibilité pour tous grâce notamment à l’installation d’ascenseurs, cet édifice intègre des espaces pédagogiques dévolus principalement aux activités proposées aux jeunes publics, sur le temps scolaire ou périscolaire.

Ce même jour marque l’ouverture des visites guidées du parcours monumental des thermes gallo-romains restaurés, de la salle de la Dame à la licorne et de l’exposition temporaire « Magiques Licornes ». Enfin, une salle destinée à des présentations temporaires est consacrée au regroupement de 70 œuvres du musée, choisies parmi les plus beaux et les plus célèbres exemples des arts précieux du Moyen Âge. S’y ajoutent quelques nouvelles acquisitions, notamment la Vierge à l’Enfant, peinte vers 1495, par Jean Hey, le maître de Moulins.

Le musée reste gratuit pour les moins de 26 ans tandis que le plein tarif diminue à 5 euros.

Source : Musée de Cluny

  • Vorgium, centre d’interprétation archéologique à Carhaix (inauguré le 12/07/2018)

Après 20 ans de réflexion et 1 an et demi de travaux Vorgium porté par l’architecte Catherine Proux a ouvert ses portes. L’année dernière, avant le début de travaux, Clic France dans son article « A Carhaix, en 2018, la cité antique de Vorgium va renaître en version virtuelle et immersive » publié le 6 mars 2017 expliquait les objectifs de ce centre de 8 000m².

Crédit photo : Site Poher Communauté

Il est composé d’un jardin archéologique et d’un centre d’interprétation de 200m² articulé autour du numérique. L’objectif était de rendre le site plus virtuel et plus immersif en intégrant les dernières innovations numériques comme des hologrammes et des tablettes. La réalité augmentée sera l’occasion pour les visiteurs d’être en immersion totale et de découvrir le riche passé gallo-romain de Carhaix.

Ce projet a été réalisé en partenariat avec le musée d’Herculanum, le « deuxième » Pompéi d’Italie. Le musée Italien a participé en mettant à disposition les innovations numériques qu’ils ont créés ou acquis.

Source : Vorgium, Ouest France, le Télégramme

  • Le Musée de Lodève ouvre à nouveau ses portes (réouverture le 07/07/2018)

Le musée de Lodève, en travaux depuis novembre 2014 pour rénovation et agrandissement, rouvre ses portes en juillet 2018 et présente maintenant trois expositions permanentes mêlant Beaux-Arts, archéologie et sciences de la Terre : sculpture de Paul Dardé, la préhistoire et l’histoire de la terre.

Grâce à une muséographie immersive, interactive et poétique le visiteur découvre les traces du vivant sur terre depuis 540 millions d’années, les témoins de la présence de l’Homme à la Préhistoire et l’empreinte laissée par Paul Dardé (1888-1963) dans l’histoire de la sculpture. Le musée de Lodève s’attache à présenter tout particulièrement l’histoire des paysages qui l’environnent ainsi que leurs caractéristiques historiques (dolmens, grottes, roches…).

Pour la réouverture du musée, une exposition est à l’honneur : « Faune, fais-moi peur ! ». S’ouvrant sur le grand Faune de Paul Dardé, elle présente ensuite 170 œuvres représentant ces êtres mystiques à travers les temps, de l’antiquité à Picasso.

Le grand Faune de Paul Dardé, sculpture de 4 mètres de haut, accueille le visiteur dans la salle du passage dont les murs rappellent les strates de la géologie et de l’archéologie.

(Sources : France Culture, La Tribune)

  • La Fondation Martell à Cognac inaugure son premier espace d’exposition (ouverture le 30/06/2018)

La Fondation Martell (Cognac) ouvre son rez-de-chaussée au public et y installe un large espace d’exposition destiné à accueillir des installations immersives ainsi que des projets artistiques innovants et développés spécialement pour le site.

© Fondation Martell

Pour l’inauguration du lieu, la Fondation a choisi l’installation « l’ombre de la vapeur » créée par les artistes Claire Bardainne et Adrien Mondot.

Installée dans le bâtiment historique de Gâtebourse à Cognac, la fondation dispose de 5 000m² de surface. Elle souhaite ouvrir peu à peu ses espaces au public et vise une ouverture totale d’ici 2020. Après l’ouverture du rez-de-chaussée, c’est le bar panoramique qui ouvrira sur le toit courant juillet 2018

Lancée en 2016, la Fondation Martell propose un programme riche et varié d’événements favorisant les collaborations locales, nationales et internationales. Elle encourage la « diversité de la création contemporaine mais également l’échange entre différentes disciplines et permet ainsi de découvrir de nouvelles formes de productions artistiques ».

 (Source : Artdaily.org, Sud Ouest)

  • La bibliothèque de la maison de Jean Giono à Manosque est ouverte au public après rénovation (ouverture le 29/06/2018)

Le Paraïs, la maison de famille de l’écrivain Jean Giono, acquise en 1929, a renfermé les bureaux de l’auteur pendant plusieurs années. Ce dernier a constitué au fil des années une bibliothèque de plus de 8500 ouvrages, témoins de ses goûts littéraires, de sa curiosité intellectuelle et de son immense culture.

Crédit : Le DL/Jean-François MUTZIG

Une campagne de levée de fonds, portée par l’association des Amis de Jean Giono sous l’égide de la Fondation du patrimoine, avait été lancée en juin 2015 pour restaurer cette bibliothèque. Trois ans plus tard, l’appel aux dons a dépassé ses objectifs avec une collecte de 120 820 € réalisée grâce à 403 donateurs. Pierre Berger et Metin Arditi ont tous deux participé à la collecte et apporté ensemble 50 000 €. La bibliothèque du Paraïs est désormais ouverte au public, qui pourra y découvrir les ouvrages de l’écrivain mais également sa discothèque (300 disques des années 20 aux années 60), ses objets familiers et objets de travail ainsi que des œuvres et objets d’art.

