New York. Metropolitan Museum. Un assistant de conservation qui a mis en doute l’authenticité d’un Léonard de Vinci a été assassiné. Avant cette tragique fin, il a laissé un code dans son agenda et une multitude d’indices parmi les oeuvres du musée. La clef de l’énigme dénnoncera son tueur. Enquêteurs amateurs, à vous de jouer !

Serious Game au Metropolitan Museum

Un jeu de pistes, loin d’être trop sérieux, a été lancé au Met de New York. Les visiteurs sont ainsi invités à découvrir qui a assassiné le jeune assistant et pour quel mobile. Avidité ? Gloire ? Ou vengeance ? Parmi les suspects on retrouve le conservateur en chef jaloux, un multi-millionnaire avide, la femme du conservateur intéressée et un marchand d’art spéculateur.

Un serious game qui remporte un succès grandissant puisqu’il réunit en moyenne par samedi 40 personnes, divisées en 10 équipes. Ils doivent répondre à 22 questions reliées à 22 pièces du musée. L’objectif est de compléter les notes du conservateur afin de découvrir le sens des mots soulignés par le jeune assistant.

Deux heures pour découvrir le musée autrement

Ce dispositif permet aux publics, jeunes et moins jeunes, d’arpenter les galeries du musée avec de nouvelles perspectives. Ce jeu de piste est organisée par les Watson Adventures, une société privée qui offre une série de jeux dans (déjà !) 27 musée américains. En 2010, Watson Adventures a fait participé 3 878 personnes et 1,943 durant ce premier semestre. Moyennant 35 $ par session et par personne, ces jeux de pistes n’exigent pas de connaissance en histoire de l’art et se tiennent les weekends.

Une pratique ludique pour attirer un nouveau public. Les Serious Game font aujourd’hui partie de la médiation à l’instar du Musée des Arts et Métiers qui développe de nouveaux dispositifs numériques de même nature.

Auteur : Simon Hübe