Les orchestres se déploient sur la toile

Confrontés à la crise les orchestres (notamment symphoniques) et les éditeurs de musique classique misent sur internet et sur le numérique pour toucher leur public et générer de nouvelles recettes.

Plusieurs orchestres symphoniques dont celui de Londres proposent ainsi la diffusion en live ou en différé de certains de leurs concerts. Le Centre de Musique Baroque de Versailles diffuse également une partie de ses soirées sur le site Arte Live. Prochaine retransmission le 21 novembre 2009.

arteliveweb2

Les majors du disque emboitent le pas aux orchestres. Universal (leader mondial avec ses labels Decca et DG Concerts) distribue ainsi des enregistrements symphoniques live sur le web. Une nouvelle organisation à trois se met ainsi en place. Comme l’explique dans le Monde du 8-9 novembre 2009, Yann Ollivier, Directeur d’universal Classics France « l’orchestre négocie avec ses syndicats des droits peu élevés, une radio fait la captation et en tant que label, nous assurons la promotion et la diffusion sur le web ».

Et les résultats suivent. LSO Live, le label de l’orchestre symphonique de Londre annonce vendre plus de téléchargements numériques que de cds.

De l’audio à la vidéo.

Après le son, les orchestres se mettent à l’image ! Le Philarmonique de Berlin retransmet ainsi en direct sur son site Digital Concert Hall la quasi totalité de ses concerts. Le lieu s’est équipé de 6 caméras gérés en interne et le site web a déjà accueilli 300 000 visiteurs uniques. Ces initaitives complètent la retransmission live de certaines soirées d’Opéras sur Grand Ecran, par le met de NY ou l’Opéra de Paris. Le Philarmonique de Los Angeles propose des extraits de concerts à regarder sur son site ou à télécharger sur iTunes. D’autres orchestres jouent la carte de l’innovation et du public décalé en s’installant sur le site virtuel Second Life. L’Orchestre de Liverpool y a récemment donné un concert virtuel. Autre prolongement possible : l’iPhone. Le Philarmonique de New York y a lancé la première application mondiale.

philharmonik

Réseaux sociaux et mécénat.

Les orchestres investissent aussi la sphère des réseaux sociaux : plusieurs d’entre eux sont déjà sur facebook et twitter tandis que le Philarmonique de Los Angeles propose à ses musiciens de se « raconter » sur son blog.

Cette extension du ou des publics des orchestres séduit les marques et les mécènes. La Deutsche Bank a investi plusieurs milliers d’euros pour lancer le Digital Concert hall de Berlin tandis que Natixis soutient le site web de l’Orchestre de Paris.

Laisser un commentaire