(Source: Actualitte)

  • L’Institut Giacometti s’installe à Paris (ouverture le 26/06/2018)

L’institut Giacometti vient d’ouvrir dans le quartier de Montparnasse à deux pas de Fondation Cartier pour l’art contemporain. Il est installé dans un fabuleux hôtel particulier classé du style Art Déco, ancien atelier de l’artiste Paul Follot.

© Institut Giacometti

Dans ce musée voulu à taille humaine, on peut découvrir une reconstitution de l’atelier d’Alberto Giacometti présentant plus de 70 sculptures dont de très fragiles plâtres intransportables, des bronzes ainsi que les dernières œuvres sur lesquelles l’artiste travaillait avant sa mort. L’ensemble de l’atelier a pu être reconstitué grâce au travail d’immortalisation des photographes Robert Doisneau, Sabine Weiss, Gordon Parks ou Ernst Scheidegger, mais aussi grâce à Annette Giacometti qui a tout conservé depuis la mort de son époux.

Pascal Grasso, architecte – Pierre-Antoine Gatier, architecte ACMH associé – Image: Bild

L’institut se veut également un centre de recherche en histoire de l’art consacré aux pratiques artistiques modernes (1900-1970) ouvert aux chercheurs, étudiants et amateurs, avec colloques, conférences et masterclass.

Pour marquer l’ouverture de l’institut, la Fondation Giacometti organise une exposition Jean Genet et Giacometti : « L’atelier d’Alberto Giacometti vu par Jean Genet ». Elle est ouverte jusqu’au 16 septembre 2018.

 (Sources : Le Figaro culture, Le Monde)

  • Paris : le musée de la vie romantique plus accessible, (réouverture le 22/06/2018)

Après 7 mois de travaux, pour un montant de 400 000€ financé par Paris Musées, le musée de la vie romantique réouvre le 22 juin 2018. À cette occasion il accueille une installation de la photographe et plasticienne Anne-Lise Broyer dont les œuvres (photos, dessins, bijoux…) ont été disséminées au fil du parcours parmi les collections permanentes.

Crédit photo : wikipédia

Le musée propose à présent un accès plus facile pour les personnes handicapés. En attendant l’ascenseur qui arrivera en septembre, les personnes handicapées qui ne peuvent accéder à l’hôtel particulier à cause des marches, se voient désormais proposer gratuitement une tablette numérique leur permettant de visiter virtuellement chaque pièce de cette belle demeure. Ils peuvent également trouver des fiches détaillées sur les principales œuvres présentées au sein du musée.

Le musée de la vie romantique en profite aussi pour présenter ses nouvelles acquisitions, parmi lesquelles plusieurs toiles d’Ary Scheffer (1795-1858) qui habitait cet hôtel particulier de la Nouvelle Athènes, comme on appelait alors ce quartier au pied de la butte Montmartre.

Source : Paris Musées, Le Parisien

  • La maison natale de George Clémenceau devient un musée national (ouverture le 16/06/2018)

Cent-soixante-dix-sept ans après sa naissance à Mouilleron-en-Pareds en Vendée, la maison dans laquelle Georges Clemenceau vit le jour devient un musée national.

Dans le cadre de l’année Clemenceau souhaitée par le Président de la République, l’ouverture pour la première fois au public de la maison natale de Georges Clemenceau constitue également un évènement phare du Centenaire de la Grande Guerre.

Acquise par l’Etat en 2005, cette maison-musée présente le « parcours d’un homme d’idées qui a marqué l’histoire de France par sa pensée et son action pendant plus de cinquante ans, de la Commune à la Première Guerre mondiale ».

© TITAN Architectes et Romain Ghomari

Le projet muséographique propose une expérience de visite agréable et accessible à travers des ambiances variées et une gamme de supports de médiation diversifiés et ludiques faisant appel aux nouvelles technologies. Clemenceau est présenté dans son siècle, mais aussi dans la modernité de ses idées et de ses actions.

Sur 2 niveaux et 12 salles, 200 documents objets et documents sont à découvrir pour s’immerger dans l’histoire de Georges Clemenceau. 30 multimédias (films d’animation et des médias interactifs) permettent de découvrir toutes les facettes de ce personnage historique de façon libre. Le lieu se veut également un espace de rendez-vous culturels avec « le musée du soir » dans la grange attenante.

Il aura fallu un an et demi de travaux intensifs réalisés sous la conduite de l’agence nantaise TITAN Architectes, pour rénover le lieu et transformer la muséographie de la maison-musée. Un projet entièrement financé par le Ministère de la Culture.

La maison de Clemenceau vient compléter la visite de la maison natale du Maréchal De Lattre. La combinaison musée Clemenceau-De Lattre devient ainsi une étape incontournable de l’offre de tourisme historique et culturel de la Vendée, en synergie notamment avec les autres sites «clémencistes » du département, au premier rang desquels se trouve la maison dans laquelle Clemenceau séjourna au soir de sa vie, à Saint-Vincent-sur-Jard.

Ces différents sites vont s’inscrire dans des logiques de parcours touristiques, favorisées par des outils numériques et une signalétique urbaine mise en place par le Conseil départemental de Vendée.

(Source : Maison Musée Georges Clémenceau)

  • Le Musée Mer Marine Bordeaux (ouverture le 15/06/2018)

Le Musée Mer Marine Bordeaux(MMM) est en cours d’aménagement dans le quartier des Bassins à Flot, à Bordeaux (Gironde) sur les plans d’un architecte bordelais, Olivier Brochet, reconnu dans la création de plusieurs musées (Musée Fabre de Montpellier, le Musée de l’Orangerie à Paris, Nouveau Musée de l’Homme au Trocadéro).

Norbert Fradin, passionné par la mer, est à l’origine de ce projet. Il a annoncé son intention de créer ce musée en 2012 pour une ouverture initialement prévue en 2015. Le lancement des travaux a lieu le 28 avril 2016. 

Au cours de nombreuses années de recherche, de rencontres et de découvertes, il a constitué un ensemble remarquable de collections de bateaux, de maquettes historiques (environ 1 500), de peintures et de sculptures, d’objets et de documents… Au début des années 2010, l’idée du Musée Mer Marine est née de son souhait de partager avec le grand public ce patrimoine exceptionnel. Objectif: rappeler que Bordeaux fut longtemps le deuxième port du monde, juste derrière Londres, et pendant plusieurs siècles l’une des plus importantes et des plus prestigieuses escales maritimes de la planète.

Image de synthèse du projet de Musée Mer Marine Bordeaux Bordeaux © Brochet Lajus Pueyo

L’édifice constituera un ensemble monumental d’une surface globale de plus de 10 000 m2, sur 7 niveaux successifs, et s’élèvera jusqu’à une hauteur totale de 45 m. Les espaces seront dédiés aux activités du musée : expositions, animations, manifestations, mises en représentation... Au premier étage, un auditorium de 800 m2 offrira 350 places. Au-dessus, se situera une salle polyvalente de 450 m2 modulable avec une capacité d’extension. Enfin un restaurant, des salles de projection, des salons de lecture et de connaissance, des lieux d’accueil et de repos … complètent cet ensemble.

La mer et la marine à l’honneur

Comme l’explique le site bordeaux.fr: « en France et dans le monde tous les musées et les lieux spécifiquement dédiés à la mer et à la marine ont pour caractéristique commune de se consacrer soit à la mer soit à la marine, l’originalité du Musée de la Mer et de la Marine est de traiter les deux thèmes à la fois, aussi bien dans leur histoire et leur réalité individuelles que dans leurs rapports mutuels et leurs interactions ».

Le musée souhaite jouer pleinement son rôle d’acteur culturel au bord de ces Bassins historiques. Il sera implanté à proximité de la Cité du vin, à portée de regard, en une sorte de face à face monumental et culturel où viendront « dialoguer » les deux grandes histoires de Bordeaux : celle du vin et celle de la mer.

Image de synthèse du projet de Musée Mer Marine Bordeaux © Brochet Lajus Pueyo

Le Musée Mer Marine de Bordeaux ouvrira ses portes le 15 juin 2018 avec une première grande exposition temporaire consacrée à Claude Monet, en partenariat avec le Musée Marmottan Monet.

 

« Vous savez ma passion pour la mer, et celle-ci est si belle … Je sens

que chaque jour je la comprends mieux, la gueuse, et certes ce nom lui

va bien ici, car elle est terrible » Claude Monet

Musée Marmottan Monet, Paris © Bridgeman-Giraudon
Musée Marmottan Monet, Paris © Bridgeman-Giraudon

Pour l’exposition « Monet : chefs-d’œuvre du Musée Marmottan Monet » 41 chefs-d’œuvre de Claude Monet se déploieront sur les 800 m2 de l’espace d’exposition temporaire.

Une annexe sur l’estuaire à la fin 2019

Le 27 avril 2018, Norbert Fradin a donné des détails sur le Musée de la mer lors d’un petit-déjeuner organisé par la Tribune et le Crédit Agricole Aquitaine.

Norbert Fradin a confirmé que la première exposition temporaire du Musée Mer Marine de Bordeaux ouvrira ses portes le 15 juin, mais il faudra patienter jusqu’à la fin de l’année pour découvrir le parcours permanent. Il a révélé que le manuscrit original de « 20.000 lieues sous les mers », écrit par Jules Verne ferait partie des pièces du musée, grâce à un partenariat avec la bibliothèque nationale de France (BNF).

L’homme d’affaires a également précisé que le musée aura une sorte d’annexe dans la citadelle de Blaye. La gigantesque construction de Vauban accueillera un espace d’exposition autour de l’estuaire, sur laquelle la citadelle offre une vue imprenable, en travaillant en lien avec les associations locales. L’ouverture de cette antenne du musée est envisagée pour fin 2019.

Vers un aquarium sans poissons ?

En octobre 2017, un aquarium géant était annoncé sur la rive droite bordelaise. En réaction à une pétition lancée au nom de la souffrance animale, Norbert Fradin avait annoncé un aquarium « à dominante numérique ».

« Le matériel a beaucoup évolué et on peut mettre le public en immersion au milieu des poissons » a expliqué Norbert Fradin le 27 avril 2018.

Il s’inspire notamment de l’aquarium Ocean Odyssey du National Geographic, installé à New-York, et qui propose des immersions sous la mer aux visiteurs grâce à des technologies numériques.

La rive droite de Bordeaux pourrait donc accueillir le premier « aquarium numérique » en France, mais cet aquarium du XXIe siècle hébergera également des poissons vivant appartenant à des espèces protégées destinées à la reproduction et qui seront ensuite relâchés dans leur milieu naturel. Un concours d’architecture devrait être lancé pour ce projet, qui pourrait se concrétiser d’ici 2021.

Exposition temporaire inaugurale:  « Monet : chefs-d’œuvre du Musée Marmottan Monet », à partir du 15 juin 2018

Adresse: 31 Rue Borie, 33300 Bordeaux

Budget: entre 20 et 30 millions d’euros (financement privé).

Date d’ouverture : le 15 juin 2018.

Prix d’entrée public: non communiqué.

Objectifs de visiteurs:  non communiqué.

SOURCE: museedelamerbordeaux.fr, bordeaux.fr, 20minutes.fr

  • Un nouvel espace muséal à l’Ecole Polytechnique : le Mus’X (ouverture le 04/06/2018)

Un nouvel espace entièrement dédié à la valorisation des collections patrimoniales de l’École polytechnique, héritage de 224 ans d’histoire et de découvertes scientifiques, a ouvert début juin 2018.

Le « Mus’X » est le 22ème musée dépendant du ministère des Armées. Il retrace l’histoire et la découverte des grands instruments scientifiques et invite le visiteur à se plonger dans les travaux des professeurs et chercheurs les plus emblématiques de l’école polytechnique.

Muséographie du Mus’X, Ecole Polytechnique ©Altermuseo.

Le projet, lancé en 2014 dans le cadre d’un projet global de modernisation de la Bibliothèque Centrale de l’X, a été conduit principalement par Hubert Lévy-Lambert, fondateur de l’association des amis de musée de l’X. La muséographie des lieux a été réalisée par la société Altermuseo.

Depuis 1794, année de sa création, l’École polytechnique reçoit des legs en plus de ses acquisitions régulières. Elle dispose aujourd’hui d’un fonds d’une très grande valeur retraçant plusieurs siècles d’histoire des sciences. L’objectif principal du Mus’X est de préserver et de faire découvrir au plus grand nombre la collection exceptionnelle d’instruments scientifiques et une partie du patrimoine historique de l’X.

Le Mus’X accueille une exposition permanente retraçant l’histoire des sciences mais également des expositions temporaires qui viendront compléter le parcours. La première sera consacrée à Gaspard Monge, figure emblématique dans la création de l’École polytechnique, dont l’année 2018 marque le 200ème anniversaire de sa mort.

(Source : Ecole polytechnique, Mus’X, Altermuseo)

  • Le Musée de la Romanité, à Nimes (ouverture le 02/06/2018)

Le musée de la Romanité de Nîmes est un musée en construction situé face à l’amphithéâtre romain de Nîmes, dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon, destiné à succéder au musée archéologique de Nîmes en 2018.

À la suite d’un concours d’architecture confrontant en phase finale trois architectes, Rudy Ricciotti, Elizabeth de Portzamparc et Richard Meier, les trois projets ont été exposés en mai 2012 au Carré d’Art et le jury a choisi le projet d’Elizabeth de Portzamparc.

Bande-annonce du musée:

La pierre inaugurale du musée a été posée le 11 mai 2015. Le 15 décembre 2015, des pièces archéologiques monumentales de la collection et autour desquelles le musée est construit, telles que les mosaïques de Bellérophon et des bornes milliaires, jusque-là exposées au musée archéologique du cloître des Jésuites, ont été transférées au chantier du musée.

Le 2 mai 2016, le projet du musée a remporté le prix « Future Heritage Award », qui récompense la plus belle création contemporaine créant un futur héritage culturelAprès plus de cinq années d’études et de travaux, l’ouverture du musée au public est prévue le 2 juin 2018.

Comme l’explique le site web de la vile de Nîmes: « avec une surface de 10 000 m², le musée est conçu comme une porte d’entrée pour la compréhension de la ville, de son histoire, mais plus largement, il offre une lecture unique de l’empreinte de la civilisation romaine en Méditerranée ».

Présentation vidéo du musée (mise en ligne en juin 2016):

« Une scénographie innovante pour une immersion à travers l’Antiquité »

A travers un parcours du VIIe siècle av. JC jusqu’au Moyen-Âge, le visiteur appréhendera le processus de « romanisation » de la société, avant et après l’occupation romaine. C’est le musée archéologique de l’époque romaine le plus innovant actuellement. Les riches collections y sont organisées en un parcours chronologique et thématique. Grâce aux programmes multimédias, documentaires audiovisuels, projections immersives, réalité augmentée, visites virtuelles et cartographies interactives, le musée propose au visiteur une expérience unique à travers l’Antiquité.

Exposition temporaire inaugurale:  « Gladiateurs, héros du Colisée », jusqu’au 25 septembre 2018.

Adresse: 16 Boulevard des Arènes, 30900 Nîmes

Budget: non communiqué officiellement, 58 à 60 millions d’euros selon la presse locale.

Date d’ouverture : le 2 juin 2018.

Prix d’entrée public: non communiqué.

Objectifs de visiteurs:  200 000 par an, contre 45.000 pour l’ancien musée.

(Sources : nimes.fr, fr.wikipedia.org, urbanattitude.fr)

  • L’Olympique de Lyonnais raconte son histoire dans son nouveau musée OL le Musée (ouverture le 30/05/2018)

Au sein du Groupama Stadium, OL le Musée raconte, à travers de nombreuses anecdotes insolites et petites histoires d’hommes et de femmes, la grande histoire du prestigieux club ouvert en 1950.

Ce nouvel espace, né de la volonté du président du club, Jean-Michel Aulas, vient étoffer l’offre d’activités d’OL City proposées dans l’environnement immédiat du stade. Sur 1300m2 et deux étages, le visiteur est invité à voyager dans l’histoire du club, ses victoires, ses défaites, ses joies et déceptions, tous ces moments qui ont marqué son histoire, mais aussi celle de la ville de Lyon et sa région.

 

 

 

 

 

 

 

Pour faire revivre aux visiteurs les moments phares du club, le musée expose de nombreux objets et documents d’archives : photos, licences, tickets de matchs, maillots de joueurs… La mise en scène est pensée pour plonger le visiteur dans différentes ambiances. Le parcours est ponctué de dispositifs de médiation, tels que des expériences sensorielles, une dizaine d’heures d’interviews et une expérience holographique immersive.

Acteur incontournable du développement et du soutien du sport sur son territoire, la Région Auvergne-Rhône-Alpes disposera d’un espace d’expression permanent dans le parcours scénographique du musée. Il permettra de mettre en perspective les interactions entre la collectivité et le monde sportif, qu’il soit amateur ou professionnel.

Le foot est aujourd’hui le sport le plus populaire du monde et se présente comme un élément culturel indéniable, un témoin de notre époque, qui se voit ainsi consacré par la création de musées dédiés dans le monde, et maintenant en France.

(Source : olweb)

  • Le nouveau Centre Sir John Monash raconte l’histoire de l’Australie sur le Front Occidental (ouverture le 24/04/2018)

L’Australie a été un allié fondamental durant la Première Guerre mondiale, jouant un rôle clé dans les batailles qui se déroulaient sur le Front Occidental. Cette implication est peu connue en France, contrairement à celle des autres forces alliées. Ouvert au public le 25 avril 2018, le nouveau Centre Sir John Monash, raconte l’histoire de l’Australie sur le Front Occidental. Doté d’une série d’installations multimédias interactives et d’expériences immersives, le lieu est une première historique et une très belle prouesse technologique.

(Lire l’article du CLIC France: Avec une série d’installations interactives et d’expériences immersives, le nouveau Centre Sir John Monash raconte l’histoire de l’Australie sur le Front Occidental)

Le Centre Sir John Monash, du nom du Général Sir John Monash – Chef des forces australiennes sur le Front Occidental en 1918, a reçu un financement de 60 millions d’euros du gouvernement australien.

Le Centre plonge le visiteur dans une expérience immersive à travers une technologie multimédia de pointe inédite.

Elle génère une expérience sensorielle et instructive en anglais, français et allemand.

Le parcours interactif est complété par la présentation d’objets d’époque ayant une résonance particulière pour les australiens, ainsi que par certains objets trouvés sur le site avant la construction du Centre.

Il permettra aux visiteurs de mieux comprendre le rôle joué par l’Australie sur le Front Occidental ainsi que l’impact de la guerre et les lourdes pertes subies par cette nation encore émergente. Le Centre Sir John Monash prévoit d’accueillir près de 110 000 visiteurs chaque année.

Ce centre doté d’outils multimédia d’avant-garde révèle l’expérience australienne sur le front occidental par l’intermédiaire d’une série d’installations multimédia interactives et d’ expériences en immersion.

(Source: Centre Sir John Monash)

  • L’atelier des Lumières offre l’art en immersion au coeur de paris (ouverture le 13/04/2018)

Au 40 de la rue Saint-Maur, dans une ancienne fonderie du 11ème arrondissement de la capitale a ouvert le 13 avril 2018 l’Atelier des Lumières. Après 2 années de travaux, ce nouveau centre dédié à l’art numérique propose de redécouvrir des artistes peintres emblématiques à travers leurs œuvres uniquement numérisées en haute définition. La volonté de Culturespaces est de créer un parcours de visite numérique, dynamique et novateur. L’immersion est totale grâce à la pluralité des images projetées et à l’ambiance sonore ajoutée.

Cet accent mis sur l’immersion a pour objectif d’attirer différents publics, en favorisant l’accès aux familles, aux publics scolaires, aux habitants du quartier et autres parisiens, mais également -et peut-être surtout- aux touristes français et étrangers.

L’atelier des lumières est lancé et géré par Culturespaces (société filiale d’Engie) qui exploite déjà le musée Jacquemart André et le musée Maillol à Paris.

(c) Culturespaces

L’atelier des lumières de Paris s’inspire et s’appuie sur l’expérience des Carrières de Lumière, implantée aux Baux de Provence depuis 2012, et gérée également par Culturespaces. Les Carrières de Lumière attirent plus de 600.000 visiteurs par an. 

Le concept du nouveau lieu est simple: la projection en grand format sur des murs s’élevant jusqu’à 10 mètres de haut et sur le sol des oeuvres de grandes figures de l’histoire de l’art comme Egon Schiele et Gustave Klimt, deux artistes qui seront mis à l’honneur pour la première exposition.

« Le rôle d’un centre d’art est de décloisonner, et c’est pourquoi le numérique doit prendre sa place dans les expositions du XXIe siècle. Mis au service de la création, il devient un formidable vecteur de diffusion, capable de créer des passerelles entre les époques, de faire vibrer les pratiques artistiques entre elles, d’amplifier les émotions, de toucher le plus grand nombre », explique Bruno Monnier.

Comme ils le fond déjà en Provence, les visiteurs seront plongés dans le noir, sur un fond musical, et ainsi immergés dans les oeuvres des deux peintres et pourront les explorer en détail le temps d’un spectacle d’une trentaine de minutes.

Vidéo de présentation (publiée le 17/12/2017):

Avec 120 vidéoprojecteurs et une sonorisation spatialisée, cet équipement multimédia unique en son genre épousera 3 300 m2 de surfaces, du sol au plafond, avec des murs s’élevant jusqu’à 10 mètres. Ce nouveau lieu culturel proposera une exposition-spectacle par an (avec Klimt en ouverture) dans le hall principal et plusieurs petites expositions dans une salle – café dédié à la création contemporaine.

Selon le journal Les Echos, « Pour l’Atelier des Lumières, Culturespaces a injecté 9 millions d’euros dans le chantier. ».

Du 13 avril au 11 novembre 2018, 3 expositions immersives sont proposées :
– Gustav Klimt (par G. Iannuzzi, M. Siccardi, R. Gatto)
– Hundertwasser, sur les traces de la Sécession viennoise (par G. Iannuzzi, M. Siccardi, R. Gatto)
– POETIC_AI (par le collectif Ouchhh).

Adresse: 38 rue Saint-Maur Paris 11

Site web facebook Twitter Youtube 

Budget: 9 millions d’euros.

Date d’ouverture : 13 avril 2018.

Prix d’entrée public: 14.5 / 11.5 / 9.5 euros.

(Lire l’article du CLIC France: En 2018, Culturespaces ouvrira à Paris un centre numérique immergeant le visiteur au sein des gigapixels d’oeuvres majeures)

(Sources: Culturespaces, presse)

  • Dali Paris se métamorphose et rouvre ses portes (ouverture le 13/04/2018)

L’unique lieu consacré à l’œuvre de Salvador Dalí en France, renommé Dalí Paris se métamorphose et rouvre ses portes le 13 avril 2018. Le public peut découvrir cette collection privée patiemment rassemblée par Beniamino Levi, l’un des grands collectionneurs et marchands de Salvador Dalí.

Le Lieu, qui associe un musée et une galerie d’arts dédiés à Dali, accueille depuis plus de 25 ans près de 150 000 visiteurs par an, de tous les pays du monde.

L’architecte-scénographe Adeline Rispal a redessiné les volumes du musée et imaginé une scénographie -très modulable- qui dévoile un aspect essentiel de la créativité de Dalí en racontant les multiples facteurs historiques, humains, techniques, esthétiques, qui concourent à l’élaboration d’une collection. Près de 300 oeuvres de l’artiste sont présentées dans les espaces du musée.

Visiteur et collectionneur

Dans l’esprit des grands éditeurs galeristes, tels Maeght ou Beyeler, Dalí Paris a choisi de rendre accessible à tous, une sélection d’oeuvres représentatives de la variété de techniques et de thèmes abordés par Dali. Huiles sur toile, dessins, aquarelles, gravures et sculptures en édition multiples sont présentées au gré des acquisitions. La galerie offre également aux visiteurs un conseil avisé par la consultation de ses archives, des catalogues raisonnés et d’experts qualifiés.

  • Un second musée du savon ouvre à Marseille (ouverture le 13/03/2018)

Le mardi 13 mars 2018, un second musée du savon de Marseille a ouvert dans la cité phocéenne, misant sur l’attrait pour ce produit traditionnel, mais pénalisé par les importations et les divisions entre producteurs français.

Un premier musée du savon de Marseille, rattaché à une autre savonnerie, La Licorne, présente déjà depuis 2016 plusieurs machines anciennes à moins d’un kilomètre du MuSaMa. D’autres savonneries traditionnelles organisent aussi leurs propres visites.

Baptisé Musée du Savon de Marseille, ou MuSaMa, ce nouvel espace de 400 m2 offre un bref parcours avec exposition de publicités anciennes et d’une imposante cuve de saponification. Le visiteur peut « boudiner » son propre savon à l’aide d’un outil traditionnel et repartir avec un exemplaire.

Situé à deux pas du Vieux-Port, le musée compte sur la clientèle touristique, et a traduit ses contenus en huit langues dont le japonais et le chinois via une application.

« L’idée, c’est de promouvoir le savon de Marseille, ses propriétés, le fait qu’il soit fait de 72 % d’huile végétale, de soude et d’eau, c’est un savoir faire que l’on veut promouvoir à l’international », a expliqué à l’AFP la directrice du lieu, Coralie Jaussaud.

Cet espace, qui table sur 30.000 visiteurs dès cette année, a été fondé par le couple Joussaud, grâce notamment à une aide de 100.000 euros de la région Paca et au mécénat du Crédit agricole Alpes-Provence. Le musée est accolé à une boutique qui vend les produits de la savonnerie artisanale qu’ils ont repris en 2010, La Grande Savonnerie, et de quelques autres fabricants.

Comme l’explique le site web du musée: « le MuSaMa propose une expérience inédite, à travers la visite de trois espaces spécifiques : l’exposition permanente, la galerie d’exposition temporaire et l’atelier du savon. Cette découverte de l’histoire du Savon de Marseille s’appuie sur un dispositif innovant composé de vidéos, maquettes, effets spéciaux et réalité virtuelle. Une visite à même de contenter l’ensemble de la famille qu’elle soit marseillaise ou d’ailleurs. Grâce à l’utilisation de vidéos, effets spéciaux, maquettes ou casques de réalité virtuelle, c’est donc plus de 1000 ans d’histoire du savon qui sont racontées aux visiteurs ».

Selon le site web tourisme-marseille.com, « le MuSaMa, c’est un investissement total de 600 000 euros et un ticket d’entrée de 12 euros pour l’exposition permanente (objets du patrimoine) ainsi que pour une des deux expositions temporaires (axées sur les nouvelles technologies avec des vidéos, des effets spéciaux, des maquettes et des casques de réalité virtuelle) et pour l’atelier où l’on se transforme en maître savonnier. Le projet est accompagné par la société londonienne Movement Strategies spécialisée en optimisation de l’expérience visiteur et de la gestion des flux. Le musée accueille également une petite librairie, des produits gastronomique et une oeuvre signée du designer Ora-ïto« .

Vidéo de présentation du musée:

Ce nouveau musée ouvre alors que le savon de Marseille souffre de l’absence d’indication géographique (IG) qui pourrait le protéger des imitations, faute d’accord sur une recette entre les fabricants, qui ont déposé depuis plus de 18 mois deux dossiers concurrents.

Le musées sur le web, wikipédia, facebook et Youtube.

(Sources: MuSaMa, Le Point, AFP, laprovence.com)

  • La Maison des mégalithes de Carnac revisite son offre culturelle (réouverture le 10/03/2018)

Après 18 mois de travaux et un investissement de 3,5 millions d’euros, la Maison des mégalithes de Carnac accueille de nouveau les visiteurs depuis le 10 mars 2018. Gérée par le Centre des monuments nationaux (CMN) en 2013, la Maison des mégalithes a fait l’objet d’un réaménagement intérieur complet, optimisant la visite de ce grand ensemble mégalithique pour tous les publics.

Un système de e-billetterie a été mis en place pour faciliter l’inscription du public à des visites-conférences et à des ateliers pédagogiques. Une borne multimédia destinée aux déficients visuels, intellectuels et aux malentendants a été créée. Des maquettes tactiles présentant des menhirs, un dolmen et un tertre, viennent compléter le dispositif. Un ascenseur permet désormais l’accès à la terrasse aux personnes à mobilité réduite.

En plus de ces nouvelles installations, une application de visite hypermédia a été créée. L’application Carnac offre aussi des informations sur le site en français, en anglais et en espagnol.

(Source: Menhir-Carnac.fr)

  • Fondation Lafayette Anticipations à Paris (ouverture le 10/03/2018)
Fondation d'art : le projet d'OMA
Fondation d’art : le projet d’OMA

Créée en octobre 2013, Lafayette Anticipations – fondation d’entreprise Galeries Lafayette a ouvert ses portes le samedi 10 mars 2018 au 9, rue du plâtre, bâtiment historique du XIXe siècle situé dans le marais, et entièrement réhabilité par l’agence OMA (Rem Khoolas). Cet aménagement a nécessité 3 ans d’études et 2 ans de travaux.

(c) Fondation Lafayette Anticipations

Cet espace de 2 500 m², sur 5 niveaux, est un lieu d’expositions mais se veut également un lieu d’accueil ouvert aux créateurs contemporains, du domaine des arts plastiques, de la mode et du design. Ils pourront ainsi bénéficier d’un espace d’expérimentations adapté à la production et à la création d’oeuvres.

Lafayette Anticipations proposera des expositions et plus largement une programmation axée sur l’échange, les rencontres, l’éducation artistique et les performances.

Le lieu a ouvert avec une exposition (vidéo) de l’artiste américaine Luts bacher. 

Budget: 20 millions d’euros sur 5 ans.

Date d’ouverture : 10 mars 2018.

Prix d’entrée public: 7 / 5 euros.

  • «La Piste des Géants» – Musée de l’aéropostale à Toulouse (ouverture prévue en décembre 2018)

Le site de mémoire baptisé «La Piste des Géants» sera installé dans la banlieue de Toulouse, à Montaudran, qui fut le berceau de l’aviation toulousaine. Les travaux ont été lancé au premier trimestre 2017, pour une ouverture au public fin 2018. vers le 25 décembre 2018, soit cent ans après la première liaison postale aérienne entre Toulouse et Barcelone.

À la fin de la première guerre mondiale, ce vol de 2 h 20 à bord d’un chasseur Salmson 2A2, avec l’industriel toulousain Pierre-Georges Latécoère à son bord, fut l’acte fondateur de l’Aéropostale, le transport de courrier par avion.

La Piste des Géants occupera un ancien terrain d’aviation utilisé par Air France jusqu’en 2003 pour l’entretien de ses Airbus.

Le plan du projet «La Piste des Géants»

La réhabilitation des bâtiments historiques de la première usine Latécoère, inscrits à l’inventaire des monuments historiques, et le projet culturel sont portés par Toulouse Métropole, pour «un budget initial de 10 millions d’euros», ont annoncé en 2017 Jean-Luc Moudenc et son adjoint à la culture, Francis Grass.

Le nouveau lieu sera géré par Toulouse Aerospace aux côtés de 2 autres équipements culturels:

. Les Jardins de la Ligne
Situé le long de l’ancienne emblématique piste d’envol de l’Aéropostale, cet espace paysager de 3 hectares met en scène les ambiances des 3 continents traversés par la ligne de l’Aéropostale. Une manière de revivre l’aventure en traversant les paysages et milieux climatiques de 8 pays différents de Montaudran à Valparaiso au Chili. Ouverts depuis juin 2017, ces jardins sont composés de jeux d’enfants, d’espaces de repos et de panneaux de sensibilisation et de découverte des pays traversés par la ligne de l’Aeropostale.

. >La Halle La Machine
Grande halle contemporaine de 6 000 m² avec sa toiture en forme d’ailes d’avions signée par l’architecte Patrick Arotcharen, ce vaste espace sera dédié aux arts de la rue croisant invention et technologie. La Halle accueillera environ 150 machines mécaniques qui offriront un spectacle sans cesse renouvelé. Les visiteurs pourront tout à la fois vivre la naissance de créations in situ comme embarquer sur une machine.  Certaines de ces machines iront à la rencontre des promeneurs et passants sur l’ancienne piste aérienne d’Air France de 2 km reconvertie en artère urbaine.

Espace mémoire Aéro, vue de l’intérieur (c) Arotcharen

Le projet mémorial essentiellement axé sur la période 1918-1933 a été validé par une vingtaine d’associations. L’architecte de Bayonne, Patrick Arotcharen, qui a dessiné la halle de la Machine, s’est vu aussi confier la réhabilitation du château Petit-Espinet Raynal et du «Magasin Général n° 30», 2 700 m2 de hangars adossés au château, où s’inscrira le parcours scénographique.

L’espace dédié à la mémoire des pionniers des lignes Latécoère et Aéropostale ainsi qu’au quartier de Montaudran -berceau de l’aéronautique à Toulouse – accueillera une exposition permanente de 1 000 m² entre immersion dans l’aventure des pionniers et découverte de l’histoire du site. Les visiteurs s’immergeront dans l’ambiance du début du XXe siècle grâce à des outils numériques, des simulateurs de pilotage, des archives visuelles et sonores où l’on verra et entendra les héros de l’époque, Daurat, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres pionniers de l’Aéropostale. Le public pourra aussi découvrir trois ou quatre avions mythiques, comme le biplan Salmson en cours de reconstruction par les Ailes Anciennes, et se promener dans le «jardin de la ligne», à travers une dizaine de paysages évoquant les différents pays traversés par les avions postaux partis de Toulouse…

L’ambition de ses initiateurs est de faire de la Piste des Géants une étape incontournable du parcours culturel et touristique entre la cité de l’Espace et Aeroscopia à Blagnac.

Budget: Entre 20 et 30 millions euros (financement privé).

Date d’ouverture : vers le 25 décembre 2018.

Prix d’entrée public: non communiqué.

Objectifs de visiteurs: 200 à 250 000 par an.

SOURCE: toulouseaerospace.com, ladepeche.fr

  • Muséum d’histoire naturelle de Bordeaux (Réouverture à la fin 2018)

Fermé depuis 2010, le muséum d’histoires naturelles de Bordeaux devait rouvrir en 2015. Après une série de complications, cette inauguration est dorénavant programmée pour la fin 2018. Les travaux, démarrés en mai 2015, prévoient un extension de 500 m2 et un espace pour les petits de 100 m2 qui viendront enrichir le site. Le nouveau museum sera tourné vers le multimedia et l’interactivité.

Comme l’explique le site web bordeaux.fr « son nouveau parcours muséographique répondra aux usages des publics tout en proposant une plus grande modularité des espaces d’exposition et de médiation. Le chantier a également été à la faveur d’une mise aux normes de sécurité et d’accessibilité pour accueillir au mieux tous les publics et offrir à chacun des instants d’émerveillement ».

Le nouvel hotel de Lisleferme © Image de synthèse BasaltArchitecture architectes

Le chantier de rénovation-extension a porté sur trois bâtiments.

. Le Centre de Conservation des Collections

Ce bâtiment a été construit pour abriter le million de spécimens de la collection du Muséum de Bordeaux. Bien plus qu’une réserve aux rayonnages mobiles, le Centre de Conservation des Collections est un lieu de travail dynamique où s’exercent différents métiers en lien avec la conservation. Il constitue ainsi un véritable outil de gestion et de conservation des collections opérationnel depuis juin 2011.

. Le pavillon administratif

Il s’agit de l’aile sud du long bâtiment en pierre sur lequel s’appuyaient les anciennes serres, démolies en 1930. Il abrite, depuis 2011, la bibliothèque et les bureaux de l’équipe du Muséum de Bordeaux.

. L’Hôtel de Lisleferme ou votre Muséum de Bordeaux

La rénovation-extension de l’Hôtel de Lisleferme sera aboutie fin 2018. Ce bâtiment sera entièrement consacré à l’accueil du public, aux expositions permanentes et temporaires ainsi qu’aux animations.

La rénovation-extension permet une réorganisation des espaces historiques rénovés et une extension en sous-sol, offrant 500 m2 supplémentaires, dédiés aux expositions temporaires. Le nouveau Muséum de Bordeaux répondra ainsi à la fois aux normes de qualité environnementale, de conservation des collections et d’accueil de tous les publics.

Le bâtiment a été livré à l’automne 2017. L’équipement intérieur est en cours de réalisation. Les équipes peuvent engager la mise en place, la réinstallation des collections et la livraison des éléments multimédias interviendra en parallèle.

Une des salles du nouveau pârcours muséographique (© Image de synthèse Die Werft)

Un nouveau parcours muséographique

Le nouveau Muséum de Bordeaux présentera un parcours muséographique offrant des niveaux de lecture et d’émerveillement pour tous les âges. Accompagné de dispositifs interactifs et d’un spectacle multimédia, le nouveau parcours propose une approche contemporaine de l’Histoire naturelle, associée à une muséographie épurée. Le Musée des tout-petits, espace entièrement dédié aux enfants de moins de 6 ans, témoigne de la nouvelle dynamique de médiation conçue par le Muséum de Bordeaux.

A la réouverture, une sélection d’environ 3 500 spécimens (parmi le million que représentent les collections) reviendra en exposition dans l’Hôtel de Lisleferme. Les autres spécimens seront présentés à tour de rôle lors des expositions semi-permanentes ou temporaires.

Adresse: Rue de Lisleferme 33000 BORDEAUX

Budget: 16 millions euros (Financement : Ville de Bordeaux, État, région Aquitaine, Ademe)

Date d’ouverture : fin 2018.

Prix d’entrée public: non communiqué.

Objectifs de visiteurs: non communiqué.

Site web facebook

SOURCE: bordeaux.fr

Date de première publication: 10/03/2018

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